Auteur : Allezhopunptitverredesake

Disclaimer : Rien n'est à moi. Rien de rien de rien.

Rating : M Justifié pour le chapitre. (lemon pourrave à l'affiche.) Eeeet ouais.

Couple: Tom x Harry !

Avertissement : Il ne devrait pas y avoir de problèmes d'orthographe, (merci ma bêta, merci !!!), et euh (OH PUTAIN J'VIENS DE CROIRE QUE MON CHAT ETAIT MORT PEUR DE MA VIE !!! PEUR DE MA VIE !!! pardon.) Ce chapitre est le dernier ! La fin !! Hoho, sinon il y a une montagne de cliché. Sérieux je me marrais en écrivant tellement c'est limite pathétique ! Mais bon, fallait bien clôturer ce… ce truc ! Hohoho !

Euh, c'est incroyable comme j'ai sprinté pour écrire ce dernier chapitre (un JOUR UUUUN JOUR !!!), la qualité s'en ressent sûrement. Tant pis… huhu

Sinon…

Je l'ai commencée y'a presque un an ! C'est fou comme ça passe vite…

Maintenant, place aux remerciements habituels :

Merci aux revieweurs ! qu'ils aient reviewés fidèlement tous les chapitres de l'histoire ou une fois, ça ma fait toujours autant plaisir à chaque fois… !

Merci aux lecteurs, sans vous ben… Y'aurait pas ce merveilleux site !

Et merci aux 79 personnes qui ont mis ma fic en alerte… WOW. Et aux 36 qui l'ont mis en favorite !

Special thanks to my bêta : Akira-Makkuro !

Et finalement merci à toi! TOI DERRIERE TON ORDI LA ! MERCI ! AHAHA TU CROYAIS Y ECHAPER ? NOOOOON !
NIAHAHAHA !!!

OoO

La bonne nouvelle, c'était qu'il était maintenant capable de marcher et de se mouvoir comme s'il n'avait jamais essuyé une greffe.

La mauvaise… Et bien, il n'arrivait plus à parler. Les séquelles de l'opération qui avait été trop longue, et trop « radicale » avaient, selon les médecins, bousillé la partie de son cerveau destinée à la parole.

Une conséquence passablement fâcheuse pour Riddle, qui voyait ses études de médecine s'achever après trois ans de durs labeurs sans aucune autre récompense qu'un goût amer dans la bouche, symbole de son échec.

Dumbledore était quand même venu le voir, pour lui dire qu'il pourrait reprendre son poste une fois totalement guéri. Ça lui ressemblait bien, à ce vieux cinglé. Un infirmier muet… Manquait plus que ça. Comment allait-il pouvoir soigner les élèves s'il n'était même pas capable de leur dire ce qu'ils avaient ?

Cela dit, il n'allait pas cracher sur une aussi belle occasion de gagner de l'argent. Il en avait besoin pour se trouver un nouvel appartement. De plus, un peu de stabilité, ça ne pouvait pas lui faire de mal.

En attendant, il devait apprendre à « parler » sans ouvrire la bouche. Apprendre à pouvoir montrer ses émotions sans les dire. Il avait décidé d'avoir toujours sur lui une feuille et un crayon, mais ce n'était pas très pratique. Impossible de pouvoir avoir une conversation avec ce genre de moyens…Beaucoup trop lents.

Alors il se contentait d'hocher la tête, arquer les sourcils ou les froncer… Lui qui avait passé la plupart de sa vie à cultiver le mythe du « visage impassible » il se trouvait maintenant obligé de compter sur ses muscles faciaux pour se faire comprendre.

Il n'était pas si malheureux, en fait. Il connaissait parfaitement les autres séquelles qu'il aurait pu se coltiner. Un retard mental, par exemple. Ou… une paralysie complète d'une partie de son corps.

Donc non, il n'était pas si malchanceux. Au contraire. Les médecins lui avaient garanti qu'il était libéré de son « petit » problème d'addiction. Et il n'était pas bavard de nature alors de quoi allait-il se plaindre ?

En plus, Harry l'avait pris en pitié. Enfin, il compatissait de le voir faire de grands gestes aux infirmières pour leur faire comprendre que la manière dont elles avaient planté l'aiguille dans son ventre lui faisait terriblement mal.

En parlant du jeune homme, il venait souvent lui rendre visite, en rentrant de l'école, et ils passaient plusieurs heures ensemble.

Harry avait parfois l'air coupable et c'était dans ces moments là que Riddle regrettait le plus sa voix. Il aurait voulu lui dire que ce n'était pas de sa faute, qu'il n'avait été qu'un pauvre innocent happé dans la tornade dévastatrice de son passé.

Enfin bref. Tout allait plus ou moins pour le mieux.

Le 20 décembre, un mardi, Harry arriva à l'hôpital en maugréant. Déjà, il neigeait. En général il adorait ce temps. Mais quand il était chez lui, une tasse de thé dans les mains ! Pas quand il devait prendre le bus et traîner dehors ! Par conséquent, il n'était pas particulièrement de bonne humeur. En fait, il était même carrément agacé : en marchant sur le trottoir qui séparait l'arrêt de bus de l'hôpital, une voiture qui roulait beaucoup trop vite, l'avait arrosé de cette neige brunâtre et liquide que toute personne sensée détestait. En plus, sa mère lui avait fait part d'une de ces requêtes stupides dont elle avait le secret : une invitation.

Lily Potter était un peu trop compatissante et un peu trop pleine de bonne volonté aux yeux de son fils : chaque année pour le réveillon, la maison des Potter se trouvait envahi de personnes n'ayant – a priori - rien à y faire. C'est ainsi que deux ans auparavant Harry avait eu la surprise de trouver Drago Malfoy avec Pansy Parkinson dans la salle à manger. L'année précédente, la famille Weasley au complet avait été invitée et voilà que sa mère récidivait !

En plus de l'avoir fait habiter pendant quelques semaines dans leur maison, voilà qu'elle l'invitait pour Noël !

Son argument avait été quelque chose du genre de : « passer Noël dans un hôpital seul, c'est le pire réveillon du monde ! On ne souhaiterait même pas ça à son pire ennemi ! »

Harry avait été forcé d'abdiquer. Et en y réfléchissant bien, il n'était pas si « fâché » que ça. Il avait juste râlé pour la forme : il était déjà obligé d'inventer des excuses pour aller le voir à l'hôpital en cachette – d'où le bus –, si elle apprenait qu'il allait le voir presque tous les jours, elle allait se faire des idées.

La conscience d'Harry lui avait d'ailleurs fait malignement remarquer qu'il n'y avait pas à se faire des idées, puisqu'il ne se passait rien, et qu'il n'avait pas « peur » d'aller « faire ses devoirs » tous les jours avec Ron (officiellement du moins…) ! En général, lorsqu'il arrivait à ce stade là, il rallumait la lumière – oui, sa conscience avait la sale manie de se manifester quand il était tranquillement en train d'essayer de dormir- et prenait un livre pour penser à autre chose.

Depuis l'épisode Gellert il s'était résigné. Non, il n'aimait pas les filles. Enfin, comme amies, pourquoi pas, mais pour autre chose… Beuh. Hors de question. Bien sûr, c'était plus facile à dire qu'à assumer. Il redoutait plus que tout le moment où ses parents se rendraient compte que leur fils unique ne serait jamais en mesure de leur donner des petits enfants.

Et ce dont il s'était rendu compte dans la salle de bain quand « Riddle » l'avait attaqué, ça, non. Il refusait d'y penser. Admettre préférer les hommes était une chose, admettre avoir un faible pour Tom en était une autre.

Bref, ce mardi vingt décembre, Harry monta les marches de l'hôpital avec mauvaise humeur. Il était là tout à fait officiellement, puisque sa mère lui avait expressément demandé d'aller l'inviter, mais il ne s'en sentait pas plus léger.

Foutu infirmier.

Il parcoura les couloirs, prit l'ascenseur, se retrouva dans d'autres couloirs, et enfin, arriva devant la porte de sa chambre. Il toqua, et n'attendit pas la réponse, puisque réponse il ne pouvait y avoir.

Comme 95% des fois ou il avait ouvert cette porte, il trouva Riddle allongé sur son lit, un livre à la main.

Il leva les yeux en voyant Harry avant de poser sa lecture, un roman russe, et de remettre sa main sur la couverture.

Son regard exprimait un intérêt poli, quoiqu'assez amusé.

« - Salut »

Un court silence, pendant lequel le muet le salua d'un mouvement de tête.

« - c'est bien ce que tu lis ? »

Nouveau mouvement. Harry avait bien conscience qu'il était en train de noyer le poisson dans l'eau, mais il n'avait pas du tout l'intention d'essuyer un refus, vingt secondes après être entré dans la pièce. Parce que oui, détail important, Harry était persuadé que Tom allait refuser. Après tout, il avait sa fierté, et cette invitation était assez transparente : « Allez, tu nous fais pitié tout seul, ramène-toi. » Ça faisait vraiment œuvre caritative. Et comme Riddle allait refuser, Harry serait malheureusement pour lui obligé de le supporter une bonne demi-heure en se sentant affreusement gêné. Hors de question.

Il continua donc son monologue, racontant sa journée avec Ron, qui sortait depuis peu avec Hermione, la manière dont ils avaient failli mourir congelés dans la forêt en se perdant comme de gros imbéciles, le savon que leur avait passé Molly, les copines de Ginny, insupportables… Lily, qui semblait avoir pris un peu de poids et finalement, il lui demanda s'il voulait venir au réveillon.

Tom prit son calepin écrivit quelque chose et le tourna vers Harry :

Est-ce que tu as envie que je vienne ?

En rougissant un peu – pour la forme- Harry répondit par l'affirmative. Et Riddle sourit comme il ne l'avait plus fait depuis longtemps.

OoO

Vers huit heures du soir, la porte de la maison des Potter s'ouvrit avec fracas sur un blond accompagné d'une jolie brune.

Harry, qui était chargé de s'occuper de la réception des invités ne put retenir une grimace :
« - C'est trop difficile de sonner ? »

Drago ricana avant de se diriger d'un pas rapide vers le salon, Pansy toujours sur ses talons. En fait, le manoir Malfoy organisait chaque année une gigantesque fête qui était l'occasion parfaite pour retrouver tous les nobles de Grande-Bretagne.

Mais Lucius et Narcissa, ne pouvait voir Pansy en peinture, et Drago la préférant à sa famille, il séchait le réveillon annuellement.

« - Dis donc, vous avez fait fort niveau déco… » Harry s'approcha de son « ami » et contempla le salon –déjà remplis-.

« - J'avoue, ma mère était assez enthousiaste. »

Et c'était peu dire. Un peu près chaque millimètres de la pièce était recouvert de décorations multiples. Du sapin, aux étoiles, au gui, et aux guirlandes il ne manquait absolument rien.

« - Le problème, reprit Harry, c'est qu'y en a partout dans la maison ! »

Pansy éclata de rire avant de se faire happer par Sirius qui voulait absolument des nouvelles de son oncle.

Le brun reprit son poste vers la porte, attendant avec autant d'impatience que d'anxiété le retour de son père.

James était allé chercher Tom à l'hôpital.

OoO

La fête se passait bien. Sirius semblait avoir légèrement dépassé le taux d'alcool conseillé et Remus le surveillait du coin de l'œil. Drago et Pansy discutaient avec Ron et Hermione qui, rougissants, essayaient d'esquiver les questions indiscrètes de l'autre couple, ses parents discutaient avec les Weasley et les Granger et Riddle…

Et Riddle… Agacé, on ne disparaissait pas d'une fête aussi cool comme ça, Harry se lança à sa recherche. Peut-être que s'il n'avait pas – à l'image de son parrain- abusé d'autant de champagne, l'idée que l'autre se soit volatilisé ne lui aurait peut-être simplement pas effleuré l'esprit. Mais bon, à trois heures du matin, passablement dans les vapes, cette idée lui parut excessivement logique. Il commença donc sa recherche, en commençant par la cuisine. Personne.

Il continua à travers le couloir ignorant les lumières clignotantes, et les pères-Noël, avant d'entendre un bruit venant de la salle de bain.

Il s'y précipita, préparant mentalement une engueulade mythique, et se planta devant la porte.

Une seconde plus tard, Riddle en sortait, les mains encore mouillées.

L'idée que le plus âgé soit simplement allé aux toilettes disparut bien vite du cerveau d'Harry. Parce qu'accroché sur l'encadrure de la porte, une des décorations de sa mère, du gui. Juste entre l'infirmier et lui.

Mut par un instinct qu'il aurait plusieurs fois l'occasion de maudire le lendemain, il attrapa les épaules du plus âgé, et plaqua ses lèvres contre les siennes, rigolant à moitié.

Malheureusement pour Harry, Tom avait aussi consommé une bonne quantité d'alcool durant la soirée. En effet, comme personne n'arrivait à communiquer avec lui sans le prendre pour un idiot, et qu'Harry avait passé sa soirée avec la petite Weasley, il s'était rabattu sur les verres de vin et de champagne qui traînaient un peu partout dans le salon.

La fin de leur soirée fut donc dans l'ordre : Une montée dans les escaliers mi-pouffant, mi-s'embrassant, une tentative de déshabillage soldée par une 1-0 en faveur des habits beaucoup plus résistants que deux jeunes hommes saouls, et une succession de gémissements et de soupirs plus ou moins discrets.

Somme toute, un réveillon tout ce qu'il y avait de plus banal.

OoO

Après un réveil des plus désagréable, quelques mensonges à l'intention des parents : « si Riddle a dormi dans ma chambre c'est parce qu'il a eu un malaise ! », Des pensées catastrophées à la pelle : « Mais pourquoi je me souviens de rien ? » De bonnes résolutions en avance : « Plus jamais d'alcool ! » Un nouvel an, qui finît exactement de la même manière : « Oui je suis sûr, continues… » un autre réveil encore plus catastrophé, d'autres excuses pourries dites à ses parents, un boycottage très sérieux de l'hôpital et une culpabilité aussi dure que du roc, la fin des vacances arriva.

La rentrée après les vacances de Noël, était sûrement la pire. Après avoir fait la fête, pris du poids et s'être amusé comme des fous, l'idée de se retrouver derrière des bancs d'école paraissait pour tout jeunes normalement constitués, le pire des châtiments. – Personne ne considère Hermione Granger comme normalement constituée.-

Mais lorsque James Potter laissa Harry sur le parking de Poudlard, celui-ci comprit que cette rentrée ci serait encore pire. Parce qu'il y avait la voiture de Riddle sur le parking.

Ils ne s'étaient pas revu depuis le premier janvier ou pour la deuxième fois, Harry s'était réveillé, avait senti un corps contre le sien, avait essayé de rassembler ses souvenirs, avant d'hurler au brun de « dégager de son lit. »

D'un côté, il avait envie de le voir. Histoire peut-être de rerécidiver l'expérience, en ayant cette fois des souvenirs concrets et pas des foutus fantasmes, et de l'autre, il n'avait pas DU TOUT envie de croise ce sale profiteur qui osait le toucher alors qu'il était sans défense. En plus, il était censé lui dire quoi ?

En tant qu'infirmier, était-il soumis aux même lois que les profs ? Est-ce que c'était illégal ?

Harry s'avança vers l'entrée de la salle de gymnastique, décidant de ne pas se blesser jusqu'à la fin de l'année. Voilà. Comme ça, il n'aurait pas à le revoir, et sa vie redeviendrait comme avant.

Seulement voilà. Même si les vacances sont censées nous remettre sur pieds, Harry n'avait pas beaucoup dormi, ces derniers temps. Et, il s'était levé en retard, et donc conséquence : n'avait pas pris de petit déjeuner.

Il avait faim, et avait deux heures intensives de basket.

Il finit donc inconscient sur le sol, sous l'air agacé de ses condisciples.

Une dizaine de minutes plus tard, lorsqu'il se réveilla, il ne manqua pas de remarquer le plafond de l'infirmerie.

Jurant mentalement, il se leva, avant de se trouver face à une feuille de papier où était écrit en majuscules : « Imbécile, je t'avais dis de manger le matin. » Cette feuille était tenue par une main, reliée à un bras, accroché à une épaule qui faisait partie intégrante du corps de Tom.

Harry le regarda d'un air blasé, essayant de ne pas penser dans quelles circonstances il l'avait vu pour la dernière fois, avant de se lever. Il porta une de ses mains à la tête, se sentant chanceler.

Il sentit plus qu'il ne vit une main appuyer sur son épaule pour l'obliger à se rassoire. Harry maugréa avant de saisir la bout de pain que l'infirmier lui tendait.

Argh. Une partie de son esprit n'arrivait pas à ne pas penser au fait qu'il l'avait vu nu ! Il se demanda vaguement à quoi il ressemblait sous sa chemise – puisqu'il n'en avait aucun souvenir- avant d'essayer de forcer son cerveau à penser à autre chose. Peine perdue. Dans un autre contexte, peut être aurait-il réussi à se désintéresser du brun qui s'affairait devant lui d'un air concentré. Mais bon sang il était sous ses yeux ! A porté de main !

A l'instant ou il eut cette pensée, il l'avança avant de saisir le premier truc appartenant à Riddle qui fut à sa portée. La manche de sa chemise. L'infirmier se tourna vers lui, les sourcils froncés, avant de voir le regard du plus jeune. Lui non plus ne se souvenait pas exactement des nuits qu'ils avaient passé ensemble, même s'il lui restait quelques bribes. Et ces bribes étaient suffisantes pour prouver qu'Harry avait été plus que consentant. Et s'il n'en avait pas été sûr, la lueur des yeux verts qui le toisait maintenant avec envie aurait amplement suffi à l'en persuader.

La partie sage de son esprit –oui elle existait- essaya pendant quelques instants de le résonner : « tu es dans l'infirmerie ! Tu pourrais perdre ton travail ! D'autres élèves vont s'allonger ici ! »Mais ça ne fut carrément pas suffisant, puisque deux secondes plus tard, il plaquait Harry contre le matelas avant de le chevaucher.

OoO

Harry détestait toujours autant les cours de bio. Ce n'était une nouveauté pour personne. Le professeur Rogue passait son temps à le rabaisser et à le traiter de mauvais élève.

Enfin, rien de très important, vu que la carrière qu'envisageait le brun n'approchait pas – de près ou de loin- a un quelconque rapport avec cette branche. Alors Harry faisait de tout son possible pour ne pas écouter en cours.

Simple raison : Echouer en n'ayant rien travaillé était quelque chose d'acceptable. Travailler et échouer, par contre, ça n'entrait même pas en ligne de compte.

Bref. Les cinq premières minutes de la leçon, il les avait occupées à lancer des bouts de papier sur Hermione. C'était drôle, mais malheureusement pas suffisamment longtemps. Il avait ensuite essayé de communiquer avec Ron, mais, influencé par sa petite amie –Hermione- il s'était sagement remis à son cours.

Et voilà, seulement dix minutes après le début de la leçon, Harry s'ennuyait comme un rat mort.

Naturellement, ses pensées dérivèrent sur des sujets bien différents des cours. Tout d'abord ce devoir d'histoire qu'il n'avait même pas encore commencé, et qui était à rendre pour le lendemain –oups-. Il allait passer une bien plus mauvaise soirée qu'escompté.

…Minute, minute. Qu'était-il censé faire ce soir déjà ? Ah oui, Aller chez Riddle pour « travailler ». Mais, s'il avait ce devoir d'Histoire, il n'allait jamais pouvoir y aller !

Il serra les lèvres, pensif. Il se réjouissait toute la semaine du jeudi, car il commençait les cours deux heures plus tard le vendredi matin, et donc, sa mère le laissait sortir jusqu'à huit heures. Comme il finissait les cours à quatre heures, il avait tout le temps de faire des choses intéressantes avec son aîné. Et s'il ne le voyait pas, il allait passer une soirée horrible remplie de frustration et de pensées obscènes !! Il voulait voir Riddle, il voulait le voir et surtout… Surtout…

« - Professeur ? »

Rogue se retourna, dans toute sa splendeur effrayante. Il haussa un sourcil, surpris de voir le pire élève de la classe intervenir. Surtout qu'il venait de poser une question particulièrement difficile à propos d'une espèce de plante inconnue en Angleterre. Enfin, peut-être avait-il sous-estimé le garçon.

« - Oui Potter ? »

« - Je ne me sens pas très bien… Pourrais-je aller à l'infirmerie ? »

Il l'avait surestimé, plutôt. D'un geste de main il lui fit signe de s'en aller.

Harry ne se le fit pas dire deux fois. Il se leva rapidement –un peu trop d'ailleurs-, et sortit de la pièce en trombe.

Sans même prendre la peine de prendre un air malade, il parcoura les couloirs de l'école se réjouissant de voir la tête surprise de son… petit-ami ? sex-friend ?Il ne savait pas vraiment quoi penser de leur relation, en fait. Lui-même ne connaissait pas la nature de ses sentiments pour le jeune homme.

Il toqua contre la porte du bureau de son aîné, priant pour qu'il n'y ait personne d'autre.

Après une demi-seconde d'attente, il entra dans la pièce. Il ne risquait pas de déranger, car la porte donnait sur le bureau du brun et non sur la pièce « d'examination ». Aucun risque de tomber sur une jeune adolescente entrain de se faire peser, donc.

Le brun qui était auparavant plongé sur des documents administratifs leva les yeux vers Harry d'un air curieux. Ils se voyaient en général en dehors des cours, chez lui. Impossible donc de savoir ce que lui voulait le jeune homme.

Il comprit pourtant très vite ses intentions en le voyant s'approcher de lui avec le sourire qu'il se réservait lorsqu'il avait une idée derrière la tête.

Une fois arrivé à côté de lui, toujours sans lui avoir dit ne serait-ce qu'un seul mot, Harry s'agenouilla devant la chaise du plus âgé.

S'il avait levé les yeux vers Tom, à ce moment là, il aurait remarqué son visage mi-choqué « mais ! mais ! qu'est…qu'est ce qu'il est en train de faire ? » Mi-impatient « j'adoooore ce genre d'initiative. »

Mais Harry était bien trop occupé à déboutonner le pantalon du brun qui était d'ailleurs déjà cramponné au bureau. S'il y avait une chose que Grindelwald avait réussi à apprendre à Harry – à part de se méfier des blonds à l'air angélique- c'était bien cet art là.

Il ferma les yeux et serra les dents en sentant les mains d'Harry commencer lentement un aller et retour sur son sexe déjà passablement réveillé. Bientôt, les mains furent remplacées par la bouche du plus jeune qui recommença le même mouvement qu'il avait entamé avec ses mains auparavant. Il léchait, mordillait même, entendant les râles de Riddle devenir plus rauques. Il aurait aimé entendre sa voix dans ces moments là. Mais bon, il ne pouvait pas tout avoir.

Après quelques minutes, Tom repoussa Harry avec plus ou moins de force. Il avait envie de plus, il avait envie de l'entendre gémir et le sentir se tordre contre lui, maintenant. Et ce n'était pas en étant assis et en profitant que ça allait se réaliser.

Il se releva avant de pousser Harry contre le bureau, et d'un mouvement rapide, d'enlever son pantalon. Il devait vraiment se retenir, en voyant son arrière train– s'il n'avait pas autant de considération pour lui, il l'aurait pénétré vite , il sortit un tube de lubrifiant d'un des tiroirs de son bureau, avant de s'en mettre sur le pénis et les doigts. En haletant plus fort d'impatience, il les introduisit à l'intérieur d'Harry qui commença à grogner de satisfaction. Tom savait exactement comment faire pour le stimuler, il ne se contentait pas d'entrer et sortir, mais caressait, massait, l'intérieur des parois et rien qu'avec ce traitement, Harry se serait senti capable de venir. Trente secondes plus tard, alors qu'Harry commençait à bouger des hanches d'une manière plus que subjective et que Riddle voyait sur son propre sexe les premières gouttes de sperme arriver, il décida qu'il avait bien assez attendu, et d'un coup de hanche, remplaça ses doits par sa virilité.

Comme d'habitude, il ressentit le plaisir énorme qui- s'il n'avait pas été privé de sa voix- l'aurait fait hurler. Sentir Harry partout autour de lui à cet endroit là, c'était le paradis. Il commença à bouger plus rapidement, empoignant le sexe du plus jeune, qui, lui, s'accrochait au bureau tant bien que mal, en essayant de retenir ses cris au maximum. Et Riddle qui lui mordait l'épaule comme un forcené ! il voulait qu'ils se fassent repérer ou quoi ?

Il se cambra de plus en plus, à mesure que le plaisir devenait impossible à gérer. Il savait que ça n'allait plus durer très longtemps, même s'il aurait adoré que cet état, à moitié inconscient avec ces sensations qui semblaient monter en lui jusqu'au bord des lèvres, reste pour toujours.

C'est donc avec beaucoup, beaucoup de regret qu'il se sentit venir, entre les doigts de Tom qui, lui, jouit en lui, deux secondes plus tard.

Et dire, que les autres membres de sa classe se tapaient un cours de bio !

Il se rhabilla, et se tourna vers l'infirmier : « je peux pas venir tout à l'heure ».

La seule réponse qu'il reçut fut une feuille de papier avec le mot : « pervers » écrit en travers.

OOo

La fin de l'année s'organisa de cette manière. Harry passait le plus clair de son temps dans l'infirmerie, ou chez Tom. Ses parents se doutaient bien de quelque chose, mais préféraient attendre que leur fils leur parle de lui-même plutôt que de lui tirer les vers du nez.

En août, alors qu'Harry entamait sa dernière annéed'école, il trouva un mot dans son carnet de devoir encore totalement neuf. « Tu sais, je crois que je suis amoureux de toi. »

Quelques mois plus tard, il annonçait à ses parents le fait qu'il était en couple avec Tom, que oui, il était au courant que c'était un garçon, et que désolé il ne serait probablement pas en mesure de leur fournir de petits enfants.

Sur ce dernier point, il dut subir les foudres de son père qui désespérait de voir le nom de Potter s'éteindre avec lui.

Ron accepta la nouvelle sans problème, à l'image d'Hermione qui lâcha un « je m'en doutais » qui vexa Harry pendant quelques jours.

Mais ils étaient heureux, ils étaient ensemble.

Et la vie reprit son cours.

OoO

Vous n'aimez pas cette fin ? MOI NON PLUS ! Peut-être que je ferai un « vrai » épilogue une fois…

Une fois….


Encore MERCIIIIII !!!

[Je vais continuer (ou commencer... hum) la fic APPRIVOISE-MOI maintenant.... héhé A bientôt!]