Honesty
Disclaimer : Les personnages utilisés ici ne m'appartiennent pas, tout est l'oeuvre de JKR....
Note: Je n'ai même pas d'excuse valable après tout ce temps d'attente, alors je vais vous laisser lire le chapitre sans plus de transition ! (Il y a toujours mon LJ, si vous voulez plus d'infos)
Merci à tout le monde pour vos fantastiques reviews ! Et merci à Fred et Bibia (Effectivement Harry ne sait plus du tout où il en est le pauvre… Faut pas lui en vouloir ^^ ), revieweurs anonymes !
Résumé du chapitre le plus fan girl de la fiction (par Zoomalfoy of course):
Ou comment nous faire bien déprimer en début de chapitre. Draco se morfond comme un Gryffondor dans sa chambre, repensant au baiser qu'il a échangé avec Harry (nous rappelons à notre aimable lectorat que ce n'est en aucun cas un signe !). Peu de temps après il explique la situation difficile à un Blaise toujours aussi vif d'esprit, Blaise qui est évidement consterné par l'attitude gryffondorienne de son meilleur ami. Le blond décide de ne pas se rendre à la petite fête des rouges et or pour une raison évidente, abandonnant son ami à leurs griffes acérées (le jour ou Ron aura quelque chose d'acéré on me prévient !).
La fête commence enfin! On découvre un Blaise peu à l'aise dans des habits moldus bien trop "serrés" à son goût, une Hermione pochtronne et de la musique moldue parce que c'est cool d'abord! Harry se décide enfin à aller chercher Draco et à le ramener par la peau du cul dans la salle commune "colorée" de sa maison. Mais avant les deux BG (beaux gosses pour les non smsisant) s'expliquent. Harry, désespéré (il n'arrive pas à accepter les sentiments qu'il a pour Draco, dur ! Mel: Arrête d'induire les lecteurs en erreur Zoo -_-' ), propose à ce dernier d'oublier le baiser (qui n'est pas un signe donc). Draco, tout aussi désespéré, accepte.
Le préfet peut enfin offrir son cadeau tellement attendu, le suspense est insoutenable ! Il s'agit en fait de cercles de parole, sorte de bijoux permettant de taper la discute, qui s'incrustent dans la peau et qui marquent la personne du signe du deuxième propriétaire (SIGNEUHHHH Harry est marqué par une plume qui représente la forme animagus du blond (et même que Draco il a un éclair !!!) et même que c'est supra extra rare et que c'est supra extra précieux et que donc c'est un putain de cadeau!).
Bon après ils s'incrustent in extremis à la fête, blabla, on ouvre les cadeaux, blabla, la musique elle est cool, blabla, Blaise il est bourré, Hermione elle tient mieux la vodka que lui, blabla, et puis Draco il danse la magie, blabla.
Là on se lâche un peu! Draco il danse carrément trop bien, il est trop sex, même qu'il va en boite de nuit. (Et puis on a le droit à de la bonne musique :p fan girl va! Mel : Huhu, j'avoue…) Harry arrive à rendre Draco jaloux sans même le vouloir mais lui aussi il est jaloux de Circée truc d'abord ! (t'es grillé Harry (siigggnnneeeuhh)). Et enfin, alors que tout le monde est parti se coucher : ILS DANSENT ENSEMBLE!! mouahahahhahahahahahhahah !!!! (Okai, Cela rend Draco heureux et triste à la fois, okai Harry a envie de rire et pleurer mais on s'en fout ! ILS DANSENT!)
La suite au prochain épisode !
I can tell that you're lonely
But it seems now
There's nothing you want me to do
So I won't try to take the sadness
From those eyes that I love
Leave it open for someone else to
And when you smile those sad eyes
Look sadder and sadder still
Trying to hold it together
Keep my love as light as a feather
Sad eyes baby it's been such a long time
Keep my heart breaking in the dark
Come and spend the night
Sad eyes, Bat for lashes
Chapitre 25
[ Des châteaux de cartes ]
Harry ouvrit péniblement les paupières, la lumière du jour agressant ses pupilles. Deux yeux gris amusés et proches le fixèrent en retour. Le gryffondor recula de surprise, et, perdant l'équilibre, se retrouva par terre sur les fesses.
Il regarda avec hébétude le serpentard s'asseoir et bâiller, avant de finalement prêter attention à l'agitation environnante. Le lit de Ron était vide, et la porte ouverte du dortoir laissait entrer de redoutables cris en provenance de la salle commune.
Son regard dénicha Blaise avachi sur le lit de Neville, et Seamus qui lui secouait l'épaule sans succès.
« Tu devrais peut-être te relever… » La voix moqueuse interrompit ses pensées, et son attention se focalisa de nouveau sur Draco. Il se rendit effectivement compte qu'il était toujours sur le sol, et rosit d'embarras.
« Bonjour… » maugréa-t-il, gêné.
Le blond le contempla quelques secondes avant de lui tendre une main secourable, qu'Harry saisit, et de le hisser sur ses pieds.
« Bonjour » répondit-il ensuite, un sourire aux lèvres. « Bien dormi ? »
« Pas assez, mais oui » bâilla le gryffondor
« Qu'est-ce qu'il se passe en bas ? » Draco fronça les sourcils, essayant de déchiffrer les cris poussés.
« On dirait McGonagall… Pourtant, les cours n'ont pas commencé… si ? » Le brun afficha une mine inquiète.
« Tempus » Le sort du serpentard leur indiqua qu'il était près de dix heures. Ils déglutirent difficilement.
« Booon. Je crois qu'on devrait descendre…. Ou pas » proposa Harry, peu rassuré.
Draco hocha la tête, puis se leva du lit et fit un bref détour par la salle de bains avant de se poster à côté d'Harry, toute trace de fatigue envolée. Le gryffondor le dévisagea quelques secondes avant de s'inspecter lui-même dans un miroir et de hausser les épaules avec défaitisme.
Ils descendirent les escaliers, les autres garçons à leur suite.
Une masse de gryffondors terrifiés se terrait d'un côté de la salle commune, face à leur directrice de maison aux joues écarlates. Draco cligna des yeux.
« Je peux remonter ? » souffla-t-il.
« Tu rêves » répliqua Harry, attrapant son poignet et le traînant sur les dernières marches.
Minerva McGonagall les aperçut alors et les transperça de son regard sévère.
« Mr Potter… Je peux comprendre que vous organisiez une fête pour votre anniversaire… Mais pas que TOUS LES GRYFFONDORS SOIENT ABSENTS EN COURS LE LENDEMAIN ! »
Harry rougit jusqu'à la racine de ses cheveux.
« Ce n'est pas de sa faute, ils pouvaient très bien aller en cours. Et ce n'est pas Harry qui a organisé la fête sans prévenir les professeurs… » intervint Draco avec flegmatisme.
La sorcière sembla soudain s'apercevoir de la présence anormale du serpentard.
« Mr Malfoy. Les serpentards ne sont pas admis dans cette salle » Elle fronça les sourcils d'un air réprobateur.
« Je suis ici en tant que préfet en chef » répondit le blond. « Selon le règlement, les élèves n'ont pas besoin de prévenir les professeurs si les deux préfets en chef sont présents. Et nous l'étions » répondit le blond en indiquant Hermione d'un signe de tête.
McGonagall renifla fortement.
« Cela signifie aussi que vous devez en assumer les conséquences » répliqua-t-elle, à la grande horreur d'Hermione.
Draco ouvrit la bouche et la referma aussitôt. Ça, il n'y avait pas pensé. Il se renfrogna.
« Si je peux me permettre, Professeur, ils ne sont pas responsables » tempéra Harry.
« Bien évidemment Mr Potter. Pour cette fois, je serai clémente. » Des soupirs de soulagement emplirent la salle. « Les elfes de maison ne s'occuperont plus du ménage pendant deux semaines. Vous devrez tout faire. » Personne n'osa protester.
« Sachez que je suis énormément déçue. Cent points ont été retirés à Gryffondor. Vous êtes tous attendus en cours. » Elle sortit à grands pas furieux.
Un instant de flottement suivit son passage, avant que tout Gryffondor ne se précipite vers les dortoirs en vitesse.
Draco posa sa main droite sur celle d'Harry, qui n'avait pas lâché son poignet. Le gryffondor sursauta et se retira aussitôt.
« Ça va ? » Le blond pencha la tête sur le côté.
« Oui oui. Je suis juste gêné. Je ne pensais pas qu'il était si tard » avoua le brun, ébouriffant ses cheveux. « Merci de m'avoir défendu » sourit-il, lançant ensuite un regard noir à ses amis de gryffondor, qui lui tirèrent la langue.
« On n'allait pas lui dire que le sort était de nous ! » ronchonna Ron. « Et puis tu n'étais pas là pendant le premier quart d'heure. Elle était plutôt calme quand vous êtes arrivés. »
« Mais je croyais que vous aviez au moins prévenu les profs. Si Draco n'avait pas été là, on aurait été mal. C'est vrai ce truc des préfets ? » demanda Harry.
« Évidemment » Le serpentard fit une moue un peu vexée.
Un énorme bâillement venant des escaliers les interrompit.
« J'ai manqué quelque chose ? » interrogea péniblement une voix lourde de sommeil. Blaise se prit de plein fouet le regard noir de six gryffondors. Draco roula des yeux. « Ben quoi ? »
« Rien Blaise, rien. Active, on rentre » lui dit le blond, s'emparant d'une énorme part de gâteau au chocolat au passage.
« Mais y a le temps, on n'a pas cours avant 13 heures » protesta le serpentard.
« QUOI ?! » s'exclama Ron.
« Enfoirés » maugréa Seamus.
Draco leva un sourcil amusé.
« Eux si » se moqua-t-il en désignant les gryffondors, mordant dans le moelleux avec délice.
« Oh. Bon ben à plus tard alors » Blaise leur fit un vague signe de la main en se dirigeant vers le portrait de la grosse dame, toujours à moitié endormi.
« On se voit en cours. Merci pour la soirée Harry » ajouta Draco, à l'embrasure de la porte.
« Merci d'être venu » sourit le brun.
Le portrait se referma. Les septièmes années se regardèrent quelques secondes, puis se ruèrent vers leur salle de bains.
oOoOoOoOoOoOoOo
Draco s'installa à la table des serpentards en revivant dans sa tête les évènements de la veille, un sourire heureux aux lèvres. Son corps était toujours parcouru de frémissements invisibles ; il lui semblait encore sentir la chaleur d'Harry pressé contre lui, le poids de sa tête sur son épaule quelques secondes avant la fin de leur danse. Le regard et le rire gênés lorsqu'ils s'étaient écartés, et la brève pression de sa main sur la sienne avant qu'ils ne se séparent définitivement.
Les battements de cœur affolés, la gorge sèche et le corps en feu, Draco avait suivi le gryffondor vers le dortoir, jusqu'à ce que le brun ne s'arrête en hésitant devant son lit. Ils avaient agrandi celui-ci d'un sort, n'ayant pas d'autre solution. Lorsque Draco était revenu de la salle de bains, il avait trouvé le brun paisiblement endormi. Il s'était allongé à ses côtés, le souffle court, observant à loisir Harry. Ses yeux voilés, tentés, avaient indéfiniment dessiné les contours du gryffondor, s'arrêtant captivés, puis reprenant inexorablement leur avancée. Il avait brutalement détourné le regard, sentant sa raison s'échapper peu à peu sous l'emprise d'Harry. L'envie de goûter sa peau, de glisser ses mains sous sa chemise, de se fondre dans son corps et de happer ses soupirs lui avait dilaté les pupilles.
Le sommeil l'avait finalement vaincu à son tour.
La situation était intenable. Il ne faisait qu'effleurer du bout des doigts, sans jamais prendre prise. Harry ne le voulait pas… La tension entre eux était pourtant omniprésente, parfois même écrasante.
L'attraction était là ; le gryffondor refusait simplement d'y céder.
C'était peut-être en partie dû à leur passé commun, à l'impossibilité de concevoir quelque chose entre eux. Mais Draco n'y croyait qu'à moitié.
Le serpentard sortit peu à peu de ses pensées, prenant conscience du silence peu commun qui l'entourait depuis quelques secondes. Il leva les yeux, découvrant avec incrédulité la raison de cet émoi.
Un hibou majestueux se dirigeait lentement vers lui, un hibou qu'il connaissait très bien. Ses yeux cherchèrent avec avidité un quelconque message, mais le volatile ne semblait rien transporter. L'oiseau poursuivit son chemin jusqu'à lui à la même allure, sous son regard appréhensif et fasciné. Il savait que tout hibou pourvu de mauvaises intentions ou de colis dangereux ne pourrait pénétrer les barrières du château, mais il n'en était pas moins inquiet.
Le Grand Duc de son père se suspendit à deux mètres de lui, puis il fonça sur son buste. Trop surpris, Draco n'eut le temps de rien faire. Deux coups de serres lacérèrent sa robe, dévoilant sa poitrine.
Les professeurs se levaient précipitamment, et sa main s'était crispée sur sa baguette ; il était pourtant trop tard. L'oiseau planta un objet invisible en plein dans son cœur.
Sa respiration se coupa, et une goutte de sueur coula lentement sur sa tempe. Sa vision se brouilla. Il reprit cependant aussitôt ses sens : aucune douleur ne le traversait, et il ne sentait rien sur sa peau. Il allait baisser les yeux pour jauger les dégâts, quand un cri étouffé lui fit brusquement tourner la tête.
Harry s'était levé soudainement, les mains crispées sur la poitrine. Il tomba à genoux sur le sol. Snape, qui venait de capturer le hibou, se dirigea à grands pas vers le gryffondor, sous les yeux abasourdis de la grande salle. Draco le suivit avec quelques secondes de retard, ainsi que Blaise. Hermione et Ron soutenaient le brun du mieux qu'ils le pouvaient, en vain.
Ce fut instinctif : le serpentard bouscula Snape et Dumbledore qui s'affairaient désormais auprès d'Harry, et posa sa main sur lui pour aspirer sa douleur. Le brun leva des yeux désespérés vers lui et ses lèvres murmurèrent son prénom faiblement. Draco se concentra longuement avant de finalement réaliser que leur lien ne fonctionnait pas. Les mains du gryffondor se refermèrent sur ses vêtements, l'attirant à ses côtés. Il se laissa faire, choqué par la perte du lien. Harry appuya son front sur sa clavicule droite, expirant plus doucement, mais toujours douloureusement, et le serpentard passa un bras rassurant sur ses épaules.
Son regard perdu croisa ceux perplexes de la grande salle, ceux alarmés des professeurs. Dumbledore formulait de longues incantations, dirigeant ses sorts vers le gryffondor, mais rien ne se produisait.
Harry ouvrit péniblement les yeux, sa vue était trouble et ses oreilles bourdonnaient sourdement. La douleur atroce qui l'avait parcouru atteignait à présent un niveau raisonnable. Son regard dériva sur la peau devant lui, s'arrêtant brusquement en captant un reflet de lumière. Il dirigea ses doigts vers l'endroit, et ceux-ci se refermèrent sur ce qui semblait être une longue tige de verre.
Draco baissa les yeux en sentant le mouvement, juste à temps pour voir le brun retirer doucement une aiguille longue d'une quinzaine de centimètres de son cœur. Harry se redressa soudain, ayant l'impression de retrouver l'air après une longue période en apnée.
« Harry ? » souffla Draco, les voix d'Hermione, Ron et Dumbledore lui faisant écho.
Le brun leur sourit avec confusion.
« Je vais bien. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé » dit-il à voix basse. Il reporta son attention sur l'objet au creux de sa paume, curieux. Il s'en saisit de l'autre main, mais l'échappa aussitôt, se coupant les doigts sur le verre.
Dumbledore le récupéra d'un sort, avant de charger Minerva McGonagall d'aller chercher Mme Pomfresh.
« Qu'est-ce que c'est Professeur ? » l'interrogea Harry en se relevant, suivi de Draco, et en portant ses doigts tachés de rouge à sa bouche.
« Nous allons très vite l'étudier. Dès que tu seras soigné Harry » l'informa le directeur, l'observant de ses iris impénétrables.
Draco se saisit de la main blessée du brun, observant la coupure d'un air absent, avant de tenter de l'absorber. Les picotements caractéristiques des entailles se firent aussitôt sentir sur sa propre main. Il émit un bref rire incrédule en voyant son sang couler, puis sourit avec un soulagement incroyable.
« J'ai cru un moment que je ne pourrais plus… » souffla-t-il.
Harry le contempla, troublé, puis resserra légèrement l'emprise de sa main sur celle de Draco, un vague sourire aux lèvres.
« Encore ! » s'exclama avec exaspération la voix de l'infirmière, les faisant sursauter. Mme Pomfresh soupira, et se saisit de la main du serpentard pour le soigner. Elle nettoya ensuite le sang sur les deux concernés, avant d'évaluer leur forme physique, ne trouvant rien d'anormal et le signalant à Dumbledore.
Draco baissa les yeux sur le hibou de la famille Malfoy, mis en cage par Snape. Son cœur se serra brutalement en croisant les yeux bleus glaciers du volatile. Ils échangèrent un long regard, puis les iris de l'oiseau reprirent leur teinte ambrée habituelle.
Ils furent rapidement conduits dans le bureau du directeur, les professeurs se chargeant de calmer les autres élèves. Harry eut juste le temps de faire signe à ses amis de ne pas s'inquiéter.
Une fois assis, le professeur Snape entreprit l'examen de la poitrine de Draco, scrutant le point d'impact et lançant plusieurs sorts ; il finit par froncer les sourcils.
« Trois sorts ont été portés » annonça-t-il.
« Trois sorts sont toujours présents sur l'aiguille » confirma Dumbledore.
« Le dernier m'est inconnu » déclara Snape.
Le directeur prit un air préoccupé, et admit qu'il ne le connaissait pas non plus.
« Quels sont les deux autres ? » demanda Draco, impatient.
« Dissimulation, et suppression de matière » grogna le maître des Potions.
« Le second a permis à l'aiguille de te transpercer sans te blesser, seules les propriétés magiques se sont appliquées. Le premier a caché ta présence magique » expliqua Dumbledore.
« C'est vrai, je ne sentais plus sa magie » confirma Harry. « C'était déstabilisant… J'ai cru un moment que tu étais mort » continua-t-il à voix basse.
« Sans doute parce que votre lien entraîne une forte conscience de vos magies respectives » accorda le directeur, semblant pensif.
Quelques secondes de silence s'écoulèrent, avant que Draco ne cède finalement.
« Pourquoi mon père ferait-il cela ? » exigea-t-il presque, masquant sa confusion derrière un ton plein d'assurance.
« Sans aucun doute à la demande de Voldemort. Forcé ou non » répondit franchement Dumbledore.
« Il a tout vu. Mon père » précisa Draco, devant les regards incompréhensifs des trois autres. « Par les yeux de Lux. Le Grand Duc »
« Tu en es sûr ? » demanda Snape.
Le blond hocha la tête. Le professeur inspecta alors plus attentivement le hibou avant de dénicher un petit objet de métal carré sous l'une de ses aigrettes. Ils détruisirent l'artefact après l'avoir étudié, et avoir confirmé qu'il s'agissait d'un objet d'espionnage.
« Il semblerait que ce hibou ait pu rentrer dans l'école, car son but n'était pas de causer du mal » ajouta ensuite Dumbledore. « Lucius Malfoy savait qu'il n'y aurait pas de conséquence à ses sorts »
« Mais alors, pourquoi avoir fait tout ça ? » demanda Harry, perplexe.
« Cette mise en scène a révélé votre lien à tout le monde, y compris à Mr Malfoy, et à Voldemort. Nous ignorons pourquoi cela a eu un tel effet sur toi Harry. Nos recherches sur votre connexion ne donnent rien… Ce qui est d'ailleurs suspect » répondit le directeur.
Draco et Harry échangèrent un regard inquiet. Ils furent bientôt congédiés par Dumbledore, qui se lança avec Snape dans la recherche d'hypothèses plausibles.
Le serpentard se mordit la lèvre nerveusement, se rendant compte que l'oiseau avait foncé sur lui avec un but avoué. Il était sûr de ses actions. Lucius était donc déjà au courant pour le lien. Ses doutes se trouvaient confirmés. Harry avait simplement révélé qu'il était le bénéficiaire de la connexion.
Les sorts lancés grâce à l'aiguille n'auraient eu aucun effet sur une autre personne. Cacher une empreinte magique pouvait être avantageux pour ne pas se faire remarquer, mais ici cela n'avait eu aucun intérêt. Le troisième sort, qui leur restait inconnu, était certainement le déclencheur de ce qui était arrivé à Harry. Le charme de dissimulation était peut-être utile en combinaison avec ce sort mystérieux.
Le gryffondor sembla parvenir aux mêmes conclusions que lui.
« Ton père savait déjà que tu étais un protecteur, n'est-ce pas ? » questionna-t-il de manière rhétorique.
Draco hocha la tête.
« Personne n'a rien dit à Voldemort jusqu'à présent à notre sujet. Snape devait prétendre ne rien savoir. Cela ne peut pas venir d'un espion non plus : Voldemort ne savait pas que tu étais le récepteur du lien » développa-t-il.
« Donc ce stratagème visait à découvrir qui partageait ton pouvoir ? » poursuivit Harry.
« Je pense oui. Ou à savoir si je le partageais tout simplement. Snape et Dumbledore n'ont rien pu trouver sur notre lien, mais d'après les quelques souvenirs des légendes, cette capacité de bouclier semble être inhérente aux individus. Je ne sais pas réellement comment je t'en ai fait bénéficier » répondit le serpentard.
Le blond se préoccupa finalement de l'état de ses vêtements déchirés, et répara le tissu d'un sort. Des traces y subsistèrent, et il soupira. Il ne connaissait pas de charmes de couture.
« Pourquoi planter l'aiguille dans le cœur ? » interrogea à nouveau le gryffondor. « Un autre endroit aurait été plus facile à atteindre. Sans affecter l'efficacité des sorts »
« Je ne sais pas. Peut-être que c'était important pour le troisième sort » supposa le blond.
Le brun acquiesça pensivement. Ils se séparèrent pour rejoindre chacun leur classe. Draco relata les évènements à Blaise, s'efforçant d'oublier l'implication de son père dans cette histoire.
Harry s'assit entre Hermione et Ron pour leur cours de métamorphose, sans prêter attention aux chuchotements multiples qui encadrèrent son arrivée. Ses amis s'enquirent aussitôt de la situation, qu'il leur détailla du mieux qu'il put..
« J'ai fait le plus de recherches possibles, mais je ne trouve vraiment rien » se désola Hermione, inquiète pour son meilleur ami.
« L'Ordre fait tout son possible pour nous. Ne t'en fais pas » l'apaisa le brun, cachant ses soucis sous ses paupières baissées.
Leurs préoccupations furent mises de côté par le professeur McGonagall qui débuta sa leçon, imperturbable.
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Le gryffondor ne put quitter ses idées noires de la journée. Sa cicatrice commença à l'élancer en milieu d'après-midi, la douleur se faisant chaque minute plus forte. Il fut forcé de s'arrêter à l'infirmerie à l'heure du dîner, afin de demander une potion à Pomfresh. Le fameux éclair s'était ouvert, et un mince filet de sang dévalait son front.
Il marqua un temps d'arrêt après avoir franchi les portes de la Grande Salle, tentant de faire abstraction des chuchotements l'environnant, et se dirigea d'un pas ferme vers la table professorale. Dumbledore observa son avancée d'un air soucieux, ses longs doigts s'entrecroisant comme par automatisme.
Harry se posta finalement devant le directeur, soufflant tout bas :
« Il est furieux. »
Dumbledore opina de manière presque imperceptible, et un morceau de parchemin se matérialisa dans la main du gryffondor. Celui-ci se détourna ensuite rapidement, son regard cherchant et trouvant Draco à la table des serpentards. Le blond l'observait avec inquiétude. Harry déglutit difficilement et lui fit un bref signe de tête, indiquant la sortie. Draco acquiesça.
Le brun rejoignit ensuite sa table, les conversations de la salle bourdonnant désagréablement à ses oreilles.
« Ça va Harry ? » s'enquit Hermione, les sourcils froncés.
« Oui… J'ai prévenu Dumbledore, c'est tout. » Il haussa les épaules.
« C'était quoi ça ? » demanda alors Ron, les sourcils froncés d'une toute autre manière.
« Pardon ? » Harry leva vers lui des yeux confus.
« Avec Malfoy. »
« Oh. Et bien, je dois lui parler. On se rejoint sur la terrasse après le dîner » expliqua-t-il avec désinvolture.
« Tout ça dans un mouvement de tête ?! » s'écria le roux, stupéfait.
« Euh… Je suppose. » murmura le brun, mal-à-l'aise.
« C'est définitivement bizarre » maugréa sombrement son meilleur ami.
« Ron, je n'ai pas le temps pour ça » rétorqua le brun, agacé.
Le roux leva des sourcils surpris, mais n'ajouta rien. Il sembla jauger son ami du regard, puis soupira en secouant vaguement la tête. Ils finirent leur repas en silence.
Harry fut soulagé d'échapper à ses amis lorsqu'il se leva finalement, et il entreprit la montée des escaliers en courant presque. Il déboucha sur la terrasse déserte et s'arrêta brusquement, le souffle court. Il s'avança jusqu'à la rambarde de pierre, se débarrassant au passage de sa robe encombrante, appréciant les rayons du soleil déclinant sur sa peau. Son regard s'attarda sur les élèves au bord du lac, en contrebas, avant de se perdre dans l'horizon.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
Il se retourna, prenant appui sur la rambarde, et accueillit Draco d'un demi-sourire.
« Rien de spécial j'imagine, depuis ce midi… » Il haussa les épaules.
Le serpentard plissa les yeux, et Harry sentit son estomac se tordre. Le blond vint s'installer à ses côtés, ses pupilles absorbant le paysage en une seconde, avant d'être voilées par ses paupières. Il parut fatigué au gryffondor.
« Voldemort est fou de rage » déclara finalement Harry.
« Et à part ça, rien de nouveau ? » renifla Draco, un sourire en coin.
« Il est souvent en colère… Mais cette fois, ça a atteint un sommet. Il était très… contrarié, je crois… » développa le brun.
« Tu penses que ça a rapport avec l'aiguille ? » questionna rhétoriquement le serpentard.
« C'est une drôle de coïncidence, non ? » retourna le gryffondor.
Draco ne répondit pas pendant de longues minutes. Le soleil de ce début de soirée l'illuminait complètement et Harry se surprit à penser qu'il était dommage que ses traits soient si las.
Le serpentard reprit finalement la parole ; son air sérieux fit frissonner le brun.
« Pour l'instant, nous savons que j'ai la capacité de protéger quelqu'un, et que je t'ai choisi. Le processus semble irréversible… »
« Et ? Je ne vois pas où tu veux en venir… ? » l'interrompit Harry, confus.
« Mon père semblait savoir que j'avais cette capacité. Ça renforce l'hypothèse que Snape a émise, à savoir que ce pouvoir m'est inhérent… » reprit Draco, imperturbable.
« Mais je sais » tiqua le brun.
« Et ça fait plus d'un an que des rumeurs courent selon lesquelles Voldemort me voulait soi-disant dans ses rangs… » continua le blond, impassible.
« On a déjà pensé que ça pouvait être lié Draco.. » soupira tristement le gryffondor.
« Mon père, mangemort de premier ordre, révèle que je t'ai prêté serment, et que je partage donc un pouvoir qu'il savait que je possédais » grinça le serpentard. « Et Voldemort est furieux lorsqu'il l'apprend… Je parierais que le serment est irréversible, que Voldemort voulait que je lui prête, et que mon père devait faire en sorte que ce soit le cas. Sauf qu'il est trop tard. » Sa voix était gorgée de rancune.
« Draco… » Le brun posa une main hésitante sur son épaule, ne sachant que dire.
« Non seulement mon père était au courant pour le bouclier, mais il l'avait dit à Voldemort. Imagine ce qu'il serait arrivé si j'avais effectivement "protégé" Voldemort ! … En se servant de moi dans ses rituels, il aurait pu devenir immortel… » expliqua Draco, les yeux dans le vide.
« Mais ce n'est pas arrivé » objecta fermement le gryffondor.
Le blond parut se réveiller soudain, et fixa des yeux plus concentrés sur son vis-à-vis.
« Je pourrais choisir de mourir à ta place, Harry. J'aurais pu le faire pour Voldemort » affirma-t-il, définitif.
« Tu ne l'aurais jamais choisi » protesta faiblement le brun.
« Je n'en sais rien… Je n'ai pas vraiment saisi la manière dont je t'ai fait don du lien… Mais je sais pourquoi je t'ai choisi » Il évita les yeux du gryffondor, s'accoudant à la rambarde. « Si ça n'était pas arrivé… Si je n'avais pas eu de raison supplémentaire de vous rejoindre… J'aurais certainement fait le nécessaire pour que ma famille soit privilégiée par Voldemort »
Harry respira profondément avant de pouvoir répondre.
« Je ne peux pas te le reprocher. Je ne sais pas ce que j'aurais fait à ta place… Mais, je… Tu aurais vraiment pu partager le lien avec lui ? Je veux dire… C'est… » Il s'interrompit, à court de mots.
« … Je pense qu'avec certains rituels, il aurait pu forcer le don. La magie noire aide à bien des choses après tout » Il pencha sa tête en arrière, dévisageant les premières étoiles. « Ça ne se serait pas passé comme avec toi, ça c'est sûr » chuchota-t-il.
« Il pourrait encore utiliser ces rituels ? » demanda Harry, effrayé.
Draco ferma les yeux en soupirant.
« Je n'en sais rien… Mais quelque chose me dit que non. Voldemort n'aurait pas été si furieux sinon… Et puis, j'ai l'impression que c'est impossible… Je crois… Je crois que j'en mourrais… Je mourrais avant qu'il puisse se servir de ce lien » Ses yeux retournèrent pensivement scruter les étoiles.
Le silence persistant le sortit finalement de sa contemplation passive. Il tourna son regard vers le gryffondor. Un sourire triste étira ses lèvres.
« Tes yeux brillent autant qu'elles » murmura-t-il, désignant le ciel et ses étoiles d'un vague geste du bras.
Harry cligna rapidement les dits incriminés, esquissant à son tour un sourire, gêné celui-ci.
« Tu ne laisses jamais couler tes larmes » remarqua le serpentard à voix basse.
« A quoi ça servirait ? » répondit amèrement le brun.
« A rien je suppose » admit Draco. « Je peux ? » interrogea-t-il en sortant une cigarette.
Harry acquiesça.
« Tu ne vas pas me le demander à chaque fois » fit-il remarquer.
« Si. Pourquoi ? » répondit distraitement le blond.
Le gryffondor éluda la question. Il s'accouda à son tour au balcon, observant le ciel rougissant.
« Il va falloir en parler à Dumbledore » reprit-il finalement.
« Je sais. Même s'il a certainement déjà tout compris » accorda le serpentard, regardant s'envoler les minces volutes de fumée.
« Comme d'habitude… » Le brun posa son menton dans sa main. « Sans doute pour ça qu'on doit le retrouver demain à dix-huit heures. »
« C'est gentil de m'informer » fit signaler Draco.
« Ça m'était sorti de l'esprit » avoua le gryffondor, embarrassé. « … Tous ces murmures sur mon passage… Notre passage ? » Le serpentard acquiesça. « Ça me rend dingue.. » soupira Harry. « Je déteste ça. Je devrais être habitué pourtant » rit-il douloureusement. « Mais ils en parlent comme de… Je ne sais pas… Du dernier sujet à la mode… Ça m'écoeure. C'est comme s'ils riaient de ce qui nous arrive. J'ai beau me dire qu'ils ne pensent pas à mal… Je ne peux jamais oublier, même pas une seconde »
Le blond écrasa sa cigarette, tournant la tête vers le gryffondor.
« Moi, ils m'énervent. J'ai envie de leur crier que ça ne les regarde pas, et de leur balancer un maléfice d'impotence. Ou d'écorchement. Il y en a d'autres, mais je ne suis pas sûr que tu veuilles les connaître » annonça-t-il, un rictus ornant son visage.
Harry le dévisagea avec ahurissement avant d'éclater de rire.
« Non, je ne préfère pas les connaître » admit-il une fois calmé. « Je serais trop tenté de les utiliser »
« Voilà que ma présence te corrompt ! Cours rejoindre tes comparses gryffondors avant qu'il ne soit trop tard ! » s'exclama Draco, une main posée dramatiquement sur le cœur.
« Jamais ! Peu importe le danger de votre compagnie, je ne vous laisserai à aucun prix ! » répliqua le brun avec véhémence, jouant le jeu et cachant son rire.
« Vous êtes brave, mais la folie vous embrouille. Sans doute votre cœur ne peut risquer la noirceur » continua le serpentard, amusé.
« Pour vous, j'éprouverai mon cœur et affronterai ce péril ! » enchaîna Harry, saisissant l'une des mains de Draco entre les siennes, l'exaltation luisant dans ses yeux.
Le blond parut un instant déstabilisé, puis il mit un genou à terre, sa main droite toujours dans celle du gryffondor, et acheva d'un ton solennel.
« Mais vous inversez les rôles. Je suis votre chevalier, et vous êtes mon Roi. »
Le souffle bloqué, Harry ne sut que répondre. Ses joues se colorèrent légèrement. Il se baissa finalement, imitant la position de Draco.
« Le chevalier prend bien des libertés avec son roi » dit-il à voix basse.
« Le comportement de son roi le trouble. Il en est désolé » murmura le serpentard.
« Je ne voulais vous confondre… » répondit le brun, peiné. Il se releva, mal-à-l'aise, et hissa Draco sur ses pieds.
Ils s'écartèrent de quelques pas. Le gryffondor enfonça ses mains tremblantes dans les poches de son jean ; Draco se contenta de le fixer, retenant une litanie de soupirs.
« Tu devrais rejoindre tes amis… » déclara le blond, après quelques minutes de silence empoisonné.
« Je n'en ai pas envie » avoua Harry.
« Pourquoi ? » le poussa Draco.
« Je ne sais pas… J'ai l'impression qu'ils me reprochent quelque chose. Ou qu'ils n'osent pas me parler… Ça rend la situation très bizarre » expliqua le brun.
« Va leur parler. Ce n'est pas le moment de t'éloigner. Tu le regretterais » conseilla le serpentard avec neutralité.
« Tu as sans doute raison… » Le gryffondor soupira. « On se voit demain dans le bureau de Dumbledore ? »
Draco hocha la tête.
« A demain… »
Harry s'éloigna sur un geste de la main, récupérant sa robe en partant.
Le serpentard soupira, puis fit de nouveau face à l'horizon, fumant une cigarette en appréciant l'évanouissement du soleil.
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Les cours du lendemain passèrent à vive allure, et la réunion avec le directeur ne fit que confirmer les conclusions de Draco. Harry descendit les escaliers menant au bureau de Dumbledore sans même s'en rendre compte, tentant d'assimiler tout ce qu'il venait d'apprendre.
Molly Weasley s'était livrée à des recherches approfondies afin de retrouver la chanson faisant référence aux protecteurs, mais toutes ses démarches s'étaient révélées infructueuses. De plus amples investigations l'avaient finalement conduite à la découverte d'un sort ancien destiné à dissimuler toute donnée relative à une personne et un thème choisis.
Tout livre ayant fait référence à la situation actuelle de Draco avait vu ses pages blanchir au cours des dernières années ; et les informations avaient été effacées des mémoires lors de l'activation du lien. Seule une personne ayant eu connaissance du don du serpentard avait pu lancer ce sort, Lucius Malfoy leur semblait donc le candidat idéal. De toute évidence, il n'avait jamais voulu que la condition de son fils soit rendue publique.
Les membres de l'Ordre avaient également analysé le troisième sort présent sur l'aiguille ayant transpercé Draco. Son nom n'apparaissait nulle part, ce qui paraissait indiquer qu'il était rattaché au don du bouclier. La décomposition de son mécanisme leur prit du temps, mais ils purent en déduire que le sort traquait dans un premier temps la personne choisie par le protecteur, à travers le lien, puis causait un malaise chez celle-ci. Ce malaise devait cependant être léger, un simple trouble. La douleur provoquée chez Harry était due à l'association de ce sort avec celui de dissimulation de présence magique.
Draco n'avait eu aucune réaction visible à l'annonce de ces nouvelles. Il avait simplement demandé au directeur s'il y avait un moyen d'inverser le charme les empêchant d'accéder aux informations sur le bouclier. Dumbledore avait secoué la tête avec lassitude : la durée du charme était associée à celle de la vie de Draco. Seule sa mort rendrait ces données accessibles à nouveau.
Le soin pris à les laisser dans l'ignorance la plus totale au sujet du lien inquiétait l'Ordre du Phoenix au plus haut point. Dumbledore centrait maintenant ses recherches sur l'anéantissement de leur connexion.
Harry reporta son regard sur Draco, qui marchait à ses côtés les yeux dans le vague. Il tenta à plusieurs reprises de le sortir de son apathie, sans résultat. Le serpentard lui confirma qu'il le rejoindrait dans la salle sur demande pour vingt-et-une heures, à l'occasion de leur entraînement, et s'éloigna sans rien ajouter. Le brun l'observa partir en retenant un soupir, puis il se redressa et prit le chemin de sa salle commune d'un pas rapide. Il espérait avoir le temps de terminer, avant leur entraînement, le présent qu'il avait prévu pour Draco. Peut-être cela changerait-il les idées du serpentard.
Le blond s'écroula sur son lit aussitôt arrivé dans sa chambre, prenant à peine le temps de saluer Blaise, qui s'était installé dans l'un de ses fauteuils.
« Dure journée ? » interrogea ce dernier d'un ton narquois.
« A ton avis ? » grogna Draco.
Son ami retint de justesse une remarque acerbe, et observa plus attentivement le jeune homme avachi sur son lit.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu n'étais pas aussi abattu hier, et pourtant tu venais de te prendre un truc dans le cœur, et d'essuyer un échec, encore un, avec Harry. Donc ? » questionna Blaise, curieux.
« Tu es censé me réconforter ou m'enfoncer ? » demanda Draco, relevant la tête.
Blaise haussa les épaules sans rien répondre.
Le blond prit quelques secondes pour se recomposer avant de daigner expliquer son problème.
« Ils veulent détruire le lien » soupira-t-il.
« Quoi ?! Mais je croyais que c'était génial pour eux, vu qu'Harry est techniquement intouchable grâce à ça ?! » s'exclama le serpentard, abasourdi.
« Dumbledore pense que le lien pourrait être dangereux. Vu que mon père, sans doute, a détruit toutes les sources d'informations à ce sujet… Ils supposent que c'était sur l'ordre de Voldemort, ce qui ne présage rien de bon » développa le blond.
« C'est stupide » s'obstina Blaise.
« Va leur dire, à eux… » répliqua Draco. « Ce n'est pas comme si j'étais d'accord… »
« … Plus sérieusement, tu crois que c'est possible ? » demanda le serpentard, incertain.
« Je ne sais pas. Honnêtement, j'espère que non. Je ne sais pas comment je réagirais à la perte du lien… Mon système sanguin entier a changé à cause de ça, et ce n'est peut-être pas la seule chose. Je ne pourrai pas revenir en arrière sans conséquences » répondit le blond.
« Mais ils doivent bien le savoir ! Ils ne vont pas t'infliger ça ! »s'écria Blaise, énervé.
« Entre Harry et moi, le choix est vite fait » contredit amèrement Draco.
A suivre…
Voilà pour ce chapitre ! Il devait être plus long, mais finalement, il était plus facile de le couper ici. La suite devrait arriver rapidement cependant (vraiment).
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Mel
