Chapitre 4

Mon maillet reprend sa forme normal. Il pleut et il fait froid. L'eau qui tombe des gouttières des maisons amplifient le bruit de l'ambiance triste dans le village. Personne ne arpente les rues à cette heure-ci. Je suis seul au milieu des bâtisses vieillies par les écoulements de l'eau et assombries par la nuit. Les gouttes accompagnent mes pensées noyées dans ma tristesse. Les dalles glissantes m'empêchent de me concentrer. J'avance dans le seul espoir de trouver un refuge sec. Mes cheveux trempés collent mon visage. C'est désagréable mais je m'en contrefiche ; j'ai d'autres problèmes plus urgents.

Je traverse des rues étroites, larges, normales, accidentées … mais aucuns petits refuges pour l'instant me tend les bras. Recroquevillé sur moi-même, je ne sens plus l'extrémité de mes doigts, j'ai du mal à marcher. Toutes les fenêtres sont fermés, je ne peux donc pas demander refuge à un habitant. Et puis, je ne veux parler à personne. Tant pis. Après tout, c'est le pire jour de ma vie, je peux bien être misérable et gelé en même temps.

Je vois des gens devant moi, au loin. Des silhouettes qui s'activent. Je vais les suivre. Peut-être que se sont des enfants du village qui pourront me renseigner. J'essaye tant bien que mal à les rattraper mais les dalles mouillées freinent mon initiative. Avec précaution, je choisis les pierres sur lesquelles marcher : celles qui me semblent les plus plates et les moins glissantes. Mes yeux font des allers et retours sur les silhouette et sur le sol. Ça me donne le tournis.

Elles ne partent pas, elles sont là à jouer ensemble, elles sont deux. De là où je suis, je n'arrive pas à distinguer si se sont des jeunes ou des ados, des garçons ou des filles ou les deux. Le choc des gouttes sur le sol relève une fine couche de brume qui les rend flou. Je voudrais bien les appeler mais si moi je ne les vois pas correctement, elles ne le pourront pas non plus et peut-être prendront-elles peur.

Malgré les inconvénients naturels, je parviens à les atteindre. Juste quelques pas de plus et je pourrais mieux les voir.

« Excusez-moi ! essayant de les accoster de loin »

Comme je l'ai supposé, elles se sont enfuies. Je me mets à leur poursuite mais je manques de glisser et je m'arrête net. C'est pas grave. Demain il fera jour, je demanderais mon chemin à quelqu'un. Ma course m'a fait atterrir dans une grande cour. Mais heureusement pour moi, sur ma gauche, une impasse entre deux maisons forment un abri. Je vais m'installer là pour passer là nuit.

Je me baisse difficilement, le froid rend mes membres impossible à articuler. Je finis par m'assoir. Je rassemble mes jambes, mes bras et ma tête pour me réchauffer. Mon souffle chaud m'aide à trouver une température normal et, grâce à mon cœur battant, je me sens encore envie. J'ai comme combattu quelque chose en venant ici. J'étais si faible en partant de la citadelle et maintenant j'ai retrouver le courage de courir et de me recroqueviller.

Qu'est-ce que font Allen et Kanda en ce moment ? Ont-ils mis fin à leur baiser jusqu'à la prochaine fois ou sont-ils dans une chambre en train de faire l'amour ? J'ai envie de vomir rien qu'en m'imaginant Allen dévorer de ses yeux le corps nu de Kanda. Ce corps que je voulais mien ! Je voulais m'unir avec lui, MOI ! Pas Allen ! Il était mon unique raison de rester encore aux côtés de Allen.

Les larmes ne viennent plus, le froid les dissuade sûrement. Je tremble de froid et de tristesse. Je me demande à quand cette peine va s'éteindre. A vrai dire, j'ai peur que jamais ce jour ne vienne puisque ma vie tourne autour des exorcistes. Il ne faut pas que je pense à sa ! Il me faut aller de l'avant ! Allez, courage Lavi ! Il y a toujours Lenalee qui ne m'a pas trahi ! Komui, la branche scientifique et Grand Père qui m'avait prévenu. Mais je ne veux plus de ses recommandations.

« Excusez moi monsieur ! Connaissez-vous le quartier ? »

Un vieille dame recouvert d'un grand capuchon m'adresse la parole. Je ne l'ai pas entendu venir mais peu importe. Je lui fait un nom de la tête mais je rappel que la pénombre me cache.

« Non désolé ! »

Un éclair surgit dans le ciel. Il pleut de plus en plus fort. L'ambiance devient tendue, je sens la météo être aussi triste que moi. La vieille dame n'est pas partie. Je pense qu'elle ne m'a pas entendu. Je répète ma réponse plus fort cette fois-ci. Elle ne réagit pas. Tout d'un coup, j'ai peur qu'elle ne fasse une crise ou quoi que ce soit d'autres, je me lève dans sa direction. D'une manière discrète je me penche pour mieux voir son visage. Un autre éclair surgit et des yeux difformes me regardent. Un visage ressemblant à un crâne avec des lambeaux de peau encore collés à son squelette : cette personne est tout sauf une vieille femme.

Mon état m'a distrait : en face de moi se trouve un akuma de niveau trois. J'arme ma main de mon innocence mais quelque chose derrière moi me pousse, je trébuche sur le sol au pied de l'akuma, face contre terre. Il ne faut pas que perde le contrôle de la situation : je me lève le plus vite possible pour faire face à l'akuma qui n'a pas bougé.

« Innocence : ... »

Je sens de l'air dans ma main. Ma chute à fait glisser l'innocence de mon étreinte. Je regarde rapidement le sol de nouveau éclairé par la foudre, mais rien qui ressemble à un maillet ne s'y trouve. Je me tourne. Le voilà qui vole dans les airs !

« Salut exorciste ! »

Cette voix je la connais ! Mais je ne me souviens plus de qui !

« On t'a enfin eu petit rouquin !dit un autre voix »

Mais à qui sont-elles ces voix ! Je les connais j'en sûr mais je ne parviens pas à les figurer. Elles proviennent du vide.

« On t'a mener dans notre piège et tu es tombé dedans ! disent-elles en même temps »

LES JASDAVID !

Comment m'ont-ils trouvés ? Qu'est-ce qu'ils font là ?

Avant que je ne puisse répliquer quoi que ce soit, leur pouvoir de se cacher de leurs victimes par un masque sur celles-ci m'empêche d'anticiper leur prochaine action, l'un d'entre eux me pousse violemment hors du refuge. L'eau coule à nouveau sur moi. Sans mon innocence je ne peux rien répliquer ! Je vois sur le côté l'image de Allen qui me regarde sans rien faire. Je me suis représenté et je trouve cela minable. Allen lui m'aurait défendu coûte que coûte !

Le vide me frappe en plein ventre, je trébuche sur le sol, un nouvel éclair surgit au dessus moi : sa lumière aveuglante m'empêche d'y voir clair. Je sens mon corps transporté et tabassé. La douleur me fait fermer les yeux et perdre connaissance.

« - Tu crois qu'il est bien attaché ? Il ne risque pas de s'échapper ?

- Mais non t'inquiète pas Jasdero ! On va pouvoir s'amuser sans crainte ! »

Mes oreilles engourdis, j'ai l'impression d'être dans l'eau car leurs voix me parviennent mal. Mais ma respiration à l'air libre et sans masque à oxygène me disent le contraire. Mon cerveau en compote, je prends le courage d'affronter la situation présente en ouvrant les yeux. L'endroit est flou, une lumière vive est sur moi, je ne vois rien à part du noir et moi au centre de faisceau. Je commande à ma main de frotter mes yeux mais celles-ci sont solidement attachées. Des cordes sont enroulées autour de mes épaules, de mes poignets; mes jambes écartés fermement attaché aux genoux et aux chevilles. Je suis prisonnier.

« - Tiens il se réveille David ! On va s'amuser plutôt que prévu !

- Hum … C'est une bonne nouvelle ça ! »

Je vois leur visage s'approcher du mien pour vérifier si je suis bien conscient. Je tente de me délivrer de leur corde en bougeant le plus possible mais rien n'y parvient.

« Lâchez-moi ! Qu'est-ce que vous m'voulez d'abord ! criais-je dans leur direction »

Leur fâcheuse habitude de se pointer leur révolver entre eux m'exaspère. De plus, leurs tenues excentriques qui en cache le minimum me m'est mal à l'aise. Ils se dandinent vers moi comme deux pouffiasses le feraient.

David, le gars aux cheveux violet, un haut en peluche et un pantalon avec une jambe plus courte que l'autre s'assit sur l'accoudoir de ma chaise.

Jasdero, le gars blond avec une boule ridicule sur le haut de son crâne (une espèce d'antenne), sa bouche barré par des ficelles et un bas avec les deux jambes recouvertes, s'accroupit devant moi.

« - Qu'est-ce que nous te voulons ? Mais rien voyons ! Rien qui demande justice en tout cas ! Ni même qui demande des informations ! me répondit David

- Alors qu'est-ce que vous me voulez ?

- On veux s'amuser avec toi ! me répond à son tour Jasdero. On veux simplement te faire participer à l'une de notre activité favorite ! »

Leurs voix qui se perverti me dégoute ; d'ailleurs une grimace se dessine sur mon visage. Ils semblent vouloir l'ignorer et continuent leur récit.

« - Nous allons t'expliquer et ensuite … fini les blabla ! déclare David son pistolet pointé sur Jasdero.

- Oui ! Après c'est l'action ! renchérit Jasdero qui pointe à son tour son pistolet sur David. »

David se lève de l'accoudoir, il fait le tour de ma chaise pour s'assoir sur l'autre accoudoir. Jasdero n'a fait aucun mouvement sauf pour le suivre avec son pistolet.

« - Il était une fois … deux garnements totalement habiles et sûr d'eux : deux frères, qui s'aimaient tant, ils n'avaient pas besoin d'amis pour se sentir accepter dans la société. Seuls les ennemis les excitaient, rendaient leur vie plus intéressante … commence David.

« - Alors que leur seul occupation était de se satisfaire physiquement, l'arche de Noé est venu à leur secours pour tourner désormais leurs excitations sur des ennemis qui pullulent … Mais au bout d'un certain temps, leur satisfaction physique les manquait et ils avaient besoin de changement … continu Jasdero.

« - C'est pourquoi, pour combler jouissance et ennemis, ils choisirent parmi les exorcistes, ennemi premier, l'un d'entre eux qui ferait leur plaisir. Il s'y trouva qu'un beau jeune homme roux et borgne correspondait à leur critère … Alors ils s'emparèrent de la victime en l'attirant dans un piège basique. Celle-ci tombe nez dedans et se retrouve ligoter sur une chaise à la merci des deux frères avides de sexes … finit David. »

Je me sens mal. Leur histoire ne tourne pas rond. Comment cela peut-être possible ? Je pensais que leur seule préoccupation était de tuer et non de se satisfaire physiquement. J'ai dû mal à me mettre dans le tête que je vais être leur marionnette pour un long moment. Et mon innocence ? Ou est-ce qu'ils l'ont mis ces pourritures ?

« Ah et au faite … Ne t'inquiète pas pour ton innocence, on l'a garder bien au chaud pour que ce moment soit parfait : Après on se battra jusqu'à la mort ! déclara David pendant qu'il tourne de nouveau autour de ma chaise pour se rassoir sur un accoudoir. »

Ne pas m'inquiéter ? Ils en ont de drôles eux ! Je suis un gamin sans force ni défense, comment rester tranquille dans ces moments pareils ? J'espère que Grand Père a alerté toute la citadelle de ma disparition et que quelqu'un viendra m'aider. Quelqu'un, mais pas Allen ni Kanda ! Si je n'étais pas sorti si violemment de ma chambre rien de tout cela ne se serait passé. Mais je n'ai pas le temps d'inventer un futur, il faut que je trouve une solution pour me sortir de là ; prévoir leurs actions pour les prendre à leur propre piège … Réfléchit Lavi !! Comment Allen ou Kanda agirait ? Ou Lenalee ?

« - Tu es prêt Jasdero ? demande David tout excité.

- Oui et toi David ? demande à son tour Jasdero, les yeux pensifs, il a déjà tout en tête. »

David pointe son arme en l'air, Jasdero semble subjugué il respire faiblement. Je tente en vain une délivrance pendant leur distraction. Un coup de feu soudain me fait sursauter. David et Jasdero laisse tomber à terre leur arme et je sens sur ma joue droite une langue étaler sa bave de bas en haut très lentement. Dans l'intérieur de mes jambes, des mains parcours mon vêtement.

Une goutte de sueur roule sur mon front, tout de suite léché par David. J'étouffe, la chaleur est pesante, je ne veux pas être leur vulgaire pantin !

La main de David glisse le long de mon cou pour entrer en contact avec mon buste : il soulève ma veste du dos de sa main. Sa langue continue de parcourir mon visage en sueur. Il me mordille par moment le lobe de mon oreille gauche. Des impulsions brèves me parcours tout le corps. Je ferme les yeux pour diminuer cette douleur intérieure mais je n'y parviens pas.

Les mains de Jasdero continuent de faire des allers et retours sur mon pantalon. Quelques secondes après, il glisse ses mains à l'intérieur et griffe violemment mes mollets. Puis, une soudaine envie le prend de les mordiller. C'est insupportable ! Et dire que ce n'est que le début.

« - Que sa peau est douce, n'est-ce pas Jasdero ? demande doucement David sans le regarder.

- Oh que oui ! Sa me donne envie de le manger ! répond son frère.

- Le manger de quel façon ?

- A la façon des Jasdavid ! s'enthousiaste Jasdero

- Vous le regretterez ! J'en donne ma parole ! dis-je précipitamment.

- Oh mais voilà que d'empressement ! Tu ne sortiras pas vivant d'ici Bookman ! répond David. »

Il a l'air si certain de cette affirmation. Je lui rirais au nez le moment où je sortirais d'ici aux côtés de mes amis. Et ma vengeance sera terrible.

David ouvre d'un revers de main ma veste et mon haut : je suis à demi-nu. Jasdero déboutonne mon pantalon et déchire le bas : je suis en caleçon. David griffe mon torse de haut en bas, jusqu'à l'extrémité de mon unique vêtement restant. Je hurle de douleur mais cela semble l'exciter. Je parviens à taire le plus possible mes souffrances mais je ne peux pas cacher les grimaces sur mon visage et décrisper mes muscles. Je sue de plus en plus, les marques brûlent aux contacts de ses gouttes.

Jasdero glisse les paumes de ses mains de bas en haut, par moment en me griffant, jusqu'à arriver à hauteur de mon sexe. Celui-ci l'empoigne fermement. Involontairement, ma tête bascule en arrière et je ne réussi pas à taire mes gémissements mélangés aux manques de souffles. Je vois le visage de David sourire d'enthousiasme. Alors il attrape mon visage et rapproche sa bouche de la mienne. A l'aide de ses doigts et de sa force, il ouvre grand ma bouche et enfonce sa langue visqueuse. Il touche mon palet, ma langue, mes dents … une valse insupportable ! De la bave coule sur le côté de nos lèvres. Il semble y prendre du plaisir. Et bizarrement je commence à accepter cette violence. Ils me traduisent l'amour que j'ai pour Kanda.

Je tourne malgré tout mon visage pour me dégager de l'étreinte de David, ce que je parviens à faire. Il me regarde toujours avec la même expression de victoire puis il se retourne vers son frère. Celui-ci commençait à introduire ses mains dans mon caleçon.

« - Dis moi frérot ! Est-ce que tu connais le secret de cette chaise ? demande David sur un ton énigmatique

- Non ! Et qu'est-ce que c'est ?

- Tu vas voir ! répondit aussitôt David. »

Celui-ci arrête toute manœuvre. David me tourne le dos. Il pointe son coude en ma direction. Je sens déjà la douleur frapper mon visage. Je ferme les yeux pour ne pas me préparer à l'éventualité.

Un violent coup vient se forger sur le côté droit de mon visage sur le dossier de la chaise. Je n'ai rien eu, rien sentit, j'ai juste été surpris : si il a raté son coup, je lui rirais au nez. Mais malheureusement pour moi, ce n'est pas maintenant mon heure de gloire : la chaise se modifie. De la position assise, je me trouve en une seconde couché. Les accoudoirs ont disparu et la largeur du meuble c'est agrandie. Le faisceau de lumière m'aveugle. Mes yeux se ferment automatiquement et David en profite pour recommencer sa valse dans ma bouche. Jasdero maintenant empoigne de sa main vive mon sexe. Des pulsions de plaisirs surgissent en moi sans crier gardent : je joue avec la langue de David. Celui-ci surpris dégage son étreinte : je suis content et frustré.

« Il commence à prendre plaisir Jasdero ! Mais fait attention : c'est peut-être une feinte ! déclare David. »

Son frère ne répond pas, mais par son silence on devine l'accord qu'il lui adresse. Il me regarde avec curiosité et envie. J'en ai mal au cœur ! La chaleur de leurs corps m'étouffe mais l'adrénaline monte en moi et je me mets à penser sexe avec eux. Je suis vraiment un homme misérable pour en arriver à ce point : aimer jouer avec les ennemis qui me veulent du mal et me tuer après s'être amusé. Ils sont plus fort que moi et supérieur en nombre. Sans mes amis, je ne pourrais pas grand-chose.

Sur un commun accord, c'est David qui commence en premier : Jasdero nous tourne autour. David prend place sur le transat, il est a cheval sur moi au niveau du bassin. Il enlève sa veste et son haut. Son corps à demi-nu me fait de l'effet. Je cache cette réaction en faisant une grimace de dégout.

« - Dis-moi Bookman ! Qu'est-ce que sa te fais de savoir qu'ils font la même chose sans se soucier de toi ? demande David.

- De qui parles-tu ?! »

Comment tout le monde le sait ? Et pourquoi Kanda ou Allen eux ne le savent pas ?

« Kanda est sûrement en train de lui donner du plaisir en ce moment ! Alors qu'à toi il ne te donne que du mépris ! Et ce Walker ! Ton fidèle ami n'a rien vu ! Ou ne voulait-il peut-être rien voir ? achève David sur un ton mesquin. »

Il profite de ma confusion pour m'embrasser derechef. Il pince sur les côtés de mon bassin. Ceci à pour effet de le lever brusquement et toucher l'entre-jambe de David. J'aurais voulu mordre et arracher sa langue mais la haine qu'il déverse sur moi s'en vont immédiatement. J'en oublie alors mes problèmes et toutes mes pensées se dirigent sur la situation. Quelques flashs-back dans le hall de la citadelle surgissent mais je n'y prête pas attention.

Le corps de David glisse vers mes jambes écartées. Sa bouche ayant quitter la mienne, il lèche mon buste jusqu'à toucher mon caleçon. Je ne vois rien, les cordes m'empêchent d'anticiper ce qu'il va faire. Ses dents embrochent le vêtement et le font glisser à mes genoux. Je sens alors une langue caresser mon pénis. Des gouttes de sueurs perlent sur mon front, mais des gémissements sortent de ma bouche. Le plaisir monte en moi. Toute ma tristesse se déverse d'un coup pour faire place à la haine et à l'agressivité. Il empoigne le bâton durcit pour le glisser dans sa bouche. Sa langue valse à nouveau : il fait des va et viens plus ou moins rapide. A ce moment précis j'aurais aimer lui arracher toute la peau de son corps. Je m'efforce alors de penser que ce n'est pas un ennemi qui est là mais Kanda. Le plaisir est plus intense et la douleur plus agréable. Mais je me méprend : des pulsions imprévues font bouger mon bassin, enfonçant plus encore mon sexe dans sa bouche.

Et l'imprévu désagréable arriva : j'éjacule dans sa bouche et celui-ci avale sans hésiter. Il lâche prise et me regarde à nouveau. Il déboutonne son pantalon, le fait glisser à ses genoux, et recommence pour son caleçon. Son pénis à durcit aussi.

« J'aurais tellement voulu que tu me suces mais je ne veux pas de mauvaises surprises ! Je demanderais à mon frère plus tard de me satisfaire ! m'informe-t-il d'un voix douce. »

Jasdero s'est assis à la limite du faisceau de lumière et nous regarde avec envie. David manipule mon sexe avec douceur : il l'empoigne et le pose délicatement sur son anus. Et je ne sais par quel diable je suis hanté, mais avant qu'il ne l'enfonce par lui-même, mon bassin se lève et commence la manœuvre. David, étonné mais ravi, lâche prise et me regarde intensément. Il caresse mon buste pour me procurer plus de plaisir, mais cela tarde à arriver pour lui, alors il me pince sur les côtés et mon bassin s'active. Le bout de mon sexe est déjà à l'intérieur de l'ennemi. Ma tête bascule en arrière, je tente de prendre du souffle mais les gémissements et l'envie de lui faire mal se confondent. Il me pince de nouveau, mon bassin continu à s'activer de plus en plus.

Mon pénis durcit rentre dans l'anus de David si facilement ! Je commence à ne faire plus qu'un avec lui et je me réjoui. C'est comme une petite vengeance contre Kanda et Allen. Un liquide blanc surgit sur mon bassin : il ne pouvait plus se retenir. Cette soudaine preuve de plaisir partagée me rend plus sûr de moi. L'illusion d'être en présence de Kanda s'efface, je me rends à l'évidence que je préfère David pour me procurer du plaisir.

J'aurais voulu lui attraper le bassin pour enfoncer plus vite mon sexe en lui mais cela m'est impossible. Cependant, David comprend de lui-même : il m'empoigne le bassin pour se rapprocher de mon corps. Sa tête bascule en arrière et de forts gémissements sortent de sa bouche : on y est presque. Il ne reste plus qu'un quart de mon pénis à recouvrir de sa peau.

A nous deux, des gémissements semblables à des cris sortent de nos gosier. Mes yeux fixes le vide lumineux, je suis heureux. Je suis entré en lui comme j'aurais voulu tuer Allen de ma haine. Mais ce n'est pas fini, David n'est pas rassasier : il fait des va et viens avec son anus. La douleur me reprend et l'envie aussi. Mes yeux se plissent, je sens cette chair me caresser l'endroit le plus faible. Les pulsions me reviennent mais cette fois elles sont bien placées : mon bassin enfonce plus proprement mon bâton durcit dans le corps de David. Un nouveau liquide jaillit.

« Penses-tu vraiment que Kanda aurait pu te procurer ce même plaisir ? Ouvre les yeux Bookman tu n'es rien pour eux ! essaye d'articuler David. »

Cette phrase ne fait aucun doute qu'elle ne reflète pas la réalité ; cependant, je crois en ce qu'il me dit : je ne suis plus rien pour personne et qui des exorcistes voudraient de moi maintenant que j'ai satisfais de ma propre volonté le corps d'un ennemi ? Il ne me restera plus qu'à errer dans les rues comme un pauvre misérable et à me prostituer pour manger.

David efface cette vilaine pensée en m'enfonçant sa langue que je connais bien. Je l'embrasse aussi violemment que possible. Plusieurs minutes passes et notre étreinte ne finit pas. Nous sommes unis de bas en haut : mon sexe qui ne quitte pas son anus et sa langue qui guide la mienne.

Son corps se lève, il y a autant de plaisir à l'enlever qu'à l'entrer, je ne suis plus unis avec lui. David regarde Jasdero : apparemment sa va être son tour mais celui-ci adresse un signe de main comme un stop.

« Je n'ai pas encore finit frérot ! Plus qu'une chose à faire et il est à toi ! dit David d'une voix claire »

Il tourne de nouveau son attention sur moi. Cette fois, il tient son pénis. Je le regarde pris de curiosité. Je comprends très rapidement ce qu'il mijote puisqu'il pointe son gland sur mon anus. Je suis pris de terreur. Je n'ai encore jamais fait face à ça ! Et tout recommence : les gémissements, la douleur, l'envie, le plaisir, la soif de tuerie … Son sexe s'enfonce en moi aussi facilement que sa l'était précédemment. Nos deux têtes basculent en arrière. La douceur de sa pénétration me rend vulnérable et admirateur. J'ai l'impression d'apprécier finalement sa personne.

Son corps est étalé sur le mien, nous sommes comme deux amoureux sadomasochistes : il me griffe le corps et me mord les tétons. Pour accompagner son envie, j'aurais aimé plaquer mes jambes sur son bassin pour rendre son pénis plus violent au contact de mon anus. Mais bien évidemment, il n'en était pas question : les cordes me scient les articulations. Lorsque que son sexe est entièrement en moi, il commence ses va et viens plus ou moins rapides suivant sa frénésie et son envie. Je ne me lasse pas de se contact forcé que je redoutais il y a quelques heures. Ce dont j'ai peur maintenant, c'est qu'il s'enlève de moi.

Je ferme les yeux pour prendre encore plus de goût à cet amour artificiel. David imite mon initiative. Tous les deux on apprécient cette étreinte. Je suis le seul qui ne peux pas montrer cette passion physiquement.

Quand David juge que cela est fini en m'embrassant encore fougueusement, il claque des doigts et le visage de Jasdero en contre-plongé apparaît devant moi. David se désunit de moi, quitte la chaise longue et se rhabille lentement, le sourire au lèvre et la respiration régulière. Pour ma part, je n'arrive toujours pas à retrouver un rythme cardiaque correcte. Mais pour l'heure ceci est inutile : Jasdero empreinte la place de son frère et se retrouve à cheval sur moi.

Je suis dégouté et dépossédé de mon corps : je ne me comprends plus …