Certains personnages appartiennent à la talentueuse Stéphanie Meyer, les autres sortes tous droits de l'imagination de "N elo", une superbe écrivaine.
PDV Edward
Carlisle était parti ouvrir la porte de la maison aux loups. Ils étaient sûrement venus nous demander quelques explications suite a la colère de Tess au centre commercial.
Ils étaient bien les dernières personnes que j'avais envie de voir. Et je supposais que c'était la même chose pour Tess. Je me levai donc et dit a Esmée.
- Il est peut être préférable d'éloigner Tess de leur présence. Je me charge de le faire. (Avec beaucoup de plaisir, pensais-je).
- Je pense que c'est une bonne idée Edward, vous pouvez y aller...Me répondit elle avec un large sourire.
Je tendis ma main à Tess, elle leva les yeux vers moi, me sourit et la prit. Le contact de sa peau tiède avec ma peau froide me décrocha un frisson. Cette sensation était tout simplement délicieuse. J'avais envie de la prendre complètement dans mes bras pour accroître la force de cette sensation.
Nous sortîmes du salon. Je regardais par la fenêtre, il pleuvait dehors. Je me retournais vers Tess
- Tu veux aller quelque part en particulier?
- Bien a vrai dire, j'aimerais juste pouvoir m'asseoir quelque part, je commence à fatiguer.
- Ok. Suis-moi alors.
Nous gravîmes les escaliers jusqu'au deuxième étage. Je la menai vers une grande pièce lumineuse.
Ma chambre. J'aimais beaucoup ma chambre, c'était la seule pièce où je pouvais me retrouver avec moi-même. Je n'y avais pas mis les pieds depuis que j'avais trouvé Tess. Disons que j'avais un peu arrêté de « vivre » depuis la découverte de Tess.
Elle avait changé mes routines mais j'étais loin de m'en plaindre. Chaque secondes de plus passées avec elle, me rendait plus léger, plus heureux. J'avais toujours envie de sourire lorsqu'elle était à mes côtés.
Elle me suivait lorsque je me dirigeai vers ma chambre.
Elle se posta sur le seuil de ma porte. Elle regardait ma chambre avec beaucoup d'attention.
- Je peux rentrer? Me demanda-t-elle timidement.
- Bien sûr, si tu as besoin de reposer dis le moi, tu peux t'allonger sur le canapé et je t'apporte une couverture. Mais en attendant, fais comme chez toi.
Elle se dirigea vers le canapé pour s'asseoir. Je me tenais toujours debout de l'autre côté de la pièce. Elle continua d'observer ma chambre. Elle semblait retenir par cœur chaque objet et leur emplacement.
- Wow, tu as une collection gigantesque de CD! S'exclama-t-elle.
- Disons que c'est une passion. Ma vie n'a de sens qu'avec la musique. Enfin, ça c'était ce que je pensais il y a quelques jours, dis je en passant la main dans mes cheveux.
C'était plus fort que moi dès que je me sentais embarrassé ou gêné, je ne pouvais pas m'empêcher d'ébouriffer mes cheveux, plus qu'ils ne l'étaient déjà naturellement. Tess sourit timidement.
- Pourquoi? Tu ne le penses plus? Me demanda-t-elle.
- Plus vraiment. Enfin la musique est toujours aussi importante pour moi, c'est juste qu'elle n'est plus ma seule raison de vivre.
La tournure que prenait la discussion me faisait un peu peur. Mais au moins elle serait sincère.
- Écoutes, continuais je, je sais que l'on ne se connaît pas et pourtant j'ai l'impression que lorsque que tu es à mes côtés, c'est comme si tu avais toujours été là. Et quand tu n'es pas là, il me manque quelque chose pour être complètement heureux. Ton odeur corporelle est délicate tout comme toi. Elle me semble délicieuse. Rester à tes côtés, c'est pour moi complexe. Soit je me bats contre mon envie et je suis heureux, soit je prends la facilité mais je me sens seul, affreusement seul. Je ne sais pas quel sort nous relie, mais j'ai l'impression que pour toi, c'est un peu la même chose. Bien que ma vraie nature puisse poser problème maintenant.
- Et pourquoi ça? Dit-elle en me regardant.
- Eh bien, je m'assoie a côté d'elle sur le canapé, maintenant que tu sais que je suis un vampire, tu n'es pas dégoûtée?
- Non du tout. Et puis finalement, mis à part le fait que vous buvez du sang je ne sais rien de vous....et puis, si ça peut te rassurer, je vais t'avouer quelque chose, je préfère mille fois l'odeur d'un vampire à celle d'un loup. De plus ta famille a été super avec moi. Même Jasper....ajouta-t-elle.
Il n'y avait aucun reproche dans le ton de sa voix.
- J'ai essayé de l'en empêcher mais mon attention a été détournée par un bruit l'espace de quelques secondes. C'est de ma faute j'aurais dû être plus concentré et j'aurais dû mieux convaincre Jasper de ne pas le faire et puis...
- Je n'en veux à personne. Ce qui est passé est passé, on ne peut pas le changer. Tant qu'il n'y a pas mort d'homme, ce n'est rien de grave. Cependant, je comprends mieux le comportement de Jasper envers moi.
- Il faut le comprendre, Jasper est le dernier venu parmi nous. Nous sommes des vampires spéciaux. Nous ne vivons pas sur le sang humain. Nous apprenons grâce a Carlisle à réprimer notre soif. Ou du moins la contrôler. Nous ne nous nourrissons exclusivement d'animaux leur sang n'est pas aussi bon que celui des humains mais cela nous suffit amplement pour survivre. Mais ton odeur est si...enivrante que je t'avoue avoir eu énormément de mal à résister. Tu es la première personne qui fait flancher Jasper. Et saches que cela fait quelques dizaines d'années qu'il résiste. Il est très fort mais cela arrive parfois un petit moment de faiblesse. Il s'en veut énormément.
- J'irais lui parler tout a l'heure, je ne veux pas qu'il se sente gêné en ma présence comme il l'était tout a l'heure.
Elle fit une pause, elle semblait vouloir dire quelque chose d'assez gênant.
- Tu sais, tout a l'heure au centre, tu m'as dis que tu pensais que ce n'était pas un hasard que l'on se soit rencontré. Eh bien, je me sens un peu perdue avec tout ce qui se passe autour de moi. Mais ta présence me réconforte énormément. Je me sens en compagnie de quelqu'un qui m'est cher. Tu l'as dit toi-même on ne se connaît que depuis peu. Mais, une chose est certaine, et toi aussi tu le ressens, nous avons une connexion spéciale. Je n'ai pas envie d'être loin de toi. Te sentir à mes côtés me permet de me sentir protégée, en sécurité.
- Je ferais tout mon possible pour que tu sois en sécurité Tess. Saches que notre destinée était de se rencontrer et tu fais désormais partie de ma vie. Et rassures toi tu n'es pas prête de la quitter de sitôt pour mon plus grand bonheur, dis je en lançant mon sourire le plus sincère de toute mon éternité.
Je me sentais léger, la voir la à côté de moi, me provoquait des sensations étranges dans l'estomac. C'était donc ça d'être heureux? Je comprenais mieux pourquoi les humains passaient leur vie a courir après le bonheur. Une seule seconde de pur bonheur pouvait balayer une éternité terne, triste et sans but.
Un silence régna sur nous. Elle me sourit, j'avais une envie folle de l'embrasser mais je me contins.
Un grondement se fit entendre. C'était Tess.
- Veux-tu aller à la cuisine manger quelque chose? Lui proposais-je.
- Pas de refus, j'ai l'estomac dans les talons! Me répondit-elle. Je pourrais manger un ours.
- Dommage ils ne sont pas fréquents dans cette forêt, une prochaine fois peut être, ajoutais avec un clin d'œil.
Elle sourit. J'aurais vendu mon âme au diable pour revoir ce sourire qui m'était destiné une deuxième fois dans mon éternité.
Je la conduisais à la cuisine.
- Votre maison est vraiment magnifique. Spacieuse, lumineuse, je l'adore. La vue est superbe. Vous avez vraiment beaucoup de chance de vivre ici. Vous êtes entourés par toute cette verdure, c'est simplement génial.
De par la baie vitrée, nous pouvions voir la forêt. La principale qualité de cette maison, c'est qu'elle était isolée et que nous étions protégés par les arbres. Ce dernier point nous permettait de vivre sans avoir besoin de se cacher.
Une fois entrés dans la cuisine, je lui demandais ce qu'elle voulait. Elle opta pour un grand bol de céréales avec du lait. Je lui préparais donc. J'étais très concentré dans ma tâche. Malgré la simplicité du « repas » que j'étais en train de lui préparer, je ne voulais en aucun cas le rater....
Elle s'assit sur le tabouret devant le bar. Je lui servis son bol. Alors que j'étais en train de ranger les commissions dans les placards, Tess me dit:
- Edward? Je craquais. Sa façon si douce de m'appeler me faisait fondre littéralement
- Oui?
- Merci.
- Ce n'est rien, ce sont juste des céréales.
- Non, je voulais te dire merci pour tout ce que tu fais pour moi. Toi et ta famille en fait. Mais surtout toi. Merci de m'avoir calmée pendant cette crise tout a l'heure. Merci tout simplement d'être là pour moi.
- Oh! Ne t'en fais pas. Je fais tout ça avec plaisir. Mais a l'occasion évite d'être en colère, je te trouve beaucoup plus irrésistible avec un grand sourire sur tes lèvres.
Elle rougit. J'avais sous estimé l'effet du rouge sur ses joues. Elle était tout simplement craquante.
J'étais fasciné par le fait qu'une émotion la rendait toujours plus belle qu'une autre.
Encore une fois sa beauté m'éblouissait. Mes pensées furent interrompues par Emmett qui déboula dans la cuisine.
- Réunion dans la cuisine, dit il.
Ce moment magique entre Tess et moi avait été brisé. Parfois je maudissais Emmett.
