Hallo Leute ! Ici KLR !

Merci pour vos reviews, j'ai été ravie de les lire ! ;-)

Plusieurs m'ont dit que le caractère joueur, voire profondément pénible de Bill leur avait plu, et bien j'ai le plaisir de vous annoncer que vous allez faire plus ample connaissance avec ses coups de colère, de susceptibilité et de possessivité. Autant dire que Tom va en baver, et cela pour tous les chapitres à venir !;-) Et oui, un Bill, cela se mérite !;-)

Je vous laisse lire (et vous conseille fortement de lire le commentaire de ma deuxième Rote en bas, ils sont toujours à mourir de rire ! Merci Süsse ! ;-) )

J'espère que le chapitre vous plaira !


Partie 2 : Capricieusement en colère

Est-ce que je joue ? Est-ce que c'est encore une fois une de ces représentations permanentes qui constitue ma vie ?

Même moi je l'ignore. Je ne cherche pas à savoir. J'ai juste envie de murmurer ces mots, de laisser mes lèvres tracer un chemin tendre de son oreille et à la base de son coup en répétant que je le veux.

Rien à interpréter. Juste ressentir la puissance de ces émotions et du lien qui a toujours été si puissant entre nous. J'ai conscience que mon souffle devient moins régulier, que le sien n'est pas mieux, mais c'est ce que je veux.

Je désire même qu'il s'essouffle encore pourvu que cela soit avec moi. Je ne demande pas qu'il me touche comme je le fais, je souhaite juste qu'il n'y ait jamais rien de plus violent et de plus vrai qu'entre nous.

Mes mains tracent également un chemin sur son torse, mes cuisses s'affermissent autour des siennes, comme pour le retenir.

J'ai toujours aimé mon frère. Passionnément. Pas comme on pourrait aimer une fille ou le mec de sa vie, mais quelque chose de bien mieux. Et le jour où il prendra peur, je n'aurai plus qu'à sauter et à partir.

Les muscles de ses bras sont tendus, je ressens sa lutte contre l'ennemi qui m'est inconnu, mais quand ses doigts s'agrippent le long de mes avant-bras, ils n'ont pas assez de volonté pour les décoller de la dureté de son buste. Il subit mes caresses en acteur passif qui ne sait quoi décider, bien conscient que quelque chose de dangereusement ambigu se déroule, mais incapable de me repousser.

Il déteste l'ambiguïté, et je n'aime qu'elle.

J'en ai tellement joué. Un garçon presque fille. Un être si peu parfait presque ange pur. Un frère presque amant possessif.

Il ne connaît pas cette sensation. Moi elle me grise et me transporte. Elle me fait jouer ma vie à pile ou face : je promets et me rétracte, je choisis et change d'avis, je me passionne et garde l'excuse de changer d'opinion.

Elle me permet d'être en paix avec moi-même dans un mode où presque tous le mots qui ne sont pas chantés ne sont pas les miens, juste des concepts insufflés par d'autres..

Elle me permet de me sentir heureux sur les genoux de mon jumeau sans ressentir la morsure acide de la culpabilité ou du doute intérieur.

Elle me permet d'être libre.

Mes doigts descendent, descendent. Il se raidit, de plus en plus violemment. Maintenant je sais contre quoi il lutte. Entre envie de me laisser poursuivre et sa raison qui lui vrille aux oreilles que je suis un garçon, pire, son frère. Et que le jeu a duré bien trop longtemps.

Il a les yeux clos, fermement fermés comme pour s'empêcher de constater sa faiblesse.

Ce n'est que quand il sent le bout de mes doigts contre le peau de son ventre après que j'ai commencé à relever son tee-shirt qu'il semble reprendre ses esprits.

Ses mains se crispent sur ma peau à me faire mal et il m'écarte de son ventre avec une lueur furieuse dans le regard. Pour ne pas tomber, je me remets debout.

Nous nous affrontons du regard, lui troublé et en colère de l'être, moi provocateur.

Mais je finis par être blessé par le sien.

Sans prendre le temps de réfléchir, je tourne les talons et vais me reposer sur le rebord de fenêtre que j'avais quitté.

Je tourne résolument la tête vers l'extérieur alors que Georg se moque de Tom

« Bah alors ! Tu as peur d'oublier que c'est un mec ? »

Comme s'il venait de proférer le meilleure plaisanterie de l'année, il s'écroule de rire sur le canapé alors que Gustav lui tape dans le dos pour lui éviter l'étouffement.

Tom ne dit rien, mais je le sens ressasser dans son coin.

La colère bout en moi, je lui en veux. Pourquoi, je n'en ai aucune idée, mais l'envie de partir en claquant la porte vient s'imbriquer dans mon esprit. Je suis colérique, la colère me prend rapidement, de façon explosive, parfois sans raison, mais elle disparaît à la même vitesse.

Si actuellement je suis vexé et furieux, tout dans mon attitude prouve, du moins à moi-même que je désire déjà qu'il revienne. J'ai bien suffisamment d'expérience pour savoir qu'il viendra me rechercher, il a horreur que nous soyons fâchés ou que j'ai l'air triste et contrarié. Moi aussi. C'est pour cela que ma pose boudeuse et indifférente l'exclut complètement de mon monde et que j'attends.

Au bout d'un moment, j'entends sa chaussure frapper à intervalles réguliers contre le fauteuil, j'imagine sa jambe bouger nerveusement, je le sens me lancer des regards en coin qu'il pose sur moi pour jauger ma colère. La conversation reprend entre lui et Gustav et Georg.

Quand ceux-ci me posent des questions, je leur réponds sans quitter la rue des yeux, mais aux demandes hésitantes de mon frère, je me mure dans un silence froid et ramène un peu plus les genoux contre ma poitrine.

Je le devine se mordre la lèvre à chaque marque de mon ignorance volontaire, je me représente aussi nettement que la réalité sa langue venir nerveusement jouer avec son piercing, son corps tendu en avant dans l'attente d'un signe prouvant que je lui ai pardonné sa réaction brusque.

Il devrait m'en vouloir, mais maintenant c'est à lui-même qu'il en veut.

Il m'appelle doucement

« Bill ? »

Je reste figé, mon visage de glace.

Il s'enfonce dans son fauteuil et se tait, se mure dans un silence où je perçois presque son combat pour ne pas venir, ses raisons qui lui interdisent de s'approcher.

Mais soudain, il se lève tout aussi brusquement qu'il avait arraché mes mains de son corps et il s'approche de moi.

Je ne daigne même pas me retourner. Il lâche, grognon, confus

« Bordel, Bill… Arrête… Tu sais bien que j'ai horreur quand tu joues à ça… »

Je tourne lentement la tête et lui accorde un regard glacial qui le fait soupirer, ses yeux se détournent, contemplent le sol.

Il soupire une nouvelle fois, puis son regard se plante fermement dans le mien et sa main vient frôler ma joue. Je pose ma tête contre la vitre et le fixe. Je devrais dire que je le dévore du regard, mais je n'en laisse rien paraître. Son geste devient tendre

« Allez petit frère… »

Et quand sa voix se fait prenante, douce, enveloppante, je perds mon masque de glace

Il voit ma réaction et sourit. Ses yeux deviennent malicieux.

« Tu me fais une place ? »

J'acquise et le laisse s'appuyer contre la vitre pour venir prendre place entre ses jambes. Une fois installé, je ferme les yeux de contentement. Je suis de nouveau contre lui, et me sens merveilleusement bien.

J'ai de nouveau mon frère.

Le plus naturellement du monde, la conversation reprend. Georg et Gustav ne sont pas nos meilleurs amis pour rien. Ils connaissent bien ces scènes entre nous, je pense qu'ils en savent même plus que Tom, qui ne voit pas que mes humeurs et mes énervements ne sont que des moyens de centrer son attention sur moi.

Georg m'a un jour soufflé que vu le besoin d'attention concentrée sur moi auquel j'aspirais quotidiennement, c'était une très bonne chose que je sois devenu chanteur. J'ai ris, mais ai fait la rectification intérieurement : l'attention des autres m'indiffère le plus souvent, je ne désire que la sienne. Ardemment.

Je ne participe pas à la conversation. Je ferme les yeux et laisse ma tête reposer sur le torse de Tom. Je me laisse aller, sentant ses bras qui m'entourent, percevant son étreinte comme un soutien pour ne pas glisser et une prison possessive. Mes doigts se promènent en caresses légères sur son avant-bras, je respire son odeur et je me sens apaisé. Plus de tension, plus de colère ou de rancœur, je suis juste grisé…

Je me laisse border par la discussion.

« Je te jure Tom ! Bon sang ! Tu veux me faire passer pour un romantique ou quoi ? Je n'ai ABSOLUMENT pas commandé un repas aux chandelles pour cette fille ! C'est absurde, je l'avais vu depuis cinq minutes ! Dîner aux chandelles…Ridicule ! »

Je perçois le rire de mon frère par les spasmes qui s'écoulent le long de mon dos. Il prend son ton d'emmerdeur et fier de l'être pour appuyer un peu plus sur ce sujet qu'il juge parfait pour une séance de moquerie intense.

« C'est ça… Tu aurais fait bien pire pour amener une fille dans ton lit. »

Je l'interrompt, ne sachant pas exactement si c'est pour souligner les qualités de tombeur de mon jumeau ou si ma phrase sonne comme un reproche.

« Pff ! Comme si toi tu n'utilisais pas tous les prétextes possibles et inimaginables pour coucher avec une fille. »

Je sens alors une pression autour de moi et mon frère me reprend.

« Arrête d'employer ces termes pour parler de ça Bill. »

Sa remarque me fait l'effet d'une douche froide. Je me raidis immédiatement et fronce légèrement les sourcils en inclinant la tête vers son visage.

« Quels termes ? »

Il fixe toujours Georg avec impassibilité, mais je n'ignore pas qu'il a senti mon raidissement et mon changement de ton. Il se fait plus enveloppant, remonte les genoux en emprisonnant mon corps un peu plus.

« Coucher. »

Mais je sens que ce qui va suivre ne va absolument pas me plaire. Je tente alors de me dégager pour le fixer dans les yeux. Voyant qu'il n'est pas prêt à me libérer, je continue, la suspicion et l'irritation pointant.

« Tu veux que je dise quoi ? Baiser, tirer ton coup, prendre ton pied, te faire, sauter ? »

Devant son manque de réaction, je m'impatiente, le creux se fait plus profond dans mon ventre dû à un sentiment que je ne reconnais pas encore. J'insiste.

« C'est bien ce que tu fais non ? »

Sa réponse me serre la gorge.

« Non, je leur fais l'amour. »

À ces mots, je repousse brutalement bras et jambes et je dégringole de la fenêtre pour me retrouver dressé devant lui, les yeux couleur tempête. Maintenant je reconnais ce sentiment. La jalousie. Primaire et viscérale. Pour toutes ces filles qui reçoivent de l'amour de mon jumeau, amour qui est détourné de moi par celles qui ne savent rien de lui.

Face à ma colère croissante, Tom prend un air à la fois nerveux et fatigué. Puérilement, je décide alors qu'une raison supplémentaire pour lui en vouloir est d'arriver à afficher cette expression si contradictoire. Chaque prétexte pour faire augmenter mon énervement est bon à prendre et il a intérêt à ne pas me donner l'occasion d'en avoir d'autres. Pourquoi ne peut-il jamais faire comme les autres franchement? Avoir l'air nerveux OU fatigué ?

Et surtout pourquoi doit-il absolument se démarquer de tous les tombeurs qui existent ? Pourquoi faut-il qu'à elles il fasse l'amour ?

Je crache presque

« Tu leur fais L'AMOUR ? »

Il soupire et pince les lèvres, puis vient planter son regard dans le mien.

« À avoir autant de sexe, il faut y mettre de l'amour, sinon tu finis vite dégoûté. »

J'entends Georg qui approuve derrière moi.

Je me mords l'intérieur des joues, joue avec mon piercing par saccades, tentant de ne pas tout de suite écouter le sentiment de poison qui m'oppresse la gorge, qui remonte, qui m'écartèle. Je sais qu'une fois que je le laisserai s'écouler, ils sera trop tard, et je serai probablement aussi ridiculement furieux que méchamment blessant.

« Tu donnes de l'amour à des filles pour une nuit alors qu'elles sont déjà fan de toi ? »

Ma question ressemble à une accusation à laquelle il répond avec une moue butée.

« Toi aussi tu leur donnes de l'amour sur la scène à ce qui me semble ! »

Immédiatement je contre attaque sans prendre mesure de mes paroles.

« Chanter sur scène en donnant de l'amour, c'est mon métier figure-toi ! Et à ce que je sache, malgré ce que tu nous rabâches tout le temps, star de porno ou pire distributeur d'amour entre deux orgasmes, aux dernières nouvelles, c'est pas le tien ! »

À son tour, il descend du rebord et s'approche de moi. D'un geste apaisant, sa main s'égare vers mon avant-bras mais je me dégage vivement, rendu encore plus furieux par son geste de douceur qui me fait penser aux gestes qu'il a pour elles.

Mesquinement, je grince

« Et c'est comme ça que tu leur fais faire tes quatre volontés ? Une douceur, un mot doux et hop ! Elles sont d'accord pour te faire la totale ! »

Vexé face à mon refus, mon jumeau croise les bras et me fixe avec arrogance.

« Bill, tu es ridicule. Arrête. »

Je suppose qu'il n'avait pas réellement l'intention de me calmer avec ses mots. En tout cas, si c'était le but de sa phrase, c'est un échec complet. Je me sens encore plus blessé d'être traité en gamin et mon ressentiment n'en est qu'agrandi. J'ai le sentiment de me conduire comme tel, mais savoir que n'importe quelle groupie a le droit aux mêmes gestes tendres que moi voire plus me met dans une rage noire.

Je tourne les talons.

Arrivé au seuil de la porte, je me retourne une dernière fois à la question de Gustav.

« Où vas-tu ? »

Je les fixe avec provocation et lui répond avec hauteur sans quitter Tom des yeux qui semble aussi peu désireux d'entamer un dialogue apaisant et constructif que moi.

« Je vais m'amouracher de la première fille que je croiserai dans le couloir ! Vu que le temps est au romantisme, si ça se trouve, je la demanderai même en mariage pour être sûr d'être aussi parfait dans les relations humaines que mon putain de frère qui trouve encore le temps de « faire l'amour » avec toutes les filles qui lui ouvrent les cuisses !

Et sur ces bonnes paroles, je vais me coucher, rencontrer l'âme sœur, ça demande une forme optimale ! »

Et je pars en claquant la porte.


Hallo Leute! Ici GLR !

Je vous écris pour vous exposer ma plus grande frustration ainsi que mon plus grand mécontentement ! Genre Tom « fait l'amour » à toutes ses filles, alors que nous lectrices, nous savons très bien qu'il n'aime que son frère, et ce depuis toujours et pour toujours !!

Alors qu'ils venaient de se rabibocher, ce presque crétin (Tom, oui oui, vous avez bien compris) enchaîne conneries sur conneries !!

Et pourquoi les frères des gens égoïstes et capricieux ne sont ils pas dotés, dès la naissance, d'une dose exceptionnelle de diplomatie, de sens du compromis, et surtout, SURTOUT de tendances homosexuelles et incestueuses ?

Malheureusement, la génétique (ou les petites fées au dessus de son berceau, au choix) n'ont pas joué en sa (ma?) faveur... Et comme dirait un groupe allemand fantastique que je ne citerais pas (sauf si me suppliez vraiment...) Das Leben ist schwer...

Alors voila où tout ça mène... Un Bill pas content et un Tom...Ba un Tom dont on ne connaît pas du tout les impressions, ce qui aussi très très frustrant !! Si ça se trouve, il va aller chercher sa plus belle guitare, et faire une déclaration au clair de lune à son frère, ou bien peut-être qu'il va aller se soulager dans les toilettes du troisième étage, que Bill va le surprendre et que tout ça se finira par une séance de sexe endiablée sur le carrelage blanc...?

Promis, je soumettrais cette idée à KLR (mais je crois qu'elle ne prend pas au sérieux... Elle a juste éclaté de rire... BOUH!! Je suis persécutée...)

Et vous? Qu'en pensez vous ? Racontez nous vos suites potentielles... On offrira (peut-être !) un demi malabar à celle qui trouve la suite!!

A part ça, vos impressions, ressentis et autres émotions produites par ce sympathique (...) petit chapitre nous intéressent aussi!

"Es ist zum Wahnsinnigwerden. Offiziel sind wir es ja schon. "