Certains personnages appartiennent à la talentueuse Stéphanie Meyer, les autres sortes tous droits de l'imagination de "N elo", une superbe écrivaine.


PDV Edward

Emmett avait subitement débarqué dans la cuisine pour nous annoncer une énième réunion.

- Wouah!, s'exclama-t-il. Ça doit être jour de fête! Ça fait trois fois aujourd'hui qu'on est tous réunis et ce dans une pièce différente, le salon, la chambre d'Alice et maintenant la cuisine. Carlisle doit être en forme!

Emmett, était, lorsqu'il le souhaitait, un vrai boute en train. Sa réaction nous fit sourire Tess et moi. Carlisle, accompagné du reste de la famille, arriva dans la cuisine. Il semblait réfléchir. Je ne l'avais pas vu aussi concentré depuis des dizaines d'années. Carlisle était un homme qui pensait énormément certes, mais de la à le voir les sourcils froncés constamment pendant quasiment quatre jours de suite, c'était assez rare.

Il fallait avouer que le « cas » de Tess était le cas le plus complexe qu'il ait eu depuis qu'il était devenu médecin. Mais il semblait être ravi de cela. Il fallait le comprendre, il était médecin depuis presque trois siècles. Durant tout ce temps, il avait pu guérir des milliers de gens et peu de patients tombés entre ses mains étaient morts. C'était devenu comme une routine pour lui.

Carlisle était un médecin très apprécié ici, les gens avaient confiance en lui et en ses diplômes. Il avait été étudiant dans les meilleures universités. Il était le meilleur médecin de la région et ce qui m'impressionnait le plus c'est que la vue et l'odeur du sang ne le dérangeait plus du tout

Il était un modèle pour nous tous. Nous espérions tous un jour pouvoir lui ressembler. Il n'avait aucun souci pour nouer des liens avec les humains. Il était même très désiré par ses infirmières. Cela m'avait fait rire. Je me souvins du jour où j'avais dû passer a l'hôpital pour aider Carlisle. Toutes les pensées des infirmières étaient concentrées sur Carlisle. C'était pour cela qu'elles n'étaient pas vraiment concentrées. Il était simple pour moi de retrouver mon père lorsque je franchissais les portes de l'hôpital. Je n'avais juste a suivre une infirmière un peu plus maladroite que les autres et me concentrer sur ses pensées. Je me trompais rarement.

Carlisle disait ne pas s'en rendre compte mais il arrivait à déstabiliser toutes les infirmières qui travaillaient à l'hôpital. C'était une situation assez comique à voir au minimum une fois dans sa vie.
Nous en blaguions souvent avec Emmett et Jasper.

Tout le monde s'était installé dans la cuisine, je regardais Alice. Elle me fit un large sourire franc. Elle était de nouveau en forme. Cela me faisait très plaisir. La voir comme il y a quelques heures, choquée par son expérience m'avait fait souffrir. J'avais pu supporter tout ça grâce a la présence de Tess. Elle m'apaisait tout comme ma passion pour la musique. Mais Tess était beaucoup plus efficace, un seul sourire et tout allait pour le mieux. Elle était ma musique désormais.

Je la regardais, elle mangeait ses céréales avec beaucoup d'appétit. Elle était magnifique. Comme à chaque fois que je la regardais. Mais sa beauté m'éblouissait a chaque fois un petit peu plus. Je ne pouvais plus nier que nous avions une relation particulière. Et j'espérais que cette relation ne cesserait de se fortifier.

Les loups venaient de quitter la demeure. Carlisle allait sûrement nous apprendre ce qui avait été dit et convenu. Nous avions un pacte avec les indiens de la réserve. Ils ne révèleraient pas notre identité tant que nous étions pacifiques avec les humains.

J'imagine que suite à ce qui s'était passé lors de la rencontre de Tess et de l'un des leurs, ils avaient jugé qu'il fallait prendre quelques précautions.

- Bien, commença Carlisle, suite à une longue discussion avec les loups, nous avons établi un nouveau traité.
- Laisse moi deviner, nous n'allons plus avoir le droit d'aller au centre commercial ni nous promener dans les rues, ça y est les loups on pris le monopole de Forks sous notre nez comme ça, pesta Rosalie,
Il est hors de questions ni pour moi, Alice, Esmée ou même Tess désormais, de vivre sans shopping. C'est un non catégorique!!
- Rose, dit Emmett, calme toi, y'a pire que le shopping. J'espère qu'on va pouvoir continuer nos courses ou encore nos parties de Baseball. Parce que sans sports, autant mourir!!!

C'était typique de Rosalie et Emmett, parfois ils ne pouvaient pas faire la différence entre les choses de première importance et celles de deuxième importance. Cette dernière catégorie englobait bien entendu le sport et le shopping. Mais, je notais un progrès de la part de Rosalie, elle avait inclus Tess en parlant de shopping.

- Tu es déjà mort une fois, Emmett, soupira Esmée, Quel est donc ce nouveau traité?
- Merci Esmée, répondit Carlisle. Ne vous inquiétez pas. Vous pourrez pratiquer sans problèmes et même sans dérangement s vos activités favorites.

Un soupir collectif se fit entendre.

- Disons, que le traité a été modifié dans le sens positif. Mais les clauses du traité concernaient plus Tess, pour tout dire. Les loups, ont eu un peu peur de ta réaction et souhaitent te rencontrer.
- Comment ça la rencontrer???, m'exclamais-je, mais ce n'est pas possible, vous n'avez pas été témoin de la scène de tout a l'heure. Je refuse qu'elle se mette dans cet état là une seconde fois surtout pour des loups! Hors de question, c'est beaucoup trop dangereux pour tout le monde. Ils sont complètement dingues ces sales cabots!
- Edward, calme-toi, si tu me laissais le temps de finir avant d'aboyer. Je n'ai pas dit qu'il voulait la rencontrer maintenant. Bien sûr, nous avons parlé de ce qui s'était passé et nous avons jugé plus prudent d'attendre un peu avant la rencontre. Nous avons aussi discuté du fait qu'il était temps que vous repreniez une scolarité normale. Donc d'ici la semaine prochaine, tous les six, vous irez au lycée. Esmée et moi nous chargerons des inscriptions.

Effectivement, depuis quelques mois, nous avions stoppé l'école, il faisait de plus en plus beau (ce qui était chose rare a Forks) et les seules fois où il daignait pleuvoir c'était pour l'instant de quelques heures. Nous nous ne voulions pas nous faire remarquer. Nous avions jugé préférable d'arrêter notre scolarité.

- Oh non!!dit Emmett, pas le lycée....mais on était bien la, a faire ce que l'on souhaitait pendant la journée, s'il te plaît Carlisle pas l'école.

On aurait dit un enfant.

- Je pense qu'il est préférable pour tout le monde de reprendre une vie « normale ». Et puis, pas de jaloux Tess vous accompagnera aussi. Cela te fera du bien de prendre l'air de voir de nouvelles têtes, peut être te faire des amis, bien que ce ne soit pas conseillé pour tes débuts.

Elle hocha la tête. Nous allions donc reprendre les cours dans un lycée. Cette nouvelle ne me fit ni chaud ni froid. Mais nous allions y aller avec Tess, et cette simple pensée suffisait à me donner la motivation nécessaire.

- J'ai mis les loups au courant du danger existant du passé de Tess. Les loups sont de notre côté, si quelque chose devait se passer, ils se battront avec nous. Nous avons leur promesse. Et ne l'oublions pas, Tout bon loup, aussi puant qu'il soit a une parole d'or!
Voila, le traité n'a pas vraiment été énormément modifié pour vous. En fait, il était important d'inclure Tess dedans, voila tout.

Nous étions tous soulagés, le traité ne restreignait pas notre liberté et chose nouvelle, nous avions fait une trêve avec les loups. C'était quelque chose de nouveau dans l'histoire de la réserve indienne. Jamais aucun loup n'avait accepté de combattre aux côté de vampires. C'est que si le combat arrivait, la situation serait conséquente pour tout le monde, vampires, humains, loups et autres créatures dont nous ignorons l'existence.
Carlisle reprit la parole.

- Tess, j'espère que cela ne te dérange en aucun cas. Mais je me devais de prendre ses décisions pour le bien de tous

Tess le regardait très sérieusement. Elle avait passé une main sur sa nuque. Elle semblait réfléchir à ce qu'elle allait dire.

- Ne vous inquiétez pas Carlisle, vous avez très bien fait. Je vais me préparer à rencontrer ces loups. Je ne veux en aucun cas leur paraître hostile et risquer de briser cette espèce de pacte qui vous permet de vivre en harmonie ici. Et puis, finalement je suis assez enthousiaste de reprendre l'école. Un sourire naquît sur son visage. J'avoue être un peu surprise...des vampires au lycée, c'est un peu surréaliste, finit elle dans un léger rire. Excusez moi, c'est plus fort que moi, j'ai dû mal a me faire a cette idée.

- Mais tu n'es pas mieux toi! T'es a moitié vampire et à moitié démon, alors je ne sais pas lequel de nous deux cloche le plus dans un établissement scolaire!, répliqua Emmett en tirant la langue.

Nous rîmes tous. Cela nous avait détendus. Une atmosphère paisible était tout ce dont nous avions besoin. Entendre Tess rire m'avait touché. Ainsi donc, malgré tout ce qui s'était passé ces dernières heures, elle avait encore le moyen de rire. Une nouvelle fois, je fus impressionné par elle.

- En parlant de vampirisme, j'ai une question toute bête a vous poser. Edward m'a dit tout a l'heure que vous ne mangiez pas. Ça ne vous manque pas parfois?

- C'est une très bonne question, assura Carlisle. C'est vrai on ne s'est jamais avoué ce qu'il nous manquait le plus de la nourriture humaine. Ce serait assez amusant de savoir. Moi personnellement, parfois je me laisserai bien tenter par un bon steak bien saignant, évidemment.

- Oui moi aussi, répondis Emmett et Jasper en chœur.

- Une bonne part de gâteau au chocolat, dit Alice rêveuse. Oui le goût fondant du chocolat qui dès la première bouchée vous réchauffe. Oui c'est cela, le gâteau au chocolat.

- Vois le bon côté des choses Alice, s'exclama Rosalie, au moins tu gardes la ligne! Personnellement, je ne sais pas peut être une bonne soupe et la chaleur qu'elle apporte.

- Un bon grand verre de Scotch, dit Esmée rêveuse.

Emmett était le plus choqué.

- Finalement, ce n'est pas plus mal que nous n'ayons plus aucun goût, J'ai beaucoup de mal à ne pas rire en m'imaginant Esmée ivre!!!

Il réprimait son fou rire car Esmée venait de le foudroyer du regard.

Une nouvelle vague de bien être venait de déferler sur la cuisine. Nous semblions être une vraie famille heureuse et normale.

Tess se tourna vers moi avec un grand sourire.

- Et toi Edward? Me demanda-t-elle

Elle avait une nouvelle fois prononcé mon prénom, je bénissais la non activité de mon cœur.

- Je dirais un simple carré de chocolat. Nous n'en avions pas énormément, mais Tess adorait ça. Je la revois encore en sanglots car elle était tombée. Elle s'était entêtée à vouloir monter les marches du perron seule, sans mon aide. Elle était presque arrivée, il ne lui restait plus qu'à gravir la dernière marche. Elle s'était tournée vers moi avec un large sourire pour me montrer qu'elle pouvait le faire. Mais elle n'a pas fait attention et son pied a dérapé sur le bord de la marche elle est tombée et s'est écorché le genou. Elle pleurait plus par peur et déception que par la douleur en elle-même. Je l'ai prise dans mes bras pour la consoler, mais rien n'y faisait. Je me souvins alors que nous avions encore un peu de chocolat dans la maison. J'en tendis un carré à Tess, ses pleurs avaient cessé. Elle était intéressée par ce que je lui proposais. Et lorsqu'elle le fourra dans sa bouche, son visage triste prit une expression radieuse. Elle se régalait, finis je par avouer.

Tout le monde avait relevé la tête et me regardait, les sourires s'étaient effacés et tous étaient surpris

- Edward, me dit Carlisle, depuis quand te souviens tu aussi bien de ton ancienne vie?

Je me souvenais de Tess et des sentiments qui me rattachaient à elle. Mais des instants vécus avec elle je n'en avais aucune idée.