Certains personnages appartiennent à la talentueuse Stéphanie Meyer, les autres sortes tous droits de l'imagination de "N elo", une superbe écrivaine.
PDV Edward
Carlisle m'avait demandé de sortir pendant qu'il examinait cette fille. Elle m'intriguait.
Il m'avait fallu partir chasser avant de me poster à son chevet. Jamais je n'avais chassé aussi vite. Je n'avais qu'une chose en tête, la revoir. Mais j'avais été prévoyant, j'avais bu plus que de raison.
J'avais veillé sur elle fasciné de la voir dormir. Même si son sommeil était très agité. Elle ne cessait de remuer, son visage exprimant ce qu'elle ressentait face à ses rêves. Ou peut être était ce dû au venin que Jasper lui avait inoculé en la mordant? J'avais peur qu'elle ne transforme. Carlisle avait étudié ses réactions et pensais que la dose de poison était insuffisante pour lui permettre d'arriver à ce stade.
Je n'osais pas la toucher pour la rassurer. Je lui fredonnais les musiques qui me passaient par la tête. Le Clair de Lune de Debussy semblait lui parler plus que les autres....Je le remarquai le premier jour. Dès lors, je n'avais cessé de la fredonner...
J'aimais voir l'effet que cette mélodie produisait chez elle. Dès qu'elle commençait à remuer, tourmentée par ses rêves, je m'approchais et entamait cette douce et magnifique musique. C'était une de mes préférées. Je ne savais pas pourquoi cette musique m'apaisait lorsque je l'entendais. Les premières notes chantonnées la calmaient légèrement puis après quelques secondes sa respiration saccadée reprenait un rythme plus régulier pour finir par être une respiration normale.
Elle était si belle lorsqu'elle dormait tranquillement. Son visage d'ange m'hypnotisait. J'étais incapable de détacher mes yeux de ce que je voyais. Cette fille avait un pouvoir sur moi, elle m'envoûtait. Je ne voulais pas la quitter des yeux ne serait-ce qu'une seule seconde. Comment était ce possible?
Je m'habituais peu à peu à son odeur. Elle me semblait moins puissante qu'avant mais elle était toujours aussi appétissante. Je me contrôlais. Néanmoins, je me méfiais du monstre qui sommeillait en moi. Je me tenais à une distance raisonnable. Même si son odeur embaumait toute la pièce, elle était moins présente dans mes narines. Et lorsque je m'approchais pour la calmer, je ne respirais pas afin de ne pas me tenter inutilement.
Ce qui me perturbait chez elle c'était toujours ce pouls irrégulier. J'en avais fait part a Carlisle qui s'en était bien entendu rendu compte. Il essayait comprendre ce phénomène...mais pensait obtenir les réponses dès qu'elle se réveillerait.
Nous étions tous émerveillés par elle. Enfin, sauf Rosalie qui ne comprenait pas toute l'attention que nous lui portions. C'était ce qu'elle prétendait. Je savais qu'elle était elle aussi intriguée par cette fille je l'avais entendue penser. Mais c'était du Rosalie tout craché. Elle n'avait pas une grosse estime pour les humains en général. Elle pensait qu'ils ne valaient pas la peine que l'on s'y intéresse. Même si cette fille avait quelques choses de non humain en elle.....
J'attendais que Carlisle ait fini avec elle, pour que je puisse enfin lui parler et surtout je n'avais qu'une envie de l'entendre penser. Bien que j'imaginais que ça devait être le chaos total dans son esprit. J'essayais donc de deviner ce qu'elle pouvait bien penser. Je pratiquais cet exercice depuis a peine quelques minutes qu'une pensée très puissante me frappa. Je reconnus immédiatement Carlisle.
La puissance de cette pensée provenait du fait qu'il soit très surpris. Il ne comprenait pas pourquoi la morsure avait disparu....
