Hallo Leute ! Ici KLR !
J'ai une nouvelle absolument pas originale à vous apprendre : le bac, ça craint. Non seulement tu passes des heures à réviser des trucs qui ne serviront pas plus que trois mois (cad pour le bac) genre les maths et la physique (dans mon cas), mais en plus, ça prend une telle énergie et un tel temps que non seulement, je n'ai plus le temps d'écrire, mais en plus ma deuxième rote n'a plus le temps de publier… Franchement, c'est profondément injuste, je vois des circuits RLC, de la radioactivité et des équations différentielles jusque dans mes rêves ! Ungerecht !
Mais ne parlons pas de tout ça, discutons plutôt de ce nouveau chapitre… J'ai l'impression que le dernier vous avait un peu laissé sur votre faim, mais que vous avez pu apprécier la remarque pertinente de Gustav (pour reprendre le terme de mon frère quand il me qualifie par rapport à mon BT, on peut dire que c'est un « boulet »). Donc, celui-là est plus et…
Bonne lecture…
Partie 9 : Egoïstement infidèle
Je suis assis au bar, et à chaque question que je me pose, je bois un verre. Quand je l'ai fini, je me force à passer à une autre question, sinon j'en serai toujours à la première.
Les problèmes est que les questions se bousculent, toutes en rapport avec mon frère qui depuis tout à l'heure semble avoir pris le pari non seulement de draguer tout ce qui bouge, mais en plus d'amener toutes ces filles en même temps dans son lit sans qu'elles se sentent blessées. Autant dire que les sourires à tomber, les compliments bateau et les gestes d'attention sont profusion. Je crois qu'en définitive c'est pour cela que je me pose autant de questions auxquelles je n'ai si vraisemblablement aucune réponse. Et que je bois autant.
Je vais vomir. Peut-être plus de son attitude que des litres que je suis en train de m'enfiler, mais les deux vont bientôt finir par se rejoindre.
Je n'ai aucune idée de la boisson, mais je me souviens parfaitement de la question qui y était associée.
Première question : Pourquoi mon frère est-il aussi compliqué ?
Les réponses possibles ont été aussi multiples qu'affligeantes. Parce qu'il a peur, je le terrifie à l'aimer autant, et il se fait horreur de penser qu'il se pourrait que cela soit réciproque. Parce qu'il se sent anormal, incestueux, monstrueux. Parce qu'il a horreur de ne pas comprendre une situation est que celle-là est la plus embrouillée et la plus déroutante à laquelle il ait dû faire face.
Deuxième question : De quoi ai-je envie ?
D'un frère ou d'un amant ? De conserver cette connection qui m'a apporté tant de bonheur et me contenter d'elle, sans jamais obtenir plus ou d'en créer une nouvelle qui risque de détruire la plus ancienne ? De Tom ou de…Tom ?
Troisième question : Un avenir serait-il viable pour nous deux ?
Rejetés ? Méprisés ? Objets de dégoût ? Bannis de la société ? Punis par la loi ? Libres, enfin ?
Quatrième question : Si je n'en avais rien à faire de notre possible enfer futur, comment débloquer les choses ?
Je suis têtu. Tom est obtus. Nous nous aimons. Je ne peux plus supporter d'être loin de lui. Il ne peut supporter l'idée de me perdre. Nous avons peur. Je dois essayer. Il va me rejeter.
Cinquième question : Pourquoi mon jumeau a-t-il la main posée sur la cuisse de cette maudite fille ?
Le liquide a brûlé ma gorge tellement je l'ai avalé rapidement. Il faut croire que je n'avais aucune envie de répondre à cette question. Et c'est sans doute une des seules questions à laquelle j'avais une réponse immédiate et juste.
Sixième question : Qu'est-ce qu'il se passerait si maintenant j'allais tirer les cheveux aux deux filles à ses côtés et que j'allais l'embrasser ?
Là encore je ne me suis pas appesanti. Trop dangereux, j'aurais pu être pris d'une envie incontrôlable d'accomplir cet acte et ce n'est vraiment pas le moment.
En définitive, la raison pour laquelle je suis dans un tel état d'ébriété s'explique très certainement par le fait que toutes mes dernières questions, je ne voulais pas y réfléchir et que donc, j'ai enchaîné les boissons à une vitesse absolument pas recommandée.
Je n'ai plus conscience de rien, je dois être sévèrement éméché, je ne me rends même pas compte que je suis complètement tourné vers Tom et que je m'inflige sa vue en train de murmurer à l'oreille de la blonde, d'embrasser la joue de la brune.
Il fait bien de ne pas m'en montrer plus. Car s'il faisait, l'alcool aidant, je ferai sûrement quelque chose de fortement répréhensible. Reste à savoir si cela s'appliquerait à lui ou à ses groupies…
Il s'applique pour ne pas risquer ne serait-ce qu'une seule fois de croiser mon regard embrumé par mes cocktails, par mon début de larmes de rage, par mon désir…
Il faut vraiment que j'arrête de boire, je vais finir par me ridiculiser.
C'est sur cette pensée rationnelle que je repousse mon verre…et que celui-ci revient vers moi, accompagné d'un autre, poussé par un homme, planté en face de moi, me cachant la vue de mon jumeau.
Si à première vue, ma réaction est de voir rouge pour oser dissimuler mon frère, je finis par reconnaître que c'est sans doute une bonne idée, et j'accepte de me concentrer sur les paroles du nouvel arrivant.
« Salut. Tu as l'air bien sombre, je me disais que je pourrais t'accompagner. »
Je manque de lui demander où il compte m'accompagner, mais après je me dis qu'il pourrait prendre cette malheureuse phrase sortie tout droit de mon ivresse comme une invitation, et il se trouve que j'ai besoin de réfléchir un petit peu. Et ce n'est sûrement pas le verre posé devant moi qui va m'aider à garder les idées claires.
Je hoche la tête. En définitive j'ai hâte qu'il s'assied, je pourrais à nouveau voir Tom…
Mais visiblement, il préférerait que je le regarde plutôt que de passer le reste de la soirée à contempler un autre mec que lui, alors il débute une conversation que je suis à grand-peine.
Je ne l'écoute que d'une oreille. Si je tenais vraiment à comprendre ce qu'il me raconte, je ferais probablement un effort, mais là…
Puis, soudain, je sens une main qui se pose sur ma cuisse, en parallèle à la main de Tom posée sur une autre cuisse.
Mes yeux papillonnent, et je mets un peu de temps avant de comprendre ce que cela implique. Ridicule vu que quand j'observe les doigts de mon frère caressant cette partie du corps de la groupie, je sais immédiatement ce qu'il cherche. Cette pensée forme un bloc d'énervement dans mon ventre et je me force à tourner la tête vers l'inconnu qui me sourit.
« Je crois que j'ai enfin trouvé la solution pour que tu me prêtes un peu d'attention… »
Je lui adresse ce qui se rapproche le plus d'un sourire amical ce qui agrandit le sien. Il s'approche un peu de moi, nos genoux se touchent, sans que je ne parvienne à prendre conscience que vu comme cette « discussion » est partie, je vais finir dans son lit.
Peut-être que j'ai en envie…
Bon d'accord, phrase stupide, le seul lit sur lequel je veux m'allonger est celui de mon frère, mais si je ne peux pas l'avoir, pourquoi ne pas m'amuser comme je peux ? Comme si Tom allait s'en priver…
« Tu est vraiment attirant… »
Je me retiens pour ne pas soupirer et lui répliquer un « oui je sais merci » qui en plus d'avoir l'air prétentieux risquerait fort de contrarier mon futur plan baise.
Puis, j'ai un doute. Est-ce que j'ai vraiment envie de m'envoyer en l'air avec lui sous le seul prétexte que je suis triste ?
Je l'observe plus attentivement, ce qui semble le ravir. Je doute qu'il aborde encore cette moue irritante s'il savait que je suis en train de le jauger pour savoir si oui ou non j'ai envie de faire quelque chose avec lui.
Il est grand, plus grand que Tom, ses cheveux sont bruns, bien plus courts que les miens, et il a de beaux yeux. Quoiqu'un peu trop avides. Sinon, je dirais qu'il est tout à fait mon type, torse attirant, longues mains, sourire de tombeur, fesses à se damner…
Malheureusement pour lui, il n'est pas mon jumeau.
Je secoue la tête légèrement et me répète lentement, distinctement.
Personne. Ne. Peut. Ressembler. A. Tom. Cesse. De. Comparer.
Puis, une fois cette phrase intégrée, je relève la tête, et lui adresse un sourire éclatant, de ceux qui font fondre tout le monde, et je vois bien qu'il a le souffle coupé. Je crois que je vais commencer à jouer. On verra après s'il continue à me faire éprouver un sentiment qui ressemble vaguement à de l'attirance.
Il s'approche encore un peu, mais il est hors de question que cela soit aussi rapide, je n'ai pas encore eu le temps de prendre une décision. Je me retourne vers le bar, lui laissant la vue sur ma chute de rein, vue sur que laquelle il ne manque pas de s'attarder. Puis je lance avec un sourire charmeur.
« Tu me paies un autre verre ? »
Il laisse échapper un petit rire, puis passe la commande d'un air de mec sûr de lui. Sûr que le mec en face de lui va se mettre à genoux devant lui dans les prochaines heures. Je sirote le truc infâme qu'il a commandé en pensant ironiquement « Ne sois pas si certain, c'est toujours moi qui décide… ».
Puis il me parle, avec des sous-entendus qui ne méritent même plus ce nom, aussi explicites que sa main qui remonte lentement le long de ma cuisse.
« Tu me plais…Tu es vraiment… »
Il m'ennuie, mais je laisse faire. Tom a peut-être raison, je dois être un peu pute sur les bords…
Il est plus proche, chaque seconde j'ai l'impression qu'il est plus près de mon visage, de ma bouche, chaque seconde j'ai l'impression qu'il se demande quel effet cela fera d'avoir son sexe entre mes lèvres, qu'est-ce que cela fera de me baiser, de s'enfoncer en moi, si je suis aussi bon au lit que mon corps le laisse supposer.
Je sens ses pensées, comme celles de tous les autres, elles me semblent malsaines, dégradantes, mais je reste et tente de bloquer les images qui me viennent, de lui penché sur moi, de sa sueur sur mon torse, de sa langue violant ma bouche, de son souffle saccadé et obscène, de son sexe en moi qui me déchire sans y trouver le moindre plaisir.
Pourtant je ne bouge pas, je ne le repousse pas. J'en suis tout simplement incapable. Je me sens mal, j'ai mal à la tête. Trop d'alcool, trop de douleur, trop de peine.
Je me déteste de ne pas lutter contre cet abattement, cette situation que je subis comme la punition de n'être ni fille ni libre d'aimer mon frère.
Puis finalement, prenant ma passivité comme une preuve de consentement, il attrape ma nuque et fait se rencontrer nos bouches, dominateur, assoiffé. Il me dégoûte, et pourtant, je réponds à son baiser. Il me dégoûte, mais je ne fais pas un mouvement pour me refuser.
Parce qu'il est comme tous les autres mecs qui sont passés dans mon lit. Qu'ils soient doux ou brutaux, ils m'ont toujours fait horreur.
Peut-être est-ce sa faute, à lui, Tom ? Peut-être que je l'ai toujours cherché dans leurs mots, dans leurs gestes, et incapable de le trouver, je me punissais d'avoir cherché à le découvrir dans un autre corps. Ou peut être me punissais-je d'avoir tenté de le remplacer…
Je ne dis pas que je n'ai jamais connu le plaisir avec un mec, cela serait faux, mais plus qu'avec les filles, je me sentais toujours sali après, comme si je m'étais vendu contre l'illusion de partager un jour ce moment avec Tom.
Qui sait …
Hey Leute ! Ici GLR !
Bon, ce chapitre est vraiment vraiment vraiment trop énervant, Bill et le crétin de dragueur accroché à ses baskets, et Tom, stupid boy, qui flirte avec toute la boîte réunie... Ils sont trop nuls!!
Je vais donc vous parler d'un phénomène physique très intéressant, que nous avons étudié il y a peu, et qui a provoqué des réactions intenses dans toute notre classe... Ce phénomène s'appelle la résonance. Pour tous les terminales S, je vous dédie ce chapitre et toutes les expériences de résonance... Pour les autres, je vous dirais simplement que les physiciens ne sont que des pervers (cf notre prof de physique)... Ils ont modélisé un phénomène a priori sérieux et même pas spécialement tendancieux en une put... d'expérience, qui représente exactement ce qu'on peut appeler un des mouvements les plus ancestraux... Avec tout le vocabulaire qui va avec...!
Je conseillerais donc à nos chers jumeaux de retourner en cours, au lieu de traîner en boîte et de ne pas faire de CD (ben oui, on l'attend nous, le troisième album!!) et d'étudier ensemble la résonance, puis de se sauter dessus au beau milieu d'une séance de TP (en plus, comme ça, il y a quelques BTs qui pourraient en prendre de la graine!!)
Bon, je suis désolée d'être partie en live sur un sujet aussi pourri, mais j'avais promis à ma KLR attitrée d'immortaliser cette expérience au bas d'un chapitre...
Je vous aime les filles !! Ne me tuez pas!!
"Es ist zum Wahnsinnigwerden. Offiziell sind wir es ja schon."
