Disclaimer : Bleach ne m'appartient pas.

Rating : T

Résumé : Lola est à Soul Paradise, Gin à Soul Society. Beaucoup de choses se sont passées dans les deux endroits. Mais la question que tout le monde se pause est : Vont-ils être réunis ?

Note : Suite du Sadique et la Douce2. OOC plus que problable

Une petite review fait toujours plaisir…


A Séléné : Merci pour ta review ! Oui tout se précise mais le pourquoi et le comment ne sont pas pour tout de suite. Qui ou quoi sera dévoilé prochainement. Je ne dirais rien de plus à l'exception que j'espère que tu aimeras la suite.


Chapitre 12:

Extraits de journal

Ichimaru repartit avec le journal sous le bras. Il n'avait pas osé l'ouvrir devant la vieille femme. C'était quelque chose qu'il se devait de faire en privé, dans le sanctuaire qu'était sa chambre dans le palais de Soul Paradise. Il rentra donc au palais. Il salua les gardes et s'enferma à double tour dans ses appartements. Il ouvrit le premier livre au hasard et commença à lire.

« Cela fait maintenant six mois que j'ai quitté Soul Society…Mamie Germaine et Papi Jean ont tout de suite été là pour moi. J'ai maintenant ma famille autour de moi ce qui devrait tout rendre un peu plus facile. On m'a aussi trouvé un travail, ce qui n'est pas mal du tout non plus. Mais il me manque. Je me suis jurée de ne pas prononcer son nom avant qu'il ne vienne me chercher… »

Il tourna plusieurs pages.

« Il n'est toujours pas venu. A chaque fois que je vois le parchemin, je ne peux pas m'empêcher de pleurer. Je devrai le mettre sous clef à la maison mais je ne veux pas que mamie et papi tombent dessus. Il ne faut pas qu'on sache qu'il est responsable de ma mort. Je ne veux pas que quelqu'un le découvre et mette ainsi nos chances d'être heureux en péril… Madame Rosalie est au courant. Ça y est, j'ai prononcé son nom. Ça m'a fait un bien fou. Elle me comprend. Je ne dois pas perdre espoir. Il viendra. Je sais qu'il le fera mais l'attente me rend triste. Soul Paradise est un magnifique endroit mais Soul Society et ses cerisiers en fleurs me manquent. Nana et Akane me manquent. Matsumoto-san et Hisagi-san aussi… »

Il continua à tourner les pages d'un geste rageur. Elle parlait d'Hisagi, et ça il ne pouvait pas le supporter. Il arriva rapidement au bout du premier cahier. Il entama le deuxième avant de devoir s'absenter pour aller dîner avec le roi. Il ne s'attarda pas, prétendant souffrir d'une horrible migraine. Il continua à feuilleter le carnet jusqu'à ce qu'il trouve une autre entrée.

« Ca fait plusieurs fois que je tente de lui envoyer des papillons. Ils reviennent à chaque fois. A chaque fois je ne sais pas pourquoi. Peut-être a-t-il changé d'avis à mon sujet ? Pourtant Nana et Akane me disent à chaque fois qu'il leur rend visite et qu'il demande des nouvelles de moi. Il serait donc tellement plus simple qu'il accepte mes papillons…

J'envisage très sérieusement de me chercher une maison. Il va falloir que j'aille au palais pour voir s'il n'y en aurait pas une de libre près de chez mes grands-parents. Je pourrais peut-être même demander au Roi. Il m'avait dit qu'il serait toujours là pour moi. »

Ichimaru referma le cahier d'un geste rageur. Le Roi savait donc qu'elle avait des problèmes ? Il n'arrivait pas à le croire. Décidément il n'arrivait pas à le cerner. Il pensait sérieusement à quitter sa chambre et à chercher le Roi pour lui demander des explications. Il avait la main sur la poignée mais il se ravisa au dernier moment. Les paroles de Kuchiki Byakuya résonnaient encore dans son esprit.

« Au moindre faux pas, à la moindre petite esclandre, je m'assurerais pour que vous soyez dégradé et de corvée d'égout pour les siècles à venir… »

Il n'avait pas la moindre envie de récurer les égouts. Il se rassit et continua sa lecture. Il avait lu la moitié des carnets quand il se rendit compte que le soleil était à nouveau haut dans le ciel. Il était arrivé au moment où elle parlait de l'arrivée de ses parents.

« Mes parents viennent d'arriver. Ils doivent avoir plus de 80 ans et pourtant ils semblent si jeunes. Vu qu'ils ont bénéficié d'une maison à côté de celle de mes grands parents j'ai décidé d'habiter avec eux. Je n'ai toujours pas trouvé le courage de demander au Roi une maison pour moi. Je suis vraiment contente de les revoir mais il y a un petit quelque chose qui me gêne. Je ne sais pas ce que c'est mais ça provient d'eux et non de moi…

Ils se montrent de plus en plus possessifs à mon égard. Je ne peux pas faire des heures supplémentaires sans que papa ne débarque au café… »

Ichimaru semblait perplexe. Cela ne ressemblait pas au George Huisin qu'il avait connu sur Terre. Il feuilleta le reste du cahier rapidement. Il fit de même avec les suivants. Il ralentit la cadence quand il arriva aux deux derniers volumes. Un passage tout au début de l'avant dernier cahier retint son attention.

« Ce n'est plus possible. Il faut que je parte. Je suis allée voir le Roi pendant ma pause de midi et il m'a promis de me trouver une maison le plus rapidement possible. Notre relation s'est dégradée brusquement. Je ne peux plus rien faire sans les avoir sur le dos…

Heureusement le Roi m'a contactée. Il a trouvé maison dans une autre partie de la quinzième ville. J'emménage demain…

Papa a mal réagi. Il m'a frappée. Chose qu'il n'avait jamais fait auparavant. Maman a pleuré et je me suis enfuie. Je suis allée chez Rosalie et elle m'accueillit à bras ouverts. »

Ichimaru tremblait de rage. Des pulsions meurtrières avaient fait leur apparition dans son esprit. Il se mit à prier de ne plus jamais tomber sur le père de la jeune fille car il ne savait pas s'il serait capable de se contenir. Il se leva et se dirigea vers sa commode. Il en sortit un brûloir à encens qu'il alluma avant de revenir au cahier. L'avant dernier ouvrage ne lui apprit pas grand-chose de plus. Elle commença à parler des soupirants mais ses écrits avaient un ton plutôt léger. Ceci changea radicalement dans le dernier cahier.

« J'en ai assez. Je leur ai dis plusieurs fois que je ne voulais pas me marier. Du moins pas avec les hommes qu'ils me présentent. Je ne peux décemment pas leur donner la véritable raison de me refus. Au moins les prétendants une fois évincés arrêtent de venir me voir. Ce ne sont pas de véritables boulets. Sauf peut-être un. Il n'a pas l'air de comprendre que je ne suis pas intéressée…

Bon j'en peux plus. Il continue à me harceler. J'en ai fait part à mes parents mais ils n'écoutent pas. Ils ne savent même pas comment le contacter depuis qu'il a soit-disant déménagé. Madame Rosalie est obligée de me faire raccompagnée. Ce n'est pas possible. Je ne peux pas aller chez le Roi et me plaindre à nouveau de mes conditions de vie. Il a été gentil pour la maison mais je ne peux pas lui demander de m'allouer un garde du corps le temps que ce boulet comprenne que je ne veux pas de lui. »

Il tourna encore plusieurs pages. L'inquiétude grandissait au fur et à mesure de sa lecture.

« Je suis suivie. Je ne sais pas par qui, mais cette personne est très discrète. De plus il émane d'elle une odeur désagréable. C'est la même que celle de feu Lady Kuchiki. Je sens sa présence partout où je vais. Mais je ne l'ai pas encore vu. Je penche pour mon admirateur obsessionnel, mais sans preuve je suis pieds et poings liés. Il s'était calmé ce qui m'a permis de reprendre une vie normale pendant un court laps de temps…

Maintenant c'est pire que jamais. Ma maison a été visitée pendant mon absence. Je ne peux plus. Je ne dors plus. A partir de demain mes cahiers resteront au café. Il ne faut pas que des gens apprennent pour Gin. Le parchemin est bien caché. Personne ne le trouvera jamais. Madame Rosalie est d'accord pour les garder. Elle m'a promis de ne les donner à personne. Je sais que je peux lui faire confiance… »

Elle continua à parler de son inquiétude. Son écriture devenait de plus en plus illisible. Il sentait l'angoisse et la peur qu'elle éprouvait. Son cœur se serrait à l'idée qu'elle puisse souffrir autant. Il se maudissait intérieurement de ne pas être venu plus tôt. Il arriva au bas de la dernière page.

« Je sais qui c'est. C'est… »

La page suivante avait été arrachée. Gin sentait que c'était elle qui avait arraché la page, qu'elle l'avait cachée car elle savait que quelqu'un aurait pu chercher à s'en emparer. Il savait ce qui lui restait à faire : Partir à la recherche de la page et quel meilleur endroit pour commencer que d'aller dans sa maison.

C'était décidé. Dès l'aube il allait demander une autorisation pour entrer chez elle et mener son enquête.


A/N : Pauvre pauvre Gin et pauvres lecteurs, comme je vous fais languir et j'en suis fière. Le chapitre suivant répondra enfin à la question quid de Lola… Surprise surprise…