Certains personnages appartiennent à la talentueuse Stéphanie Meyer, les autres sortes tous droits de l'imagination de "N elo", une superbe écrivaine.


PDV Edward

Ma solitude me travaillait depuis un moment. Bien que je ne fusse pas seul. J'avais une famille qui m'aimait et que j'aimais.
Mais je ressentais un vide quelque part que je n'osais avouer à personne. Je ne voulais surtout pas que l'on s'inquiète pour moi. Etre source de soucis était une chose que je ne supportais pas.

J'avais besoin de prendre l'air mais pas seul. Je n'avais pas envie de ruminer.

- Jasp, ça te dirait de prendre l'air?, demandais-je à mon frère qui se trouvait à côté de moi.

Il me dévisagea gravement de ses yeux dorés...Comprenait-il ce que je ressentais? Jasper avait le don de contrôler les émotions et sentiments. Il savait sûrement que j'en avais besoin. Un sourire se dessina sur ses lèvres.

- Pourquoi pas..., me répondit il.

En moins d'une seconde nous étions à la porte d'entrée.

- Esmée, Nous sortons faire un tour, on revient dans quelques heures..., dis-je. Esmée, ma mère adoptive, était à l'étage mais je savais qu'elle m'avait entendu.

Nous étions dans la forêt depuis quelque temps... Nous discutions de tout et de rien. Je savais que Jasper mourrait d'envie de me poser une question. Je l'avais lu dans son esprit. C'était mon don. Je pouvais lire les pensées des gens qui m'entouraient. C'était d'un ennui. Rien ne me surprenait. Je savais à l'avance ce qu'on allait me dire.

- Lance-toi Jasp, finis je par dire.
- A quoi bon? Tu sais déjà ce que je veux dire, me répondit-il sur un ton un peu ennuyé.
- Promis je fais comme si je n'étais pas au courant...
- Pourquoi te sens-tu si seul ? Finit il par me demander
- Bien, je suis entouré mais je ne peux pas m'empêcher de ressentir ce vide quelque part en moi. Vous êtes là pour moi, je le sais bien. Mais à côté, vous avez autre chose. Toi, Jasp, par exemple, tu as Alice. Carlisle, il a Esmée et Emett a Rosalie. Mais moi je suis tout seul.
- Non, me dit il, tu as ton piano....Tu passes tes nuits avec me fais pas croire que ce n'est pas une histoire d'amour...
- Arrêtes Jasp, tu sais de quoi je parle. Mon piano, je l'aime bien sûr, mais parce qu'il me permet d'exprimer ce que je ressens. Mais être seul pendant presque un siècle c'est long ....Tu sais parf....

Quelque chose avait attiré mon attention...J'entendais un murmure me dire "Viens viens m'aider"

- T'as entendu ça ? Demandais-je à mon frère.
- De quoi?
- Attends, j'entends comme un battement de cœur. Ça a l'air de venir de par là bas.

J'étais toute ouïe. Cherchant à identifier d'où provenait ce bruit.
"Aide moi, aide moi" me suppliait le murmure

- J'arrive, dis je.

Jasper s'arrêta et me regarda.

- A qui tu parles ? Me demanda t il.
- Plus tard, quelqu'un est en danger, répondis-je, un peu sur la défensive.

Ce battement de cœur était pour le moins étrange. Son rythme était irrégulier. Parfois rapide, parfois d'une lenteur extrême. Comme s'il mourrait, puis accélérait pour ralentir a nouveau. Il ne nous fallu pas beaucoup de temps pour trouver le corps qui accompagnait le cœur que nous entendions.

C'était une fille. Elle devait sûrement avoir 17 ou 18 ans. Son corps gisait au sol. Sa respiration était calme, c'était comme si elle dormait. Son corps était paisible, mais son visage, lui exprimait une confusion totale. J'eus l'impression de lire de la peur, de la tristesse, de la douleur, de la colère et de l'amertume tout cela à la fois...
Elle était très pâle. Ses cheveux bruns très foncé contrastaient avec la blancheur de sa peau. Ses lèvres, si belles étaient rouge cerise. Elle avait un très joli visage malgré le fait qu'il soit tourmenté.

J'étais certain qu'elle devait être belle lorsqu'elle souriait. Jasper me sortit de mes pensées

- Qu'est ce que c'est que ça ? Demanda t-il assez surprit.
- Comment ça?
- Ben, c'est une humaine mais elle a autre chose. C'est bizarre...Il faut l'emmener a Carlisle. On ne peut pas l'emmener à l'hôpital ils vont se rendre compte de quelque chose...

En prononçant cette phrase, Jasper prit le corps de la fille dans ses bras. Soudain, ma bouche s'ouvrit sans que j'en eus conscience et demanda:

-Jasp, ça te dérange si je la porte?
- Euh non vas y, dit-il apparemment surprit.

Cette fille était spéciale, je le savais. Je me sentais attiré par elle. Je chassais cette dernière pensée de ma tête et commençais à courir en direction de la maison.