Titre : Amour sucré, salé.
Pairing : LxRaito ; MattxMello
Genre : UA (donc pas de cahier de la mort qui tombe du ciel, ni de shinigami qui vous file ses yeux) et euuh... c'est un peu prise de tête (angst ?), drôle parfois (ça viendra ça), stressant, sur le thème de l'amitié (au début), sur celui de la famille (plus tard) et puis de l'amûûûr aussi, un peu partout (mais pas de suite).
Rating : M (homophobes : oust !)
Auteur : Poulpy, non mais c'est quoi ce nom de super-héros ! Le vrai super-héros c'est moi : CHEVEUX-MAN !! 8D
Disclamer : Je suis albinos, je suis pas japonaise même si j'apprends à le parler (oui je sais, la classe 8D #spaf#) et j'ai pas de partie génitales masculines qui me permettrait de dire que je m'appelle Ohba ou Obata... Snif. Donc, hormis Kazuha et Takako (ainsi que d'autres...) j'ai rien à moi :D (l'idée du scénario, ça compte ou pas ?) et bien sur je gagne pas d'argent sur ça !
Note d'Auteur -ou ce qui y ressemble- : Plop les gens ! Oui, je sais, et je suis désolé, j'ai loupé le coche lundi x[ ! Pour parler d'autre chose... le chapitre... qui veut me tuer la première ? Je sais que personne n'aime qu'on maltraite Ryuzaki, il semble si fragile... Bien qu'en faite il le soit pas si on y réfléchit 2 seconde. (Rassurez vous, je me suis obligé à rajouter le personnage de Kazuha parce que je trouvais que sinon le chapitre était trop méchant pour Ryu) Ah et on m'a demandé plusieurs fois si cette fiction était à moi, alors oui oui OUI !! Ce n'est pas du plagiat, sur mon profil vous verrez que ' est bien MON blog et en plus sur la page de présentation du blog vous y retrouvez mon pseudo XD ! Et si vous pouviez écouter les chansons mises en relation dans les titres pendant la lecture (et cela en boucle si vous lisez en prenant votre temps) ça pourra faire mieux je pense dans votre esprit ! :) j'aime écrire en musique et je le fais tout le temp. "Donc pourquoi pas lire en écoutant la musique que j'écoute ?" me suis-je dit. Après c'est pas une obligation hein ! Je force personne ! xD On peut très bien lire sans musique haha ! Sinon bonne lecture !
...Amour Sucré, Salé...
Chapitre 2 : I feel bad ... (Rascal Flatts )
Tokyo, 2008, Chambre 43.
Raito mit une bonne paire de minutes pour se remettre du choc émotionnel. Bon, un an ça passait vite... très vite même... il allait déballer ses affaires et dans à peine 365.25 jours il les remballerait.
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Mais bon dieu pourquoi LUI ? Pourquoi devait-il passait 365.25 jours avec lui dans cette chambre ? Pourquoi devait-il passait 42 semaines en sa compagnie ? Pourquoi ? Pourquoi ?!
Oui en cet instant, le grand, le beau, le bien fichu, le froid et impénétrable Raito venait de craquer. Et pendant ce temps, Ryuzaki le regardait d'un œil perplexe, son pouce dans la bouche. Il était surpris, mais sans plus. Il était toujours sous le choc de l'amnésie de Raito à son sujet. Pourtant il avait dit son prénom et son pays originaire dans l'espoir qu'il réagisse. Mais à croire que le temps efface bien des choses chez certains. Ryuzaki fixa Raito, qui continué de maltraiter son cuir chevelu dans l'espoir de voir une autre personne dans cette pièce, durant un long moment puis finalement il détourna les yeux et sans un mot il repris son activité passionnante qui était le déballage de ses affaires. Il n'avait pas grand-chose... Et lorsque Raito se releva en toussotant pour marquer sa présence d'esprit revenu, il failli s'estoquer en voyant toute une panoplie de même jeans usé bleu, et de sweat-shirt blancs sur les draps du lit de Ryuzaki. Il s'approcha et demanda dans un faible murmure, non sans cacher sa curiosité :
-« Pourquoi tu n'as que les même affaires ?
-Il faut faire des choix dans la vie...
-Euh oui... c'est logique, répondit Raito sans saisir les propos de son colocataire.
-Moi, je m'épargne cette perte de temps en n'en faisant qu'un pour mes vêtements. »
Ryuzaki se retourna et regarda de ses yeux vides les yeux marron de son colocataire. Raito frissonna. Cette sensation dans le regard de Ryuzaki... Comme un rayon X qui sonde les moindre pensés, un détecteur de mensonges. Et cette expression parfaitement unique qui occupait le visage de Ryuzaki mit mal à l'aise Raito. Il n'était pas bon pour remonter le moral des gens, il n'aimait pas entendre des gens se plaindre et il n'aimait pas la familiarité qu'avait Ryuzaki avec lui.
Il détourna son regard et alla chercher sa valise sur le seuil de la porte. Lui aussi devait s'installer.
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Tokyo, 2008, Classe 3-R.
-« Je vous le dit... ce Lawliet est pas normal... murmura une jeune fille brune à ses voisines.
-Mais, il est comme tout le monde pourtant non ? demanda la blonde de droite.
-Qu'est ce qu'il a de particulier ? Renchérit la rousse.
-Non mais vous l'avez vu ?! S'étonna la brune.
-Euh...
-Non...
-Il s'assoit dans une posture étrange... Il enlève ses chaussons en plein cours ! Non mais regardez le ! » Finit-elle en désignant du doigt un jeune homme brun encore debout, au dos courbé, dans la salle de classe et attendant son tour pour piocher un bout de papier qui lui indiquerait sa place de classe pour l'année.
Ses deux acolytes blonde et rousse penchèrent la tête sur le côté pour regarder le dit jeune homme. Le Lawliet en question rongeait son ongle de pouce en fixant d'un air absent, ou blasé pour certains, le tableau noir comme si la mouche posée dessus était plus intéressante que l'agitation autour de lui. Finalement elles regardèrent de nouveau leur amie brune.
-« Mais enfin Takako... commença la blonde.
-Oui, il est un peu en décalé par rapport a nous mais... faut le comprendre, il est anglais et vient d'arriver au Japon... continua la rousse.
-Les filles ! Il s'assoit avec les deux pieds sur la chaise... et il-ne-porte-pas-de-chaussettes ! C'est un manque d'hygiène ! Surtout quand on enlève les chaussons en classe ! C'est inadmissible ! »
Ses deux amies restèrent silencieuses. Elles se jetèrent un coup d'œil et finalement, la blonde prit la parole.
-« C'est vrai que Takako a un peu raison... Il n'est pas comme nous...
-Voyons Misa ! S'étonna la rousse qui fut coupé par Takako.
-Et regardez moi ces cernes ! De vraies valises ! Il doit cacher un truc ... ça pue le mystère jusqu'ici !
-Mais... ! Tenta la rousse.
-Ecoute Kazuha, si tu le trouves normal c'est que tu n'es pas comme nous non plus ! L'interrompit Takako.
-J'ai entendu dire qu'il était dans la même chambre que le Prince Raito... murmura Kazuha en baissant la tête. L'administration n'aurait jamais mis un cas mental dans la même pièce que l'être le plus censé du lycée !
-Comment ? S'étonna Misa. Dans la même chambre que le Prince ?!
-Oui... et il y a même une rumeur selon laquelle Lawliet serait ici non pas pour ses études mais parce que Oxford l'aurait jeté en raison de son homosexualité ! Sortit Takako en réfléchissant.
-Lui ?! Homo ?! S'étonna Kazuha. Mais... il est pourtant si mignon...
-Mi-gnon ? Kazuha, je te rappelle qu'en tant que membre du groupe du club du Prince Raito, tu n'as pas le droit de regarder d'autres hommes que lui..., des étoiles apparurent dans les yeux de Takako, c'est l'être parfait, on ne peut rivaliser avec lui ! Et ce n'est pas ce nouveau, cet anglais pédé avec les manies d'un trisomique qui va changer les règles de notre association, du lycée, ni notre amour infinie pour le Prince ! Je te rappelle que tu as juré l'aimer éternellement en entrant dans le club !
-Tu vas trop loin Takako ! Ton club tu peux aller le mettre là où je pense ! Tu n'as pas le droit d'être aussi irrespectueuse avec une personne ! Tu passes pour une raciste et j'ai bien l'impression que ce n'est que la partie immergée de l'iceberg de tes défauts ! Et s'il faut que je passe pour une traîtresse envers le Prince, et bien tant pis mais je ne pense pas comme toi ! » Rétorqua Kazuha en attirant l'attention de plusieurs de ses camarades sur elles.
Elle lança un regard haineux à tout ceux qui approuvaient Takako et partit rejoindre sa place située au troisième rang a partir de devant, côté fenêtre. Une fois assisse, elle sentit le bruit des murmures de Takako reprendre avec Misa. Elle pourrait jurer qu'elles comméraient sur son attitude... Elle fixa durant un moment l'extérieur du lycée puis un reflet fit changer la direction de son regard.
Lawliet allait piocher sa place. Elle fixa son reflet qui enfonçait sa main gauche dans le sac noir et en retirait un bout de papier plier en quatre. Elle le fixa lire le papier en le tenant entre le pouce et l'index avec autant de délicatesse que s'il s'agissait d'une feuille d'or. Son reflet grossissait. Elle se retourna et fixa le vrai Lawliet lorsque celui-ci se trouva devant la place vide à côté d'elle. Ces yeux entre noir et bleu, jamais elle ne pourrait en voir d'autre. Il la fixa dans les yeux avec son air particulier puis il esquissa un petit sourire discret en articulant :
-« C'est bien la place 17 ?
-O...oui... »
Il s'assit en mettant ses deux pieds sur le bord de la chaise tout en gardant son pouce dans la bouche. Kazuha se risqua à regarder Lawliet suffisamment longtemps pour remarquer toutes les choses que lui reprochait Takako et Misa. Elle remarqua même qu'il n'avait ni chaussettes, ni chaussons, ces derniers étant par terre. Ryuzaki tourna sa tête vers elle et lui expliqua avant même qu'elle eu le temps de demander quoique ce soit.
-« Je n'aime pas les chaussettes... ni les chaussures ou les chaussons...ça me déconcentre.
-Oh... fit-elle en rougissant comme un enfant pris en faute. Tu ... tu sais... je trouve ça admirable que tu quittes ton pays natale pour le Japon juste pour tes études...
-Ce n'est pas juste pour les études. Répondit Ryuzaki sur un ton neutre.
-Ah ? S'étonna Kazuha. Tu es là pour quoi d'autre ?
-Je dois retrouver quelqu'un... » Répondit-il en continuant de ronger son ongle.
Il tourna la tête et fixa Kazuha une nouvelle fois puis voyant que cela la gêner, il s'excusa.
-« Je ne connais pas toutes les coutumes encore... Je ne pensais pas que fixer les gens était gênant ! Désolé...
-Oh ce n'est pas grave c'est compréhensible tu sais !
-J'ai entendu ta discussion avec Takako et Misa tout à l'heure ! Sortit de but en blanc Ryuzaki.
-Hein ?
-Pour que tu le saches, je ne suis pas trisomique, ni homosexuel... j'ai des tics et des tocs mais je suis comme ça depuis toujours, on m'a élevé comme ça. Je n'y peux rien. Alors si je t'effraies avec mes manies bizarre, je comprendrais que tu demandes à changer de place ou ne souhaites pas qu'on se parle en public car tu ne voudrais pas t'afficher avec moi, et si tu veux même cette conversation peut être la dernière car je te sens mal à l'aise depuis tout à l'heure... »
Kazuha resta de marbre devant la rapidité qu'avait eu Ryuzaki pour dire son discours. Enfin elle réagit lorsque Ryuzaki changea de pouce et se mit à rogner l'ongle gauche. Elle lui sourit en répondant :
-« Ne t'inquiètes pas ! Je ne souhaite en aucun cas que se soit la dernière discussion. Tu es intéressant et tu sais, tes manies font parties intégrantes de toi, être choqué de tes manies reviendrait à être choqué de toi, et je ne suis pas comme Takako.
-Heureux que ton raisonnement tiennes la route. »
** ** **
Ryuzaki marchait dans les couloirs de sa démarche lente et traînante habituelle. Seul dans ce couloir. Kazuha était rentrée chez elle. Elle n'était pas à l'internat. Ryuzaki était au deuxième étage des dortoirs masculins et fixait l'image miniature de Raito par la fenêtre. Les murmures... Il se croyait habitué. De tout temps il avait toujours était sujet aux murmures. Ces murmures. Mais entendre ces murmures devenir les siens, il ne s'était même pas attendu à ça. A dire vrai, il ne s'était attendu à rien d'autre hors mi son amitié. Mais comme toute chose idéalisée, le projet tombe à plat une fois que l'on est confronté à la réalité et ses contraintes.
Combien de fois s'était-il heurté à la réalité ? Combien de fois avait-il était en accord avec elle ? Combien de fois s'était-il trompé ? Combien de fois entendra-t-il ces murmures ?
Des pas. Des personnes se rapprochent de lui. Elles se rapprochent, et partent après avoir clairement murmurer pour Ryuzaki une insulte.
-« Trisomique ! »
Des insultes. Combien en a-t-il entendu aujourd'hui ? Il ne les compte plus. Il ne les a jamais compté car dès le départ il savait que le nombre attendrait vite l'incalculable. D'autres pas. D'autres insultes. Cela va de soit.
-« Oh non ! C'est le malade mental ! Viens on fait demi-tour !
- Non mais c'est pas un pédé qui va nous empêcher de rentrer dans notre chambre attend ! »
Ils passent derrière lui. Le plus audacieux lui murmure :
-« Va te faire enculé ailleurs ! On n'a pas besoin de chose comme toi au Japon ! »
Et le plus discret se contente d'un :
-« Rentre chez ta mère, sale merde ! »
Les bruits des pas disparaissent. Les murmures avec. Tout les gens réagissent pareils. Une fois qu'ils ont dit leur insulte quotidienne à la personne la plus fragile, ils sont fière d'eux et s'en vante. Ryuzaki quitta du regard son reflet pâle et dénué d'émotion. Il en avait marre de se voir tel que les autres le voyait. Il voulait juste se voir comme lui se voyait. Il voulait être vu pour ce qu'il était, être vu et compris comme lui se voyait et se comprenait. Il chercha du regard la silhouette miniature de Raito mais ne la trouva plus. La nuit était tombée sans qu'il ne s'en rende compte et Raito devait être rentrée. En septembre, les nuits étaient plus fraîches qu'en été.
Des bruits encore. Des rires. Tiens, ce son était nouveau pour l'oreille de Ryuzaki. Il n'avait entendu des rires qu'une seule fois hors mi ici. Ces rires, il les avait partagé avec Raito étant enfant. Les autres fois, ce n'était que les rires des autres, des rires fades, faux. Ryuzaki tourna son visage dans la direction de ces rires et vit plusieurs silhouettes apparaîtrent au bout du couloir. Raito et sa bande.
Ryuzaki et son pouce. Ryuzaki et ses pieds nus. Ryuzaki négligé. Ryuzaki et ses fruits sucrés. Raito en avait déjà marre de le voir à chaque croisement de couloirs. Sa bande s'arrêta de rire quand il s'arrêta et fixa Ryuzaki qui le fixait. Son mythique pouce avait toujours l'ongle coincé entre les incisives. Ses manies l'énervaient. Il l'énervait. Ses réponses toujours plus détaillées que les siennes en cours l'énervaient. Tout chez Ryuzaki n'était qu'énervement chez Raito. C'est donc tout naturellement que Raito s'avança d'un pas conquérant vers Ryuzaki. Sa borne de colère venait d'être franchi rien qu'en voyant la silhouette courbé de Ryuzaki. C'est tout naturellement que sa bande lui suivit. Et c'est tout naturellement qu'ils crachèrent une pluie d'injures sur Ryuzaki avant que la bande ne continue son chemin vers leurs chambres et que Raito s'arrête devant la chambre 43.
Et c'est tout naturellement que Ryuzaki attendit que la porte fût refermée sur Raito pour reporter son attention sur la fenêtre.
Tokyo. On lui avait toujours dit que c'était une grande ville. Ryuzaki confirma en voyant toutes les lumières de la ville sous ses yeux. Il ne s'amusa pas à les compter comme il faisait avec Mello et Near à Londres lorsqu'il regardait le ciel et qu'ils voulaient connaître le nombre précis d'étoiles... Il se contenta d'essuyer une larme qui lui avait échappé, avec la manche de son sweat-shirt, et l'empêcher de se concentrer sur la journée de demain.
Sur cette même rengaine.
Alors, c'était assez lisible, correct ? :o Si j'ai fait des fautes je m'en excuse, la relecture n'est pas toujours suffisante.
Chapitre 3 : Mercredi je pense :O
