Auteur :Allezhopunptitverredesake

Disclaimer : rien ne m'appartient et je ne me fais pas d'argent avec cette fic.

Rating : T AUGMENTE REELLEMENT AU PROCHAIN CHAPITRE XD

Couple : Tom x Harry !

Avertissement : Bon alors cette fois l'orthographe ne devrait pas poser de problème ! MWAHAHAHA (vive les bêta-lecteurs !! (L) ! XD)

De nouveau un chapitre spécial. XD je crois que voila. Ce sera pas le dernier. Sinon… Hum… Je sais plus ce que je voulais dire… AH si !! Grande nouvelle ! J'ai un plan, ECRIT. Je sais EXACTEMENT ou je vais. Et ça, putain, c'est une première ahaha.

Désolée pour le retard, merci à tous.

OoO

Tom aurait mille fois préféré devoir choisir entre une paire de paquets de pâtes (et Dieu savait à quel point faire ses courses était un réel défi lorsqu'il s'agissait de trancher entre un sachet de spaghettis ayant l'air carrément délicieux, et un simple paquet de « penne » meilleur marché…), plutôt que d'être face à une situation pareille. En fait, il se sentait tiraillé de la même manière qu'un époux éperdument amoureux le serait devant le corps agonisant de sa femme, à l'hôpital, avec un corps médical ultra-performant mais pas très patient en face de lui, qui attendrait en tapant du pied le fatidique « oui » ou l'intolérable « non » qui trancherait sur la vie de la pauvre malade.

Mais face à un problème de débranchement, la comparaison semblait peut-être un peu trop dramatique. Il ne s'agissait finalement pas de vie ou de mort. A moins que… A moins que…

Et voila, ça recommençait. Parce que la question n'était pas aussi claire que « devons-nous tuer votre femme ? », parce que la question n'était après tout, même pas formulée. Devait-il vraiment laisser tomber quelqu'un qui, sans le savoir, s'était mis dans une situation aussi désastreuse ? Mais… d'un autre côté, (qui était d'ailleurs le plus tentant), maintenant qu'il savait que Grindelwald avait quelqu'un d'autre accroché à la pointe de son harpon, il n'était plus du tout concerné par tout ça. En effet, s'il lui prenait l'envie de partir… plus personne ne viendrait le chercher, ni pour le narguer avec les « éventuels derniers squelettes de son placard personnel », ni, non plus, pour prendre de ses nouvelles…

Et là résidait le « mais » de l'option : « fuite ».

S'il décidait d'aider Harry, il aurait un but. Et il pourrait encore espérer créer des liens, avec d'autres gens. Parce que c'était justement ce qui lui avait fait cruellement défaut jusqu'à maintenant. Des amis, un objectif. Auparavant, Il s'était contenté de se laisser simplement balloter, de gauche à droite, comme une poupée dans les mains d'une petite fille. Et il continuerait, s'il décidait de jouer au non-concerné. Il était venu, il avait vu, il était partit. Pas très glorieux. Alors que s'il restait, s'il restait, alors, il pourrait vaincre. Et tirer un trait fin, droit, précis et net, sur tout son passé boueux qui n'était qu'un assemblage de problèmes, de déceptions et de regrets.

S'il changeait, s'il se prouvait qu'il pouvait évoluer, alors il pourrait lui montrer, à Grindelwald, qu'il n'était pas seulement le petit intello sans-ami et que la balance de la chance pouvait osciller dans son sens, pour une fois.

Tom se redressa péniblement, sentant son dos protester contre l'inconfortable position qu'il avait adoptée pour réfléchir. Etait-il vraiment plus avancé qu'une heure auparavant ? N'allait-il pas simplement abandonner comme il l'avait toujours fait à la moindre contrariété ? (La peinture, par exemple, était une chose qui lui avait toujours résisté. Enfin, les trois premiers essais. Et depuis, il n'avait plus touché aux pinceaux lâchement abandonnés dans il-ne-savait-plus-trop-quel-endroit-poussérieux-de-son-tout-aussi-poussiéreux-appartement.)

Mais très égoïstement, il voulait réussir à sauver son « colocataire ». Oui. S'il y parvenait, ce serait comme le couronnement de sa victoire. Sa victoire sur l'homme qui avait gâché sa vie…Il sentit son ventre se tordre, sous cette pensée, d'une manière reconnaissable entre toute. Un mélange d'excitation morbide et de trac. Comme s'il s'apprêtait à passer un examen particulièrement difficile. Un stress bizarre, mais pas désagréable. « Pas maintenant, pas maintenant ! » Pensa-il en crispant involontairement sa mâchoire. Plus que tout il voulait éviter que cette situation recommence, plus personne en devait être mis en danger par sa faute.

Grindelwald serait l'exception.

Il alluma la lumière, grimaçant sous la trop vive clarté. Et alla lentement se rassoir guettant avec anxiété un autre signe désagréable.

Parce qu'il ne voyait qu'une seule grosse complication dans tout ça. Il la voyait très clairement. Ça recommençait.

Ses pertes de consciences où son corps, lui, était tout à fait conscient. Il se représentait assez bien la chose, en fait. Quand il « perdait le contrôle » c'était comme si… Son instinct reprenait le dessus, un instinct vil et incontrôlable, qui n'obéissait à rien. Pas plus aux lois qu'à la morale.

Terrifiant. Meurtrier. Dangereux.

Et ça, c'était vraiment, très, extrêmement, problématique.

Parce que concrètement, si un soir, Lily Potter, par exemple lui faisait une remarque désobligeante qui lui déplaisait, et qu'une pensée du genre de « j'aimerais bien lui fermer son appendice buccal d'une manière définitive » lui traversait l'esprit, il était dans l'ordre du possible que le lendemain, James se réveille au côté d'un cadavre.

Il avait souhaité la mort de son père. Pour l'affront qu'il avait osé lui faire. Et il l'avait fait. Il l'avait fait !

Le brun saisit le premier livre qui lui passa sous la main, le saisit, ouvrit la première page, le referma et le reposa.

Aucune chance.

Qu'allait-il bien pouvoir faire ? Pour l'instant rien. Rester assis, bouger le moins possible, pour garder le contrôle. Parce que se réveiller dans des bois, (il ne savait d'ailleurs toujours pas lesquels), c'était marrant une fois, mais pas deux.

Quant à se confier à Lily… C'était une mauvaise idée. Elle l'avait accepté sous son toit, en admettant que son problème était la dépression à haut degré. Pas une sorte de schizophrénie (1) incontrôlable.

« Bordel » grogna-il en tentant de lever sa jambe. Il avait l'impression que de rester ne serait-ce qu'une seconde de plus dans la même position, assis sur le fauteuil défoncé de la chambre d'amis, qui était, par extension, sa chambre, le transformerait définitivement en statue. Il avait déjà un début de fourmillement dans sa jambe gauche.

Il avait très envie de bouger.

Il ne devait pas bouger.

Tom soupira, frappa de frustration l'accoudoir du fauteuil, et se leva. Il n'était définitivement qu'un imbécile.

OoO

« Je ne comprend strictement rien. »

Ron soupira de découragement, admettre le néant total que lui inspirait la feuille remplie de chiffres, de droites et de résultats ne l'aidait pas à y voir plus clair, et quitta des yeux ses feuilles d'exercices pour les tourner vers Harry, qui lui, était toujours en train de régler son compte au livre que le professeur d'anglais leur avait donné à analyser.

« T'as compris toi ? »

Nouveau silence. Ou Harry n'entendait vraiment pas, ou… il faisait exprès. Le roux saisit rapidement son crayon, le dirigea avec le même sérieux qu'un officier sur un champ de bataille, et… l'envoya sur son meilleur ami.

Touché, coulé. Réussite de la mission.

« Mais t'es malade ? » s'écria le brun en frottant la partie gauche de son crâne qui avait été attaquée par l'objet.

« T'as capté les maths ? » Répondit l'autre sans se préoccuper de l'incident diplomatique qui commençait réellement à devenir concret.

Le brun secoua la tête en signe de négation. Pour être tout à fait honnête, il n'avait pas encore ouvert son cahier. Et il ne le ferait probablement pas avant le jour même de l'épreuve, complètement stressé. Pourquoi faire aujourd'hui ce qu'on peut remettre à demain, était en effet, son diction préféré.

Mais pour l'instant, il était plutôt question de finir Jane Eyre et espérer ainsi avoir une bonne note. L'anglais lui posait plus de problème que les maths, et en plus, il n'avait pas la moindre envie de faire office de prof. Surtout à un crétin qui s'amusait à lui balancer ses « nobles » affaires scolaires.

« Tu peux m'expli… » Retenta son ami.

« Ron, je t'avais dis que je ne pouvais pas t'aider, t'avais qu'à aller chez Hermione. » Il était quand même utile de préciser qu'Harry essayait de placer le nom de sa meilleure amie depuis qu'elle les avait quittés, sur le parking de l'école, pour rentrer dans l'internat de l'école.

« Tout seul ? » Yeux rond, bouche ouverte, outre le fait de ressembler traits pour trait à un poisson, Ron était surtout carrément choqué. Depuis quelques semaines, Harry ne passait pas un jour sans faire des sous-entendus qui avaient pour victimes, Hermione et lui. Et il n'arrivait toujours pas à s'y faire.

« Comme si ça te gênais. » articula lentement Harry, détachant chaque syllabe avec la précision d'un métronome.

« Qu'est ce que t'insinues ? » Répondit vivement Ron sentant malgré lui son visage devenir brûlant.

Harry ne prit pas la peine de répondre et se replongea dans son roman. Il était passé dix heures, et la mère de Ron ne tarderait pas à appeler celui-ci pour qu'il rentre : Faire ses devoirs en groupe, c'était une chose, se coucher à des heures pas possibles, en était une autre.

Un bruit sur la porte :

« Vous travaillez ? »

Les deux adolescents se tournèrent de concert vers la voix qui venait d'interrompre leur brillant travail neuronal.

Gellert se tenait dans l'embrasure de la porte, un plateau remplit de gâteau dans une main.

« Ta mère m'a demandé de vous amener ça, il paraît que vous être en train de suer corps et âme sur des exercices de mathématiques infranchissables. »

« Absolument. » déclara Ron, qui regardait déjà avec envie le contenu de l'assiette, dans les mains du blond.

« Je peux peut-être vous aider » reprit celui-ci en saisissant les exercices du roux, non sans s'être débarrassé de ce qui lui encombrait les mains d'abord.

« Tu étais venu voir Riddle non ? » le questionna Harry, qui ne comprenait pas vraiment sa présence dans sa chambre.

Un sourire étrange glissa sur les lèvres du nouveau venu. Mais il disparut bien vite, chassé par sa réponse :

« Il s'est enfermé dans sa chambre… C'est bête, j'espérais pouvoir m'expliquer avec lui… »

Crac. Le piège était fermé, comme les coquilles d'une palourde sur un doigt un peu trop insistant.

« A propos de quoi ? »

Gagné.

« C'est assez personnel, mais en gros…, Gellert baissa la voix, Il estime que je suis le responsable de comment dire… quelques erreurs de jeunesses… enfin, termina-il joyeusement, j'essayerai d'aller lui parler après. Alors ces maths, c'est quel sujet ?»

Harry regardait distraitement le blond et le roux se pencher ensemble sur la maudite-branche-qui-risquait-bien-de-les-couler, plutôt occupé à méditer ce que le jeune homme venait de lui révéler. De ce qu'il avait compris, quand il s'était présenté cette après-midi, il était un ancien ami de Riddle. La surprise passée de savoir que l'infirmier avait (eu) des amis, il avait été encore plus étonné de voir quel genre d'amis celui-ci possédait !

Gellert était un jeune héritier, qui était entre autre, le propriétaire de la voiture que Ron et lui avaient aperçue la veille de loin, et avait rencontré Riddle à l'école, quand ils étaient jeunes.

Et là, il venait d'apprendre pourquoi, il n'avait jamais entendu parler de lui. Finalement, tout ça était plutôt intéressant.

Soudain, alors qu'Harry venait d'abandonner définitivement la littérature pour se joindre aux deux autres, la porte de la chambre s'ouvrit avec fracas, sur une jeune fille surexcitée.

« Ron, maman est en bas. Prend tes affaires, on s'en vaaa ! » S'écria-elle avant de se planter devant Harry : « Salut ! Fred et George n'arrêtent pas de se plaindre, paraît que tu ne vas plus aux entraînements, c'est quoi cette histoire ? »

Harry, comme toujours soufflé (dans le sens propre comme au sens figuré) par l'enthousiasme pas seulement débordant mais quasiment éclaboussant de la petite sœur de Ron, répondit un vague « bonjour », pas très motivé pour se lancer dans d'explications fastidieuses. De toute façon, la jeune fille l'avait déjà oublié, bien trop occupée à détailler l'inconnu présent dans la chambre du meilleur ami de son frère.

« Moi c'est Ginny. Et toi ? »

Il haussa les sourcils, d'un air surpris. Il n'était pas vraiment habitué à un franc parlé et une attitude aussi peu réservée et ne savait pas vraiment si ça l'irritait ou l'amusait.

« Gellert. »

Mais ladite Ginny était déjà à moitié partie, traînant un frère désolé derrière elle, essayant désespérément de ralentir l'allure au moins pour fermer sa trousse, dont le contenu risquait de gicler dans toute la maison.

Trente secondes chrono plus tard, il ne restait plus aucune trace de la famille Weasley dans la maison des Potter.

Ginny était réellement très efficace.

« Alors, on fait ces maths ? »

Harry sourit et alla s'asseoir à côté du blond qui ne semblait pas du tout gêné, non seulement il avait lâchement « kidnappé » les affaires de Ron, (qui ne manquerait pas d'ailleurs de faire une crise cardiaque en se rendant compte de la disparition de ses affaires, une fois chez lui) mais encore, il s'imposait le plus naturellement du monde, comme s'il avait toujours fait partie de la famille.

Mais il y avait quelque chose dans son attitude, quelque chose qui le rendait sympathique, qui donnait envie à Harry de ne pas s'offusquer d'un aussi grand manque de tact, et qui le rendait, d'une certaine manière, attirant.

OoO

Harry se réveilla, et regarda son réveil, persuadé n'être qu'à une ou deux minutes de la sonnerie fatidique qui annoncerait le début d'une nouvelle journée d'école.

Trois heures six du matin.

Extrêmement surpris, il n'était pas vraiment ce qu'on pouvait appeler un lève-tôt, il se redressa, bien décidé à passer par la case « toilettes ». Il traversa sa chambre en silence, jetant un œil satisfait sur sa table basse où traînait encore des restes de biscuits et les fameux exercices de maths, et… posa la main sur la poignée de sa porte.

Il s'arrêta, fronçant les sourcils. La poignée était chaude. Il ne savait pas s'il était plus étonné du fait d'avoir remarqué que ce bout de métal, qui chaque matin prenait un plaisir malsain à lui geler les doigts, était chaud, ou le fait qu'il le soit, justement. Haussant les épaules, il n'allait quand même pas commencer à essayer de comprendre des réactions chimiques à trois heures du matin, il ouvrit la porte et s'avança dans le couloir.

« Harry, mais quel hasard ! »

Le brun se retourna vivement, son cœur cognant frénétiquement contre sa poitrine. Que foutait Riddle dans le couloir à trois heures du matin… appuyé contre la porte de la chambre de ses parents ? Il passa de légèrement inquiet à carrément terrorisé lorsque le jeune homme lui montra ce qu'il tenait dans sa main gauche, qui était, jusqu'à présent, cachée derrière son dos.

Un couteau. Le genre de couteau qui sert à couper la viande. Ou, dans certains films d'horreurs de secondes zones, à découper les gens. Et Riddle le tenait, l'autre main appuyée sur la poignée de porte de la chambre des parents d'Harry.

« On va faire un petit marché. » déclara-il posément, le regard toujours fixé sur celui d'Harry. L'adolescent, lui, incapable de bouger et même de parler, tant la situation lui paraissait complètement… irréelle, ne fit qu'hocher la tête. De toute façon, il se doutait bien d'une des parts dudit marché. Qui incluait probablement ses parents et l'immense couteau de cuisine.

De la pointe du couteau, Riddle indiqua l'unique porte qui séparait la chambre d'Harry de celle de ses parents. La salle de bain. Il s'avança, impressionné par la capacité de son corps à obéir dans une situation aussi horrible, et s'engouffra dans la pièce. Une seconde plus tard, le brun y était aussi. Il ferma la porte, fourra la clef dans sa poche et se tourna vers le plus jeune.

« Tu sais Potter, siffla-il, ce que je déteste le plus c'est soit qu'on me résiste, soit qu'on s'oppose à moi. (Harry ne fit intentionnellement pas remarquer à son aîné que cela voulait sensiblement dire la même chose.) Et toi, il s'approcha lentement, c'est exactement tout ce que tu fais. Alors, je te conseille tout de suite d'arrêter ce petit jeu, parce que sinon, tes parents…. » Il passa lentement le couteau sous son cou, faisant ainsi très bien comprendre son intention.

Harry, toujours tétanisé, hocha la tête. Il n'avait même pas envisagé que Riddle soit… aussi dangereux. Il avait bien caché son jeu. De plus en plus mal à l'aise, parce qu'en plus de le menacer d'une manière directe, le brun n'était qu'à quelques centimètres de lui. La peur latente sur laquelle son esprit ne voulait pas mettre de nom devint soudainement extrêmement concrète quand Riddle plaqua violemment Harry contre le mur.

« Et si on s'amusait un peu, hein, Potter ? »

Et sans laisser le temps à Harry de protester, il appuya violement sur son front de sa main droite, lui faisant ainsi lever la tête et écrasa sans douceur les lèvres du brun avec les siennes.

Ça faisait tellement longtemps, tellement, qu'il voulait ça. Chaque homme ou femme connaît ça dans sa vie, ce désir pour quelqu'un, quelqu'un qu'on ne pourra jamais, jamais avoir. Et pourtant, maintenant qu'il n'y avait plus de barrière, maintenant que les actes de Riddle étaient directement puisés dans la cavité des envies les plus profondes et les plus interdites, alors il n'y avait aucune raison qu'il se prive.

Mais alors qu'il le retenait de son autre bras, et que lentement mais sûrement, il agissait comme s'il allait complètement l'assouvir, son désir, la part de lui qui ne voulait pas tout ça, celle qui résistait, celle qui comprenait qu'il y avait des choses qu'on ne pouvait pas (et attaquer sauvagement quelqu'un dans une salle de bain pour lui faire des choses pas très orthodoxes en faisait partie) faire, celle-là se débattait de toute ses forces.

Mais c'est comme vouloir reposer un gâteau dans lequel on a déjà mordu, à quoi bon, maintenant que c'est fait ?

Harry, lui, n'arrivait même plus à penser correctement. Tout ce qui lui venait à l'esprit était le choc, l'horreur, la peur et… une autre chose sur laquelle il n'arrivait pas à mettre la main. Mais quelque chose avait changé. La manière dont Riddle l'avait comprimé, avant,… il avait changé d'attitude. Ce n'était plus un baiser violent qui n'avait que pour but de le détruire.

Non, c'était différent.

Frustration. Voilà le mot qui lui venait à l'esprit.

Il déglutit difficilement. Il sentait la main gauche de Riddle qui s'insinuait sous le T-shirt de son pyjama. Il ne voulait pas ça. Il ne le voulait pas. C'était immonde n'est ce pas ? Il…

Mais une part de lui n'était pas dégoûtée. Une part de lui était en train d'en demander plus. Et il ne savait pas… Il ne savait plus ce qui l'horrifiait le plus : de se faire agresser de cette manière là, ou… d'avoir l'impression de n'avoir fait qu'attendre et chercher ça ?

Soudain, alors que les doits de Riddle allaient s'insinuer dans son pantalon, celui-ci recula vivement, comme s'il venait de se faire électrocuter. Il regarda Harry d'un air horrifié et fut agité d'un autre spasme plus violent. Le plus jeune, lui, qui ne comprenait définitivement pas ce qui était en train de se passer, regarda avec effarement le brun quitter précipitamment la pièce, une main sur la bouche.

Il avait juste envie de se réveiller, et que toute cette horreur ne soie qu'un cauchemar.

OoO

Adam Wors était typiquement le genre de personne qui n'était pas destinée à un avenir brillant. Il avait hérité, d'un père et d'une mère inconnue, une maladie qui se traduisait physiquement par une absence totale de pigmentation, l'albinisme. Adam était blanc. De cheveux, de peau, de poils. La seule partie de son corps qui était « teinte » restait ses yeux. Son iris, dépourvu de coloration rendait les vaisseaux sous-jacent visibles, et donc, rouges. La première impression qui venait à l'esprit des gens, quand ils le rencontraient, était un intolérable sentiment d'insécurité. Ce trouble venait probablement du fait qu'il avait en permanence un sourire malsain sur le visage. Et que son apparence générale lui donnait plus l'air d'un malfaiteur que d'une personne « juste » atteinte d'une maladie génétique.

Il n'avait jamais eu d'amis et n'avait jamais cherché à s'en faire. La seule personne avec qui il avait noué un lien, avait bizarrement disparue, quelques années auparavant.

Alors qu'elle ne fut pas sa surprise, lorsque son vieux téléphone se mit à sonner, déchirant le silence de son appartement et faisant voler la poussière qui le recouvrait. Il se leva, curieux. Il avait payé ses factures ce mois, et n'avait jamais posé de problèmes à personne. Enfin, pas depuis quelques mois, en tout cas.

Il décrocha et pour la première fois depuis six ans, son sourire disparut pour laisser place à une expression abasourdie.

OoO

Ron n'avait pas peur lorsqu'il s'agissait de monter sur scène pour réciter un texte. Mais là, il avait l'impression qu'ouvrir la bouche lui demanderait plus d'effort que de porter un rocher de huit cent kilos sur une distance de trois kilomètres.

Après avoir maintes et maintes fois réfléchis à ce que lui avait dit Harry, qu'il devait absolument « tenter sa chance » avec Hermione, en d'autres termes, il avait décidé de passer à l'acte. Enfin, pas de lui faire une déclaration d'amour, mais de l'inviter à faire quelque chose, elle et lui. Seuls.

« Euh… »

Elle se tourna vers lui, en souriant d'un air curieux. Même en cherchant de toutes ses forces, elle n'arrivait pas à comprendre pourquoi Ron avait absolument voulu s'entretenir avec elle, entre quatre yeux. Enfin, Harry n'était pas venu à l'école ce matin, pour une raison encore inconnue alors, c'était la matinée qu'ils avaient passé entre « quatre yeux ». Mais le fait était là, Ron lui avait demandé d'être devant la bibliothèque, à l'heure de la pause. Et tout le monde savait que personne ne venait à la bibliothèque surtout pendant la récréation !

« Hermione, commença Ron courageusement, est-ce que ça te dirait… euh… De venir voir un match de criquet avec moi ? »

« Bien sûr ! » rétorqua-elle. Son sourire ayant passé du simple sourire « je suis content », au sourire, « je suis extatique-vive-la-vie » !

Si Harry n'était pas venu à l'école, c'est simplement parce qu'il avait l'impression de mourir. Il n'était pas en train de perdre son sang, il n'était pas non plus en train de vomir tout ce qu'il avait dans le ventre (intestin grêle compris.) Il avait juste horriblement mal au ventre. Un mal de ventre de culpabilité. Le même mal au ventre qu'il avait eu, trois ans auparavant, parce qu'il avait triché à une épreuve de math.
Mais ce n'était pas aussi simple, cette fois. Tout devenait juste, beaucoup trop... Trop ! Entre les entraînements de basket auxquels il n'assistait plus parce qu'il n'avait plus aucune motivation, son année scolaire qu'il risquait de ne pas passer, et ensuite ça !
Un psycho dans la maison qui ne rêvait que de le violer.

Génial. Comme s'il avait besoin de ça. Et le pire, c'était qu'il culpabilisait. Et même en essayant de reléguer ça à la partie inconsciente de son cerveau, c'était peine perdue. Il n'arrivait pas à essuyer cette tâche, cette salissure. Il n'était qu'un pervers, finalement. Un type qui aimait se faire agresser dans sa salle de bain.

Il se tourna dans son lit, et essaya de penser à autre chose. Est-ce qu'il était… Non. Il était déjà tombé amoureux d'une fille dans sa vie ! Par exemple… Celia, quand il avait… neuf ans… Neuf ans… ça remontait à si longtemps, mais…

Il se redressa au même moment que la porte s'ouvrait sur un blond.

« Salut, euh, ta mère m'avait dit de repasser quand je voulais hier, et personne ne répond quand je sonne… euh, hey, ça va ? »

Harry leva les yeux vers Gellert, avec son sourire gentil et compatissant, il ne pourrait que le comprendre, et lui expliquer qu'il était toujours… normal…

Il fixa le duvet devant lui et répondit d'une voix peu assurée :

« Comment on sait si… si on est… J'entends… gay ».

Voila, c'était dit. Le truc vraiment dommage, dans tout ça, c'était qu'Harry ne regardait pas son interlocuteur. Parce que sinon, il aurait vu, il aurait vu l'horrible sourire qui se dessinait sur son visage.

« Il y a une façon qui marche très bien. » Répondit Gellert en s'asseyant sur le lit.

OoO

« Est-ce que tu te rends compte que tu viens de me faire traverser la moitié du pays alors que ça fait je-ne-sais-pas-exactement combien d'année que c'est le silence le plus total ? »

Tom leva les yeux, et croisa… Les lunettes de soleil d'Adam.

« Et en plus, t'as vu le temps qu'il fait, s'énerva-il, c'est pour ça que j'aime Londres, il n'y a jamais de soleil… ! »

« C'est pas comme si tu sortais la journée de toute façon » rétorqua Riddle en souriant pauvrement.

Le brun n'eut droit comme réponse qu'un sourire exaspéré. Ils étaient à la gare, encore sur le quai. Riddle en chemise et pantalon, et Adam, équipé comme s'il partait pour une expédition polaire. Bonnet compris. Mais… santé obligeait…

« Qu'est-ce que tu veux en fait ? »

Riddle le regarda, en croisa les bras en répondant :

« De l'aide. »

« Pour la même chose que la dernière fois ? »

Adam avait toujours été le côté de l'aimant qui annulait les effets. Ils se connaissaient de l'orphelinat. Tous les deux solitaires, tous les deux doués, tous les deux… différents. Ils n'étaient pas amis, et Tom l'avait presque oublié. Enfin non. C'est juste que s'il avait été moins sûr de lui, ce fameux jour où il avait tué ses parents, s'il s'était rendu compte avant qu'il avait besoin d'aide et qu'il n'était pas capable de se contrôler seul, alors rien de tout ça ne serait arrivé. Mais non, mais non. Tom Marvolo Riddle est tellement supérieur, il n'a besoin de personne.

« Oui, exactement. »

« Tu rêves. Si c'est pour que tu me demandes de te lécher les pieds et de t'appeler Voldemort, c'est hors de question. Les psys ça marche très bien aussi. »

Tom sourit ironiquement. Il savait qu'Adam serait d'accord de l'aider à la minute même où il avait dit qu'il arrivait. Et comme l'albinos détestait Gellert, il n'aurait aucun problème pour le virer. Et peut-être, regagner la confiance d'Harry.

La guerre ne faisait que commencer.

OoO

(1) Oui, je sais, ça ne se traduit pas du tout comme ça ! héhé mais bon pour les besoins de l'histoire… Voila. Et, c'est un peu comme dans Fight Club quoi… Pas besoin que ça soit scientifiquement juste !

Reponses Reviews Anonymes :

Maya : XD t'es la seule anonyme cette fois !! =D Bref, ahah, une lycéenne aussi ! Cool, tu sais ce que j'endure alors !! héhééh ouais, tout à fait, on se rapproche du bac. Quoique pour moi c'est encore dans un moment hihi donc, voila. Encore désolée pour le retard ! Merci encore infiniment !!!!! a + !!!

Encore merci à tous, la motivation disparaît petit à petit, et c'est vraiment pour vous que je laisse pas tomber ! Donc merci !