Quelques années plus tard prenez la même et recommencez. je suis désolée pour l'immense retard; mais ma vie a toujours ce côté erratique qui complique les MAJ régulières ...Voilà la suite de cette histoire...

Bonne lecture

LVEB

Disclaimer: Si l'univers d'Harry Potter était à moi, Severus Snape aurait au moins eu droit à un enterrement décent !

Une chambre de petite fille. Des poupées et des livres. Peut-être un peu trop de livres. Les murs sont peints en bleu pâle et le couvre-lit est fait de dentelle blanche. Par la fenêtre on voit la ville grise de Manchester. Devant la fenêtre, Hermione est assise. C'est le crépuscule. Il ne pleut plus. Les hirondelles poussent des cris stridents dans le ciel rosé. Elles arrivent de leur long voyage d'Afrique. Mais Hermione se moque des hirondelles. Ses yeux sont fixés sur une ombre noire qui se découpe comme une silhouette à l'encre de chine sur le trottoir. L'homme de cet aprè-midi traverse la rue. Et Hermione le regarde passer. Qui est il ? Elle n'est pas sûre qu'il aimerait qu'elle vienne à nouveau l'ennuyer. Mais elle voudrait savoir. Curieuse, elle a toujours été curieuse. Une idée bizarre lui traverse la tête. Elle est au rez de chaussé après tout. Elle ouvre la fenêtre. Grimpe sur le rebord. Et saute.

Là voilà dans la rue. Elle distingue l'homme de loin. Pressant le pas elle marche dans ses traces. Elle prend soin de ne pas être vu. Plusieurs fois elle sursaute, craignant d'être découverte. Mais l'homme ne se retourne pas, perdu dans ses pensées. Hermione a brutalement la conviction, que l'homme est triste. C'est peu-être sa façon de marcher, les épaules penchées, comme s'il portait toute la peine du monde sur son dos. Une maison se dessine. L'homme tire une clef et ouvre la porte. Et la porte se referme sur lui. Au loin on entend le bruissement d'une rivière. Hermione observe la maison. Ce n'est pas une jolie demeure comme la sienne. C'est un endroit petit et misérable fait de briques rouges noircies par la pollution. Le jardin minuscule est empli de mauvaises herbes et le gazon lui arriverait à la taille si elle osait franchir les plates bandes d'orties qui le délimitent. La fillette se rapproche. De la lumière électrique filtre à travers les vitres sales. Mais aucun joyeux bruit de voix ne filtre à travers les murs. Il n'y a pas d'enfant dans cette maison. Aucune odeur de plat longuement mitonné n'effleure les narines d'Hermione. il n'y pas de femme aimante non plus. Les yeux de la petite fille lui piquent soudainement et sa gorge se serre. Un homme vient de lui faire cadeau de l'espoir, vient de lui redonner envie de vivre, et il est là seul au milieu d'une maison abandonnée. Ce n'est pas juste. Pour un peu Hermione taperait du pied par terre. Ce n'est pas juste. La vie est injuste, dure, insatisfaisante. Jamais comme on voudrait qu'elle soit. Jamais comme elle devrait être. Les petites filles qui font "des choses" sans le faire exprès sont grondées, alors que ce n'est pas leur faute. Les hommes qui disent la vérité, sont seuls dans des taudis, alors que le monde aurait tant besoin de les écouter. Les joues d'Hermione sont humides. Elle s'en retourne. Ce soir elle pleurera après que la lumière soit éteinte. Elle pleurera longtemps.

Mais demain… demain elle reviendra.


Lorsque Hermione ouvre les yeux ce matin, sa tête est douloureuse. Mais elle est déterminée. Sa décision, elle l'a prise la veille avant de sombrer dans le sommeil. Elle se saisit d'un vieux jean qui traînait là et ouvre son placard en quête d'un chemisier. Elle le trouve rapidement. Blanc à col claudine avec des manches ballons. Un coup d'œil au temps qu'il fait. Le ciel est à nouveau grisâtre. L'été n'est-il jamais beau sur Manchester ? Le placard est encore une fois ouvert pour trouver un vieux chandail rouge. Les boutons ont des têtes de lapin imprimées dessus. Elle ne l'aime pas vraiment, mais le reste de ses pulls est bleu marine. Et depuis qu'elle a été chassée de l'école des sœurs, elle s'est jurée qu'elle ne porterait plus jamais de bleu marine. Peu importe ce que maman dit à propos d'utiliser les vêtements jusqu'au bout. Elle ne mettra plus de bleu marine, un point c'est tout! Et plus de jupe plissée non plus! Une fois prête, elle sort de sa chambre. Un détour par la cuisine pour dire bonjour à papa et maman. Un baiser rapide sur chacune des joues qui se tendent. Une tartine avalée en quelques secondes. Et la voix de maman:

-« Où vas tu ? »

Sa réponse neutre:

-« Au square. Il ya des balançoires ! »

Papa rit. Maman secoue gentiment la tête. Hermone sait qu'elle leur ment. Elle sait aussi que c'est son premier mensonge. Elle n'a jamais voulu, jamais osé mentir auparavant. Mais maintenant les règles sont différentes. Si elle leur disait ce qu'elle veut faire, ils le lui interdirait certainement. Mais elle a une dette envers l'homme en noir. Et puis ce n'est pas comme si eux ne lui avaient jamais mentis… Elle se précipite dehors. Rue après rues, ruelles après ruelle elle refait le chemin qu'elle a fait la veille. Jusqu'à sa destination. Spinner's End. Se rapprocher de la maison discrètement. Vérifier si son propriétaire est là ou pas. Le cœur de la petite fille bat comme s'il voulait jaillir hors de sa poitrine. Elle n'aimerait pas se faire prendre. Bien sûr elle ne fait rien de mal, mais l'homme qui dit la vérité n'a pas non plus l'air d'être le plus commode des êtres humains. Il n'y a personne. Elle souffle un peu. Il faut maintenant entrer. Elle n'a pas de clef. Mais peut-être qu'en se concentrant un peu, "les choses" pourront se faire et ouvrir la porte. Elle n' a jamais fait "les choses" volontairement. Cela vaut la peine d'essayer . Elle se concentre sur la large entrée de bois et surtout sur sa serrure à l'ancienne mode. Son front se plisse, ses yeux se ferment. Dans sa tête, elle a une clef. Dans sa tête, la clef entre dans la serrure. Un déclic. Dans sa tête, la porte est ouverte. Elle ouvre les yeux. Dans la réalité la porte est aussi ouverte. L'étonnement la submerge. "Les choses" se font sur commande ? Elle peut les contrôler ? Un sentiment de puissance s'empare d'elle. Elle inspire. Elle reprend les commandes de sa propre vie. Tout doucement, elle pousse la porte. Le maître de maison à l'air d'être absent et elle n'a rien vu par les fenêtres, mais on n'est jamais trop sûr.

La première choses qu'elle remarque, c'est l'odeur de poussière qui la prend à la gorge. Comment peut-il vivre la dedans ? elle se retient de tousser, et sur la pointe des pieds commence son exploration. Un corridor obscur qui donne sur un minuscule salon. Hermione ouvre de grands yeux. Tous les murs sont recouverts de livres anciens, reliés de cuir brun. Elle n'a jamais vu tant d'ouvrages dans une maison. Même les portes supportent leur poids de papier. Au milieu, de la pièce une table branlante. Elle passe sa main sur le bois âbimé. Les verres et les tasses y ont laissé leurs marques. En face, se trouve un vieux canapé au cuir élimé. Elle sait que si elle s'y assoit elle s'enfoncera silencieusement au plus profond des coussins verts. Un fauteuil démodé dont le motif fleuri jure affreusement avec les rideaux qui pendent lamentablement aux fenêtres et qui ne suffisent pas à dissimuler la crasse des vitres. Elle avance pour ouvrir la nouvelle porte. Une petite cuisine se trouve sur sa droite. Un évier dont l'émail est brisé, une autre table sur laquelle traîne du pain et un pot de café. Au sol des carreaux rouges. Comme chez Grand-mère. Comment maman appelle-t-elle cela déjà ? De la tomette. Oui, de la tomette. Hermione ne rentre pas dans la cuisine mais commence à grimper le tout petit escalier en colimaçon qu'elle vient de voir. Son pas pourtant léger fait grincer les marches hors d'usage. Si l'une cédait sous ses pieds elle ne serait pas surprise. Pour l'instant elle retient son souffle, espérant qu'il n'y a vraiment personne. Trois pièces aux portes grandes ouvertes l'attendent en haut. Une petite salle d'eau qui ne comprend qu'un lavabo et un bidet. Une chambre qui est de loin la plus large pièce de la maison. Un lit double y trône, vestige de splendeurs passées que la maison n'a jamais connu. Une glace en pied que quelqu'un a brisé. Des placards et un bureau. Des papiers recouvrent celui-ci. Tous sont recouverts d'une petite écriture serrée. Elle se penche. Les quelques mots qu'elle déchiffre ne font pas sens pour elle. Qu'est ce que de la branchiflore ? Elle n'en a aucune idée. De même que des propriétés du bézoard. Et puis ce n'est pas bien de lire ce qu'écrivent les gens sans leur demander la permission, n'est ce pas ? Cette pensée la fait reculer. Il lui reste à explorer la troisième chambre. C'est une chambre d'enfant, meublée en tout et pour tout d'un austère lit de fer et à nouveau de quelques étagères recouvertes de livres. Une seule photo est accrochée au mur. Dans le square juste à côté une petite fille rousse sourit de toutes ses dents. Elle est assise sur la balançoire figée en plein mouvement. Hermione la trouve très jolie. Elle aimerait avoir des cheveux aussi lisse et des yeux aussi verts. Sa main carresse la photo jaunie par le temps. le temps… Elle se secoue comme sortie d'une trop longue songerie. Il faurt qu'elle se dépêche si elle veut avoir le temps de réalisers on projet.

Elle descend dans la cuisine et farfouille dans les placards. Un vieux balais, un seau et une serpillère. Il n'y a pas de liquide pour laver le sol. Hermione fronce son nez. Le savon de Marseille fera aussi bien l'affaire. Elle remplit le seau à rabord et l'emmène dans le salon. D'abord balayer. Heureuesement qu'elle fait le ménage avec maman. Elle va plus vite qu'elle ne l'aurait cru. Des moutons de crasse jaillissent de dessous les meubles et s'envolent. Le pauvre soleil qui filtre à travers les vitres donne une allure magique aux grains de poussière en suspension dans l'air. Hermione autrefois se rappelle qu'elle aimait les attraper. Elle était persuadée qu'il y avait quelque chose de surnaturel dans leur éphémère beauté. C'était avant que maman et papa ne lui expliquent que les choses comme la magie n'existaient pas. Elle avait été à la fois rassurée et triste à pleurer. Certes, il est bon de savoir qu'aucun croquemitaine ne se cachait sous son lit. Mais renier les croquemitaines revenait également à dire au revoir aux lutins dont elle pensait son jardin peuplé. Elle aimait la logique et les cahiers bien ordonné mais il était réconfortant de savoir que tout ne s'expliquait pas par la raison et que quelque part subistait un grain de folie. Elle sourit repensant à sa naiveté. Elle a sept ans et déjà elle se croit grande. Ce qu'elle était il y a un an, lui paraît séparé par une éternité de ce qu'elle est désormais. Elle se sent vieille et plus sage. Peu à peu elle avance dans toute la maison avec son balais, parcourant à nouveau le chemin de son exploration antérieure. Elle ne fera que le bas de la maison aujourd'hui. Une fenètre ouverte. En toussant elle jette la poussières dehors et la regarde partir au loin avec le vent. Le temps passe pour elle et s'en va au loin comme les agglomérats grisâtres qui flottent un instant avant de disparaître.

Elle soupire. Il faut laver maintenant. La serpillère est trempée dans le seau puis frottée au savon. L'eau est froide contre ses mains. A genoux par terre elle frotte le sol. Le carrelage retrouve peu à peu sa couleur claire. Elle rit. C'est un travail plutôt amusant. Elle se sent comme ces savants partis rechercher les traces d'une civilisation perdue. Peu à peu, ils font apparaître les vestiges d'un passé enfuis de dessous la a vu quelque chose là dessus dans un magazine pour enfant. Elle s'était alors dit qu'elle serait archéologue et avait commencé à collectionner des images autocollantes sur les celtes, les mayas, les aztèques… Elle avait un cahier rempli de débris de chars, de casque ornés, de momies ou de tessons de poterie d'un temps passé. D'une certaine manière ce qu'elle fait ici est un peu areil. Elle et la serpillère montrent ce que la maison a un jour été. Ses mains sont rouges. Mais elle s'en moque. Car le salon, le couloir, et la cuisine sont terminés. Elle jette un regard désolé aux vitres et à la table. Demain elle apportera ce qu'il faut pour les nettoyer. Maman ne s'apercevra pas si elle lui emprunte de la cire et du nettoyant à carreaux ?

Elle soupire. Malgré tous ses efforts la pièce reste légèrement sinistre. Soudain, elle a une idée. Elle sort de la maison et se glisse dans le tout petit jardin. Les orties lui irritent les jambes. Mais elle est rapidement récompensée : dans un coin se trouvent des fleurs sauvages. Pâquerettes, pissenlits, myosotis et des drôles de petites plantes aux pétales minuscules et violets. Vite, elle cueille un bouquet. Les tiges ne sont pas toutes égales mais qu'importe…

Dans la cuisine, elle trouve une vieille bouteille de plastique. Elle la remplit d'eau fraîche et y met fièrement son bouquet. Certaines pâquerettes sont coupées si court qu'elles ne touchent pas l'eau. Enthousiasmée par l'effet d'ensemble elle ne s'en aperçoit pas et pose le bouquet au milieu de la table du salon. Elle se recule pour l'admirer. Mais elle est déçue ; les fleurs violettes ne rendent pas très bien. Peut-être qu'elle pourrait faire des "choses" ? Comme tout à l'heure devant la porte ? Elle tente de se concentrer. Ses yeux se ferment. Mais elle est fatiguée et peine à faire le vide dans son esprit. Des images flottent dans sa tête. Le mot de Branchiflore écrit sur un étrange papier jauni, les livres du salon, et la petite fille rousse sur la balançoire. La petite fille qui sourit si joliment…. Avec de si beaux cheveux. Elle donnerait n'importe quoi pour avoir des cheveux et des yeux comme ça… Agacée Hermione, ouvre les yeux. Elle n'arrivera pas à se concentrer. Elle attrape le seau et le balais et part les ranger dans la cuisine. Il est temps de partir . Si elle ne revient pas bientôt elle ne sera pas là pour le repas de midi et maman s'inquiètera. Elle tourne les talons d'un air décidé. Bientôt, on entend une porte qui se ferme et des pas d'enfant qui courent dans la rue. Sur la table le bouquet est toujours là. Les pissenlits baissent légèrement la tête et dominent les pâquerettes de plusieurs centimètres. Les miosotys quant eux prennent toute la place avec leur petite fleur bleues. Mais les fleurettes violettes ne sont plus là. A leur place trônent d'imposants brins de muguet aux clochettes immaculées..


Quand il revient à la maison il fait déjà nuit. A la maison… le mot laisse un goût étrange dans sa bouche. Oui il a passé là le plus clair de son enfance. Pourtant, il ne s'est jamais senti chez lui. Une maison ne devrait-elle pas vous attirer comme un feu de bois en plein cœur de l'hiver ? Mais cela n'avait jamais été le cas pour lui. Il avait fui dès qu'il l'avait pu. Il avait fui sa chambre triste et le minable petit salon. Il avait fui les cris de son père qui résonnaient toute la journée du rez de chaussé au premier étage. Il avait fui les larmes de sa mère. Ses excuses pathétiques, la vaisselle toujours sale, les cendriers pleins, les poings de son père, l'odeur de rance… Il avait fui.

La première maison qu'il a connu c'est Hogwarts. Il se rappelle encore le sursaut de joie à l'arrivée de sa lettre. La preuve qu'il n'était pas condamné à vie à cet endroit. Il avait fait les plans les plus fous avec Lily. Il lui avait expliqué les détours, les recoins qu'il n'avait pas encore vu mais qu'il connaissait par les livres. Tout ce qu'il savait s'était pourtant retroué largement inférieur à la réalité. L'étonnement s'était abattu sur lui lorsque les tours fières du château avaient déchirées l'épais brouillard écossais lors de son arrivée. Des milliers de fenètres luisaient dans le noir et la pleine lune éclairaient l'architecture de ses rayons. Lily avait pris sa main. Inspire. Expire. Il avait serré cette main. Fort. Et un sourire avait naquit sur ses lèvres. Il était chez lui… enfin.
Mais ce soir il retourne dans la maison de son enfance et de ses cauchemards. Qui ne lui est familière que pour mieux le tourmeneter en lui rappelant d'où il vient . En lui rappelant ce qu'il a perdu. Inspire. Expire. Tourne la clef dans la porte.
Il avance dans le corridor sombre. Le salon est là et la canapé lui tend les bras. Un coup de baguette en direction de la lampe. Et la lumière s'allume. Ses yeux s'agrandissent de surprise. Sur la table trône un maigre bouquet de fleurs des champ. Il fronce les sourcils. Il n'est pas le genre à gambader dans les fourrés pour rapporter de quoi décorer son salon. Et le sol… le sol a été balayé et lavé… un rapide sortilège pour vérifier si de la magie a été utilisée… il faut être prudent ; malgré la protection de Dumbledore il reste un ex-magemort. Beaucoup voudraient sa tête sur un plateau en guise d'amuse-gueule. Pas de magie… Enfin presque. Le sol a été lavé par des méthodes moldues. Mais une fable lumière bleue émane du bouquet. Des brins de muguet pour être plus exact. Métamorphose… Quelqu'un a métamorphosé des fleurs. L'idée est absurde. Il se saisit d'une tige de muguet et le porte à son nez. Il sent bon. Le muguet. Lily of the valley. Voilà le nom exact de la fleur. Il taquinait toujours lilY avec ça. -« Es-tu un vrai Lys, une vraie Lily où un simple petit brin de muguet que je peux froisser entre mes doigts, Lily ? »
Bien sûr elle s'énervait et proclamait qu'elle appartenait à la race des nobles lys au parfum envoûtant. Et il riait à gorge déployée. Parce qu'elle était drôle quand elle s'énervait. Drôle et jolie.
-« Es-tu un vrai Lys où un simple petit brin de muguet que je peux froisser entre mes doigts ? »
Sa main se rétracte se crispe . Et la tige de muguet fini broyée. Il la contemple : cassée, les feuilles arrachées. Des clochettes blanches sont tombées à terre se détachant sur le sol dur.
Lily avait le parfum des lys. Le parfum entêtant qu'il ne sait pas oublier. Mais sa vie était fragile comme celle du muguet qu'il vient de détruire.
« Petit brin de muguet froissé entre mes doigts »
Il prend sa tête dans ses mains.
Il se hait
Lily.
D'un coup de baguette il envoie valser le bouquet. La bouteille s'écrase au sol, l'eau gicle et se renverse… Il quitte la pièce marchant sur les fleurs
Les fleurs qui sont éparpillées par terre comme des cadavres

Lily
Lily of the valley

La porte a claqué
Le muguet démembré git en flocons immaculés

Lily
Lily of the valley
Pourquoi ne veux pas me quitter ?