Bonjour ! ( Bonsoir ?)

Voici- enfin- le chapitre 2 du Lien du bonheur. Je le poste avec un peu plus d'une semaine à l'avance car je n'aurais surement plus accès à mon ordinateur pendant un petit temps.

Je rappelle que la date officiel des sorties des chapitres pour cette fanfiction est le premier de chaque mois, mais en fonction de mes disponibilités, il se peut que je ne sois pas toujours à temps.

Je profite de cette note d'auteur pour soulever un point essentiel dans cette fanfiction : Neito Monoma. Je vois déjà certaines personnes sortir leur hache et leur flambeau pour hurler à l'OOC. Donc autant donner directement on point de vue sur le personnage. Dans l'anime, on nous présent neito comme quelqu'un d'excentrique, à qui on donnerait bien une paire de baffe. Mais il est aussi intelligent ( 5/5 en intelligence dans le livre officiel sur les personnages), et qui sait diriger une équipe ( rappelez vous sa vitesse de réaction pendant la deuxième épreuve du tournoi. Il aurait très bien pu rester dans le haut du classement si son envie de provoquer Bakugo avait ps pris le dessus. Il est d'ailleurs plus calme lorsqu'il est dans l'épreuve que lorsqu'on le voit à d'autre moment. Ce qui sous entend qu'il sait quand même faire la part des choses.. Neito, même s'il n'est ps à mes yeux le leader d la classe B, en est un pilier très important. Il est fier de sa classe ( comme dans le dernier épisode ou pendant l'arc du tournoi) il croit en la force de ses amis et les pousse à donner le meilleur d'eux même. Si Neito n'était pas là, il est très probable que la classe B aurait une sacré baisse de moral, comme le montre le passage pendant le camp d'entrainement où Tetsutetsu cite Neito, en disant qu'ils ne devraient pas rester dans nombre de la classe A. C'est Neito qui tire malgré tou sa classe vers le haut. Alors je ne veux pas juste en faire un petit con, j'ai pris le temps de lui créer un passé et des motivation pour devenir héros. Alors oui, par moment il semblera un peu OOC, se montrant sérieux et réfléchis, parce que rien ne prouve qu'il n peut pas s'ouvrir aux autres, surtout lorsqu'on voit à quel point il est derrière sa classe. ( Pardon pour ce monologue xD)

Un grand merci à LolaLola pour son travail de bêta ! C'est grâce à elle que mes chapitres sont si agréables à lire.

Merci mille fois pour vos review, elles m'ont donné le smile pendant des jours ! Je vous promets que j'y répondrais bientôt !

Et enfin un grand merci à la Mafia, qui est hyper présente sur le forum et le discord, parce que vous me motivez à fond pour écrire !

! Cette fanfiction continent des mentions de relations entre hommes, si vous n'aimez pas ce genre, merci de ne pas lire !

! L'univers et les personnages de MHA ne m'appartiennent pas, seuls les parents et le passif de Neito Monoma vient de mon esprit !

Sur ce, bonne lecture !


Lorsque Bakugo se réveilla le lendemain matin, sa première réaction fut de se dire que toute la merde de la veille n'était que le fruit de son esprit. Mais en sortant de sa chambre, de meilleure humeur qu'à son habitude, il se dit que quelque chose ne tournait vraiment pas rond.

Pas qu'il soit toujours de mauvais poil. En dehors de l'idée d'un bon combat, il y avait peu de chose capable de mettre Bakugo de bonne humeur. Préférant naviguer entre l'agacement et l'ennui la plupart du temps.

Bien sûr, il fallait qu'il tombe sur Deku en descendant dans les pièces communes du dortoir. L'espèce de panique mélangée à l'envie de lui parler frappa le blond de plein fouet. Vraiment, ressentir les émotions de Deku était surement la dernière chose au monde qu'il aurait souhaité.

Sans un regard pour l'adolescent aux cheveux vert, Bakugo tourna les talons, bien décidé à ne pas prêter attention le foutu lien qui les attachait. Il n'avait pas envie de penser à tout ça pour le moment, pas envie de réfléchir aux conséquences désastreuses de ce truc et tout ce qui irait avec. Déjà qu'il n'aimait pas être proche des autres, alors devoir ressentir leurs émotions, c'était surement la pire chose qui pouvait lui arriver en ce moment.

D'un pas rapide, Bakugo sortit du dortoir pour rejoindre la cafétéria. Passant devant l'écran allumé de la télévision, dont une journaliste faisait le bilan des personnes blessée, portée disparue ou décédée.

Il ignora Deku qui l'appelait et accéléra le pas à la place. Il était bien la dernière personne qu'il avait envie de voir

C'est presque avec soulagement que Bakugo s'engouffra dans l'immense réfectoire de Yuei. Bien que rempli, l'heure matinale rendait la salle assez silencieuse. Les étudiants autour de lui mangeaient dans un calme relatif, pas encore totalement sortis de leur sommeil.

Dans un coin de la cafétéria, Bakugo remarqua Kirishima et Denki assis seuls à une table. Les autres élèves de leur classe s'étaient éparpillés ailleurs en petits groupes. C'était parfait pour que le blond soit tranquille.

Il remplit d'un geste nerveux son plateau. Il ne comprenait pas pourquoi sa main tremblait tant. Est-ce que l'un des crétins du lien était stressé ? Qui pouvait bien flipper à cette heure-ci ?

« Putain de Deku » Grogna Bakugo avant de tirer son plateau et de rejoindre la table de Kirishima.

Dans un geste énervé, il posa brusquement son plateau sur la table.

« Je reviens, j'ai quelque chose à régler avant. »

Puis sans un mot de plus, Katsuki quitta le réfectoire et partit à la recherche de son camarade de classe. Au fur et à mesure qu'il avançait dans les couloirs de Yuei, Katsuki sentait la colère monter en lui, cela le rassurait un peu, de savoir que malgré tout, ses émotions à lui restaient dominantes sur celles des autres. Il sentait une pointe d'ennuis, caché derrière sa colère grandissante, de l'angoisse aussi, plus forte qu'avant mais pas assez pour le calmer.

Lorsqu'il arriva sur le pas de la porte de son dortoir, Katsuki marqua un temps d'arrêt. L'angoisse venait de se stopper. Presque d'un coup. Le blond fronça les sourcils. Cela valait-il encore la peine de trouver Deku maintenant que les émotions dérangeantes qu'il ressentait avaient disparu ?

Sur sa droite, il capta des voix. Parmi elles, celle du blond agaçant de la classe B, Neito. Est-ce que l'angoisse pouvait venir de lui ? Ou peut-être de l'autre aux cheveux violets et à l'individualité puissante ?

Katsuki n'avait pas envie d'y réfléchir plus que cela. D'un pas pressé, il entra dans le dortoir. Il y trouverait sûrement Deku, c'était même presque certain.

« Deku ! »

Rien. Juste le silence.

« Deku ! » Hurle à nouveau Katsuki dans le petit salon qui leur servait de pièce à vivre.

La colère montait et gonflait en lui, il savait que c'était à cause du lien, que les autres étaient sûrement énervés aussi et que cela ne faisait qu'amplifier sa colère. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il savait qu'il n'y a plus personne dans le dortoir, à cette heure-ci de la matinée c'est plus que normal. Mais il ne voulait pas abandonner. La tornade d'émotion dans sa tête lui serraient les tripes et lui donnait envie de hurler plus fort encore.

« Bakugo calme toi ! »

Une porte venait de s'ouvrir à la volée, laissant apparaître Neito et son petit groupe. Bakugo serra la mâchoire. Qu'est ce qu'il lui voulait encore ? Qu'on le laisse tranquille bon sang ! Il n'avait pas besoin que l'autre se mêle de cette histoire. Il voulait juste mettre les choses aux clairs avec Deku. Il n'avait pas envie de ressentir cette putain d'angoisse chaque jour durant un an !

Les élève de la classe B ne semblaient pas à l'aise, comme s'ils comprenaient que quelque chose leur échappait. Il ne fallait pas être devin pour comprendre qu'il se passait un truc pas net si Neito venait de lui-même calmer Bakugo.

Les deux adolescents ne pouvaient pas se voir en peinture, surtout Neito. Et voilà que ce dernier venait aider Bakugo ? Ce n'était pas logique.

Katsuki détailla quelques secondes Neito. Le blond de la classe B semblait furieux, surement lui aussi happé par la colère de Bakugo.

Neito s'avança d'un pas après avoir posé une main sur le poignet de Kendo, comme pour la retenir d'intervenir.

« Ce n'est pas parce que tu es un imbécile incapable de réfléchir sans t'énerver qu'on doit tous en pâtir. »

Neito s'avança d'encore un pas, et Bakugo pouvait sentir qu'il n'était pas à l'aise malgré l'air confiant qu'abordait son visage. Il le sentait tellement que cela se mélangeait aux autres émotions qu'il ressentait.

Les mains de Bakugo crépitèrent. Neito jeta un regard à l'horloge accrochée sur le mur tout près. Il avança encore d'un pas, lança une nouvelle provocation et quand Bakugo bondit sur lui, prêt à en découdre, Neito l'emprisonna dans ses mains.

« Putain lâche-moi connard ! »

Bakugo se débattait comme un beau diable entre les mains de Neito. Celui-ci grimaçait d'ailleurs, il savait qu'il aurait droit à de mauvaise brûlures tellement l'autre s'acharnait.

Derrière lui, il savait que ses amis ne comprenaient pas ses réactions. Et il devait avouer que lui-même ne se comprenait pas. SI c'était son genre de se mêler des affaires des autres, rien ne l'obligeait à empêcher Bakugo de péter un plomb.

Mais Neito n'avait pas envie d'être soumis aux émotions du blond colérique. Il se moquait bien de ce que pouvaient penser Shinso et l'autre aux cheveux verts, mais il refusait de perdre pied parce que Bakugo n'était pas capable de se contrôler un minimum.

Un nouveau coup d'œil à l'horloge lui appris qu'il lui restait moins d'une minute avant qu'il ne perde l'individualité de Kendo. Il devait absolument trouver comment calmer Bakugo, et cela l'agaçait profondément.

L'autre avec les cheveux verts ne pouvait pas s'occuper de lui ? Ils étaient dans la même classe merde !

D'ailleurs que faisaient les deux autres ? N'avaient-ils donc pas sentit la colère de Bakugo à travers le lien ? Lui ne sentait que ça, comme si elle éclipsait tout ce qu'il pouvait ressentir d'autre.

A cours d'idées, Neito essaya une dernière chose. Ses grandes mains tenant fermement Bakugo, il inspira lentement, tenant de réguler sa respiration erratique à cause de la colère. Avec un peu de chance, il arriverait à utiliser le lien pour calmer l'autre.

Mais tout cela n'avait pas vraiment l'air de fonctionner. Il entendait ses camarades s'agiter derrière lui. Kendo et Awase s'étaient rapprochés de lui mais Neito ne leur jeta même pas un regard. Ses pupilles grises restaient bloquées sur la trotteuse de l'horloge. Plus que quinze secondes avant que Neito ne perde l'individualité de Kendo.

Plus que dix.

Bakugo sourit en comprenant ce qu'il se passait.

Cinq.

Quatre.

Trois.

Deux.

Bakugo se libéra alors que les mains de Neito reprenaient une forme normale. Mais il n'attaqua pas, restant sur ses gardes alors que Neito restait figé face à lui.

« Vous pouvez nous laisser quelques minutes ? J'ai besoin de parler à Bakugo. »

Neito sentit que la colère de Bakugo revenait au galop. Mais Neito lui jeta un regard qui disait clairement « laisse-toi faire, je déconne pas. »

« Mais Nei-

- S'il vous plaît. C'est important. »

Kendo sembla se résigner et le petit groupe sortit. Il ne restait plus que Neito et Bakugo, en plein milieu du salon de la casse 2-A.

« Qu'est-ce que tu m'veux. »

Neito se pinça l'arête du nez. Cela s'annonçait mal. Il n'avait pas l'habitude de parler sérieusement, parfois lorsqu'il était en colère les gens se taisaient et l'écoutaient, mais le reste du temps… Il était juste le guignol de la classe B et cela lui convenait très bien.

« Il faut que tu comprennes que tu n'es pas tout seul dans cette galère. Je ne dis pas que je vais t'aider et te prendre par la main. Monsieur le génie de la classe A n'en n'a surement pas besoin. Mais arrête de penser que ce que tu fais, ou plutôt ce que tu ressens ne regarde que toi. Maintenant il y'a trois autres personnes qui ressentent tes émotions et je n'ai pas envie de passer mes journée de mauvaise humeur parce que tu n'es pas capable de te contrôler un minimum. »

Pour une fois, Bakugo ne semblait pas vouloir faire exploser sa tête et réfléchissait aux paroles de Neito. Oh bien sûr celui-ci avait pris son habituel air hautain qui donnait envie à Bakugo de l'envoyer bouler en bonne et due forme. Mais d'un autre côté il savait que l'autre n'avait pas totalement tort..

« Kacchan ! »

Izuku entra dans le salon, suivis de près par un Shinso qui semblait blasé au plus haut point. Il se figea en apercevant Neito et Bakugo. Il ne s'attendait pas à trouver les deux blonds en pleine discussion.

« Ah ! … Euh… Je pensais que … enfin… Avec Shinso on a senti une forte colère alors on pensait que-

- Tu pensais que quoi Deku ? Ne te mêle pas de ce que je ressens ! »

Même s'il en avait l'envie, Izuku ne baissa pas le regard.

« Tu n'es pas tout seul à ressentir les émotions des autres.

- Bordel je sais ça ! L'autre abrutit viens de me dire la même chose alors pas besoin de jouer les putains de perroquet Deku !

- Et toi tu n'as pas besoin d'être aussi agressif avec lui. Il est surement le seul ici à s'inquiéter pour nous quatre plutôt que de penser à lui. » Shinso soupira en posant une main sur sa nuque. « Bref, essaie de te contrôler un peu plus au lieu de juste t'énerver comme un enfant colérique. »

Puis Shinso tourna les talons pour quitter la pièce. Il n'avait plus rien à faire ici maintenant qu'il avait dit le fond de sa pensée.

« Oh, et je te conseille de te dépêcher pour aller prendre ton petit-déjeuner. Il ne reste que dix minutes avant le début des cours. » Termina l'adolescent aux cheveux violet avant de disparaitre pour de bon.


Izuku posa son front contre la surface froide de son banc. Il se sentait mal depuis un peu plus de dix minutes, pas habitué à ressentir autant de choses en même temps. Et être lié avec Bakugo et Neito était loin d'être de tout repos. Les deux garçons ressentaient tellement de choses en même temps qu'il ne savait plus comment réagir face aux autres.

Il avait tenté d'expliquer sa situation à Occhaco et Tenya après leur avoir demandé de ne rien dire aux autres. La jeune fille avait fait preuve d'une grande compassion tandis que le délégué hochait vivement la tête en disant qu'il comprenait.

Izuku s'était sentit soulagé de se savoir ainsi soutenu. Ochaco et Tenya étaient sûrement ses plus proches amis à Yuei, bien qu'il soit également proche des autres élèves de sa classe. Excepté de Bakugo, mais ça, Izuku s'y était fait. Et puis, peut être que grâce à leur lien ils pourraient avoir une meilleure entente, même s'il n'y croyait pas vraiment.

« Deku ! »

L'adolescent redressa son visage vers Ochaco.

« Tu m'accompagne jusqu'aux distributeurs automatique ? J'aimerais bien avoir un peu d'eau avant la reprise des cours. Present Mic nous fait toujours beaucoup parlé pendant ses cours d'anglais. »

Izuku accepta avec un sourire. Il suivit la jeune fille dans le couloir, écoutant l'histoire que la jeune fille lui racontait. Il lui était reconnaissant de ne pas poser plus de questions par rapport à l'accident de la veille.

Près de l'escalier qui menait à l'étage des terminales, ils croisèrent Shinso, une brique de jus de fruit à la main. Izuku lui offrit un grand sourire et le salua de la main. Hitoshi ne lui renvoya qu'un bref hochement de tête. Ce qui était toujours mieux que rien quand on savait à quel point le garçon aux cheveux violets n'était pas sociable.

« Tu t'es rapproché de Shinso ? » demanda curieusement Occhaco quand ce dernier se fut éloigné.

Comme par réflexe, Izuku jeta un regard derrière lui à la recherche de l'autre étudiant.

« Non ! Pas… Pas vraiment. J'ai essayé de lui parler quelques fois depuis qu'il est entré en filière héroïque mais j'ai l'impression qu'il ne m'apprécie pas. Ou du moins qu'il ne veut pas vraiment me parler.

- Il donne cette impression à tout le monde. Mais je suis certaine qu'au fond il t'apprécie un peu. Sinon il ne se donnerait pas à peine de te répondre lorsque tu l'abordes.

- Tu crois ? »

La jeune fille hocha la tête. Ils venaient de sortir du bâtiment et elle chercha son porte-monnaie à l'approche des machines.

« D'ailleurs, tu n'es pas obligé de me répondre hein ! Mais… C'est comment d'être lié à d'autres personnes ? Est-ce que c'est comme dans les romans et les films ? »

Izuku réfléchi pendant quelques minutes à la question de son amie. Comment pouvait-il bien décrire les sensations qu'il ressentait à travers le lien ?

« Comment t'expliquer ça. C'est comme si j'avais mes émotions, et qu'en plus on y rajoutait les émotions des autres avec plus ou moins d'intensité. Tout se mélange et ça me rend parfois confus. C'est très étrange et … Excuse moi je ne sais pas comment le dire autrement. »

Occhaco secoua les mains avec une mine inquiète.

« Ne t'en fais pas Deku ! C'est moi qui aie été trop curieuse ! » Elle se pencha pour attraper la bouteille qui venait de tomber. « Maintenant allons-y avant d'être en retard pour le cours d'anglais ! »

Le reste de la journée passa à une vitesse folle aux yeux d'Izuku. Katsuki était resté relativement calme et le porteur du One For All n'avait presque plus ressenti de colère. Par contre, il avait eu plusieurs moment où il s'était sentit particulière blasé et Midoriya ne savait pas vraiment comment réagir face à cela.

Quand trop d'émotions venaient se mélanger dans sa tête, Izuku posait son front sur son banc avant d'inspirer plusieurs fois longuement. Ca ne l'aidait pas à les refoulée plus loin mais il apprenait doucement à gérer l'étrange ressentis que cela lui procurait.

Ils n'avaient pas eu d'entraînement aujourd'hui mais demain la journée serait consacrée à de la pratique en équipe avec la classe B et Izuku craignait vraiment que le pire n'arrive pendant les exercices qu'ils auraient à faire.


Deku ferma les yeux, allongé sur son matelas. Il essayait de trouver une solution pour calmer la tempête dans sa tête. Cela devait bien faire une heure que les cours étaient finis et maintenant qu'ils n'avaient plus l'esprit occupé par les matières à assimiler, c'était une déferlante d'émotions diverses et contradictoires qui s'étaient imposés à eux.

Izuku tentait de calmer sa respiration, qui devenait de plus en plus courte au fur et à mesure que les émotions gonflaient en lui. Colère, ennuis, déception, joie, peur. Il ne savait plus où donner de la tête et avait l'impression de se noyer.

Des coups furent frapper à sa porte mais l'adolescent n'avait envie de voir personne dans l'état où il était. Alors il se contentat d'ignorer le bruit répétitif contre le battant de bois.

« Midoriya ? C'est Iida ! Le repas va bientôt être servis est-ce que tu viens ? »

Izuku cria un simple « j'arrive plus tard » et soupira de soulagement lorsqu'il entendit les pas de son ami s'éloigner. Il appréciait beaucoup le geste de Tenya mais avec tout ce qu'il ressentait en ce moment, il n'avait ni l'envie de voir du monde, ni celle de manger.

Mais le garçon se demanda l'espace d'un instant si Katsuki, Neito et Shinso allaient manger, eux. Il se dit qu'avec un peu de chance Kirishima et les élèves de la 1-B avaient réussi à les faire sortir et qu'avec ce repas, leurs émotions se calmeraient.

Vraiment, Izuku n'avait jamais eu autant hâte que l'année se termine, pour que ce lien disparaisse pour de bon.

Comme il le pensait, il ses émotions diminuèrent tandis que les minutes s'écoulaient et bientôt, il se redressa pour partir en direction de la cafétéria. Il n'était sûr que son estomac soit capable d'ingurgiter un repas complet, mais il devait quand même manger un petit peu s'il ne voulait pas inquiéter ses camarades de classe.

Contrairement à ce matin, le réfectoire était animé, les étudiants discutaient entre eux de la journée qu'ils venaient de passer, se racontant des anecdotes plus ou moins drôle.

Son plateau remplis à la main, Izuku chercha une place libre du regard. Ses yeux vert se posèrent sur Shinso qui, comme très souvent, mangeait seul. Était-ce une bonne idée d'imposer sa présence à l'autre garçon ? Il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus que ses pieds le menaient déjà jusqu'à son camarade.

« Je peux m'asseoir ici ? »

Shinso leva les yeux de son assiette pour les poser sur un Izuku peu sûr de lui. Sans un mot, l'étudiant de la classe B hocha la tête et Izuku prit place en face de lui.

Izuku entama son repas en silence. Il avait vraiment l'impression de s'imposer à Shinso mais les paroles d'Occhaco lui revenaient en mémoire.

« Je... Je ne te dérange pas au moins ? »

Shinso arqua un sourcil face à la question soudaine d'Izuku.

« Si tu me dérangeait je n'aurais pas accepté que tu t'assoies ici. »

Soupir de soulagement.

« De toute façon tu es un vrai pot de colle lorsque tu t'y met hein ? Si j'avais refusé je suis certain que tu aurais tenté une autre approche. En plus de te morfondre en pensant que tu as fait quelque chose de mal pour être ainsi rejeté. »

Touché. Ca faisait toujours mal de se prendre des vérités en pleine face, surtout lorsqu'elles étaient dite avec un air détaché, comme si c'était la chose la plus banale du monde. Parce qu'aux yeux de la personne concernée, ces vérités ne l'étaient jamais. La moindre petite chose, la moindre petite remarque, pouvait se révéler être une lame horriblement tranchante.

Sans attendre de réponse de la part d'Izuku, Shinso reprit son repas comme si de rien était. Izuku admirait la façon dont il semblait se détacher de tout. Lui, au contraire, prenait souvent les choses trop à cœur.

« Mais dit moi. Tu n'as pas peur que je prenne encore possession de ton esprit ? »

Izuku fronça les sourcils, cette question lui semblait presque stupide.

« Bien sûr que n- »

Et l'élève de classe A se retrouva bloqué, prisonnier de l'individualité de Shinso. Mais celui-ci relâcha rapidement son emprise.

« Tu devrais arrêter de faire confiance au premier venu comme tu le fais. Tout le monde n'est pas rempli de bonnes intentions.

- Mais je sais que toi tu n'es pas mauvais Shinso. »

L'adolescent aux cheveux violet soupira en réponse. Il était impossible de faire changer d'avis Midoriya, il le savait très bien. Il était plus têtu qu'une mule quand il pensait avoir raison. Et Izuku était persuadé que Shinso était une bonne personne, incapable d'utiliser son individualité à mauvais escient.

Le reste du repas se fit dans le silence, Izuku levant parfois les yeux vers un Shinso qui ne redressait pas la tête de son assiette.

Lorsque les deux adolescents eurent fini leur repas, Shinso se leva pour aller porter son plateau jusqu'aux rangements prévus à cet effet. Izuku le suivis rapidement. Ils passèrent devant la table des amis de Midoriya et Occhaco lui fit un signe de la main avec un grand sourire.

Instinctivement, Izuku suivit Shinso en dehors du réfectoire et celui-ci ne dit rien, laissant l'autre adolescent marché à ses côtés en silence. Izuku se triturait les mains, ne sachant pas quel sujet aborder avec lui.

Mais il avait oublié le lien et le fait que Shinso ressentait très distinctement son malaise, bien plus que la colère de Bakugo et l'ennui de Neito. Était-ce à cause de leur proximité physique ? Où cela était-il dû à un autre facteur ? Shinso ne savait pas mais par contre il savait que le malaise d'Izuku l'agaçait. Ce n'était quand même pas si compliqué que cela de lui parler non ? Peut-être bien si en fin de compte, après tout, il n'était pas la personne la plus agréable et se coltinait une individualité qui faisait fuir la plupart des gens autour de lui.

Il remarqua Izuku sursauter du coin de l'œil. Il venait surement de ressentir son agacement. Peut-être devait-il dire quelque chose en premier ?

« T-Tu sais… Je suis certains que tu deviendras un grand héro Shinso. »

La phrase d'Izuku le prit de court. Il avait bien envie de le croire, après tout c'était son rêve de devenir héro. Et même s'il avait douté plus d'une fois, il avait continué de s'accrocher jusqu'à ce que ses efforts paient.

Shinso passa une main dans ses cheveux alors qu'ils prenaient la direction des dortoirs. Un petit vent frais venait soulever quelques unes de ses mèches.

Izuku s'arrêta devant l'allée qui menait au bâtiment de la classe 2-A.

« Bon…Eh bien... Bonne nuit ?

- Bonne nuit Midoriya. »

Puis Shinso continua jusqu'au bâtiment voisin, là où se trouvait sa chambre. Il posa à peine la tête sur son oreiller qu'il plongea dans un profond sommeil sans rêve.


« Bien ! Pour cet entraînement vous serez placé deux par deux avec un élève de l'autre classe. » Expliqua Midnight lorsque tous les étudiants furent présent, en costume de héro. « Vous piocherez un papier avec un chiffre et vous vous mettrez avec la personne qui a le même que vous. Tout est bien clair ? »

Une vague de « oui » répondit à la super-héroïne.

« Super ! Alors allons-y ! »

En rang, les élèves se succédèrent pour piocher un petit papier dans la boîte de leur classe. Midoriya piocha le numéro cinq, Bakugo, lui, piocha le numéro quatorze.

Papier en main, les deux étudiants de la classe A partirent à la recherche de leur homologue de la classe B. Midoriya avait le même numéro que Itsuka Kendo, la « grande sœur » de la classe B.

De son côté Bakugo se retrouvait avec Tetsutetsu Tetsutetsu. Il se dit que cela aurait pu être pire, après tout, Tetsutetsu avait le même genre d'alter et de caractère que Kirishima. Et il avait l'habitude de travailler en équipe avec ce dernier.

« Maintenant que tout le monde est prêt, nous allons vous expliquer les règles de cet entraînement. La moitié des équipes seront considérés comme des super-vilains à arrêter, les autres seront des héros. »

Ectoplasme fit une pause dans son discours puis repris. « Les héros auront une heure pour attraper un duo de vilain. L'exercice s'arrête lorsque tous les duos de vilains sont arrêtés. »

« Les duos qui joueront les rôles de vilains seront ceux avec les nombres impaires. »

Parmi les dix groupes de vilains, il y'avait Momo et Awase qui semblaient plutôt confiant. Mais aussi Uraraka et Rin, Denki et Ibara.

« Ah ! Pourquoi est-ce qu'il a fallu que je tombe dans un groupe de vilain ! »Se plaignit Neito en suivant Kirishima. « Et pourquoi je ne suis pas avec quelqu'un qui a un meilleur alter ?

- Eh ! C'est pas sympa ça mec ! » Répliqua Kirishima en se retournant vers lui. « Je ne t'ai rien fait alors pas besoin de te plaindre comme ça juste parce que mon alter ne te plait pas. »

Neito s'apprêtait à répliquer quand le poing de Kendo s'écrasa tout près lui. Il sursauta violemment et, même si personne ne le remarqua, Bakugo, Shinso et Midoriya grimacèrent sous le coup de la peur qu'avait ressenti le blond.

« Ne commence pas à faire l'enfant Neito. » Le gronda Kendo en rendant à sa main une taille normale.

Le garçon tira simplement la langue en réponse, sachant qu'il était inutile de répliquer contre la rousse.

Shinso, lui, avançait vers le groupe des héros. Il avait pioché le même numéro que Kyoka Jiro, et il se dit qu'il aurait pu tomber plus mal en voyant Mineta coller la pauvre Pony.

Lorsque les professeurs lancèrent le top départ, chacun partit dans une zone aménagée qui lui correspondait le plus.

Midoriya et Kendo se dirigèrent vers la zone urbaine, tout comme Momo et Awase qui discutaient déjà d'un plan d'attaque.

« Tu as une idée de comment nous défendre Midoriya ? » Demanda Kendo avant de grimper à une échelle à sa portée.

Le mieux était de prendre de la hauteur pour voir ses ennemis arriver de loin.

« Pas vraiment. Je suis plus dans le combat rapproché avec mon individualité. Et il faut prendre en compte les capacités des autres.

- Tu as raison. Nous connaissons les capacités de tout le monde mais eux aussi connaissent les nôtres. Dans la Classe B Neito et Shinso sont surement les plus imprévisibles, mais Awase, Pony et Ibara sont très fort aussi. Après tout le monde à un très bon niveau et il y a plusieurs autres personnes dont il faudrait se méfier, comme Tsububara.

- Mais Neito, Awase et Ibara sont du côté vilains donc mieux vaut ne pas les prendre en compte pour le moment.

- Ça nous fait donc Shinso, Pony et Tsububara à surveiller de près. Et du côté ta classe ? »

Tandis qu'ils discutaient de leur plan, Midoriya et Kendo avançaient sur les toits des différents bâtiments, regardant autour d'eux s'il n'y avait pas des héros qui arrivaient.

« Si on ne prend en compte que ceux qui sont du côté héro je dirais Kacchan et Todoroki en tête de liste. Mais Mina est très imprévisible dans ses choix et je suis certains qu'elle prendra la première cible qui lui tombe sous la main, peu importe la difficulté. »

Kendo hocha la tête avant de la tourner vivement au son d'une explosion.

« Il est proche. On s'éloigne ou on va à sa rencontre ?

- Kendo ! »

La voix de Neito résonna et la jeune héroïne fit volte-face.

« Neito ? »

Avant de se figer, le regard dans le vide. Shinso sortit de là où il était, accompagné de Jiro dont l'un de ses embouts était toujours planté dans le mur.

Le bruit des explosions de Bakugo continuaient de s'approcher dangereusement. Et Midoriya ne pouvait juste pas laisser Kendo sur place. Deku se devait de rester calme. Il sentait la satisfaction de Shinso qui se frayait un chemin dans sa tête, tout comme l'envie d'en découdre de Bakugo, au fur et à mesure qu'il s'approchait de leur emplacement.

Le cerveau de Midoriya tournait à plein régime. A quelques mètres de lui se trouvait sa coéquipière, droite comme un i et le regard vide. Le porteur du One For All savait qu'il n'aurait pas le temps de la toucher que Shinso l'aurait déjà utilisée contre lui.

Mais alors qu'un plan se frayait un chemin dans son esprit embrumé, une angoisse sourde le figea. Tout comme Shinso dont les épaules se raidirent. A quelques mètres d'eux, un bâtiment s'effondrait. Et Midoriya comprenait d'où provenait cette peur soudaine.

Comme un seul homme et sans comprendre pourquoi, Shinso et Midoriya s'élancèrent vers la zone de Neito. Avec l'angoisse sourde qui leur tordait l'estomac, il ne pouvait que se trouver là-bas.

Du coin de l'œil, Midoriya vit Bakugo changer de cap, comme si lui aussi avait compris ce qu'il se passait. Shinso relâcha son emprise sur Kendo qui ne comprenait rien à ce qu'il se passait. Tout comme Jiro qui avait commencé à les suivre.

« Restez là ! » Leur cria Midoriya avant de sauter sur un autre toit.

« Tu penses qu'il se passe quoi ? » Demanda Shinso en suivant son camarade de près.

Le bruit des effondrements était effroyable, résonnant dans toute la salle d'entraînement.

« Je ne sais pas. Ils ont dû tomber sur quelqu'un qui a mal calculé la résistance du bâtiment où dont l'alter n'est pas adapté à une zone urbaine. » Midoriya sauta à nouveau sur un toit avant de vérifier que Shinso le suivait toujours. Ils n'étaient plus qu'à quelques mètres de là. « Il faudra rapidement touver Neito et le sortir de là pour le calmer. »

Shinso hocha simplement la tête, puis ils descendirent par l'une des échelles de secours. Ils ne comprenaient pas d'où venait ce besoin vital de sauver Neito, mais ils étaient persuadés que cela ne se calmerait pas tant qu'ils ne seraient pas sur et certains que le blond soit en sécurité et calmé.

C'est Bakugo qui se posa le premier sur les lieux. Il se posa au sol, furieux. Il tournait la tête un peu partout à la recherche du blond.

« Monoma ! T'es où bordel ! »

Shinso et Midoriya arrivèrent quelques secondes plus tard. L'effondrement avait bloqué plusieurs passages possibles comme la route principale et les ruelles à proximité et certains débris continuaient de rouler et boucher les rues.

« Il faut qu'on le retrouve rapidement.

- Bravo Deku ! Je ne l'avais pas remarqué ! » Ironisa Bakugo toujours plus en furieux.

Izuku serra les poings sous le coup de la colère. Entre l'envie pressante de sauver Neito et le méli-mélo de sentiments dans sa tête, il était difficile pour lui de garder son calme.

« Plutôt que de vous disputer comme des enfants alors que nous sommes tous sur les nerfs, venez un peu ici. »

Bakugo s'apprêtait à répondre de manière virulente à Shinso, mais Izuku le dépassa pour rejoindre le garçon aux cheveux violet.

Shinsou tenait entre ses mains un morceau du costume de Neito. Il s'était sûrement déchiré lorsque celui-ci avait tenté de fuir l'effondrement.

« Il ne doit pas être très loin.

- Monoma ! »

Bakugo écouta à peine Shinso avant d'avancer vers les décombres. Ceux-ci bougeaient un peu et finalement, la tête blonde du plus agaçant des étudiants de la classe B sortit des ruines.


Alors ? Bon ou mauvais chapitre ?

Le chapitre trois apporteras de nouvelles explications sur leur merveilleux lien ( vous sentez l'ironie ? xD)

Je pense quoi peut conclure en disant que Izuku est quand même un peu un forceur quand il s'agit de se fair des amis ( RIP Shinso)