Bonjour à tous ! Ici KLR !
D'immenses excuses pour cet épilogue qui a mis un an à venir… Il n'est pourtant pas très long, mais il fallait bien conclure cette histoire, et ce dernier bout patiente depuis plus de douze mois.
Je m'excuse encore une fois, et je suis sûre que GLR le fait ou le fera tout aussi bien en fait de page. J'espère que vous apprécierez cette dernière partie !
Épilogue : Egoïste et capricieux… Plus encore…
Il y eut de nombreuses autres fois. Toutes meilleures les unes que les autres, toutes gorgées de plus d'amour, de tendresse, de passion que la première.
En définitive, nous avons choisis le secret. Notre histoire n'avait jamais été comprise quand nous étions frères, elle l'aurait été encore moins maintenant que nous étions bien plus. Et bien que j'ai tendance à ignorer les autres et leurs émotions, j'ai acquiescé quand Tom m'a demandé si je voulais que nous restions dans l'ombre. Et puis, notre histoire ne concerne pas les autres, elle reste notre secret, un de plus pour nous relier à jamais.
Même nos proches n'étaient pas informés. Du moins de façon officielle.
Il arrivait bien à Georg de sourire avec tendresse quand certains gestes étaient plus appuyés qu'autrefois, quand certains baisers déviaient un peu trop souvent, mais la différence n'était pas si marquée, nous nous comportions déjà en amants bien avant de le devenir. Quant à Gustav, il faisait semblant de ne pas comprendre, peut être car il n'appréciait pas cette idée…
Si c'était dur de rester perpétuellement cachés ? Non, pas vraiment.
Nos caresses passaient inaperçues car elles avaient toujours été présentes, notre proximité n'irritait que ceux qu'elle gênait auparavant et ceux qui nous voulaient dans leur lit, nos regards se faisaient brûlants ou complices à l'indifférence générale. Des fois, le monde ne sait pas voir ce qui se trame juste sous son nez et cela me convient très bien. Qu'ils restent aveugles tant qu'ils ne me dérangent pas…
Je n'ai besoin ni de leur absolution, ni de leur consentement. Ils m'indiffèrent, je ne veux pas de leur regard sur moi, qu'il soit attendri ou méprisant, il ne m'empêcherait pas d'avancer et de lui rester. Alors à quoi bon chercher sans arrêt l'approbation des autres ?
Eux ne veulent pas mon bonheur, alors à quoi bon tenir à avoir leur avis et leur soutien, C'est une quête perdue dans laquelle on ne peut que se brûler les ailes.
Je ne cache pas que des fois, cela a été dur, Tom n'a pas été un coureur de jupon pendant toutes ces années pour rien, mais il m'a également toujours plus aimé qu'un plaisir passager entre les cuisses d'une quelconque fille. Et je n'ai pas oublié comment jouer…
Si je ne l'aimais pas autant, sans concessions, avec une constance éternelle, si je lui voulais du mal, alors là seulement je lâcherais l'empreinte que j'ai sur son cœur, mais comme ce n'est pas le cas…
Alors j'aguiche, comme il le dit, je lui brise le cœur le temps qu'il revienne entre mes bras, ne comprenant jamais comment il peut encore penser que je pourrais l'abandonner mais utilisant ses émotions pour nous rendre heureux tous les deux, car radieux, même d'un point de vue extérieur, il ne l'est qu'avec moi.
Jamais plus je n'ai laissé un autre garçon m'approcher, le moindre contact me repousse inexorablement, mais je ne l'ai jamais dit à mon jumeau. Trop semblables, mais trop différents de mon frère, ils m'écœurent, et avec chaque frôlement, j'ai l'impression abjecte non seulement de le trahir, mais de me tromper moi-même.
Je n'ai plus aucun flirt, même pas pour faire semblant que je suis encore « normal », cela m'ennuie, pire qu'avant. Je ne me contenterais pas de n'importe qui quand je détiens bien mieux. Filles et garçons ne peuvent rêver que de mon amitié, et encore, ils doivent la gagner. Je ne les laisse même plus espérer, jamais quelqu'un d'autre que mon jumeau ne me possédera.
De toute façon, personne ne peut m'approcher, mon jumeau veille, et cela me fait sourire en même temps que me sentir terriblement important pour lui. Ses regards sont jaloux et les miens l'embrasent jusqu'à ce que la plus petite trace d'énervement soit remplacée par le trouble. Amoureux ou physique, la différence est devenu tellement faible…
« Tom ? »
Son souffle est encore court au creux de mon oreille, il me serre un peu plus en réponse. Je suis dans ses bras, et comme à chaque fois, je souhaite ne les quitter pour rien au monde. Notre lit quel qu'il soit est notre royaume, le lieu où je me sens le mieux, en paix, isolé du monde extérieur comme je l'ai toujours souhaité.
Ici, pas question d'intrus, il n'y a que nous deux…
Ses mains traînent le long de mon dos, je soupire d'aise dans son cou.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
Je me pelotonne un peu plus contre son torse. Puis je le regarde, mes yeux capturent chaque image et il se laisse dévorer. Il n'a plus peur de mon adoration, de mon amour inconditionnel, car il éprouve le même. C'est pourquoi les autres ne peuvent pas comprendre. On ne peut intégrer que ce qu'on a déjà éprouvé, et ce sentiment est trop violent pour la plupart des gens…
Mais lui l'a compris. Et il aime quand je l'aime, car ma passion est autant de marques qui prouvent qu'elle ne s'épuisera jamais. Si elle l'avait voulu, en dix-huit ans, elle avait largement le temps de disparaître.
Maintenant, pour notre plus grand bonheur, il est trop tard…
« Je t'aime. »
Sa réponse est un baiser, un éclair de joie inchangé à chaque fois que je prononce ces petits mots, c'est pourquoi ils sont si agréables à articuler.
Je le cajole du regard tant qu'il caresse mes flans.
« Je suis heureux. »
Il hoche la tête, lui aussi l'est, et je n'ai pas besoin de l'entendre pour le savoir.
Je repose ma tête dans son cou, je hume son odeur, serein et paisible. Je l'entends murmurer.
« Pourquoi tu m'aimes à ce point ? »
Sa question est mal assurée, comme s'il avait peur de la réponse. Il y a des choses qui ne changeront jamais. Je ne pourrais jamais supporter son absence, il sera toujours terrifié d'être confronté à la mienne. Nous vivrons avec, je ne me fais pas de soucis, ce sont ces appréhensions qui nous rapprochent également.
« Parce que tu es mon frère et que je ne peux pas m'en empêcher. »
Je n'ai jamais d'autres réponses, mon amour a toujours été là et je n'ai jamais pu l'analyser. Mais il aime cette raison, alors je la lui offre.
Il poursuit.
« Moi je suis amoureux de toi pour tes défauts. »
Je ris doucement contre sa peau, puis relève la tête. J'affiche un grand sourire que je lui communique, lui faisant perdre cet air grave, qui le rendant plus mature ne me fait pas oublier pour autant à quel point il est beau quand un sourire éclaire ses traits.
« Vraiment ? »
Il hoche la tête. Je pose ma tête sur mes mains, elles-mêmes appuyées sur son buste, et je commence à énumérer :
« Tu m'aimes parce que je suis obstiné ? »
Il fait une moue adorable et répond :
« Entre autres, mais pas seulement… »
Je poursuis
« Borné ? Pénible ? Rageur ? Rancunier ? Susceptible ? »
Il rit et acquiesce à tous les adjectifs, mais je ne vois pas dans ses yeux, la lueur qui me dévoilera quel défaut l'a fait tomber amoureux après m'avoir aimé pendant toutes ces années.
Je plisse la bouche, perplexe.
Puis, je relève les yeux, une lueur taquine illuminant mon regard.
« J'ai quand même pas mal de défauts, c'est fou chez quelqu'un qui est tellement aimé ! »
Il m'embrasse.
« C'est justement pour eux qu'ils t'adorent et que je t'aime. »
Je lui souris en retour, et je lance un cri de victoire, me redressant à moitié, puérilement fier d'avoir trouvé la bonne réponse.
« Je sais ! Tu m'aimes parce que je suis égoïste, et capricieux ! »
Il rit à gorge déployée, et j'en profite pour venir sucer la peau de son cou. Il gémit, mais me force à remonter au niveau de ses yeux.
Ils sont éclatants ses yeux, chauds, vivants, et profondément aimants.
Et, à sa réponse, mon cœur s'emballe et je l'embrasse à nouveau, avec toute cette envie et ce besoin présent depuis la naissance.
« Non, le défaut pour lequel je t'aime est bien pire. »
Et ce défaut, il le possède aussi, et si je l'aime à ce point, c'est peut-être pour cela aussi…
« Je t'aime car tu es amoureux. »
FIN
Hey vous ! Ici GLR...
Je ne vous cache pas que ça fait vraiment tout bizarre de se retrouver sur après un an d'absence, de retrouver les habitudes de publications (enfin, à peu près, le site a quand même un peu changé..). Comme KLR l'a dit au début, nous vous présentons les excuses les plus plates pour cette année d'inactivité, mais tout ca a été un peu chargé pour nous deux, mais nous nous sommes promis de nous remettre à écrire et à publier (pour celles qui suivent "Je sais que c'est mal", il y a dejà quelques chapitres d'avance!)
En espérant que cela vous rassure, je peux maintenant vous donner mes impressions sur ce petit épilogue tout à fait charmant qui vient clore une fic plutôt haute en couleurs... Je l'ai trouvé reposant, apaisant, et ca fait du bien apres tout ces hurlements ;) En même temps, on sent Bill tellement plus serein, beaucoup moins égoiste, et Tom tout aussi heureux, bref, une happy end comme on les aime, surtout car on sent que ca va durer, durer, durer, et sans probleme majeur...(même si avec des jumeaux, il faut s'attendre absolument à tout, croyez en mon expérience personnelle!)
Je vous aime, j'espère que ca vous a plu, que vous nous avez pardonné, et que vous nous reviendrez !
"Es ist zum Wahnsinnigwerden. Offiziell sind wir es ja schon"
