Certains personnages appartiennent à la talentueuse Stéphanie Meyer, les autres sortes tous droits de l'imagination de "N elo", une superbe écrivaine.


PDV Alice

Carlisle était en train de faire les présentations. Nous devions nous comporter comme de parfaits humains. Chose qui n'était pas si facile puisque nous ne nous souvenions plus vraiment de cette période. Nous étions vampires depuis plusieurs décennies. De plus, lors de la transformation nous perdions la quasi-totalité de nos souvenirs humains. Se comporter comme une humaine signifiait respirer. Étant morts nous n'avions plus vraiment besoin de cette fonction « vitale ». J'inspirais donc.

Je comprenais maintenant mieux pourquoi Jasper avait craqué dans la forêt. Elle dégageait une odeur délicieusement attirante. Si particulière, l'odeur que tout vampire rêverait d'avoir dans ses narines au moins une fois dans son éternité. Mais les humains avec une odeur aussi alléchante se faisaient rares. Je ne l'avais pas vraiment sentie la dernière fois. Mais la dans cette pièce, son parfum chatouillait mes narines.

Je voulais aller la voir pendant son coma mais Edward, effrayé par le comportement de Jasper avait préféré qu'on ne s'en approche pas trop. « Il serait plus raisonnable de ne pas se frotter à la tentation inutilement » nous avait il dit.

Mais je ne connaissais que trop Edward. Il s'inquiétait pour cette fille plus qu'il ne l'aurait été en temps normal. La seule personne autorisée à rester dans la pièce avec elle et Edward était Carlisle. Il était devenu presque irritable. Je ne savais pas ce qu'elle représentait pour lui. Mais une chose était sûre elle aurait la chance d'être sous la protection bienveillante de mon frère...

Ce qui était certain, c'est que j'avais eu une vision, dans laquelle, elle était un membre de la famille a part entière. Je m'étais vue sourire plus que jamais à ses côtés. Il semblait que nous allions devenir de grandes amies. Je m'étais empressée de l'annoncer à tout le monde en m'imaginant déjà les séances interminables de shopping ensemble.

Carlisle était en train de parler d'Edward. Ce dernier se raidit. Il se comportait de façon inhabituelle depuis qu'il l'avait trouvée. Pour preuve, il n'avait pas touché son piano depuis trois jours. Chose impensable lorsque l'on connaissait Edward. Il se comportait comme s'il était amoureux. A cette pensée, il leva la tête.

Mince! Parfois trop plongée dans mes pensées, j'ai tendance à oublier qu'Edward entend tout. Tout parfaitement tout. C'en était même parfois agaçant. Même dans notre propre esprit, nous n'avions pas le moyen d'être en paix. Mais cette fille était totalement envoûtée par Edward. Dans ses yeux marron, je pouvais apercevoir la force de désir qu'elle éprouvait. Elle n'avait détaché son regard de lui que lorsque Carlisle continuait a présenter les autres.

Ce fut le tour de Jasper, je lui tenais la main et la serra plus fort afin de lui faire comprendre que j'étais la et que j'avais confiance, il se contrôlerait. Jasper était constamment tendu, mais aujourd'hui la tension était réellement palpable dans l'atmosphère. Un froid s'était installé sur la pièce. Cette fille semblait de moins en moins à l'aise et surtout intimidée par Jasper. Elle le regardait avec des yeux écarquillés et la crainte se lisait dans son regard.

Vint mon tour. J'allais détendre l'atmosphère. Je me présentais en m'approchant lui demandant son prénom. Elle ne s'en souvenait pas. Amnésie Provisoire selon Carlisle. Il fallait lui en trouver un, elle était d'accord. Je réfléchissais mais je n'en avais aucun qui ne lui correspondait. Tout a coup, Edward ouvrit la bouche et prononça « Tess ». Ainsi il devait avoir quelque chose de particulier pour lui donner le nom qu'il aimait le plus au monde. Nous ne savions pas pourquoi mais Edward était dingue de ce prénom. Carlisle pensait que ça devait venir du temps où il était humain.

Je regardais Tess, ses yeux pleins de gratitude envers Edward. Je m'approchais encore pour lui faire la bise lorsque qu'une vision arriva. Une vision étrange. Je voyais très flou, impossible de discerner quoique ce soit. Une vague puissante se mêla a mon pouvoir. Je ne pouvais plus me contrôler. Je voyais les mêmes images tournoyer autour de moi de plus en plus vite. Les seules choses qui ressortaient de cette vision étaient le visage de trois êtres.

Le premier était très pâle, ses yeux étaient noirs et ce que je pu en comprendre il était furieux. Il parlait de retrouver quelqu'un. Le second semblait un peu plus sauvage, Il était massif et grand. Il état peut être même plus grand qu'Emmett.
Je sentais son odeur. Il me donnait envie de vomir. Il était répugnant. Pour la première fois depuis ma transformation, je pouvais sentir un parfum lors d'une vision. En temps normal, elle ne s'arrêtait qu'a la vue et l'ouïe. Je sentais quelques pouvoirs malsains dans cette vague de puissance.

La troisième personne n'était pas distincte du tout. Elle était blonde et ne cessait de répéter qu'elle n'aurait pas dû laisser les deux autres s'occuper de cette affaire. Elle était assise et tenait une photo dans ses mains. C'était celle de Tess. La femme blonde se retourna, son visage était vraiment flou, c'était comme si elle me regardait et elle prononça ses simples mots d'un ton détaché: « Nous allons donc devoir retrouver ma fille et tuer tous ceux qui se mettront en travers de notre chemin. Avec énormément de cruauté. Je m'ennuie tellement en ce moment...Je veux de l'action, du sang et des morts » Ce dernier mot me fit froid dans le dos.

Je n'arrivais pas à lutter contre cette puissance qui ne cessait d'augmenter. Mes forces commencèrent a quitter mon corps. Je luttais, je criais aux autres de stopper cette torture. C'était douloureux. J'avais l'impression que l'on me lacérait le corps des milliers de fois. Ma tête tournait, mon équilibre n'était plus présent. J'en pleurais de douleur. Je suppliais d'arrêter, je criais jusqu'à m'en rompre les cordes vocales. Mais personne ne semblait m'entendre. La peur s'empara de moi, m'empêchant de supplier Edward mentalement. J'étais perdue. Moi, vampire allait mourir entourée par ceux que j'aime, impuissants devant ce qu'ils voyaient.

Ma vision avait disparue mais la puissance continuait. C'était comme si cette force voulait me balayer. Je ne me sentais plus la force de lutter. Je sanglotais une dernière fois avant de sombrer dans les ténèbres....