Hallo Leute ! Ici KLR !
Bon, j'ai pu constater que vous étiez toutes frustrées, furieuses et f…(un autre adjectif avec un f qui vous qualifierez ? ;-), et je crois bien que vous n'allez pas encore arrêter de l'être…
Sinon, Bill est toujours d'aussi mauvais caractère et vous allez constater que Tom fait une vague (très vague, faut pas exagérer ! ;-) ) tentative de reprise de liberté affective (mouais, je sais pas trop comment qualifier tout ça, tentative de libération fraternelle ça ne veut rien dire hein ?).
Je n'ai plus d'autres langues pour espérer que vous enjoy /geniesst /appréciez, donc…euh..amusez vous bien ? ;-)
Partie 6 : Capricieusement méprisant
Les heures passent, longues et lassantes.
Je pense à mon frère et me rends compte n'avoir jamais eu autre sujet lors de mes divagations.
Je m'ennuie et Tom me manque.
Je m'ennuie et je veux Tom.
Je m'ennuie et je ne veux plus penser à lui.
Enfin, mon portable vibre. Il est près de trois heures du matin et Georg se rappelle enfin à mon bon souvenir. J'espère juste qu'il n'a pas trop bu…
« Toùm eet une filllle dzns ving mintu »
Je n'ai même pas le courage de me moquer devant la probable quantité de boisson qu'il a dû engloutir pour m'envoyer un message pareil, non, j'ai le cœur trop occupé.
Tom a conté fleurette à une fille, et il la ramène pour être sûr de mettre la bonne distance entre nous.
Crétin.
Je me lève, un poids dans l'estomac et une colère rongeante qui me m'engloutit progressivement. Je vais me coucher sur mon lit, les mains posées derrière la nuque et j'attends, savourant cet énervement qui se transforme pas à pas en rage.
J'active cette colère, je laisse toute ma colère s'amplifier, grossir, devenir énorme.
Puis, un bruit de clé se fait entendre, ma poitrine est prête à exploser, d'appréhension et de pure fureur. Mes yeux ne quittent pas le plafond, même pas quand deux personnes pénètrent dans notre chambre, l'une gloussant tout ce qu'elle peut et l'autre essayant à la fois de se détacher de la silhouette trop pressante et de me montrer ses positions.
Mon jumeau allume la lumière et nous fait subir le commentaire grivois de sa compagne en rapport à la « funitude de ne pas faire ça dans le noir ».
Je tourne lentement la tête vers eux. La première remarque que je me fais est qu'elle mon exact contraire. Blonde, pulpeuse, lourdement féminine, collante quand je suis piquant, incisif et désespérément garçon.
La deuxième est que je la déteste.
Les autres ne sont que répétitions de cette constatation.
Je ne regarde même pas mon jumeau, mais je sens bien à ce qu'il s'attende à une réaction virulente pour la fille qu'il s'est choisi. Je l'ai toujours fait. Une réplique juste mais blessante, en trois-quatre phrase, je les écrase de mon mépris et de ma colère.
Tom me connaît très bien. Mais son problème est que moi aussi.
Ce soir, il veut que j'insulte son coup d'une nuit pour prendre sa défense, m'engueuler peut être et avoir une raison rationnelle de le faire.
Mais à ce jeu je suis le plus fort. Surtout quand il s'agit de lui.
Je me redresse sur les coudes et le fixe avec une impression indéfinissable. Je l'affronte et comprends qu'il se prépare mentalement à notre confrontation. Mais au lieu d'éclater en reproches, de critiquer le décolleté pigeonnant de cette fille, de la ridiculiser, je prononce seulement.
« Salut. »
Visiblement il ne s'attendait pas à cela. Je le soupçonne d'avoir répéter son texte sur le chemin du retour entre un baiser distrait et une main retirée de son entrejambe, pour être aussi rigidement cantonné dans un échange de remarques sèches qui n'a plus lieu d'être. Sinon il aurait déjà répliqué.
Pas de chance, aujourd'hui j'expérimente une nouvelle technique.
« Euh… »
La seule réponse qu'il me donne est celle-ci. Je suis extrêmement calme, malgré mon envie démentielle d'aller saisir cette groupie par les cheveux, de la flanquer dehors avec mon pied aux fesses et de piquer une énorme crise de jalousie à Tom, je me contente de le fixer, glacial et sans un geste.
À cette constatation, mon frère se met à jouer avec le bas de son tee-shirt. Je ne le quitte pas du regard, même pas pour répondre à sa groupie qui une fois qu'elle a enfin compris que la seule personne qui pouvait être présente dans la suite Kaulitz ne pouvait qu'être le deuxième détenteur du titre et donc, par association, que j'étais le chanteur de TokioHotel, m'a accablé d'un flot volubile de paroles.
Puis finalement, voulant visiblement en finir au plus vite, Tom lâche.
« Tu pourrais sortir s'il te plaît. On voudrait être tranquille. »
Précis et direct. Mais je ne l'entends pas de cette oreille. Si tu veux me rejeter, tu vas devoir y mettre beaucoup plus de conviction car ma patience et grande et tes armes ne valent pas les miennes. Je peux supporter humiliations et jalousie car tu finiras par être à moi.
Mon regard le dévaste au passage, mais je ne bouge pas. Je grince simplement
« Pressé ? »
Il pince ses lèvres à les faire devenir blanches. Il ne reconnaît pas son frère, mais il a conscience que s'il ne comprend pas rapidement mes prochaines réactions, il sera trop tard, il ne pourra plus s'opposer à moi. Devant son hésitation, je tourne lentement la tête vers la fille et demande, le ton froid et l'œil faussement distrait.
« Tu lui as piqué sa langue ? Je l'ai connu plus bavard… »
Elle glousse de plus belle et dans un hoquet aussi ridicule que pathétique, elle réplique
« Bah non, elle est trop bien attachée ! »
Je ramène mon regard vers Tom, sans même avoir besoin de le faire narquois et désabusé. Je le vois qui s'agite de plus en plus. Imperturbable, je continue, sans laisser une seule fois paraître qu'intérieurement je bous.
« Tu voudrais faire quoi avec lui ? »
Elle rigole de plus en plus, elle est décidément complètement ivre…
« Plein, plein de choses… J'ai envie de coucher avec lui et peut être même de le su… »
Mais mon jumeau n'attend pas qu'elle touche le fond, il l'interrompt brutalement.
« Bill. Arrête ! »
Je plisse les yeux qui deviennent deux fentes menaçantes.
« Bah quoi ? Je discute de manière civilisée avec la prochaine fille avec qui mon frère va faire l'amour. C'est pas toi qui disais que j'étais trop jaloux ? »
J'insiste légèrement sur l'expression « faire l'amour ». Il manque de grimacer. Je me relève avec une grâce toute féminine et lentement, lui laissant tout le temps pour contempler mon dos et ma chute de reins, sur laquelle son regard s'appesantit presque avec désespoir, contre son grès, et je me couche sur son lit.
Quand je me retourne, je vois ses ongles qui s'enfoncent profondément entre ses mains, à cet instant, j'ignore contre quelle force il lutte. Celle qui lui souffle de venir me mettre une paire de gifles ou celle plus sournoise qui l'incite à venir à moi, comme tout à l'heure.
Il feule
« Bill, dehors, maintenant ça suffit. »
Sa copine qui ne comprend décidément pas grand-chose et ne perçoit pas la tension oscillant entre envie et colère qui règne dans la pièce, lâche
« Mais il peut rester ! »
Il devient blanc. Je laisse échapper un petit rire et minaude
« C'est une bonne idée ! Tom, je peux rester ? »
Cette fois, il semble furieux. Il fait un pas menaçant vers moi et m'attrape par le bras, voulant me forcer à me lever. Il m'ordonne.
« Maintenant Bill, tu cesses ton attitude de gamin et tu sors ! »
L'espace entre nous est très réduit, il est à moitié penché sur le lit, je suis accroupi sur son lit, et mon visage est près du sien, près, si près…
Ma voix devient glaciale.
« Je ne vais nulle part Tom. Cette chambre est également la mienne. »
Je relève effrontément le menton. Dans un mouvement de colère, Tom me l'attrape entre deux doigts. Et inconsciemment, mon visage s'approche avec une lenteur extrême du sien.
« Personne ne me jette dehors si je veux rester. »
Je m'arrête à quelques centimètres de sa bouche et mon rictus devient méprisant, il le salit de penser à cette fille, je le traîne plus bas que terre rien qu'avec cette intonation, et il ne peut le supporter.
« Mais vu que tu m'as l'air si pressé, emmène la donc aux toilettes du troisième étage, elles sont toujours vides. Et comme elle me semble complètement transportée à l'idée de te sucer, elle aura son compte je pense. »
Il me lâche avec fureur. Ses doigts ont fait une trace rouge sur mon bras mais je n'en ai cure.
Il est pâle, son regard passe de mes lèvres d'où s'échappent les mots vicieux à mes yeux provocateurs, tout son corps est raide, tendu. La dernière phrase, crachée dans une dernière volonté de blesser le fait blêmir.
« Et tu veux que je te dise, la seule chose que tu veux là, c'est sentir la bouche de cette fille sur ton sexe en désirant que ce soit la mienne. Alors ne viens pas me parler d'amour. »
Brusquement, il s'écarte de moi comme si mon contact pouvait le brûler. Ses yeux sont rageurs, j'y lis une pluie de sentiments et surtout une folie qui s'empare de lui, poussé à la fois par l'envie de me faire accomplir le sens de mes mos et celle de me les rentrer dans la gorge. Finalement, il empoigne la fille par l'avant-bras et la traîne dehors sans m'adresser un mot.
Je reste au milieu de la pièce, bouillonnant de colère mais le cœur prêt à exploser.
Mais il ne me reste rien à faire.
Je perçois la colère extrême de mon frère alors qu'il descend les escaliers à toute trombe, remorquant sa conquête. Mon exaspération jalouse se calme un peu à la pensée qu'après un tel coup de ma part, quoique j'ai pu en dire, il ne sera plus capable de faire quelque chose avec cette fille.
Mon frère porte toujours une armure constituée de ripostes ironiques sur le sexe, sur sa vie privée derrière laquelle il se cache dès qu'on l'approche de trop près. Je suis un des rares à égratigner sa carapace en temps habituel, avec moi, il est naturel, il montre sa sensibilité, ses peurs, ses doutes…
Et je sais que je viens de faire exposer cette barrière. Avec peu de phrases, mais des mots et surtout une attitude, des sous-entendus qui l'ont touché jusqu'au cœur, qui l'ont retourné, chamboulé.
Ma colère s'échappe de mon corps, je me sens mal de ce que je lui ai infligé.
Je suis égoïste…Je le sais et manipule ce trait de caractère pour obtenir ce que je veux… Pour mon frère.
Suis-je en plus un salaud ?
Je vais m'accouder à la fenêtre, une fois de plus et je contemple la nuit, noire.
J'ignore le temps que je passe à fixer les maisons endormies, les passants ivres et les voitures multicolores, mais soudain, un fracas se fait entendre dans ma chambre.
Le temps de me retourner et je fais face à Tom, ivre de fureur qui me fixe de toute sa taille, les poings serrés, comme avant, quand quelqu'un le défiait. Je me sens attiré par ses yeux qui me reprochent tellement de choses.
Mes actes, mes crises de jalousie, mon mépris pour lui et ses one night stand, mon indifférence insupportable à son égard, mon orgueil, et surtout, mes mots.
Mes mots blessants, mes mots si distants qu'il a le sentiment de n'être rien, mes mots qui visent en plein de leur cible.
Mes mots de désir et d'amour.
Hey vous ! Ici GLR !
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je dis "aie"... Ca risque de faire très, très mal...On a eu une magnifique démonstration du Bill égoiste et capricieux qui se déchaîne (genre dans toute sa splendeur, je crois qu'il a atteint un sommet...) et maintenant, au tour de Tom??
GLR en position de repliement, tente de se cacher derrière ses bras et ses jambes de la fureur de Tom
Heureusement que c'est pas contre moi qu'il s'énerve.. Sinon je pense que je traverserais tout l'hotel en me deshabillant, histoire de me délester un peu..Non, (mauvaises langues je vous entends!!) pas pour essayer de l'attendrir par mon corps délicat de nymphette... Et aussi en hurlant un truc du genre : "Tooooooooooooooommmmm! Pardonne moooooooooooouuuuuuuuuuuuuuuuuuaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!! J'voulais paaaaaaaaaaassss! C'est pas ma faute..."
Mais bon, Bill n'est décidément pas une nymphette (ah bon? Non, espèce de conscience de GLR ringarde qui ne comprends rien depuis le début : Bill est un GARCON. Bill es le frère de TOM, son JUMEAU, et Bill est EGOISTE et CAPRICIEUX. Maintenant que tu es à la page, conscience, on peut reprendre...?... Espece de couarde, ca comprend rien du tout et ca n'assume même pas, peuh!)
Je disais donc que Bill n'était point une nymphette et qu'il risque de courir droit à la confrontation... (Mais QUI a inventé la testérone, qui rend les garcons aussi stupides, QUIIIIII?? (dsl KLR, mais je ne peux pas manquer die Anspielung auf den Herr BT, crois moi, GLR a essayé de retenir sa conscience, mais elle n'a pas réussi...Stupide conscience!) Mais la testostérone produite par les cellules de Leydig du tissu interstitiel testiculaire sous l'effet de la gonadotrophine LH, c'est aussi ca qui rend les garcons siiiiiiiiiiiiiii irresistibles...soupir)
Conclusion de mon développement mouvementé : TOUS AUX ABRIIIIIIIIIIIIIS!!
"Es ist zum Wahnsinnigwerden. Offiziell sind wir es ja schon."
