Hallo Leute ! Ici KLR !
Encore une fois, oui je sais ;-), le dernier chapitre n'a pas vraiment pris l'allure que vous attendiez (ou alors juste au début), mais que voulez-vous, Tom était dans ses mauvais jours et Bill, en plus d'être égoïste et capricieux, est susceptible. Donc vous pouvez tous le dire, cette situation n'est franchement pas terrible.
Mais soyez heureuses, dans ce chapitre, vous allez revoir Georg (pour votre plus grand plaisir) et Gustav (pour le grand plaisir ça, ça reste à voir ! ;-) ). Bon je vous laisse lire !
Viel Spaβ !
Partie 8 : Capricieusement plein de rage
Le lendemain, nous nous évitons avec le plus grand soin, du moins, il m'évite avec le plus grand soin, moi je me contente de ne rien faire.
Je sens sa colère, sa frustration et surtout, je perçois le chaos embrouillé qui règne en lui.
Si les premières heures, il me tourne presque le dos, me jette des regards sombres, moi je ne lui réponds en rien, je ne le regarde même pas. Je me force à détourner les yeux, à les garder fixés sur la moindre chose sans importance, je mobilise toute mon énergie pour ne pas céder et le dévorer du regard comme je le fais depuis si longtemps que j'en ai perdu le fil…
Et au fur et à mesure, quand il se rend compte de mon manège, ou plutôt de ce qu'il prend pour l'indifférence la plus totale à son encontre, son comportement change.
Je repense aux messages de Georg quand ses coups d'œil se font plus prononcés, plus intenses. Son humeur qui n'était déjà pas au beau fixe empire d'heure en heure. Il a peur que tu l'abandonnes a dit Georg… Je le vois maintenant, je distingue clairement cette terreur qui le prend au ventre. Malgré tout ce qui s'est passé, malgré cette distance qu'il croit devoir mettre entre nous, il a peur. Et plus l'après-midi avance, plus je le vois lutter entre sa raison et son angoisse. Il croit que je ne le regarde pas, alors que le contempler, je ne fais que cela…
Combien de fois ai-je cru qu'il allait se lever pour me forcer à me retourner, à le regarder, à lui prouver qu'il existe pour moi, qu'il est toujours tout ? Combien de fois l'ai-je surpris les doigts posés sur ses lèvres comme pour se remémorer nos baisers ? Je ne sais même plus…
Mais à chaque fois, une petite voix crisse dans sa tête, le fait se rassoire, car il sait bien qu'une fois que je serai face à lui, il faudra trouver les mots, il faudra prononcer ce qu'il ne veut en aucun cas.
Cela dure toute la journée, et j'attends…
Parce que c'est lui qui doit venir.
Parce qu'il va craquer, je le sens.
Parce que j'en suis tout simplement incapable.
Puis, le soir arrive et Georg propose une nouvelle fois une sortie en boîte. J'accepte à contrecœur, juste parce que Tom le fera également.
Nous nous asseyons tous dans la voiture de Georg, cette fois, c'est lui qui nous conduit. Je prends place, à côté de Georg pour surveiller mon jumeau du regard dans le rétroviseur. Mais je me rends rapidement compte que si je ne veux pas être démasqué, je dois arrêter mes agissements.
Mais tout à coup, nos regards se rencontrent, s'accrochent, se défient. Il rougit, autant d'avoir été pris sur le fait que parce que je ne brise pas le contact, parce que je tente de voir à l'intérieur de lui. Le rouge me vient aux joues, lentement, inexorablement…
M'arrivera-t-il d'être un jour désiré de la sorte par quelqu'un d'autre ?
Mais Gustav rompt ce moment de la pire manière qui soit.
« Alors Bill ? Fille ou garçon ce soir ? »
Je vois Georg qui ferme lentement les yeux contre toutes règles du code de la route. Gustav n'a semble-t-il rien compris. Vraiment rien.
De rouge, mon frère est passé à pâle. Voir blanc. Il déglutit de nombreuses fois. Semble au bord de l'implosion.
Alors que je vais répondre, quelque chose pour détendre l'atmosphère, faire oublier cette malheureuse phrase, il me prend de vitesse et articule péniblement, comme un poison qui accroche à sa bouche.
« Ouais, qui tu vas aguicher ce soir ? »
Nous entrons sur un terrain glissant, nous en sommes tous les deux conscients. S'il me provoque, je ferai tout pour gagner. Ou pour ne pas perdre. Surtout maintenant.
J'essaye de tempérer, sentant l'appréhension monter en moi, le visage rigidement tourné vers la route.
« Je n'ai l'intention d'aguicher personne. »
Et alors que je prie pour que Tom saisisse la perche que je lui tends, qu'il arrête la dispute qui se profile quand elle peut encore l'être, son ton devient venimeux.
« Comme si tu pouvais t'empêcher d'aller tortiller du cul rien que pour tous les mecs viennent te baver après ! »
Ma mâchoire se crispe.
C'est vraiment la façon dont tu me vois, ou c'est juste ce que tu me reproches à mon attitude pour t'avoir fait craquer ?
Je ne réponds rien, je ne dois rien répondre, il est hors de question que je laisse la querelle ouvrir les vannes de nos frustrations mutuelles. Mais lui veut qu'elles laissent échapper la colère, qu'elles explosent, qu'elles craquent, alors il continue.
« Ben quoi, tu réponds rien ? Vexé qu'on se soit tous rendu compte qu'en plus d'être un putain d'androgyne, tu adorais faire ta pute ? »
La voix de Georg, menaçante explose dans la voiture, comme un avertissement très clair.
« Tom ! »
Mais il ne s'en rend pas compte et ne veut en aucun cas le faire. Alors il réplique avec morgue
« Me dis pas que tu as envie de te le faire toi aussi !? »
Et cette phrase est de trop. Je me retourne vers lui pour la première fois depuis hier et je prends conscience qu'il n'attendait que cela et cette constatation déculpe ma rage.
« Hey, l'hétéro coincé ! Quand tu auras fini d'étaler ta vie sexuelle à chaque imbécile à qui tu causes, on en reparlera. Parce que là c'est toi la pute ! »
Nouvel avertissement de Georg que je n'écoute plus.
Je fixe mon jumeau dans les yeux et nous déversons notre colère, notre envie de l'autre par nos paroles, toutes plus fausses et dégradantes les unes que les autres, les cris de nos amis déchirant l'air pour rien
« Ma vie sexuelle, pas mon corps ! Dis-moi, tu penses qu'il reste combien de personnes sur cette fichue planète qui n'est pas vue l'intégralité de ton corps ? »
Même pas conscience que c'est parce que nous n'arrivons pas à faire l'amour que nous faisons la guerre.
« Et toi combien de filles à qui tu n'aies pas bouffé la chatte ? »
Que c'est parce que nos joues deviennent rouges, la couleur du plaisir que nos mots ne peuvent s'arrêter de blesser.
« Comme si toi tu te foutais pas autre chose dans la bouche ! »
Que c'est parce que nos yeux brillent de fureur, semblables aux étoiles que contient le regard pendant l'amour, que nous déversons notre bile encore et encore.
Et soudain, comme si c'était l'unique façon de nous arrêter, Georg donne un grand coup de volant et manque de nous faire nous écraser contre le trottoir. Puis, à peine le moteur coupé, il se retourne à moitié et hurle de toute la force de ses poumons, rouge de fureur.
« C'est fini ce bordel ?! »
Nous le fixons, furieux mais rendus muets.
« Si vous arrêtez pas immédiatement de vous comporter comme des gamins, je vous ramène à l'hôtel pour que vous puissiez vous vomir vos saloperies à la gueule en paix ! »
Dans d'autres cas, Tom et moi nous nous serions réconciliés rien qu'en nous alignant ensemble contre Georg, en faisant corps contre celui qui nous hurle dessus.
Nous aurions pu si ses paroles ne sonnaient pas aussi justes.
« Comme si on savait pas tous dans cette voiture de quoi il est REELLEMENT question ! Alors ravalez votre putain de fierté et agissez à défaut de ce qu'il faut comme il VOUS le faut ! »
Je détourne le visage, regarde par la vitre de côté. Je ne veux pas voir les pommettes de mon jumeau, d'un rouge que je saurais attribuer à la colère ou à la honte.
« Toi, Bill, cesse de retomber toujours dans les mêmes schémas, il osera jamais s'en aller, comme tu ne le délaisseras jamais ! »
Je me renfrogne, mais n'amorce aucun mouvement. Je n'ai pas envie d'écouter, je le sais bien tout ça. Crois-tu que cela soit vraiment nécessaire de me le crier ? Je connais ces aspects mieux que personne, je vis avec eux depuis plus de quinze ans.
« Et toi Tom, bon sang de bonsoir, soit tu continues de te voiler la face, soit tu assumes ! Et si tu refuses de le faire, alors ne viens pas le ramener ! »
Nous restons tous silencieux.
Un bout d'un long moment, Georg se retourne vers l'avant, pousse un long soupir de décompression encore énervé et remet le moteur en route. Gustav est incapable de prononcer un mot, il n'avait visiblement pas réalisé comment cette petite phrase insignifiante destinée à nous faire rire, à entamer une de nos discussions sans fin où tout le monde se moque de tout le monde pouvait provoquer une telle catastrophe.
Un petit coup d'œil dans le rétroviseur et j'aperçois Tom résolument tourné vers l'extérieur, le front appuyé contre la fenêtre, avec douleur. Il semble aussi triste qu'énervé, à tel point que j'en ai le cœur qui se serre…
Les mots qui me viennent à la bouche sont grossiers, j'ai envie de laisser sortir tous les gros mots contenus dans mon répertoire pour essayer de me sentir un peu mieux…
Mais à quoi bon ?
Hey, les gens ! Ici GLR !
Mélancolie, mélancolie, quand tu nous tiens... Je suis d'humeur excessivement splénétique, et tout ça c'est la faute de Bill... (Bon, j'avoue, j'avais déjà une certaine prédisposition au vague à l'âme, mais ce n'est pas la question...) Qu'est ce que c'est que cette humeur pourrie?? Biill, tu vas en boîte! Toom, pas de conneries... S'il te plaiiiit...
Quant à Gustav, il est vraiment trop désespérant... Est-ce possible d'être aussi nul et si peu clairvoyant? Apparemment, oui. Ce Gustav, s'il veut se rattraper, il va devoir y mettre du sien... Et Georg! Il est bien gentil à rester là, et les engueuler, mais il ne pourrait pas s'investir un peu dans cette histoire?? Non, mais il s'agit quand même de ses deux meilleurs amis, m!
Et ces deux crétins... Ils sont désespérants! Même si se balancer de tels trucs à la gueule, ça veut tout dire... Tralala... (Euh...GLR? Ici ta conscience!! Si le scoop que tu veux nous livrer grâce à ton analyse exceptionnelle, c'est qu'ils s'aiment et qu'ils se désirent plus que tout, merci, ça fait au moins trois chapitres qu'on est au courant...Et vu comme ils viennent de se crêper le chignon (Chignon qu'ils n'ont pas, ça se saurait...), tu n'as AUCUNE raison d'être heureuse, ou de chantonner!! )
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi j'ai cru défaillir lorsque KLR m'a coupé ici... J'avais le front appuyé sur la fenêtre de la voiture, triste, à contempler les étoiles, comme Bill, et comme Tom, même si on ne sait pas ce qu'il pense, on le sent... Bouhouhouh... Tout ça est tout POURRI! Je veux que la situation s'améliore... Viiiite!
Je voulais pour finir m'excuser de publier si tard, mais j'ai eu quelques contretemps d'une importance capitale depuis samedi... A vrai dire, je n'ai pas eu un seul moment à moi, c'est pour ça que je vous ai fait patienter, j'ai honte, mais je pense que vous ne m'en voulez pas tant que ça... Je vous aime tous de toute façon... GLR qui sourit de toutes ses dents!!
"Es ist zum Wahnsinnigwerden. Offiziell sind wir es ja schon."
