Hallo Leute ! Ici KLR !

Je vous remercie énormément pour vos reviews, et désolée si nous avons mis autant de temps à répondre, nous sommes parties à Berlin (c'était génial, merveilleux, divin, bouleversant, magnifique, magique… Rien qu'à y penser j'ai envie de faire ce que ma deuxième Rote et moi avons fait pendant une semaine (à savoir Hiiiiiiii!! ;-) )

Je suis positivement ravie que le caractère de Bill continue à vous plaire ! Concernant Tom, je suis entièrement d'accord, il devrait réagir un petit peu, voir beaucoup ! Franchement, c'est quoi ces allusions stupides ? Non, mais oh ! Faire l'amour, n'importe quoi ! De toute façon personne n'y croit (à part Bill !), mais on va toutes lui pardonner (à part Bill !), parce qu'on aime les jumeaux même dans des cas de stupidité avancée ! Et Tom va être remis dans le droit chemin ! (Mais peut être pas tout de suite, Bill n'est pas assez énervé !;-) )

Faites confiance à Bill, il sait comment s'y prendre !

Pour cette partie, elle est peut-être un petit plus courte que les autres, mais c'est juste parce que je DEVAIS couper à ce moment ! Pour la peine, nous posterons peut-être plus tôt.

Autant vous prévenir tout de suite, GLR m'en a voulu pendant une semaine d'avoir coupé à ce moment précis ! Bon, je sais, c'est très frustrant, mais je n'allais quand même pas vous priver d'une sensation aussi schwindlich (planante) que l'attente et la folie meurtrière ! ;-)

J'espère que le chapitre vous plaira !


Partie 3 : Egoïstement troublé

Naturellement, je n'arrive pas le moins de monde à dormir. Je crois même que l'énergie que m'apporte la colère me rend encore plus excité que d'habitude.

Verdammt.

Je suis vraiment dans un état pitoyable. Je me ronge les sangs, suis sur les nerfs, réagis au quart de tour…Tout cela parce que mon frère n'est pas un salaud briseur de cœur. Je suis bien d'accord qu'il est totalement absurde de prendre la mouche pour une histoire aussi inintéressante et qui par-dessus le marché n'est pas sensée me concerner, mais voilà… Non seulement j'ai le cœur serré par la colère et la jalousie, non seulement je déteste ces filles autant qu'il m'arrive de les adorer, mais en plus je suis malheureux de me comporter de la sorte et de me priver de Tom.

Je viens m'accouder au rebord de la fenêtre. La pensée que si je ne m'étais pas énervé pour si peu, je serais probablement encore contre mon frère me traverse et m'exaspère contre moi-même. Je pense que Georg a compris à quel point mon jumeau compte pour moi. Pour Gustav, j'en suis moins sûr, mais j'ai vu le regard de notre aîné. Peut-être qu'il expliquera à Tom pourquoi je fais des élans de possessivité, pourquoi je tiens tellement à lui.

Parce que mon monde tourne autour de lui, parce que sans lui je me sens totalement abandonné. Je ne sais plus comment me comporter, je deviens agressif, comme un louveteau sans sa mère qui n'a plus personne pour le défendre.

Quelqu'un toque à la porte, mais je ne bouge pas.

Presque immédiatement, la personne derrière qui me connaît si bien perçoit que je ne viendrais pas ouvrir alors sa voix s'élève

« Bill ? Tu es là ? »

Avec une bêtise rancunière, je réplique

« Non, je ne suis pas là, je cherche une fille, ça ne se voit pas ? »

Peut-être que ma réponse n'est faite que pour le blesser, que pour qu'il se sente hésitant, ne sache pas comment agir. En tout cas, sa voix se fait un peu moins assurée

« Ce n'est absolument pas drôle, ouvre cette porte ! »

« Non. »

Un silence me répond, puis une mélodie entêtante reprend à sa place. Avec ses doigts, il joue la musique du refrain de « Reden » contre la porte. Si ce n'est qu'un message dont le but à la fois de m'exaspérer pour que je vienne ouvrir et de me faire comprendre ce qu'il veut par le refrain, je ne peux pas m'empêcher d'afficher une moue mitigée, puis un sourire à la réflexion qui me traverse l'esprit, un sourire mi-amusé mi-peiné d'y avoir pensé.

Ce qu'il veut me faire passer par la chanson est la première phrase « wir wollten nur reden ». Je veux te parler, ouvre cette porte. Mais j'y vois aussi le côté sous-entendu de notre chanson. Nous avons parlé, puis dérapé et aujourd'hui, contre toi, je suis bien…

Au bout de la quatorzième fois, je me redresse avec mauvaise volonté, m'approche le la porte, et, juste le temps d'enlever le verrou, d'entrouvrir la porte, je lui tourne déjà le dos pour reprendre ma place, face à la vitre, les bras tendus sur le rebord de la fenêtre...

Il ne s'en formalise pas. À pas lents, il vient se glisser derrière moi, à toucher mon dos. Je ne réagis pas.

Deux mains apparaissent à côté de mes coudes repliés sur le rebord et son corps vient se serrer contre le mien. Le menton sur mon épaule, sa bouche vers mon oreille, son souffle dans mes cheveux.

Je me retiens de fermer les yeux et de pousser un petit soupir de bien être. Mais je ne peux empêcher mes muscles de se relâcher traîtreusement. Il sent ma tension s'évanouir et je le sens sourire contre ma joue. Par un ton qu'il emploie d'habitude pour faire craquer les filles qui osent lui résister, il m'enveloppe dans un cocon de précaution où enfin, toute son attention m'est destinée. Il n'ignore pas à quel point c'est dur de lui résister dans ces moments, mais il a également bien conscience que je ne suis pas aussi facile à impressionner, surtout dans mes accès d'énervement contre sa personne.

« Petit frère, tu vas arrêter de faire ta tête de mule ? »

Je me fais acide.

« Et toi, tu vas arrêter tes pitoyables tentatives de drague sur ton frère ? »

Ses bras se resserrent sur mon corps, passent sous les miens et viennent se coller sur mes hanches alors que ses mains s'approchent lentement des miennes posées sur au niveau des mes coudes. À aucun moment il ne perd son air enjôleur. Sa bouche finit même à quelques centimètres de ma peau, son front appuyé contre ma tempe. Je me sens faiblir

« Si tu as l'air de penser que j'accorde trop d'importance à ces filles par rapport à toi, alors il ne me reste plus qu'à te faire la cour pour que tu comprennes à quel point tu es important. »

Mes armes sont son cœur et l'amour qu'il me porte, les siennes sont mon corps et sa tendresse indéfectible. Autant je joue pour qu'il me revienne, autant il connaît les meilleurs procédés pour le faire sans blesser mon orgueil.

Et je me sens plonger, gorgé d'amour… Pour moi, nul besoin de lumière, nul besoin de chaleur, ses yeux suffisent, ses attentions me suffisent et sont parfois même trop. Il le sait aussi bien que je le connais.

Je reste silencieux, mais ce silence n'a plus rien d'agressif. Je profite juste, je savoure les mots de Tom et ses frôlements.

« Tu es tellement plus pénible que toutes les filles du monde, mais sans toi petit frère, si tu n'étais plus là, je ne toucherais plus aucune fille…Je me contenterais de rester dans mon lit en espérant partir avec toi. J'y resterais jusqu'à ce que tu viennes me chercher. »

Son nez vient se perdre dans mes cheveux noirs et il respire mon odeur comme un apaisant. Il sait qu'il a gagné, mais il ne s'attendait pas à autre chose. Et comme signe de ma défaite, je me presse un peu plus contre lui et emprisonne le bout de ses doigts entre les miens.

« Quelle drôle d'idée d'être aussi jaloux. Surtout de ta part. Comme si tu ne savais pas qu'au moindre claquement de doigt, je ne peux m'empêcher d'accourir… »

Je souris enfin, parce que cette bataille était à double tranchant. Moi aussi j'ai ma victoire. Et sa récompense est là serrée contre moi.

« Alors ? »

Sa question est appuyée par une nouvelle pression contre ma hanche. Je murmure

« Je ne t'en veux plus… »

Il laisse échapper un petit rire ironique et enfoui son visage tout entier dans mes cheveux

« J'espère que tu m'expliqueras un jour comment tu fais pour toujours arriver à me pardonner alors que c'est moi qui devrais être furieux contre toi… »

Je tourne légèrement la tête et lui adresse un sourire éclatant.

Il joue avec son piercing avec un air aguicheur en réponse, puis éclate de rire

« Peut-être pour ça ! »

Nous rions ensemble, j'en profite pour me retourner et me faire serrer dans ses bras. J'ai le visage tout entier dans son cou et je respire vite, m'amusant à lui déclencher des frissons.

Puis, alors que je vais me dégager, à contrecœur, quand j'entends la sonnerie de mon portable, Tom me retient devant lui. Interrogateur, je lui jette un regard éloquent pour lui signifier que je veux savoir ce que contient le message qui vient de m'être envoyé.

Mais brusquement, il saisit mes mains, et avec une moue amusée, les passe en dessous de son tee-shirt où je sens son ventre chaud et doux. Déconcerté devant ce geste, je frémis au contact de sa peau et j'ai immédiatement envie de la caresser, de l'apprécier sous mes frôlements. Mes yeux se plantent dans les siens et j'y vois une lueur rieuse devant mon trouble qui me pique au vif.

Avec une voix rauque, il murmure

« C'est pas ce que tu voulais ? »

Je sens qu'il se moque de moi, je vois son ironie et mon énervement prend le pas.

Alors que je tente de le repousser, le visage agacé, il refuse de me lâcher et nous fait chuter sur le lit où il me tombe dessus.


OH. MEIN. GOTT.

Bill et Tom sont sur ce lit, tous les deux, et Tom vient de faire la proposition la plus indécente de sa vie à son frère!!

OH. MEIN. GOTT.

Je voulais informer toutes les lectrices que je, sous signée, GLR vous autorisais à vous énerver autant que vous voulez sur KLR, autrement nommée "La sadique", mais PAS AUJOURD'HUI!!Parce qu'aujourd'hui... C'est son anniversaire! Elle a 18ans!! (et les boules, je vous raconte pas, à en faire tomber un sapin...)

La majorité, ca mérite bien une trève, non? Donc, je propose que vous oubliiez votre rage et votre frustration (comment faire, je n'en ai aucune idée, mais c'est juste une histoire de considération... Quoique je ne sais pas si on peut vraiment dire que cette chère KLR qui jubile à la pensée de votre frustration vous considère... Mais ceci est un autre débat...;-) ) le temps de ce 5 avril pour lui souhaiter un joyeux anniversaire!!

Par contre demain, vous pourrez laissez exploser vos sentiments les plus sauvages et les plus animaux contre elle...

AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHHAAHAHAHAHAH!! (rire machiavélique...oui je fais n'importe quoi depuis que nous sommes rentrées de Berlin, c'est surement du à la retombée après tous les excès d'hystérie...J'aimerais pouvoir vous raconter, mais je crains que cela dure trop, beaucoup trop longtemps...)

" Es ist zum Wahnsinnigwerden. Offiziell sind wir es ja schon"