Honesty
Couple : D.Malfoy + H.Potter
Avertissement : possibles passages à caractère violent, possible description de scènes à caractère sexuel
Spoilers :jusqu'au tome 5, le 6 n'est pas pris en compte
Disclaimer : Ils m'appartiennent pas… C'est pas faute de mauvaise volonté… Mais tous ces charmants personnages sont la propriété de Mme J.K.Rowling
Merci à Liliou (tu te rends compte que tu as lu 200 pages en une soirée ? Plus exactement 175... ), Satine, et Nyo (c'est vrai que j'aimerais bien un Blaise koala… mais malheureusement, il n'est pas un animagus lol. Sinon, pour Voldemort et Draco, on saura plus tard lol.)
Résumé du dernier chapitre: Blaise découvre qu'Harry est la panthère qui lui rend visite depuis plus d'un mois. Draco découvre qu'effectivement, il y a quelque chose de louche avec Voldemort, contrairement à ce que lui avait dit son père (mwahahaha). Gregory, Vincent, Pansy et d'autres quittent le château. Blaise et Harry se réconcilient. Leurs amis respectifs apprennent donc qu'ils entretiennent de sympathiques relations (mais quelle phrase mon dieu ôO…auteur perplexe…).
Stars when you shine
You know how I feel
Scent of the pine
You know how I feel
Oh freedom is mine and I know how I feel
It's a new dawn, it's a new day,
it's a new life, for me
And I'm feeling good
I'm feeling good
I'm feeling so good
Feeling good, Michael Bublé
(j'adore sa version, vous pouvez aussi trouver celle de Muse (aaaah), Nina Simone, etc)
Chapitre 14
Duels
Le lundi matin se révéla difficile pour Blaise et Draco. Ils s'étaient levés tard, profitant des vacances.
Draco avait rejoint la salle commune pour y retrouver Blaise, et avait été déstabilisé de n'y trouver aucune Pansy escortée de Greg et Vincent discutant avec entrain sur un canapé. Blaise n'avait heureusement pas mis beaucoup de temps à le rejoindre, mais son arrivée n'avait pas vraiment détendu l'atmosphère. Ils n'étaient pas très bavards le matin, et c'était toujours Pansy qui se chargeait de combler les silences.
La semaine s'annonçait longue.
Draco tentait de se motiver, puisque après tout il n'oubliait pas que les ASPICs auraient lieu en septembre. Il fallait qu'il travaille. Mais il avait un peu de mal à se représenter l'utilité de tout cela. Pourtant il savait qu'il avait de la chance qu'Hogwarts soit encore ouverte…
La perspective de la trahison de son père le rongeait de l'intérieur. Il ne pouvait pas croire que Lucius lui ait caché de telles informations. Pire, il lui avait clairement dit que Voldemort se fichait complètement de son sort. Ce qui selon sa mère n'était pas vrai.
Il voulait pouvoir s'expliquer avec son père, mais ce n'était en aucun cas possible.
De plus, il se demandait toujours ce qui pouvait bien se cacher derrière toute cette histoire de soi-disant favoritisme de Voldemort, et n'en voyait pas l'ombre d'une solution. Mircea n'avait plus écrit, comme il l'avait prévenu, et sa mère avait définitivement coupé contact.
Il ne voyait vraiment plus quoi faire. Il avait donc décidé de laisser cette affaire de côté… Ce qui le renvoyait invariablement à la même question : qu'est-ce que Blaise pouvait bien faire avec Harry ?
La veille, après le dîner, il lui avait demandé ce qu'il avait voulu lui dire et pourquoi il avait été parler au griffondor ; mais Blaise avait simplement éludé la question d'un geste de la tête. Draco trouvait la situation frustrante.
« Tu comptes faire quoi aujourd'hui ? » bâilla Blaise.
« Aucune idée »
« Lézarder sur un lit, ça me paraît attrayant… » reprit le brun d'un air rêveur.
« Pas à mes yeux. »
« Ah oui ? Et avec de la compagnie, ça changerait la donne ? » sourit ironiquement son ami.
« Je me passerai de la tienne, et je ne vois personne d'autre » répondit froidement le blond.
« Ah oui ? Vraiment ? » Blaise pouffa joyeusement. « Dommage en tout cas, ton lit est plus grand encore que ceux du dortoir.» soupira-t-il ensuite avec regret.
« … Et tu comptes faire quoi, réellement ? » demanda Draco, aux yeux duquel la perspective d'une journée d'ennui à ressasser n'était pas attrayante du tout.
« Je sais pas non plus. Peut-être travailler ? » Il fit la moue. « De toute façon, je n'ai qu'un devoir à finir. Non franchement je ne sais pas. Peut-être m'installer dans le parc. Il fait beau. »
Ils prirent un tardif petit-déjeuner, puis sortirent effectivement dans le parc. Ils n'étaient visiblement pas les seuls à avoir eu cette idée; la pelouse d'Hogwarts était assaillie par les étudiants.
Ils s'installèrent à l'ombre d'un arbre, la chaleur étant déjà importante en fin de matinée.
« Pansy pourra nous écrire à ton avis ? » demanda Blaise, au bout d'un quart d'heure de laisser aller sur l'herbe.
« M'étonnerait fort. » soupira Draco, relâchant le livre qu'il lisait quelques secondes avant de s'y replonger.
« Ouais.. » Blaise s'amusa un moment à observer les autres étudiants du parc, critiquant par-ci par-là. Mais il se lassa rapidement.
Il n'osa pas vraiment déranger Draco, puisqu'il savait que ça ne changerait rien - le blond reprendrait son bouquin au bout de dix secondes - et dans tous les cas il ne voyait pas de quoi ils pourraient parler. Il y avait un léger froid entre eux depuis qu'Harry et lui s'étaient parlés la veille.
Il remarqua alors la silhouette de Ginny Weasley sortir du château et s'avancer vers le bord du lac, après avoir rapidement scruté les alentours. Il vit qu'elle s'asseyait, mais elle fut cachée à sa vue par d'autres élèves qui se trouvaient devant. Il reporta son attention sur les brins d'herbe qu'il arrachait consciencieusement de la pelouse.
Il se fit réveiller une demi-heure plus tard par Draco, qui le regardait moqueusement.
« Tu ronfles. Il y en a qui te regardent bizarrement. » déclara-t-il avec sarcasme.
Blaise grogna et se tourna sur le côté, se retrouvant à plat ventre par terre, en train de ruminer. Il remarqua qu'ils n'étaient plus qu'une quinzaine à tout casser dans le parc. Son attention fut alors attirée par des élèves qui s'en allaient - très certainement pour le déjeuner - , ou plus précisément par ce qui se trouvait derrière ces élèves.
Maintenant que plus rien ne lui obstruait la vue, il pouvait très clairement observer Ginny discuter avec une autre griffondor de sixième année, Harry, Granger, Weasley et Longbottom. Il les fixa assez longtemps, voyant là l'occasion de tromper son ennui - et, occasionnellement, de se venger d'Harry et de sa remarque déplacée.
Il se demandait comment s'y prendre, quand Harry et Ron se levèrent soudainement. Le serpentard remarqua qu'il s'étaient habillés de façon moldue ce qui devait leur tenir bien moins chaud que des robes.
Il sourit pernicieusement, et leva sa baguette.
« Blaise ? » s'étonna Draco, distrait par le mouvement. « Qu'est-ce que tu .. ? »
« Cylnicaze ! » s'exclama alors le brun.
Un rayon vert pomme s'échappa de sa baguette. Harry se retourna, baguette en main. Il fut frappé en plein ventre sans avoir rien pu faire d'autre qu'écarquiller les yeux. Un vent violent le projeta soudain en arrière, au dessus du lac. Il amorça une lente retombée de presque quatre mètres sous les yeux hilares du serpentard et sous le choc des autres.
La surface du lac se rapprochait. Vite, trop vite, eut le temps de remarquer Harry, maudissant de toutes ses forces le serpentard qui l'avait ensorcelé, cherchant un moyen de stopper sa chute.
« Stop ! »
Il se suspendit dans les airs, deux secondes avant de toucher l'eau, sous le regard encore plus ébahi des autres. Harry passa une main soulagée sur son front, ayant très peu envie de plonger. Il regarda suspicieusement vers le bas. Il devait rester 3 mètres.
C'était vraiment, vraiment très étrange de flotter debout dans les airs, se fit-il la réflexion.
« Hermione ! » appela-t-il, sortant son amie et les autres de leur hébétude. « Fais moi sortir de là ? » demanda-t-il avec espoir.
« Que .. ? Mais comment tu tiens ?! » s'écria-t-elle finalement, les bras ballants.
« Avec l'air. Il me retient. » expliqua-t-il simplement. Mais si Hermione pouvait se dépêcher de le faire redescendre, ça serait vraiment bien.
« Quoi ?! Mais tu triches ! C'est pas juste ! » s'exclama Blaise, qui n'en revenait toujours pas - sous les yeux de Draco qui se demandait vraiment s'il n'avait pas loupé un épisode.
« C'est sûr que les serpentards en connaissent un rayon en matière de triche. » se moqua Harry. « Essaye encore Blaise » Il allait rouvrir la bouche, mais il sentit un mouvement suspect sous ses pieds. Son regard horrifié se leva vers Hermione. « 'Mione je vais…! »
L'impact étouffa le reste.
« Ouuuuuuuuh, ça doit faire mal ! » compatit Ron, avec une grimace de douleur.
Blaise éclata de rire, vite suivi par le reste de l'assistance.
Harry venait de faire un magistral plat sur le dos. Il ressortit du lac très près de la rive, ne prenant même pas la peine de respirer plus que ça. Et l'air, vraiment, vraiment, énervé.
« Je t'avais prévenu, Potter ! » s'exclama Blaise en rigolant toujours.
Harry s'avançait lentement vers l'herbe, sa chemise et son jean collant désagréablement à sa peau.
« Harry, ne fais pas de bêtise » s'alarma Hermione à la vue de la main crispée sur sa baguette du brun.
« T'inquiète pas 'Mione » susurra-t-il, les yeux fixés sur Blaise à une dizaine de mètres de lui.
« Hé Draco, profites en » s'exclama alors le serpentard, son rire repartant de plus belle.
Draco, complètement hébété, rougit quand même légèrement à la pique. Harry dut rougir trois fois plus.
« Espèce de …! » Il ne finit pas sa phrase mais envoya un sort vers Blaise, qui l'évita de justesse, et pour le coup s'arrêta de rire. Mais Harry réitéra aussitôt.
Blaise sentit le rayon le toucher, mais rien se passer. Draco éclata de rire.
« Euh… Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda suspicieusement Blaise, avisant les regards moqueurs d'à peu près tous les griffondors présents.
« Le bleu te va bien Blaise » fit remarquer Harry en ricanant.
Le serpentard tourna un regard suppliant vers Draco, qui le regarda avec pitié un moment avant de faire apparaître un miroir devant lui.
Blaise dut faire une sale tête, parce que l'assemblée rit légèrement - appréhendant tout de même un peu la suite.
« Bleu fluo ? Mes cheveux ?! Bararoubakh ! » s'exclama-t-il.
La chemise d'Harry devint rose fluo à son tour, mais toujours aussi transparente et collante.
« Hé ! » Harry répliqua rapidement, se mettant à courir derrière Blaise qui prenait la fuite : « Platzelen ! »
Le serpentard trébucha sur le long tissu qui le recouvrait désormais.
« Qu'est-ce que c'est que ce truc ?! » s'écria-t-il avec horreur en se redressant sous le rire vainqueur du griffondor. « Ah quelle horreur ! T'as vraiment pas de sens esthétique. » grimaça-t-il.
« C'est une robe de princesse des contes de fées moldus » expliqua Harry, un sourire ironique aux lèvres.
« Ah d'ac- quoi ?! » Blaise rougit sous l'attaque. Et répliqua de plus belle.
« J'ai vraiment du louper quelque chose » déclara Draco, observant Harry et Blaise se lancer des sorts tous plus ridicules les uns que les autres, ayant du mal à les prononcer tellement ils riaient.
« Ben Malfoy, j'crois bien que c'est la première fois que je suis d'accord avec toi » approuva Ron qui suivait l'échange d'incantations avec incrédulité.
« Vous pensez pas qu'il faut les arrêter ? Malfoy c'est ton ami, tu pourrais faire quelque chose » fit remarquer Hermione.
« Potter est pas en reste » renifla Draco.
« Hé Harry ! Mets lui une combi en cuir noir ! » s'écria Ginny qui s'amusait comme une folle.
« Une QUOI ?! » s'écrièrent Ron, Blaise et Harry en même temps, figés.
« Oh vous les garçons, vous n'avez aucun sens de l'humour » fit-elle la moue.
Blaise et Harry se regardèrent interloqués, avant de jeter un œil à leur apparence et de se moquer l'un de l'autre. Blaise toujours en robe, les cheveux bleus, un maquillage outrageant sur le visage, des cœurs roses flottant autour de la tête et un sac peluche en forme de koala sur le dos, faisait face à Harry, qui arborait une chemise rose, des mèches de cheveux jaunes fluos assorties à ses sourcils, un short vert pomme absolument affreux.
Blaise s'était retrouvé un moment perché sur un énorme cochon venu d'on ne sait où ( « Un destrier pour la princesse ! » avait ricané Harry en voyant le serpentard descendre avec horreur de l'animal), puis accroché à un arbre par les pieds; il avait glissé, était tombé, puis avait été soumis au rictusempra. Harry s'était vu affublé d'un soutien-gorge de la teinte de son short qu'il avait arraché en rougissant, il s'était retrouvé dans un aquarium géant, et avait été victime d'un sort qu'il n'avait toujours pas identifié mais qu'il redoutait vu le commentaire de Blaise (« Ah j'ai toujours su que tu étais complètement débauché ! »).
« Vous êtes fiers de vous j'espère ? » fulmina Hermione, apparemment victime d'un sort perdu puisqu'elle portait une mini jupe rouge.
Blaise lui jeta un coup d'œil, puis répondit avec un sourire:
« Je propose qu'on impose des jupes comme ça pour l'uniforme des filles, et toi Harry ? »
Hermione rougit, mais Harry n'aurait pas pu dire si c'était de gêne ou de colère.
« Euh… » Harry préféra se taire en avisant le regard jaloux de Ron.
« Bon ! » s'exclama tout à coup Blaise en se tournant vers le griffondor brun, « C'était bien sympa, à charge de revanche, mais maintenant : rend moi mes fringues ! » exigea-t-il.
« Je ne sais pas, j'ai pas envie.. » sourit Harry.
« Tu as envie de rester comme ça ? »
Harry jeta un coup d'œil à son apparence, puis lança plusieurs finite incatatem instantanément sur Blaise.
« Merci bien » Puis le serpentard fit mine de partir.
« Hé !! »
« Oh d'accord, d'accord » Le serpentard répéta l'action d'Harry quelques secondes plus tôt.
« Merci » soupira Harry avec soulagement.
« Blaise, enlève le dernier » intervint Draco avec agacement.
« Quel dernier ? » fit celui-ci innocemment.
« Allez Zabini, franchement, c'est indécent. » dit Ginny d'un air gêné en jetant rapidement un œil à Harry.
« C'est vrai que de loin on se rendait pas vraiment compte mais dis donc, cette expression… » continua Hermione, d'un air intéressé.
Harry commença sérieusement à s'inquiéter.
« Vous êtes tous des pervers les serpentards » maugréa Ron.
« Oh ça va… Je l'enlève » Blaise fit un geste de sa baguette et cela sembla soulager les autres.
Harry haussa un sourcil surpris.
« Mais c'était quoi ? »
« Euh… »
« Rien » coupa court Hermione.
« J'ai le droit de savoir » répliqua Harry
« Tu préfères pas. »
« Et j'ai assez fréquenté de serpentards pour la matinée » finit Ron.
Blaise renifla.
« Tu vas devoir m'expliquer deux trois choses Blaise » annonça dangereusement Draco en fixant le dos d'Harry qui s'expliquait avec ses amis. Blaise avait visiblement laissé un dernier sort, puisque sur la chemise du griffondor, un koala mettait K.O une panthère noire. Et Draco avait un énorme doute.
« Une panthère hein ? Et le koala est ton totem n'est-ce pas ? »
« Euh je te l'avais dit ? » Blaise fit un sourire crispé.
« Ouais » grogna le blond.
« Oh. Ben alors j'ai plus rien à expliquer. » conclut joyeusement Blaise.
« Tu savais depuis le début que c'était lui et tu m'as rien dit ? » s'énerva Draco.
« Non. Je l'ai su vendredi. »
« Ce week-end ?! »
« Celui d'avant » rectifia Blaise.
« Ça t'a pas traumatisé » maugréa Draco.
« … »
« Et t'aurais pu éviter ce sort. Franchement. »
« Bah quoi ? C'était drôle. »
« … Je ne vois pas où est le comique dans une illusion post-orgasme Blaise. »
« C'est pas toi qui avait trouvé drôle de le lancer à cette fille, là ?… La serdaigle. Toute une journée en plus. »
« Elle m'avait trompé » Draco le fusilla du regard.
« C'était vache. Tout le monde la regardait bizarrement. » Blaise ricana. « Enfin bref »
« … »
« … »
« Tu es ami avec lui ? » demanda Draco, faussement désinvolte.
« Euh.. On peut dire ça comme ça. »
Draco soupira lourdement.
« A plus tard ! » s'écria alors Harry avec un signe de la main vers eux, se faisant tirer vers le château par ses amis.
oOoOoOoOoOoOoOo
L'après-midi, dans la salle commune, Harry se faisait sérieusement réprimander par Hermione, sous le regard amusé des autres.
« Un duel pareil en plein milieu du parc ? Et vous avez atteint deux autres élèves en plus de moi ! T'es inconscient. »
« C'était pas dangereux. » protesta le brun.
« Et puis avec Zabini ? Franchement ? Je pensais pas qu'il était comme ça ! Il a toujours l'air si sérieux » se désola Hermione, avant de reprendre : « Enfin, c'est très bien de sympathiser entre maisons, surtout en ce moment, mais bon…On ne sait jamais quand même.. » insinua-t-elle.
Harry fronça les sourcils.
« Non, je t'assure que non. » intervint-il sérieusement, en réponse à la question muette de la préfète.
« Comment tu peux en être sûr ? » fit-elle d'un air sceptique.
« Envoûtement. »
« Harry ! »
« Quoi ? Fallait bien. » se défendit-il.
« J'ai pas tout suivi » réussit à placer Ron. « D'ailleurs, Malfoy non plus si vous voulez mon avis. T'essayes de lui faire perdre la tête Harry ? » demanda-t-il.
« Quoi ? » s'étonna le brun.
« Bah enfin, tu deviens ami avec son meilleur ami, c'est un peu fort quand même. T'es bizarre vieux. »
« Blaise m'a attrapé en animagus. » expliqua Harry avec agacement. « Il m'a limite forcé à rester - il aime bien les panthères. Et puis il a fini par découvrir que j'étais moi. » Il haussa les épaules.
« Harry, tu te balades en panthère dans les couloirs ? » s'étouffa presque Hermione.
« Mais c'est pas ma faute si mon totem est si voyant… » répondit Harry d'un air coupable. Ron lui jeta un regard compatissant.
« Hé Harry » Ginny s'assit entre lui et Hermione, ce qui coupa net la préfète tellement elle fut surprise. « Ça fait longtemps que tu es ami avec lui ? Il est sympa ? » demanda-t-elle curieusement. « Je savais pas que tu t'entendais avec des serpentards. Surtout qu'ils veulent pas parler aux autres. » continua-t-elle.
« Nous non plus on veut pas leur parler Gin' » fit justement remarquer Ron, qui tenait désormais Hermione par la taille, essayant de la distraire.
« Mais ils sont si désagréables. » grimaça la rousse.
« Pas du tout » intervint Harry. « Je suis sûre qu'ils disent pareil en plus »
« Ça a toujours été comme ça » nota Neville, qui s'était tenu silencieux jusqu'à maintenant, assis sur un fauteuil à côté d'eux.
« Enfin, c'est vrai qu'il est désagréable. » réfléchit Harry.
« Hein ? »
« Il ne me sort que des réflexions désagréables. Ça l'amuse. » Harry haussa des épaules.
« Sympa hein ? » rigola Ginny gentiment.
« Mais oui. » acquiesça le brun. « Pourquoi, tu t'intéresses à lui Gin' ? » interrogea Harry avec un sourire en coin.
« Certainement pas ! Un serpentard et puis quoi encore ! » s'écria Ron.
« Mais je.. » Ginny rougit. « Ron, je sors avec qui je veux. Tu vas pas me le faire cent fois. » menaça-t-elle. « Et puis, Harry dit qu'il est sympa » termina-t-elle avec un clin d'œil.
Ron faillit faire une syncope. Elle le regarda d'un œil critique.
« Je plaisantais grand frère chéri. » dit-elle sarcastiquement. « Je le connais même pas. »
oOoOoOoOoOoOoOo
Le mardi, Harry se réveilla avec un affreux mal de tête. Il s'efforçait de maintenir ses barrières mentales, mais il n'avait jamais vraiment eu un don pour l'occlumencie, et dans cet état-là c'était vraiment difficile.
Il lui semblait entendre de longs cris de souffrance résonner sourdement dans sa tête. Il frissonna lorsque ses pieds touchèrent le sol glacé du dortoir. Les autres garçons dormaient encore. Son réveil lui indiqua qu'il était à peine huit heures.
Il rechigna un peu à quitter le lit, mais il savait qu'il ne pourrait pas se rendormir. Il passa un long moment sous l'eau tiède de la douche, encore à moitié endormi, espérant que l'eau le débarrasserait de son mal de crâne. Il sortit finalement et s'habilla silencieusement, décidant d'aller prendre son petit-déjeuner directement, puisqu'il n'avait rien d'autre à faire.
La grande salle était, évidemment, totalement vide à l'exception des professeurs.
Il se servit tranquillement de tout un tas de choses, se découvrant un grand appétit au fur et à mesure qu'il mangeait.
« Harry ? » La voix du Professeur Dumbledore le tira de son porridge.
« Oui Monsieur ? »
« Comment vas-tu dis moi ? »
« Bien... »répondit Harry, se demandant où était le piège.
« D'attaque pour un duel ? » demanda alors le vieux directeur l'air de rien.
Harry faillit s'étouffer avec son porridge.
« Avec vous ?! »
« Oui, oui » sourit Dumbledore.
« Mais je.. Mais… » fut tout ce que parvint à articuler Harry, sonné comme il l'était.
« Bien ! Alors viens me voir dès que tu as fini. »
« Oui… D'accord. » Le griffondor hocha la tête lentement.
Dumbledore retourna à la table des professeurs, et Harry découvrit qu'il n'avait plus si faim que ça. Et vraiment mal à la tête.
Il se servit des céréales, s'appliquant à manger le plus lentement possible.
Il songea soudain qu'il avait plutôt intérêt à se débarrasser de toute douleur s'il devait combattre Dumbledore; ce n'était pas vraiment la peine d'être déconcentré en plus.
Il se leva donc, et indiqua au professeur qu'il devait aller récupérer quelque chose dans son dortoir si Dumbledore le lui permettait. Ce qu'il fit.
Le griffondor se dépêcha de traverser les couloirs, ayant plusieurs étages à monter. Mais alors qu'il arrivait à l'escalier du deuxième étage vers la tour ouest, il se stoppa brusquement et tourna la tête vers la gauche. Une désagréable odeur de fumée lui envahissait les narines.
La cigarette de Draco, accoudé à une fenêtre, s'enflamma brusquement. Il l'échappa des doigts et s'écarta rapidement, apercevant à présent Harry.
« On t'a jamais dit que c'était mauvais pour la santé ou quoi ? » renifla le griffondor.
« Je t'ai rien demandé » répliqua Draco, énervé pour le coup. Il ne restait qu'un minuscule tas de cendres à terre.
Le serpentard jeta un sort de courant d'air, une odeur désagréable de filtre brûlé ayant envahie l'air.
« Toujours à vouloir sauver tout le monde » maugréa-t-il. « C'est pas pour une cigarette »
« Ça fait quelques minutes de vie Malfoy » répondit Harry.
« Qu'est-ce que ça peut te faire ? »
Le brun soupira. Il essaya de mieux regarder l'expression de Draco mais le serpentard était à contre jour, le soleil derrière lui faisant un halo de lumière sur ses cheveux. Comment pouvait-il considérer la perte de ne serait-ce que quelques minutes si futilement ?
Harry fut un peu troublé, alors il commença à s'éloigner sans rien dire.
« Attend Harry… Où est-ce que tu vas ? » le retint Draco.
« Simplement demander à Hermione une potion pour le… » Il ne finit pas sa phrase, se rendant soudain compte qu'il n'avait plus mal à la tête.
« Le ? » Draco fronça des sourcils.
« Rien. » Harry secoua la tête. « Bon, à plus.. » Il repartit dans le sens inverse.
« Euh, tu viens de là » fit remarquer Draco.
« Je n'ai plus besoin de ce que j'allais chercher » expliqua Harry, en s'arrêtant. « T'as fini Malfoy, je dois vraiment y aller »
Draco lui fit un signe de tête et il s'éloigna définitivement.
Le serpentard regarda avec désolation les vestiges de la toute dernière cigarette de son tout dernier paquet, et soupira longuement. Il ne savait même pas ce qu'il allait faire. Il n'avait pas pris de petit déjeuner, mais il n'avait vraiment pas faim. Et puis, il ne se sentait pas très en forme.
Il descendit à son tour les escaliers qu'Harry avait pris un peu plus tôt. Dans le hall, il aperçut le griffondor se diriger vers la salle de duel avec le professeur Dumbledore et ouvrit grand les yeux. L'énorme porte de la salle se referma sur eux.
Draco s'avança avec curiosité vers la pièce, hésitant peu avant d'ouvrir silencieusement et de se glisser à l'intérieur. Après tout, on ne pouvait rien faire d'autre dans cette salle que des duels, et il n'y avait pas de raison particulière à ce qu'on lui interdise d'assister à un combat.
Et plus important encore, il ne manquerait pour rien au monde un duel pareil.
Il se dirigea vers les gradins le long des murs, surplombant l'arène dans laquelle venaient de pénétrer Harry et Dumbledore. Il resta debout, accoudé à la balustrade.
Les deux hommes le repérèrent rapidement.
« Draco ! Nous n'avions justement pas d'arbitre ! » s'écria joyeusement Dumbledore sous l'air gêné d'Harry.
Vraiment génial, en plus il y avait un témoin à sa très future lamentable défaite, se dit le griffondor. Et pas n'importe quel témoin, évidemment.
« Saluez » annonça finalement Draco, après s'être assuré qu'il n'y avait pas de problème et que les deux participants étaient bien en place.
Harry fit un bref et nerveux signe de tête. Dumbledore en fit un plus prononcé, plus lent. Ils se jaugèrent du regard un moment, leur attitude à tous deux changeant radicalement.
Il était toujours intéressant d'observer un duel. Mais là, Draco était clairement fasciné. Le contraste entre les deux adversaires était après tout frappant.
Dumbledore, vieux sorcier respecté, dont le maintien démontrait une grande assurance ainsi qu'une grande expérience, vêtu d'une robe de sorcier légèrement extravagante, se déplaçait lentement, maîtrisant chacun de ses mouvements. Cela devait être l'une des premières fois que Draco le voyait arborer une expression si sérieuse.
Harry, bientôt 18 ans, simplement habillé d'un jean et d'une chemisette noire, dont la position révélait une nervosité à fleur de peau, mais pas moins de maîtrise dans ses gestes. Il scrutait suspicieusement son adversaire, semblant prêt à bondir à tout moment, tel un serpent. Sa démarche était plus féline, son comportement plus instinctif.
Dumbledore lança un premier sort si vite que Draco ne vit même pas son geste. Mais Harry le bloqua d'un énorme bouclier. Il se décala alors rapidement sur le côté, lançant un sortilège très simple de stupéfaction. Cela étonna Draco; Dumbledore le bloqua sans difficulté.
Mais le directeur se déplaça aussitôt sur sa gauche ; juste à temps pour éviter un rayon quasiment transparent qui fit trembler la salle lorsqu'il atteint le mur.
« Bien joué.. » murmura Draco, complètement absorbé.
Harry avait lancé un deuxième maléfice après le stupéfix. Tellement rapide et si peu détectable que l'arbitre improvisé ne l'avait même pas remarqué avant que Dumbledore l'évite.
Les sorts s'enchaînèrent de plus en plus rapidement. Bientôt Draco ne put même plus définir clairement de quel côté ils venaient et s'ils atteignaient leur cible ou non. Il crut à un moment qu'un sort touchait Harry, mais le griffondor se transforma en panthère et l'évita d'un bond phénoménal, humain avant même de toucher le sol et d'envoyer un maléfice totalement inconnu. Le serpentard décida d'en chercher d'ailleurs plus à ce sujet : il atteignit Dumbledore. Le sorcier pâlît drastiquement.
Mais Harry se réjouit trop vite. Il se déconcentra légèrement, ce qui lui valut de se faire projeter contre une paroi. Draco crut entendre un horrible craquement d'os. Il se mordit la lèvre avec inquiétude.
Le griffondor releva lentement la tête, le regard sombre. Draco frissonna. Il ne put en détacher les yeux.
Dumbledore relança un sortilège. Il rebondit sur une protection invisible autour du griffondor.
Il enchaîna sort sur sort sans résultat; mais Draco voyait très bien que Harry fatiguait à maintenir le bouclier. Il remarqua que les lèvres du griffondor bougeaient, en une longue litanie.
Le brun se releva brusquement. Draco remarqua distraitement que le dos laissé visible par la chemise déchirée du brun était impeccable. Alors qu'une longue traînée de sang ornait le mur. Il était entièrement fixé sur le brun.
Harry leva la main gauche en avant et cria.
« VIDE ! »
Et Dumbledore, qui prenait de grandes inspirations, essoufflé, chercha soudain de l'air mais sans en trouver. Il passait lentement mais sûrement au rouge, et Harry sortit de sa transe. Il cessa son incantation d'un coup, s'approchant avec panique de Dumbledore, qui avalait de l'oxygène à grandes goulées.
« Professeur ? » demanda-t-il avec inquiétude.
« Très bien Harry » dit Dumbledore en toussotant sous le regard éberlué de Draco.
« Gorla pectus! » cria-t-il ensuite, envoyant au jeune griffondor l'effet d'un coup de poing dans le ventre.
Harry, qui ne s'y attendait pas, fit quelques pas en arrière sous le choc, du sang lui montant dans la bouche. Il essuya ses lèvres amèrement et réattaqua directement.
Draco n'arrivait même pas à réagir. Il restait simplement scotché par ce qui se déroulait sous ses yeux. Il n'aurait pas pu dire qui menait, qui perdait. Un sort perdu fusa vers lui. Il sursauta, le cœur battant à cent à l'heure - le rayon fut absorbé par la barrière invisible, qui bloquait toute onde magique, le séparant de l'arène.
Harry disparut soudain. Il surgit derrière Dumbledore, qui se retournait, mais pas assez vite.
« EXPELLIARMUS ! »
Et, Draco vit comme au ralenti la baguette de Dumbledore être arrachée à ses mains. Elle vola à toute vitesse dans celles d'Harry, qui l'attrapa avec un énorme sourire, malgré la sueur qui dégoulinait le long de son front.
« Et bien Harry » fit Dumbledore, par terre sur les fesses, « c'était vraiment un magnifique déplacement furtif. » le complimenta-t-il avec un grand sourire.
« Merci professeur » dit le griffondor, regardant d'un air hébété le sorcier à ses pieds. Semblant réaliser qu'il venait de gagner.
Il tendit une main à Dumbledore pour l'aider à se relever, ce que le sorcier fit avec complaisance.
« Ouh, heureusement que j'avais prévu et pris une potion de vitalité. Mes capacités ne sont plus les mêmes qu'avant » rit Dumbledore, apparemment ravi.
« Vous aviez pris un corps de quel âge ? » demanda curieusement Harry en lui rendant sa baguette.
« Quarante ans Harry. Et laisse moi te dire que j'avais la forme à cet âge-là. Je courais encore le marathon. » étincela Dumbledore.
Draco crut qu'il allait faire un malaise. Puissant à ce point ? Il se dit que si Harry l'avait voulu, aucun sort de Blaise ne l'aurait touché la dernière fois.
« J'en profite pour cette journée » fit malicieusement Dumbledore. « Maintenant dis moi. Où as-tu été apprendre à t'aider des éléments ? »
« Hermione l'a trouvé dans un livre. »expliqua Harry.
« Oh bien, bien. Tu sais que j'en ai trois ? Malheureusement, je n'ai pas l'air. C'était un manque de chance. Voldemort l'a. Tu ne pourras pas le faire étouffer comme ça. » indiqua-t-il.
Harry hocha la tête.
« Ma foi, c'est magnifique. Je ne m'étais pas amusé comme ça depuis longtemps ! » s'exclama joyeusement Dumbledore. « Et toi Harry ? »
« Euh oui, oui. » Harry regardait son directeur d'un air abasourdi. Il avait vraiment du mal à se dire que oui, il l'avait battu en duel. Il passa une main lasse sur son front humide, et soupira longuement.
« Et bien, Draco ? Tu n'as toujours pas signalé la fin du duel. » fit alors remarquer Dumbledore, tournant sa tête avec amusement vers le serpentard toujours figé.
« Oh ! Euh, fin du duel, vainqueur : Harry Potter. » s'exclama finalement Draco, sortant de son hébétude.
«Parfait ! » s'exclama Dumbledore. Il se dirigea ensuite vers le mur à sa droite, et découvrit une cache en tapotant sur la surface avec sa baguette, il en sortit deux fioles de potion. « Tiens Harry, j'ai cru voir du sang sur tes lèvres » fit remarquer Dumbledore avec un sourire malin.
Le griffondor prit la fiole avec complaisance et la but d'un trait, Dumbledore faisant de même. Il sentit avec soulagement toutes ses blessures disparaître peu à peu, ne lui laissant plus que sa fatigue.
« Je dirais que nous avons besoin d'une douche » nota Dumbledore.
Harry se mit à rire, mais Draco pensa que c'était surtout à cause de la nervosité.
Dumbledore mena le griffondor avec lui vers la sortie de l'arène. Cela réveilla Draco. Il se dirigea vers la porte de la salle de duel, les attendant, définitivement admiratif et subjugué.
Le serpentard en avait même oublié son mal de tête.
A suivre…
Et oui, ce chapitre est fini ! Il devait se passer bien plus de choses, mais finalement il fait déjà presque 12 pages, alors bon, la suite dans le prochain ! ;-)
Avec les vrais introspections mdr. Ben vi, je les ai pas encore mises là. Ha lala. Mes plans doivent être trop vagues lol.
Mel'
P.S: A dans deux semaines !
