Certains personnages appartiennent à la talentueuse Stéphanie Meyer, les autres sortes tous droits de l'imagination de "N elo", une superbe écrivaine.


PDV Edward

Dès que j'avais franchi le seuil de la porte, je vis le sourire d'Alice illuminer la pièce. Parfois elle m'étonnait, même dans les pires situations, elle arrivait à rester positive et à garder le sourire. Elle était forte. Même si là en l'occurrence c'était un masque....
Je vis quelques flashs de ce qu'elle avait vécu. Je ressentais énormément de souffrance dans ce que j'avais vu.

Jasper serrait Alice dans ses bras. Il avait eu la peur de sa longue et éternelle vie. La peur de perdre le seul être qui le comprenait réellement. De perdre une partie de son âme. Je pouvais voir dans ses yeux le soulagement de pouvoir tenir sa moitié à nouveau. Il était vrai que nous ne savions pas si Alice allait se réveiller ou pas. Nous nous étions tous vraiment inquiété. Et le fait que Carlisle n'avait aucune explication à nous donner était loin de nous rassurer.

Je ne savais pas encore exactement quelle tournure allait prendre la discussion qui nous attendait. Tess était là, à coté de moi, soulagée de voir Alice sourire. Le seul problème étant que nous ne pouvions discuter librement sans nous dévoiler. Je pouvais communiquer avec Alice sans problèmes, je n'avais qu'à lire ses pensées. Mais nous ne pouvions les communiquer au reste de la famille sans en parler à haute voix.

Tout le monde avait demandé à Alice comment elle se sentait. Bien, avait-elle répondu avec un petit sourire. Cela signifiait qu'elle était encore plus ou moins sous le choc de ce qu'elle avait vécu auparavant. Un silence régnait car nous ne savions comment aborder le sujet sans révéler notre vraie Nature.

Esmée prit alors la parole.

- Dis moi, Tess, tu dois être morte de faim tu n'as rien avalé depuis trois jours.
- J'avoue que mon estomac gronde un peu.
- Il est préférable que tu ailles manger quelque chose Tess, dit Carlisle, après ce que tu as vécu ton corps et toi avez besoin de reprendre des forces.
- J'avoue qu'avec ce qui s'est passé récemment je n'ai pas vraiment eu le temps d'aller faire des courses. Tess, ça te dit de venir avec moi? Proposa Esmée. Prendre l'air te fera le plus grand bien et tu pourras prendre ce dont tu as envie.

Étant vampire, il était vrai que nous avions négligé ce détail. Tess allait avoir besoin de manger. Esmée avait eu une idée de génie. Cette dernière pensa : « Vous me raconterez plus tard, il faut ménager Tess, ça serait trop dur pour elle de comprendre tout cela maintenant, et je ne pense pas qu'elle soit en condition pour apprendre tout ceci aujourd'hui »

Je lui souris en guise de réponse.

Tess prête à partir se rapprocha de moi et me murmura:

- Alors, A plus tard, en me regardant droit dans les yeux.

A ce moment, si j'avais pu, j'aurais rougi. Mais il n'en était rien. Il y avait bien longtemps que mon visage ne s'était pas empourpré. Je passai une main dans mes cheveux. Le seul geste qui trahissait ma gêne.

Elle lança un dernier regard aux autres avec un léger sourire et tourna les talons pour suivre Esmée. Nous allions avoir du temps devant nous pour pouvoir discuter.

La seule chose qui me venait à l'esprit c'est que Tess ne s'était adressée qu'à moi. A moi tout seul. J'avais envie de sourire à ce moment, mais je me retins. Nous étions libres de discuter sans aucune retenue. Mais de l'autre côté, j'avais envie que Tess reste. Lorsque la porte se referma, je ressentais un vide à mes côtés.

Nous ne voulions pas débuter la conversation tant que nous n'aurons pas entendu le vrombissement de la voiture de Esmée. Il était préférable de jouer la carte de la prudence. En attendant que Tess et Esmée partent, nous nous assîmes tous sur le lit d'Alice. Et chacun d'entre nous la prit dans ses bras. Nous avions eu très peur de la perdre. Le moteur de la voiture d'Esmée se fit entendre et le bruit s'éloigna.
Carlisle regarda Alice avec beaucoup de douceur. Il était désolé par ce qu'elle a vécu il y a de ça quelques heures.

-Alice, dit-il, je sais que ce que tu as vécu a été difficile pour toi. Nous ne voulons pas remuer le couteau dans la plaie mais nous devons profiter du fait que Tess ne soit pas là en pour pouvoir en discuter.
Te sens-tu prête à en parler?

Elle hocha la tête pour répondre. Son sourire s'était évanoui. Alice savait qu'il fallait en parler pendant que nous en avions l'opportunité. Elle souffla un grand coup, un réflexe qu'elle avait du garder de son « humanité »

- Je n'ai pas la moindre idée de comment vous avez vécu la scène de votre côté, dit elle, mais une fois proche de Tess, j'ai senti une énorme puissance autour de moi. Ses ondes étaient malsaines, peut être était dû à un surplus de puissance. Face à cette vague énorme, mon pouvoir n'a fait que gonfler. Je le sentais. Une vision m'est apparue. Très floue, pas du tout le même genre de vision que d'habitude.
Mais cette puissance était trop pour moi. Je n'arrivais pas à contrôler mon pouvoir. Et les seules choses que je distinguais tournaient autour de moi de plus en plus vite. Ça me donnait le tournis. De plus, j'ai commencé à paniquer, ma concentration est devenue de plus en plus faible. Tout était totalement hors de contrôle. Puis j'ai ressenti une...douleur....très violente. J'ai cru que....enfin... je ne savais pas quoi faire. J'étais totalement angoissée. Et cette puissance... qui ne cessait d'augmenter et me blesser toujours un peu plus...Je..., sa voix se brisa, j'ai hurlé, crié de toutes mes forces....Je vous ai supplié d'arrêter ça....Je souffrais énormément. Elle déglutit. Mais rien n'y faisait. C'était comme si,...comme si... vous étiez dans un monde parallèle au mien...Je vous voyais, j'ai cru que j'allais..., elle sanglotait, ...enfin que c'était ma ...dernière heure. Et cette douleur devenait de plus en plus forte chaque seconde.

Elle s'arrêta. Nous la regardions tous choqués par la violence de la situation dans laquelle elle s'était retrouvée. Nous ne pensions pas qu'elle avait souffert a ce point. Même Rosalie, qui n'exprimait que très rarement ce qu'elle ressentait, c'était laissée aller. Ses yeux étaient empreints d'une tristesse incroyable.

- J'ai pleuré de douleur, de tristesse, de...De panique. J'ai pleuré de toutes les émotions que j'ai pu ressentir à ce moment la. Jamais je n'avais été capable de ressentir autant d'émotions en même temps. Puis, j'étais complètement épuisée de lutter contre une force beaucoup plus puissante que moi. Je me voyais mourir sans avoir eu l'occasion de vous avoir dit ....Adieu.

Elle prononça ce dernier mot à voix basse comme si le murmurer minimalisait l'impact qu'il pourrait avoir sur nous. Nous l'avions tous entendu distinctement.

- Je me suis sentie légère et ensuite ça a été le noir total jusqu'à ce que je me réveille ici il y a de cela quelques minutes.

Nous étions tous silencieux. Nous ne pouvions imaginer le calvaire qu'avait vécu Alice, mais une chose était sûre, si même en parler la faisait souffrir, il fallait décupler par cent au moins la détresse qu'elle avait dû vivre à ce moment la.

J'avais envie de pleurer. Nous compatissions. Jasper avait resserré son étreinte et murmurait à l'oreille d'Alice. Cette dernière laissa sa tête reposer sur l'épaule de son bien aimé. Sa présence la réconfortait énormément. Je devinais qu'il avait dû lui envoyer une vague de bien être grâce à son don.

Ce silence de mort était pesant. Personne n'osait ou ne pouvait ouvrir la bouche.

Jasper, après l'avoir regardé de l'air le plus triste qu'il m'était donné de voir sur son visage, lui posa une question.

- Mais qu'as-tu vu dans ta vision?

- Eh bien, il y avait trois personnes. Le premier, était un vampire. Furieux, même hors de lui. Son obsession était de retrouver quelqu'un. Je ne l'ai pas bien vu physiquement. Ma vision était loin d'être nette. Mais son teint pâle, ses yeux noirs et sa façon de s'exprimer, ne faisaient aucun doute. C'était un vampire.
Le deuxième, était un homme imposant. Je pense pouvoir dire qu'il était plus grand qu'Emmett.

Emmett pris sa mine la plus renfrognée possible en disant sur un ton faussement outré:

- Comment? C'est possible? Je suis déçu

Il plaisantait, ce qui arracha un sourire à Alice. Elle été encore très traumatisée par toute cette histoire. Alice était loin d'être le genre de personne à devenir dépressive pour un rien. Mais cet évènement l'avait vraiment secouée.

- C'était un Loup, ajouta-t-elle. Je n'ai pas pu distinguer son visage.
- Es tu certaine qu'il s'agissait d'un loup? demanda doucement Carlisle.
- Je n'en ai pas le moindre doute du monde. J'ai cru que j'allais vomir en sentant son odeur. Une puanteur pareille ça ne pouvait qu'être qu'un loup garou.
- Tu l'as senti? Carlisle semblait étonné. Je ne savais pas que tu pouvais te servir de l'odorat pendant tes visions, ajouta-t-il.
- A vrai dire, c'est nouveau. Mais j'imagine que c'est encore une fois cette vague de puissance qui a provoqué tout cela. Il y avait une troisième personne. C'était une femme, blonde très froide. Je me souviens qu'elle tenait une photo de Tess dans ses mains. Elle parlait de la retrouver et de tuer tous ceux qui l'en empêcherai. Cette femme me faisait froid dans le dos. Elle disait être la mère de Tess. Une chose est sûre, si nous avons trouvé Tess, c'est parce que ou du moins j'en déduis qu'elle était en train de fuir.
Fuir qui? Ou plutôt quoi? Ça je n'en ai pas la moindre idée.
Tess est en danger. Et si elle ne recouvre pas la mémoire très vite. Nous ne pourrons rien faire pour la protéger. Il va peut être falloir que nous la bousculions un peu.

Ces dernières phrases eurent un impact sur moi. Je réalisais que l'attraction que Tess avait sur moi était peut être quelque chose de plus fort qu'une simple attirance. En moi, une voix pleine de haine voulait s'exprimer.

« Qu'ils viennent, qu'ils essayent ne serait ce qu'oser porter le regard sur elle, je les poursuivrais, chasserais et je les réduirais en cendre jusqu'au dernier. »

Je fus surpris par la violence de cette pensée. Ce n'était pas du tout mon genre. J'évitais toute sorte de haine ou violence d'habitude. Je me décidais de réfréner ses pensées mais je n'eu pas le temps de me pencher plus sur le sujet car mon téléphone prit vie dans ma poche.

Je glissais ma main dans cette dernière, attrapai mon portable et regardai le numéro qui s'affichait.

Je levai la tête, les autres me regardaient.

- C'est Esmée, prononçais-je d'un air grave.


Ceci sera le dernier chapitre. Je serai absente pour un durée de une semaine. Je rentre lundi, vous aurez donc les suites, avec de la chance lundi soir ou alors mardi dans la journée.