Chapitre 6 : Emotions mélangées
Chapitre dédié à Louise, pour son soutientDisclaimer : Harry Potter, son histoire, ses personnages ne m'appartiennent pas (heureusement pour eux !) : ils sont la propriété de J. K. Rowling et de la Warner Bros (en ce qui concerne le film). Je ne fais que les emprunter à des fins non commerciales.
Réponses aux reviews :
- Céline S. : Kikou ! Merci de t'être laissée tentée ! lol J'espère que cette suite un peu tardive te plaira aussi.
- Slyn Yuuka : Ah ben contente que ces chapitre aient suscité autant d'enthousiasme ! :p Jsuis contente que Draco te plaise, je le voulais comme ça, un peu marrant quand même, enfin toujours cynique et très emporté.
- Hanna : Ouep, pour une fois notre Serpentard national va pouvoir se mettre dans la tête de Celui-Qui-A-Survécu ! (quoique je ne sais pas si cette perspective le réjouisse) Ca va faciliter la communication ! :p (ou peut-être pas)
- YunaFab : Ouais, 3 chapitres d'un coup, ça m'a tannée du coup, t'as vu le temps que j'ai mis pour poster le nouveau ? lol En tout cas les choses vont commencer à se recoller ensemble doucement.
- Clochette : Wow une nouvelle, cool ! ^^ Je suis contente que cette fic te plaise, et si ya autant de questions sans réponses, ben c'est que...c'est le but ! :p Elles trouveront une réponse en temps et en heure, t'inquiète ! Encore merci !
- Artémis : Merci d'avoir suivi jusque là cette histoire, je continuerai à te prévenir quand des nouveaux chapitres arriveront !
"Bien, pour ce cours, je n'avais pas prévu de commencer une nouvelle leçon, mais nous avons avancé plus vite que prévu", dit Alberforth Dumbledore.
Une vague de murmures s'éleva dans la classe et sur tous les visages se dessinait un large sourire, un sourire de fierté, mais aussi un sourire montrant qu'ils connaissaient la suite des évènements.
"Aujourd'hui, nous allons donc nous initier au sort du Patronus", continua le professeur, tandis que le flot de murmures se transformait en commentaires excités. "Qui peut me dire en quoi consiste ce sort ?"
Le sorcier n'avait pas encore fini de formuler sa question que déjà, la main d'Hermione se levait à la vitesse d'un boulet de canon.
- "Oui, miss Granger ?" lui accorda-t-il dans un sourire.
- "Le sort du Patronus matérialise nos pensées les plus heureuses afin de repousser les Détraqueurs", récita-t-elle.
- "Exactement, miss Granger, cinq point pour Gryffondor."
Hermione se recala dans son dossier, poussant un soupir de contentement, sous les sourires complices de ses deux amis. A l'autre bout de la classe, les Serpentards se renfrognèrent. Ils avaient manqué une occasion pour prendre des points aux dépens des Gryffondors, même s'ils savaient que pendant ces cours de Défense contre les Forces du Mal - alternés avec les Serdaigles - le professeur Dumbledore avantageait largement les chouchous du directeur.
- "Monsieur Potter", appela le professeur. "J'ai entendu dire que vous pouviez former un Patronus corporel ?"
- "Oui, monsieur", répondit Harry, sentant ses oreilles rougir.
Autour de lui, tous les élèves avaient le regard tourné vers lui ; certains d'admiration, d'autre d'étonnement, d'autres de scepticisme ou de mépris.
"Venez au tableau, monsieur Potter, et expliquez-nous comment vous avez réussi à former votre premier Patronus" dit le professeur, indifférent aux multiples réactions fusant à présent dans la classe.
Harry se leva et se dirigea maladroitement vers le devant de la classe. Une fois devant le tableau noir, il mit un certain temps avant d'oser lever les yeux vers les élèves, balayant la salle du regard et cherchant les mots pour s'exprimer.
"Vous vous souvenez tous", commença-t-il nerveusement, "de la présence des Détraqueurs lors de notre troisième année."
Un murmure de consentement se fit entendre. Certains élèves frissonnèrent.
"Vous connaissez l'effet que produit la proximité de telles créatures...elles aspirent toute vie, toute énergie, toute volonté de vivre en vous. Et il ne reste dans votre esprit que vos pires souvenirs."
Dans la classe, tout n'était que silence. Le professeur Dumbledore, installé au fond, écoutait aussi avec attention.
" Et vous avez tous constat", poursuivit-il avec plus d'assurance, "l'effet que me faisait les Détraqueurs."
Il appuya un regard particulièrement assassin vers Malfoy. Ce dernier affronta son regard, ses yeux clairs verrouillés dans les siens, une expression insondable sur le visage.
"La vérit", dit-il d'un air grave, "c'est qu'à chaque fois qu'un Détraqueur m'approchait, j'entendais ma mère hurler avant que Voldemort ne la tue."
Les réactions ne se firent pas attendre : plusieurs élèves étouffèrent un cri au nom de Voldemort, Hermione se plaqua les mains contre la bouche, choquée, et Ron ouvrit de grands yeux d'effroi. En fait, seules deux personnes n'avaient pas cillé au nom du Mage Noir et à la révélation de Harry. L'une se trouvait au fond de la classe, les bras croisés, le dos appuyé contre le mur ; Alberforth Dumbledore continuait d'observer intensément Harry sans dire mot. L'autre se trouvait assise au deuxième rang près de l'allée et elle semblait décidée à soutenir le regard que lui lançait le Survivant. Ce dernier n'avait en effet pas détourné les yeux depuis qu'ils s'étaient dirigés vers le blond et il fut surpris de voir que ses derniers propos avaient allumé dans les yeux du Serpentard une lueur d'acier incandescent.
"C'est pour cela", reprit-il après que les élèves se soient plus ou moins calmés, "que le professeur Lupin m'a appris à créer un Patronus. Nous avons utilisé un Epouvantard pour matérialiser un Détraqueur et c'est ainsi que je m'entraînais."
A la dernière place, le professeur Dumbledore hocha de la tête. Harry entendit Hermione murmurer un "astucieux" de sa place.
"Ca a été assez éprouvant au début, je dois dire", dit Harry avec un faible sourire aux lèvres. "Je me laissais envahir par la peur et je n'arrivais pas à taire la voix de ma mère dans ma tête." Il s'arrêta pendant une fraction de seconde à l'évocation de ce souvenir douloureux. "Mon...Mon Patronus n'était pas assez puissant et tout ce que j'ai réussi à produire, c'était un petit volute de fumée argentée. Je me suis évanoui plusieurs fois d'ailleurs", ajouta-t-il avec désinvolture, "car le souvenir heureux auquel le professeur Lupin me disait de penser n'était pas assez intense. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essay", nota-t-il sarcastiquement.
Quelques élèves rirent faiblement. Soudain, le professeur Dumbledore toussa légèrement, semblant prendre enfin part au sujet.
"Vous dites donc que vous n'avez pas réussi à produire un Patronus corporel pendant vos séances d'entraînement avec le professeur Lupin ? Mais quand avez-vous alors créé votre premier Patronus ?"
Harry se mordit la lèvre inférieure, conscient d'avoir commis une maladresse. Après tout, il ne voulait pas raconter que c'était lorsqu'il avait du remonter le temps pour sauver un homme échappé d'Azkaban, qu'il avait produit le Patronus, devant une horde de Détraqueurs prêts à donner leur baiser à une Hermione et un Harry doubles de quelques heures !
"Hem...c'est-à-dire que..." hésita-t-il. "Vers la fin de l'année, j'ai du faire face à un Détraqueur et j'ai eu la chance que cette fois-ci, ça ait marché !" dit-il finalement tout d'une traite.
Dumbledore le dévisagea fixement, mettant Harry mal à l'aise. Ce dernier baissa les yeux, ne sachant plus où les placer, à part...Harry releva vivement la tête et verrouilla son regard sur Malfoy, qui sursauta légèrement devant la brutalité de cet assaut. Il se recomposa cependant une expression illisible, alors qu'il ne détachait pas son regard de celui du Gryffondor, recouvrant son air arrogant et suffisant. Ainsi, le brun ne put percevoir le trouble à l'intérieur de lui, et toutes les émotions qui le submergeaient. Le Serpentard lui-même ne pouvait décrire ce qu'il ressentait et l'effet que lui faisait ces yeux émeraudes posés sur lui, le mettant à nu, le perçant jusqu'au cœur. Cependant, ses yeux demeurèrent vides tandis qu'ils affrontaient ceux de son ennemi, même s'il aurait voulu hurler pour mettre fin à son supplice. Et plus que tous ses sentiments incontrôlables, il devait à présent faire face à ceux du brun, qu'il ressentait aussi. A cet instant, il aurait pu dire qu'il était mal à l'aise, aussi pris dans un flot d'émotions. A moins que cela ne soit ses émotions ? Draco ne savait plus où il en était. Il ferma un moment les yeux pour chasser toutes ses pensées de sa tête avant de les rouvrir et de paraître aussi froid que d'habitude.
"Quel était le souvenir auquel vous avez pensé ?" demanda à présent le professeur, s'avançant vers Harry.
Celui-ci sursauta aussi, comme sorti d'une transe et regarda bizarrement son professeur avant de sembler recouvrir ses esprit.
"Oh ! euh...Mon père..." dit-il doucement d'un air distrait avant de replonger son regard vers le sol.
Harry ne vit pas le regard d'Alberforth se voiler pendant une seconde, alors qu'il dévisagea Harry avant de se tourner vers la classe.
"La pratique se fera durant les prochains cours. Jusqu'à la fin de celui-ci, veuillez recopier ces bases sur votre leçon s'il vous plaît." dit le professeur en faisant apparaître le cours sur le tableau. "Vous pouvez aller vous asseoir, monsieur Potter. Merci pour votre témoignage."
Harry alla se rasseoir assez automatiquement et demeura les yeux dans le vide jusqu'à la fin de la leçon. Enfin, pas vraiment dans le vide, puisque son regard était concentré sur une tête blonde, deux rangées devant lui. Il eut la chance que Hermione ne le remarque pas, trop occupée à écrire sur son parchemin et lorsque la cloche retentit, il n'avait pas recopié un seul mot. Il avait d'autres choses en tête. Il rangea ses affaires avec précipitation et sortit de la classe, attendant que les autres élèves sortent aussi. Lorsque Ron et Hermione sortirent à leur tour, il leur fit signe distraitement qu'il les rejoindrait. Enfin, il vit la personne qu'il attendait...
Harry saisit brusquement Malfoy par le poignet. Le Serpentard se retourna, arborant une expression de pure haine. Mais Harry n'en avait rien à faire, il savait que ce n'était pas ce que le blond ressentait...et justement, c'est ça qui l'inquiétait.
"Malfoy, il faut qu'on parle." dit-il directement.
Désolée pour le temps que j'ai mis, mais j'étais en semaine de bac blanc avant, et cette semaine, je me suis mise à une autre fanfic (surprise !). En tout cas je sais que la qualité du chapitre n'est pas à la hauteur du temps que vous avez attendu. Appelons ça une espèce de "transition"...bon une longue transition, je sais ! En tout cas, j'ai aussi décidé de redécouper les chapitres, puisqu'ils ne sont pas du tout proportionnels.
