Honesty
Genre: romance, drame
Avertissement :possibles passages à caractère violent, possible description de scènes à caractère sexuel (pourquoi j'entends des « mais alors y a de l'espoir ?! » en arrière plan ?)
Spoilers :jusqu'au tome 5, le 6 n'est pas pris en compte
Disclaimer : Les personnages utilisés ici ne m'appartiennent pas, tout est l'oeuvre de J.... (sob)
Note : Je suis désolée. J'implore votre pardon à plat ventre. Si, vraiment. Ahem, je ne vais pas me répandre plus longuement en excuses, je pense qu'il est préférable de vous laisser lire le chapitre (comment éviter de se justifier).
Je dédie ce chapitre à Sinelune, parce que… Bah, parce que j'en ai envie haha ! (Peut-être que tu pourras me pardonner pour Du plaisir de la constance ? Gulp.)
Merci à Laure pour sa review.
Résumé du dernier chapitre (par Zoomalfoy, experte en résumé série B, réincarnation cachée de Flash Gordon (mais pas de Mac Giver malheureusement)) : Alors que Ron et Hermione rendent une visite impromptue à Harry à l'infirmerie, afin de prendre de ses nouvelles mais aussi de piquer la nourriture de trois convalescents, le lecteur en apprend plus sur le fameux lien qui unit notre blond (bavez) et notre brun (bavez bis).En plus d'être un lien ultra extra de la mort qui déchire tellement que Draco se transforme un peu en Harry, cette légende est chantée dans une chanson des plus niaises, preuve que Harry et Draco sont faits pour copuler. Ron et Hermione se font alors prendre en flagrant délit par Pomfresh et Dumby mais arrivent à plaider leur cause (comme toujours). C'est alors qu l'on apprend que le prisonnier résiste au veritasérum ! (Trop fort!!) Ah non en fait il est allergique... quelle coincidenceuhhhh.
Pendant ce temps Draco décide de rester le protecteur de Ryry, ahh l'amour. Ryry lui décide de pénétrer dans le cerveau du mangemort parce que bon, Snape il est doué mais créer un dérivé du veritasérum en quelques jours c'est pas aussi facile que de déshabiller Draco!
Bref Harry et Draco ils sont amis (ou plus), Blaise est un boulet koala (ou plus), le mangemort il peut craindre pour son cul (ou plus) et Sev peut aller se recycler, il sert à rien
Alors, verdict ? Elle est douée hein ? Je lui ai proposé de faire les voix off des séries télévisées,mais elle n'a pas l'air emballée XD Merci Zoo, pour tes résumés d'enfer ! (je crois que je préfère celui pour Imbw quand même… »qui végète » Hahahahaaaaa!)
Yeah, you really got me now
You got me so I dont know what I'm doin, now
Oh yeah, you really got me now
You got me so I can't sleep at night
You really got me
You really got me
You really got me
See, dont ever set me free
I always wanna be by your side
You really got me, The Kinks
Chapitre 20
[ Essais et changements de sujet]
Ils se regardèrent en silence, tous deux profitant du soudain moment de calme. Ce n'était qu'un léger instant de répit entre deux problèmes les assaillant, une rémission de leurs pensées qui les désorientait.
L'atmosphère chargée qui les enveloppait ne perturbait en rien cette accalmie. Elle semblait au contraire y conférer une certaine confidentialité.
Du moins, c'est ce que songea brièvement Harry, ne comprenant pas pourquoi cette impression le rassurait et l'effrayait tout à la fois. Il se demanda vaguement pour quelle raison il associait leur entrevue à un secret. Il n'avait jamais aimé les secrets…
« Je crois que je vais y aller… » soupira-t-il finalement.
Draco acquiesça lentement.
« On se voit mercredi pour l'entraînement. 16 heures dans la salle sur demande, n'est-ce pas ? » demanda-t-il.
« Oui… » Harry se mordit la lèvre nerveusement.
« Ok… Bonne nuit alors. »
« Bonne nuit. » répondit d'un ton hésitant le gryffondor, avant de se détourner.
Le serpentard poursuivit son chemin vers les niveaux inférieurs, une sensation étrange lui nouant l'estomac.
Harry regagna la salle commune des gryffondors d'un pas préoccupé. Il aurait finalement aimé que ses pensées l'abandonnent plus longtemps. Il lui plaisait de ne songer à rien.
Lorsque le tableau de la Grosse Dame se referma derrière lui, il remarqua immédiatement Ron et Hermione qui l'attendaient, enfoncés dans un canapé, silencieux. Leur présence l'apaisa.
Il n'avait pas le courage de leur relater les évènements de la soirée, alors il s'assit simplement avec eux, sachant très bien qu'Hermione finirait par lui poser des questions malgré tout.
Curieusement, ce fut Ron qui attaqua le premier.
« Résultats ? »
Harry soupira légèrement, s'extrayant de ses pensées. Il promena son regard sur la salle commune vide, avant de finalement répondre.
« On craint une attaque du château. »
Il y eut un bref moment de silence.
« Pourquoi maintenant ? » demanda la voix angoissée d'Hermione.
« Je ne peux pas vous le dire. » déclara Harry, malgré l'envie qu'il avait de tout leur raconter.
« …Tant pis. » Ron et Hermione s'étaient depuis longtemps habitués à se résigner.
« Quoi d'autre ? » reprit la brune.
« Dumbledore a demandé à ce que Draco et moi restions groupés, en cas de bataille. »
« Hein ?! »
Harry sourit légèrement à la vue de l'expression de ses amis.
« Comme Draco semble pouvoir me guérir instantanément… »
« Mais à quel prix… » souffla Hermione.
« Et Malfoy, il n'a rien dit ? » intervint alors Ron, mitigé.
« Il dit qu'on devrait se servir du lien. Qu'il a bien une raison d'exister. »
« Il n'a pas tort, mais… » Son amie se tordit les mains, cherchant un argument à lui soumettre.
« Je n'aime pas ça plus que toi Hermione. » soupira Harry.
« Et le type qui a été fait prisonnier ? » demanda Ron, ayant remarqué le malaise de son ami.
« Ils n'en tirent rien. » grogna le brun. « Je vais essayer de l'interroger. »
« Tu veux qu'on vienne ? »
« … C'est que je ne suis pas sûr que Dumbledore m'y autorise vraiment… Je vais devoir être discret. Et si on disparaît tous les trois… Je préfèrerais que vous me couvriez. »
« Mais Harry, tu ne vas pas y aller tout seul ! » s'exclama Hermione, effrayée.
« Il n'y aura pas de problèmes, il est complètement inoffensif. Drogué. Je risque rien. » la rassura-t-il.
« Mais.. »
« On te couvrira. » conclut Ron, sous le regard indigné de sa petite amie.
« Merci. » Harry lui sourit franchement.
« J'ai envoyé un message à ma mère, pour la chanson. Je n'ai pas de réponse pour l'instant. » l'informa le roux.
« J'espère que ça pourra nous aider. » acquiesça le gryffondor, toujours indécis quant à l'attitude à adopter face cette connexion magique.
« J'ai demandé à Ginny si elle s'en rappelait aussi. Elle adorait cette histoire. Mais elle n'arrive pas à s'en souvenir non plus… Ça l'énerve d'ailleurs. Elle n'arrête pas d'essayer d'en retrouver l'air depuis tout à l'heure. » Ron roula des yeux.
De son côté, Draco tentait vainement de trouver le sommeil. Il repensait à Harry, qu'il sentait beaucoup plus préoccupé par son meurtre que ce que ses paroles emplies de dérision voulaient le faire croire.
Il ne pouvait qu'espérer que le gryffondor surmonte le choc. Et vite.
Ses soucis se recentrèrent bientôt sur la question qui l'inquiétait de plus en plus. Que son père lui cachait-il ?
oOoOoOoOoOoOo
« Où en est l'affaire numéro un ? » chuchota Blaise à voix basse, penché au dessus d'un chaudron en cours de potion.
Draco le regarda sans comprendre.
« L'affaire numéro un ? » répéta-t-il, l'air légèrement dépassé.
« Bah oui. Harry quoi. C'est un peu compliqué vos histoires, alors je me suis dit qu'on pouvait en faire un dossier "affaire numéro un". » Il afficha un sourire ironique. « Ou alors "problème numéro un" ? »
« … Et toi, tu en es où dans l'affaire numéro deux ? » renifla le blond.
« L'affaire numéro deux ?! … De quoi tu parles ? » répliqua-t-il, légèrement mal à l'aise.
Draco retint un sourire de satisfaction.
« Tu le sais très bien. » Il savait parfaitement que Blaise lui cachait quelque chose. Il fallait juste qu'il découvre quoi.
« Je ne vois pas de quoi tu parles. » persista son ami.
« Vraiment ? » Il leva un sourcil narquois.
« … C'est Harry qui te l'a dit ? Parce que si c'est le cas, il va me le payer ! C'est pas juste, il était une panthère enfin ! » Le serpentard coupa rageusement la racine qu'il avait en main.
« Tu devrais lui dire d'être plus discret alors. » glissa le blond, croisant les doigts, attendant que son ami se trahisse.
« J'arrive pas à croire qu'il t'ait dit que je suis amoureux d'elle. »
« J'avoue que j'ai eu du mal à le croire moi-même… » l'encouragea Draco.
« … Et ça ne t'embête pas toi ? » demanda Blaise. « Je veux dire, je sais que tu n'aimes pas beaucoup les Weasley alors… »
Draco suspendit son mouvement - à savoir le brassage de la potion. Il leva des yeux incrédules sur son ami.
« GINNY WEASLEY ?! » s'écria-t-il, ébahi.
Blaise le fixa, bouche bée. Le blond réalisa alors qu'il avait fait d'eux le centre d'attention de toute la classe.
Snape rappela rapidement à l'ordre les étudiants.
« Tu - tu le savais pas ? » Le visage du brun s'était décomposé.
« Pas vraiment, non. Ginny Weasley ? Honnêtement ? »
« Quoi ? » Blaise lui lança un regard assassin. « J'espère que les autres n'ont pas compris parce que.. »
« Je ne pense pas, on pourrait croire à n'importe quoi. Il faut juste trouver une excuse à leur sortir après. » Le blond interrompit une fois de plus son travail pour dévisager son ami. « Ginny Weasley, j'y crois pas… »
« … Dis moi que tu ne vas pas me narguer avec ça jusqu'à ma mort ? » souffla le serpentard, dépité.
« … Je ne sais pas, c'est tentant. Tu disais quoi déjà à propos de l'affaire numéro un ? » répliqua-t-il avec malice.
« Tiens c'est vrai ça, tu n'as pas répondu. »
« Pas très subtil pour changer de sujet. »
« Je m'en fous. Changeons juste de sujet, c'est trop gênant. » rigola-t-il nerveusement.
« Parce que pour moi ça ne l'est pas ? » s'offusqua Draco.
« … En tout cas, toi tu es habitué. Alors ? »
Le blond soupira.
« Je ne sais pas. On s'entend bien. A peu près. Ce n'est pas facile à définir… »
Il lui raconta brièvement ce qu'ils s'étaient dits la veille.
« Et ensuite ? »
« Quoi ensuite ? On est chacun parti se coucher. »
« … Ce n'est même pas drôle. » ronchonna Blaise.
« Malfoy et Zabini, zéro. »
Les deux élèves relevèrent la tête vers le professeur Snape avec stupéfaction.
« Vous pensiez réellement réussir cette potion en oubliant la moitié des ingrédients et des étapes de préparation ? » renifla-t-il.
Effectivement, ce qui reposait dans leur chaudron n'avait vraiment pas la même allure que le contenu des autres. La fin du cours sonna, et les deux serpentards sortirent de la salle à la suite des autres, un brin embarrassés.
« Ahem. Ginny Weasley ? » La voix d'Harry dans leur dos retentit à leurs oreilles de manière bien trop amusée.
« Toi ! Si tu ne lui avais rien dit du tout, on n'en serait pas là. » accusa Blaise en se retournant.
« Quoi ? Mais je n'ai rien dit ! » réfuta le gryffondor.
« Mais alors comment tu l'as su Draco ?! » l'interrogea le brun.
« Tu me l'as dit. »
« Hein ? Quand ça ? »
« Y a dix minutes ? »
« … Tu veux dire que tu ne savais rien du tout ?! Mais c'est dégueulasse !»
« Vous pourriez m'expliquer ? » tenta Harry.
« Il m'a tout fait avouer ! » se plaignit Blaise.
« Ce n'est pas ma faute, tu te trahis un peu facilement quand même. » maugréa le blond.
« C'est vrai que tu es censé être un serpentard et t'y connaître en manipulation Blaise. » approuva le gryffondor avec un grand sourire. « Et tu as de la chance, Ron n'est pas dans ce cours, sinon il t'aurait posé des questions. »
« Génial. Un peu de bonheur dans mon malheur. » soupira Blaise, maussade.
« Quand même… Ginny Weasley. » répéta Draco, s'attirant un coup de coude de son ami.
oOoOoOoOoOoOo
Harry et Draco s'observaient depuis quelques minutes, ne sachant que dire. Ils s'étaient rejoints dans la salle sur demande, comme convenu, pour leur entraînement. Le gryffondor était arrivé le premier , réclamant une pièce totalement dénudée excepté pour les tapis sur le sol.
« Tu as prévu quelque chose ? » demanda finalement le serpentard, brisant le silence établi.
« Je - Pas vraiment. » Le brun se détourna, clairement désolé. « Je n'ai pas eu beaucoup de temps et … »
« Ce n'est pas grave. » l'interrompit Draco. « Improvise. »
« J'avais pensé qu'on pourrait mettre en commun notre maîtrise de l'eau, mais c'est un peu tôt… J'aimerais aussi que tu m'aides à maîtriser ma transformation animagus si possible. »
Le blond acquiesça.
« En attendant je pourrais te montrer quelques techniques j'imagine… » Il réfléchit quelques instants. « Il faudrait que je puisse t'évaluer en duel. »
« Pitié, dis moi que tu n'es pas en train de me proposer un duel contre toi. » geignit le serpentard.
« Si, pourquoi ? »
« Parce qu'on sait déjà comment ça va se terminer. Comme toujours. » expliqua-t-il, renfrogné.
« C'est l'occasion de changer la donne. » rit le brun. « Allez, surprend-moi Draco. » le nargua-t-il.
« C'est très bas ça. » riposta le blond, amusé.
Ils se jaugèrent un moment, baguettes en main.
« Je te laisse l'honneur du premier coup. » annonça Harry.
« Génial. J'en suis vraiment ravi. » ironisa Draco. « Reducto. »
« Protego. Je suis sûr que tu peux faire mieux. » sourit le gryffondor, entouré d'un dôme bleu.
« Certainement. » répondit-il de la même manière, parant à son tour un sort d'aveuglement. « Frigoris. »
« Hey, tu l'aimes bien ce sort ! » s'exclama Harry en esquivant et contre attaquant.
« Pourquoi - il se baissa et riposta - tu dis ça ? » Draco évita une combinaison de trois sorts de justesse, et regarda le gryffondor, énervé. « Trois d'un coup ? C'est injuste ! »
« Hé, je n'ai jamais dit que j'étais juste. » Il lui renvoya les mêmes, esquivés de manière identique par le serpentard au regard assassin. « C'est toi qui l'a supposé. » continua-t-il en ricanant. « Et pour répondre à ta question, tu as gelé un des mangemorts la dernière fois. »
Le brun fut touché par un rayon bleu.
« C'est lâche, de détourner mon attention comme ça. » grimaça-t-il. Draco roula des yeux. « Pas mal en tout cas. » dit-il, s'étant déjà libéré du sort d'étourdissement. « Mais ça ne suffira pas… »
A ce moment-là, le blond ne comprit pas vraiment, mais il se retrouva en deux secondes paralysé contre un mur, sa baguette dans la main d'Harry.
Il soupira d'un air blasé, regardant le gryffondor jouer avec sa baguette. « Je savais que ça finirait comme ça… Accio ! » Récupérant l'item rapidement, il lança le premier sort qui lui passait par la tête. « Serpensortia. »
Le gryffondor le regarda avec surprise.
« J'avais oublié que tu savais lancer un charme d'attraction sans baguette… Mais franchement, un serpent ? » dit-il d'un air dubitatif en fixant l'animal désorienté.
« Je n'ai pas réfléchi. » avoua Draco, confus.
Harry défit l'entrave qui maintenait toujours le presque vaincu, appelant le reptile à lui.
« Tu aimes bien ce sort aussi ? » interrogea le brun, sous l'œil fasciné du serpentard.
« … Je ne comprends pas ce que tu dis… »
« Oh. Désolé. J'ai un peu de mal à contrôler ça en face d'un serpent. » murmura Harry, désappointé. « Je voulais dire que ça me rappelle notre deuxième année… »
« Heureusement qu'il n'y a pas Lockart alors. » fit remarquer Draco.
Le gryffondor sourit d'un air entendu.
« Qu'est-ce qu'il dit ? » demanda alors le blond, en fixant le serpent entre eux deux.
« Il se demande ce qu'il fait ici. » répondit Harry, avant de faire disparaître l'animal. Un canapé surgit soudain au milieu de la pièce, sitôt occupé par le brun. « Tu te débrouilles plutôt bien. On dirait toujours que tu t'attends au pire. » remarqua-t-il.
« Au moins je ne suis pas surpris non ? » enchaîna Draco en s'asseyant à ses côtés.
« C'est une manière de voir les choses… Tu es rapide, mais un peu prévisible… » remarqua-t-il. « Et tu manques de techniques d'attaque originales. »
Le blond acquiesça, maussade.
« Si on développe ta faculté à manier l'eau, ça pourrait être surprenant je pense… » songea Harry.
« Je veux bien essayer. »
« On fera ça une prochaine fois. Tu m'aides avec mon problème de métamorphose ? »
« Ok. » Ils se levèrent. « Je vais t'attaquer, et il faudra que tu esquives sans magie d'accord ? » Le brun opina du menton. « Mets toi dans un coin. »
Harry fit comme indiqué.
« Je n'enverrai que des sorts inoffensifs bien sûr. »
« Bien sûr. » renifla le brun.
« Bref, concentre toi simplement pour ne pas te transformer. »
Le blond lança plusieurs sorts que le gryffondor évita en se baissant ou en se décalant un peu, mais l'espace limité ne lui permettait que peu de mouvements. Bientôt, les rayons l'atteignirent, l'agaçant au plus haut point.
« Avoue que tu aimes bien faire ça. » grogna-t-il en jetant un œil à ses ongles désormais manucurés.
« C'est assez drôle effectivement. » ricana le serpentard.
« Je ne partage pas ton av- hmf ! » Un coussin en pleine figure l'empêcha de répondre. « Hey ! »
Draco lui envoya une bonne dizaine de coussins, l'atteignant à chaque fois, et retenant un fou rire.
Des plumes volèrent soudain dans la pièce, et le blond fut plaqué au sol par une panthère tenant un oreiller éventré entre ses crocs. Il cligna des yeux, surpris.
« Ok. Va falloir que tu te maîtrises. » Il hésita brièvement avant de caresser la tête du félin, qui recracha le coussin, faisant place à sa forme humaine.
Harry fixa Draco, désorienté, puis se retira rapidement de dessus le serpentard, les joues rouges, évitant son regard.
« On pourra peut-être continuer la prochaine fois ? » proposa le blond après un moment, désormais assis.
« D'accord. Dans une semaine, même heure. Bon, j'y vais, je dois rejoindre Ron et Hermione alors… A plus tard. »
« A plus tard. »
Draco le regarda sortir avant de se laisser retomber à terre.
oOoOoOoOoOoOo
Ron reçut une missive de sa mère deux jours plus tard, et la tendit d'un air désolé à Harry après l'avoir parcourue des yeux. Madame Weasley regrettait apparemment de ne pouvoir retrouver les paroles de la ballade. Elle avait eu beau fouiller les moindres recoins de sa mémoire, rien ne lui était revenu. Et elle en était fortement désappointée, selon ses dires.
« Tant pis » soupira Harry, déçu. « On trouvera certainement d'autres informations sur ce lien ailleurs. » Il rendit le parchemin à son ami. « Enfin j'espère. » ajouta-t-il sombrement.
« Dumbledore ne t'as toujours pas donné de nouvelles ? » lui demanda Hermione.
« Non. Mais je sais qu'il faudra qu'on attende un bon moment… Après tout, tu as dit toi-même que l'on n'avait que très peu de traces de cette légende. » Le brun haussa les épaules.
« Et au sujet du prisonnier ? » dit Ron, ayant baissé la voix.
« J'y vais ce soir. »
« Tu es sûr de toi Harry ? » fit la voix anxieuse d'Hermione.
Il acquiesça, et se replongea dans ses révisions des Aspics, jetant de temps en temps un coup d'œil à l'horloge.
Il monta au dortoir vers minuit, ensorcelant les rideaux de son lit afin qu'ils restent fermés. Puis il se recouvrit de sa cape d'invisibilité, se saisit de la carte des maraudeurs et se glissa discrètement hors de la tour des gryffondors.
Il avait passé plusieurs heures à repérer les quartiers du château attribués au prisonnier et à ses gardiens, deux aurors qui se relayaient. Le jeune mangemort avait été isolé au plus profond des cachots. Harry ne savait pas combien de temps il resterait emprisonné à Hogwarts, mais il était clair que cela ne pourrait pas durer très longtemps ; c'est pourquoi il s'était décidé à agir au plus vite.
Il atteignit le premier étage, et aperçut Draco qui sortait de sa chambre, comme convenu. Le serpentard observa les alentours avec indécision, amenant un sourire aux lèvres du gryffondor. Ce dernier s'approcha rapidement du blond, avant de l'attirer prestement sous sa cape.
« Hey que …! » Draco s'interrompit, les yeux écarquillés. « Harry ? »
« Bonsoir. » Le gryffondor lui tendit un grand sourire, avant de lancer un sort de silence autour d'eux.
« Tu as une cape d'invisibilité ? » souffla le blond en effleurant le tissu avec ravissement. « … Je vais finir par être jaloux. » dit-il ensuite, regardant le vêtement avec envie.
« Elle était à mon père. » expliqua le brun.
« En tout cas, je comprends mieux certaines choses. Et avec la carte, ça doit être un jeu d'enfant de se promener dans le château. »
« Disons que c'est un petit plus. » Harry consulta la dite carte un instant. « On y va ? »
Il avança sans plus attendre.
« Ce n'est pas très pratique à deux là-dessous. » grommela Draco, alors qu'ils descendaient les escaliers.
« On logeait à trois avant avec Ron et Hermione. C'était juste, mais on y arrivait. » se rappela le gryffondor.
« Quand vous étiez des gnomes, sans doute. » Le blond leva les yeux au ciel.
« Je te signale que tu étais pareil. » fit remarquer Harry, avant de se stopper soudain, et d'attirer Draco près de lui par la taille.
« Qu'est-ce que tu fais ? » souffla le serpentard, décontenancé.
« On voyait tes pieds. Reste plus près de moi. » chuchota le brun, en indiquant un miroir qui ornait le mur. Il retira son bras, lui lançant un regard gêné.
Le blond ne dit rien, se contentant de le suivre à nouveau. La chaleur que dégageait le gryffondor lui était trop agréable.
Harry restait concentré sur son plan. Ils atteignaient le troisième sous-sol des cachots (que Draco n'avait jamais approché), lorsque le brun s'arrêta brusquement.
« Qu'est-ce que tu fais ? »
« Il faut qu'on attende. Il y a un auror dans le couloir du quatrième niveau. Le mangemort est au cinquième niveau. »
« Je ne savais même pas qu'il y avait un quatrième et un cinquième niveaux tu sais… » fit Draco, un brin sarcastique. « … Attends une minute. Tu n'étais pas censé demander à Dumbledore de t'autoriser à y aller ? » demanda-t-il alors avec suspicion.
« Et c'est maintenant seulement que tu t'en rends compte ? » Harry le dévisagea d'un air narquois. « Je viens de te faire traverser le château sous une cape d'invisibilité et un sort de silence Draco. »
« Cela pouvait être pour éviter certaines personnes… » tenta le blond, sans grande conviction. « Ne change pas de sujet. On y va juste tous les deux, et personne n'est au courant ? »
« Ron et Hermione savent ce que je vais faire. »
« Oh, génial. Ça me rassure. » répliqua-t-il avec ironie.
« Je croyais que tu avais confiance en moi ? » ricana Harry
« Je ne parlais pas de ce genre de confiance là. » renifla Draco.
« Vraiment ? » Le brun sourit.
« Vraiment. » Il obligea le gryffondor à se tourner vers lui. « Si on se fait prendre Potter, on risque…! » Il s'interrompit, sous le regard moqueur de son vis-à-vis. « Ok, admit-il, je ne sais pas exactement ce qu'on risque, mais il est clair qu'il faudra vraiment me payer très cher pour que je te suive. »
« Ah ? … Et tu veux quoi ? » Harry leva les yeux au ciel, un peu amusé.
« …J'aurais bien une idée, mais je ne suis pas sûr que tu sois d'accord. » répondit le blond après l'avoir longuement fixé.
« Arrête tes conneries Draco. C'est pas vraiment le moment. » répliqua le brun, agacé. « On y est presque. »
Le serpentard soupira, mais descendit les escaliers à sa suite sans protester.
« J'espère au moins que ça en vaudra la peine. » remarqua-t-il à la vue de l'auror qui les croisa au pied de l'escalier.
« Il est monté, on a deux minutes pour rentrer dans le cachot. » indiqua Harry, traversant déjà le couloir à grand pas.
Ils descendirent à la volée un mince escalier sur leur droite et débouchèrent sur quelques mètres carrés de dalles donnant accès à deux portes.
« C'est à gauche. On ne peut pas ouvrir la porte sans alerter le garde. »
« Oh, évidemment ça serait trop simple. Et tu comptes faire comment ? »
« Passer au travers. Tiens. » Le gryffondor lui tendit une petite fiole contenant un liquide bleuté. « Je les ai piquées à Snape. » le renseigna-t-il. « Cela n'agit que quelques minutes. » Il porta à sa bouche une potion identique ; ils burent en même temps.
« Ça a le goût de vanille. C'est bien la première fois qu'une potion est bonne. » s'étonna Draco en redonnant le récipient à Harry.
« J'avoue que … » Le brun ferma la bouche sans finir sa phrase, et secoua la tête d'un air désespéré. « Ce n'est vraiment pas le moment. Viens. »
Il le tira par le bras. Ils atterrirent à quelques mètres du mangemort, allongé sur un lit. Celui-ci ne les remarqua pas. Ses yeux restèrent résolument fixés sur le plafond de pierre.
« Il ne doit pas être beaucoup plus âgé que nous. » remarqua Draco. Il pensa en frissonnant qu'il aurait pu se retrouver un an plus tard à la place du jeune homme fatigué qui lui faisait face. « Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? On se montre à lui ou non ? »
« Non, pas si on peut l'éviter. Il va falloir que je me concentre un peu pour entrer dans sa tête, puisque la légilimencie ne fonctionne pas… Je risque de ne pas réagir aux choses extérieures. Il faut que tu surveilles le reste. Et pose le sort de silence à ma place s'il te plait. »
« D'accord. » Il le fit. « Commence quand tu veux. »
Ils s'adossèrent tous les deux au mur, Draco observant le gryffondor aux yeux fermés, tout en restant attentif aux bruits extérieurs, et au prisonnier qui ne bougeait toujours pas.
Il ne sut pas combien de temps s'écoulait. Son cœur battait plus vite qu'à l'habitude, anxieusement.
L'affaissement du corps d'Harry le fit sursauter. Il eut à peine le temps de le rattraper avant qu'il ne touche terre, jetant immédiatement un œil alarmé vers le prisonnier. Ce dernier n'avait apparemment rien perçu.
Le serpentard se concentra sur Harry, inquiet. La respiration de celui-ci était erratique, son expression douloureuse. Draco passa une main soucieuse sur son visage, le réajustant le mieux possible entre ses bras.
Le brun prit tout à coup une grande inspiration, relevant vivement la tête vers le serpentard.
« S'il te plait…Il faut…Laisse moi… » Sa voix le supplia sans cohérence. Il ne comprit ce qu'Harry voulait dire que lorsqu'il sentit une présence au bord de son esprit.
« Vas y » souffla-t-il doucement, s'agrippant au gryffondor, qui venait d'enrouler un bras autour de son cou. Il sentit aussitôt un voile de bien-être s'emparer de lui, l'engourdissant. La respiration d'Harry dans son cou se stabilisa peu à peu.
Le brun reprit finalement pied, délestant Draco de son poids. La sensation agréable s'éclipsa elle aussi.
« Désolé… Il est complètement… détruit. Voldemort… » Harry s'interrompit, frissonnant. « Il a été forcé tu sais ? … Et il ne sait rien. » Le gryffondor leva la tête vers lui, réalisant peu à peu où il se trouvait. Il se dégagea, chancelant. « Désolé. »
« Ce n'est pas grave… » murmura le blond, en manque de repères. Ils se turent un instant. « Il ne sait rien ? » répéta Draco.
« Non. Il devait suivre les autres, et assurer leurs arrières. Il pense que c'était pour trouver une brèche dans les protections d'Hogwarts, comme nous. Mais il n'en sait pas plus, il n'est pas important pour Voldemort… Je… On peut sortir d'ici s'il te plaît ? »
Draco hocha la tête, s'emparant de la nouvelle fiole qu'Harry lui tendait. Ils réussirent à regagner le premier étage sans encombres.
« Je n'arrive pas à croire que l'on soit passés si facilement. » déclara le serpentard, en soulevant la cape une fois dans sa chambre.
« Les aurors sont confiants à l'intérieur du château. Peut-être un peu trop d'ailleurs. » répondit le brun, prenant place sur le divan de la pièce avec lassitude.
« Quoiqu'il en soit, ça ne nous a pas servi à grand-chose. » poursuivit le blond en s'asseyant à ses côtés.
« Au moins on est fixés… »
« Ouais, on peut dire ça. »
Harry ne répondit rien. Il se tourna finalement vers le serpentard d'un air sérieux.
« Draco… Je suis heureux que tu sois de notre côté. »
L'intonation de sa voix fit frissonner le blond.
« Il était mal à ce point ? » tenta-t-il avec dérision.
« Complètement dévasté. Je n'entendais que des cris de douleurs, des sifflements, des ordres. Il faisait horriblement froid. Et il n'a plus aucune volonté, plus aucunes barrières dans son esprit. Pas du tout comme toi. »
Le regard du gryffondor restait fixé droit devant lui.
« Comme moi ? »
« Oui, toi, tout est calme et ordonné. Je ne suis jamais assailli par tes souvenirs ou pensées passées si je ne cherche pas à les connaître. Tu gardes tout enfermé en quelques sortes… Je m'y sens bien et … apprécié. » avoua le brun, les yeux maintenant baissés avec gêne.
Draco toussa légèrement, embarrassé.
« Hey, on peut dire que c'était notre première mission ensemble. Je viens de réaliser. » remarqua-t-il alors, souhaitant changer de sujet.
« Tu crois ? » Harry tourna doucement la tête vers lui. « On fait une bonne équipe alors. » sourit-il.
« Évidemment, puisque je suis dedans. » ironisa le serpentard.
« Évidemment. » Le gryffondor leva les yeux au ciel.
« Tu penses que nous aurons quoi à faire, pour l'Ordre ? » l'interrogea ensuite Draco avec curiosité.
« Je ne sais pas. Dumbledore ne veut jamais rien me dire. » se renfrogna son vis-à-vis. « Je me demande comment ça va se passer après Hogwarts… » soupira-t-il d'un air songeur.
« … Je pense qu'on va surtout avoir très vite envie de revenir au château. » répondit le blond avec cynisme.
« Dans tous les cas, ça va me manquer. » continua Harry sans tenir compte de l'aspect tristement réaliste du commentaire.
« A moi aussi... Je crois que même Binns va me manquer.» sourit le serpentard.
« Hu, je n'irai pas jusque là. » pouffa le brun. « Au moins, il y aura toujours Ron et Hermione. Et toi. »
« C'est gentil de m'ajouter dedans. » renifla Draco.
« Je suis bien obligé, on nous a collés ensemble. » sourit le gryffondor, ironique.
Le serpentard se contenta de répondre à son sourire.
« Je vais devoir y aller. » annonça finalement Harry en se levant. « Merci d'être venu avec moi. Je n'aurai pas pu bénéficier de tes cours de torture encore, il faudra remettre ça. » rigola-t-il.
« Quand tu veux. Je suis toujours disponible. » répondit Draco sur le même ton.
« Je m'en rappellerai. » Les yeux du brun pétillèrent de malice. « Bonne nuit. »
« Bonne nuit… » Le serpentard le regarda sortir, avant de soupirer et de se diriger à son tour vers sa salle de bains.
« Pourquoi m'empêchez-vous tout le temps d'écouter ? » retentit la voix désappointé du Duc de Norfolk, dès qu'Harry eut mis un pied dehors.
« La notion de vie privée, ça ne vous dit vraiment rien hein ? » Le gryffondor roula des yeux.
« Oh, je ne savais pas que vous vous entendiez si bien. » glissa malicieusement le tableau.
« … Qu'est-ce que vous sous-entendez ? » Il lança un regard méfiant au portrait.
« Mais rien, rien. »
Harry haussa les épaules et s'éloigna sans répliquer.
A suivre…
J'ai finiiiiiiiiiiiii. Bon, évidemment, je n'ai encore mis que la moitié de ce que je voulais mettre dans ce chapitre. Mais j'ai FINI. Yeah ! Je suis restée éveillée jusqu'à 5h du mat hier, et 2h30 aujourd'hui, mais ça en vaut la peine.
Merci, merci, merci aux Kinks, et à cette chanson géniale qui m'a donné la pêche et l'envie d'écrire (vous pouvez les remercier d'ailleurs).
Pour me crier dessus pour tous ces mois de retard, cliquez sur Submit review (vous pouvez aussi me dire que je suis géniale d'avoir écrit la suite hein ?… non ? Arf.)
Mel
P.S: Je reprends mon rythme de deux semaines entre chaque chapitre.
