Epilogue.

Je viens de finir mes valises et je décide de sortir dans le parc profiter de cette fin d'après midi ensoleillée. La toute dernière à Poudlard. Demain, nous prendrons le Poudlard Express pour la dernière fois ; pour ne plus jamais revenir ici. En marchant jusqu'au parc, je me souviens des moments forts de ces sept dernières années. Les rencontres qui ont eu lieu entre amitié, haine et amour ; les cours, les blagues, les bêtises et dans un registre beaucoup moins gai les récentes séparations et la montée en puissance de Voldemort.

- Kyra ?

- Oui ? demande-je sans me retourner.

- Tu vas bien ? me demande Sirius inquiet.

- Oui. Je suis juste un peu nostalgique de quitter tout ça, dis-je en faisant un geste du bras.

- Moi aussi, ça me rend triste, dit-il en se plaçant derrière moi et en me serrant contre lui. Il est tellement beau, murmure-t-il en regardant le château.

- Oui, il m'a toujours impressionnée surtout le jour de la rentrée en première année.

- Pour moi, il a toujours signifié liberté. J'étais enfin débarrassé de ma famille.

- J'aimerais que ça continue encore un peu mais malheureusement les années Poudlard n'étaient pas censées durer pour l'éternité.

- C'est un nouveau voyage qui commence. L'avantage c'est qu'on sera plus surveillés vingt-quatre heures sur vingt-quatre, plus de couvre feu, _

- Je t'aime.

- … Moi aussi, je t'aime. Même si je vois pas le rapport avec la conversation.

- Y en a pas. J'avais juste envie de te le dire.

- Dis Kyra. Tu sais mon oncle Alphard m'a légué toute sa fortune en mourrant. Un très joli pactole. Je compte m'acheter un appart dans Londres, pas trop loin de l'école d'Aurors, pour arrêter de squatter chez les parents de James. Et je sais que ton école est pas loin de la mienne, alors je me disais que ça serait moins fatiguant pour toi si… tu vivais aussi à Londres…

- Sirius. Tu es en train de me proposer qu'on vive ensemble ? demande-je en me retournant dans ses bras.

- Euh… Oui. Qu'est ce que t'en dis ?

- Oui ! Bien sûr que oui, Sirius ! … Faudra juste convaincre papa. Mais pas de problème ! Je t'aime, je t'aime, je t'aime ! hurle-je en sautillant comme une folle et en ponctuant chaque "je t'aime" d'un baiser.

Sirius part d'un grand éclat de rire et me fait tournoyer dans les airs. Après m'avoir reposée par terre, on reste un moment silencieux à contempler Poudlard. Puis l'horloge sonne me rappelant l'heure.

- Siri, il faut que j'y aille, Dumbledore veut me voir.

- Pourquoi ?

- Je sais pas, je te dirais tout à l'heure. Bye. Je t'aime.

- Je t'aime mon ange.

Je l'embrasse une dernière fois puis cours jusqu'au bureau de Dumbledore.

- Toc toc toc.

- Entrez Miss Pegasus.

- Bonjour professeur.

- Asseyez-vous… Vous devez vous demander pourquoi je vous ai convoquée.

- Un peu, oui.

- Je suppose que vous avez entendu parler de l'Ordre du Phénix.

- En effet professeur.

- Vous prévoyez d'en faire partie à votre sortie de Poudlard ?

- Oui monsieur. Tout comme mes amis.

- C'est bien ce que je pensais. Je me vois dans l'obligation de refuser pour vous protéger. Vos pouvoirs font de vous quelqu'un de particulièrement recherchée par Voldemort. Travailler pour l'Ordre serait trop dangereux pour vous et pour l'Ordre en lui-même. Vous me comprenez, j'espère ?

- Oui monsieur, je comprends.

- Bien. Je suis désolé, Miss Pegasus.

- Vous n'avez pas à l'être professeur, vous ne faites que me protéger. Je savais déjà ce qui m'attendait en sortant de Poudlard.

- Vous pouvez aller rejoindre vos amis Miss Pegasus.

- Au revoir professeur.

- Au revoir… Une dernière chose Kyra.

- Oui, monsieur.

- Si jamais, un jour, vous avez besoin d'aide ou d'un refuge et que vous ne savez pas à qui vous adressez, sachez que les portes de Poudlard vous seront toujours ouvertes.

- Merci beaucoup professeur. Au revoir.

Je resors du bureau de Dumbledore et retourne à la salle commune profiter de la fin de cette dernière journée à Poudlard. Et le lendemain alors que je regarde Poudlard s'éloigner par la fenêtre du train, je ne m'imaginais pas que j'y reviendrais aussi tôt et surtout pas dans ces circonstances. Mais ceci est une autre histoire.

Fin.