Hello !

Voilà un nouveau bonus, qui arrive très tardivement, je le crains, mais j'espère qu'il vous plaira tout de même. Merci pour vos reviews !

Bonne lecture !

C.

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Disclaimer : hormis l'histoire, tout est à JKR.

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CcC

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Bonus : 4 ans plus tard

3 juillet 2003

— A une super maman, une épouse merveilleuse, une amie en or et notre nouvelle médiatrice en terrain moldu. A Hermione !

— A Hermione !

Les rires allèrent bon train tandis que les convives avalaient leur boisson cul sec avec la fougue de la jeunesse. Hermione ne toucha pas à la sienne, trop occupée à rougir, touchée par le toast de son mari. Il venait conclure la longue liste de félicitations de son groupe d'amis, qui avaient plu tout au long du repas célébrant la fin de ses études.

Draco posa son verre, se rassit et, entourant de son bras la taille de la jeune femme, il posa un baiser sur sa joue. Souriante, elle appuya sa tête sur l'épaule du blond. Celui-ci éclata de rire en voyant Blaise taquiner Ginny, qui regardait son petit-ami grogner de dépit en découvrant la bouteille d'hydromel vide.

— Qu'est-ce qui te rend aussi furieuse, Frisettes ? D'avoir à ramener à la maison ton copain ivre-mort, ou de ne pas pouvoir l'être toi aussi ?

La rouquine lui renvoya un regard noir, tant à cause de la plaisanterie que du surnom employé, tiré d'une malheureuse erreur capillaire.

— Mon cher Zabini, si tu pouvais garder pour toi tes blagues franchement foireuses, je suis sûre que le taux de suicide dans le monde diminuerait drastiquement.

Blaise se contenta de s'esclaffer haut et fort. Draco ricana en voyant, une minute plus tard, simultanément, Luna frapper son fiancé derrière la tête et Ginny arracher la bouteille vide des mains de son mari. Son hilarité monta d'un cran en voyant Harry tourner un regard embrumé vers Ginny il n'avait manifestement pas suivi la conversation. La jeune Weasley lui accorda un regard sévère, qu'elle ne parvint pas à maintenir lorsqu'il lui demanda ce qui n'allait avec un petit sourire désolé. Elle secoua la tête, désespérée, et attrapa son verre d'eau en se demandant comment elle avait fait pour tomber amoureuse d'un tel idiot. Hermione lui adressa un sourire de soutien puis se leva pour la rejoindre. Au passage, elle se pencha vers son mari, qui hélait le serveur, déterminé à commander une nouvelle bouteille.

— Fais attention, mon chou, ou tu vas terminer comme Harry.

Draco abaissa aussitôt sa main, une moue dégoûtée sur le visage, et elle s'éloigna après lui avoir plaqué un bisou sur le crâne, le faisant bruyamment protester.

— Je ne suis pas Natt !

— Prouve-le ! répliqua-t-elle avant de se laisser tomber sur le siège accolé à celui de sa meilleure amie.

— Bébé Malfoy fait du boudin ? demanda justement cette dernière en voyant la mine renfrognée du blond.

Hermione n'eut pas besoin de regarder pour acquiescer.

— J'ai l'impression d'avoir deux gamins à la maison, en ce moment.

— Qui sait ? Peut-être que durant tes examens, Malfoy a perdu le peu de maturité qu'il avait gagné à la naissance de Natt.

— Peut-être, approuva-t-elle. Et toi ? Comment ça va, à la maison ?

— James et Albus se battent comme des chiffonniers. Dire qu'ils n'ont pas cinq ans…

— Et le bébé ?

Elle désigna le ventre très arrondi de son amie.

— Il va bien.

Un sourire s'étendit soudain sur son visage. Elle passa délicatement sa main sur la chair rebondie et se pencha sur Hermione.

— C'est une fille, annonça-t-elle sur le ton de la confidence.

— Vraiment ? Félicitations !

— Oui. Nous avons décidé de ne pas divulguer le sexe avant la naissance, comme on l'a fait avec Albus, mais je n'arrive pas à me retenir. Nous l'espérions tant !

Hermione hocha la tête, compréhensive. Il fallait dire que les trois grossesses de Ginny avaient fait jaser, surtout à cause du jeune âge des parents. Mais Harry ayant obtenu bien vite un poste d'Auror au ministère, Ginny un job de journaliste à La Gazette, et James les comblant de bonheur, attendre ne leur avait pas semblé nécessaire. Hermione, qui n'avait pourtant pas pensé leur choix avisé au départ, ne pouvait qu'admettre qu'elle s'était trompée : ils étaient des parents géniaux. James et Albus, quoique casse-cous, étaient mignons, polis et pleins de vie. Mais Hermione savait que son amie avait envie d'avoir une fille, et que son entourage de frères ainsi que ses deux garçons lui causaient des angoisses terribles.

— Je suis si heureuse pour vous !

La brune se pencha pour étreindre son amie rousse.

— Et toi, alors ? Le petit deuxième, pour quand est-il ?

Hermione recula, se fermant un peu. Ginny se mordit la lèvre. Elle ne savait pas ce qui lui avait pris, à croire qu'elle avait bu autant que son petit-ami.

— Draco… ce n'est toujours pas d'actualité pour lui ?

Elle s'en voulut dès la question posée, tant la réponse semblait évidente. Malgré tout, Hermione confirma d'un mouvement de tête rapide. Elle avait les yeux brillants. La rousse lui retourna un sourire un peu contraint.

— Ne voulait-il pas attendre que vous ayez une situation plus stable ? Tu commences à travailler dans moins de trois semaines : il ne devrait plus hésiter.

— Je crois qu'il veut obtenir un autre diplôme avant. Trouver une meilleure place de travail. Gagner assez pour partir en vacances chaque année... Et acheter un appartement plus grand ou une petite maison… Et mettre de côté… Envoyer Natt à l'école. Il ne semble jamais satisfait, et je ne peux pas lui en vouloir. Mais j'aimerais…

Elle ne termina pas sa phrase, mais son regard dériva sur le ventre rond de sa meilleure amie, qui lui posa une main réconfortante sur le bras.

— Vous êtes des fortes têtes, tous les deux. Mais tu l'aimes, et lui t'aime… tout finira par s'arranger.

Hermione hocha vaguement la tête, concentrée à présent sur son mari, qui se chamaillait avec Blaise. Elle remarqua le regard de la fiancée de ce dernier, Luna, qui fixait son promis avec tendresse autant qu'exaspération. Elle acquiesça avec enthousiasme à une phrase de Draco, et le noir se tourna vivement vers elle, une expression exagérément outrée sur le visage. Elle se contenta de pouffer et, après un instant, il abandonna son rictus vexé pour l'attirer contre lui et déposer un baiser sur son nez.

À cette vue, Hermione tourna son regard vers le blond qui, semblant avoir suivi le même cheminement de pensée, la détaillait déjà de son regard anthracite. Il marmonna deux mots à l'oreille de Blaise puis, tandis que son meilleur ami hochait vaguement la tête, occupé à chatouiller Luna, il se leva et contourna la table pour s'approcher de la brune, qui le suivait toujours des yeux. Posant ses mains sur les épaules de la jeune femme, il l'embrassa à son tour au sommet de la tête, avant de saluer rapidement la rouquine à côté. Hermione, appuyée contre lui, leva le visage pour l'apercevoir, qui lui souriait. Elle lui répondit de même, espérant que la tension résultant de sa discussion avec Ginny ne transparaissait pas dans son comportement.

— Mia, ça va ? demanda-t-il alors, son regard perdant en douceur pour se remplir d'inquiétude.

Visiblement, elle était plus transparente qu'elle ne le croyait – ou voulait le croire. Elle s'efforça pourtant d'étendre son sourire à ses yeux.

— Très bien. Je vous observe depuis tout à l'heure, avec Blaise.

— Il est plus heureux que jamais. Comme Luna. Ils ne stressent pas du tout. Je me souviens comme tu angoissais.

Il plissa les yeux, comme s'il se souvenait mieux ainsi.

— Huit jours avant notre mariage… tu hurlais sur tout ce qui bougeait parce que le traiteur t'avait communiqué que, malheureusement, les violettes en sucre n'étaient plus disponibles.

Il pouffa à ce souvenir et Ginny, à côté de lui, fit de même. Suite à un accident lors d'une « mission d'observation », Harry avait passé la semaine allongé dans son lit pour se remettre. Entre ça et leur bébé de huit mois, Ginny avait passé l'essentiel de son temps chez elle, laissant sa meilleure amie aux mains de leurs autres amis.

— Tu avais le choix entre des roses, des marguerites, des primevères… il y avait même des edelweiss ! Mais non, Miss Granger voulait des violettes ! poursuivit-il en voyant que Ginny appréciait l'anecdote. Tu as tellement hurlé qu'il a passé une commande express de violettes en sucre… Et tu lui as alors annoncé que, finalement, des roses couleur parme iraient mieux. Trois jours après la cérémonie, quand j'ai tenté de le contacter pour le remercier, on m'a appris qu'il avait pris des vacances.

Ginny hoqueta de rire, les larmes aux yeux. Draco s'esclaffait également, de même que le reste de la tablée, qui s'était concentré sur la conversation en voyant Ginny et Draco discuter sans se chamailler – une première ! Hermione, en revanche, ne goûtait pas à la plaisanterie.

— Si je me souviens bien, répliqua-t-elle perfidement, lorsque j'essayais de trouver les fleurs parfaites pour nos gâteaux de mariage, tu expliquais à notre bébé de moins d'un an que tu pleurais toutes les larmes de ton corps dès que tu pensais au mariage, par peur que je dise non le jour de la cérémonie.

Là, Ginny se serait sans doute pliée en deux si son ventre arrondi ne l'en empêchait pas. Les autres ne s'en privèrent pas, et Draco se tourna vivement vers Blaise, seul témoin de cette scène, qui lui avait promis de ne rien dire à Hermione – ni à personne d'autre, cela va sans dire.

— Faux frère ! s'exclama-t-il.

Blaise se contenta de s'esclaffer plus fort. Voyant les sourcils froncés du blond, et connaissant surtout son tempérament explosif, Hermione l'attira à elle pour un nouveau baiser. Il se détendit un peu, et en profita pour embrasser ses lèvres. Il fit un doigt d'honneur à leurs amis gloussants. Dans ces moments-là, et malgré le statut parental de certains, ils redevenaient de vrais gamins. Ils se séparèrent juste à temps pour voir un serveur ensorceler assiettes et couverts dans le but de les ramener à la cuisine. Ginny demanda la carte des desserts.

Desserts qu'ils trouvèrent succulents, que ce soit la classique tarte à la mélasse de Harry, ou la glace multi-boules de Ginny, couverte d'une montagne de chantilly, ornée d'une cerise et accompagnée d'une gaufrette. Quand Hermione, bonne dernière, avala sa dernière bouchée de tiramisu, Draco s'empressa de demander l'addition. Il la paya d'ailleurs, sur les grognements appréciateurs de Blaise – qui fut frappé, à nouveau, par Luna – et les murmures réticents de Ginny.

— Il ne faut pas… On peut payer notre part…

Ensuite de quoi, il attrapa Hermione par la main pour la tirer et elle se mit debout en chancelant. L'alcool ingurgité malgré elle au cours de la soirée, ajouté au copieux repas, commençait à faire effet. Elle en conclut qu'attendre le lendemain pour récupérer Natt, chez Molly et Arthur Weasley pour la nuit, serait une excellente initiative.

À cet instant, elle trébucha, sur un pied de chaise lui semblait-il, et Draco la rattrapa immédiatement. Il glissa un bras autour de sa taille pour la stabiliser, salua leur groupe d'amis d'un grand cri qui attira sur eux les regards des trois quarts des clients du restaurant. Tandis qu'il la trainait dehors pour transplaner, elle surprit le regard noir d'un serveur.

Ils atterrirent directement dans le petit salon de leur appartement. Hermione remarqua vaguement son chat, Pattenrond, se glisser dans la chambre vide de Natt en crachant. Un instant plus tard, Draco la plaquait contre le mur pour l'embrasser ses intentions étaient évidentes.

— Attends, il… il faut…

Plusieurs pensées se bousculaient dans son esprit. « Comment s'ouvre cette fichue chemise ? », « Pas dans le salon ! », et la plus importante pour son époux :

— Le sort…

À sa grande surprise, le blond ne fit pas un geste pour attraper sa baguette et lancer le sort de contraception. À la place, il releva la tête. Brûlants de désir, ses iris semblaient de métal en fusion.

— Je me disais…

Il fondit sur ses lèvres pour lui arracher un nouveau baiser, puis descendit lentement, parsemant sa mâchoire, sa gorge, sa poitrine de dizaines de baiser.

Hermione ne se rappelait pas avoir enlevé sa robe.

— … Qu'on pourrait… lancer… un petit Natt deux…

Sa peau lui semblait de feu, ses pensées étaient de plus en plus incohérentes, et il fallut un moment à Hermione pour comprendre ce qu'il voulait. Enfin.

— Vraiment ? Natt deux ?

Il sourit contre sa poitrine, et elle frissonna. Fort.

— Peut-être aurons-nous… une fille… cette fois ?

Hermione sentit son cœur fondre de bonheur, et elle se baissa doucement pour se saisir de ses lèvres, prête à passer une nuit merveilleuse. Une vie fantastique.

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CcC

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Et voilà ! Je dois dire que je ne suis pas vraiment satisfaite de ce chapitre, mais vous, qu'en avez-vous pensé ? De Draco, qui fait son petit garçon, et d'Hermione, diplômée et désirant un autre bébé ? De Ginny, enceinte de son troisième ? De Blaise et Luna, qui vont bientôt se marier ?

Qu'aimeriez-vous avoir dans un bonus suivant ?

Etes-vous en vacances ? Votre été est-il chaud et beau ?

Merci d'avoir lu, à une prochaine peut-être,

C.