Certains personnages appartiennent à la talentueuse Stéphanie Meyer, les autres sortes tous droits de l'imagination de "N elo", une superbe écrivaine.
PDV Edward
Ce souvenir m'était revenu subitement. Je n'étais même pas certain d'avoir vécu ces moments avec Tess.
- Pour te dire la vérité Carlisle, répondis-je, je ne savais même pas avant de le dire. La seule chose dont je me souviens, c'est d'où vient ce prénom et ce que je ressentais pour elle. Mais c'est tellement loin, un siècle! Je...ne comprends pas pourquoi tout ça me revient subitement. Je.....suis un peu....comment dire ....décontenancé.
Un silence régna de plus belle dans la cuisine. C'était nouveau pour l'un d'entre nous d'avoir des détails sur sa vie humaine. Des souvenirs aussi précis. Mais je me rendis compte que ce n'était pas le seul. J'avais beaucoup de souvenirs qui me revenaient tous concernant Tess.
- Mais qui était Tess pour toi? Demanda Emmett, enfin je veux dire dans ton ancienne vie.
- C'était ma petite sœur. Je l'ai aimée très fort. La seule personne qui a eu le droit a l'exclusivité de mon cœur. Elle était si fragile et si forte à la fois. Ça a été horrible lorsque l'on me l'a enlevée.
Je chassais cette dernière image de ma tête. Je revoyais Tess et son sourire si franc, sa mine boudeuse ou encore ses yeux rieurs...Elle me manquait. J'avis comme l'impression à cet instant que quelque chose me manquait pour être le plus heureux des hommes, ou plutôt le plus heureux des vampires.
J'avais beaucoup de Flash Back qui me revenait au fur et à mesure que je pensais à elle.
Je perdais un peu pied avec tout ce qui passait en moi. Tant d'émotions se bouleversaient dans mon corps qui devint frêle. J'avais besoin de m'asseoir. Je l'étais déjà.
Ma tête tournait légèrement, j'avais besoin de me reprendre. Lorsque j'ouvris les yeux j'étais assis sur le sol de la cuisine. Esmée était à côté de moi.
- Edward, qu'est ce qui se passe? Es tu sûr que ça va? Me demanda-t-elle un peu paniquée.
Je lisais dans son esprit qu'émotionnellement c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Elle s'était énormément souciée pour Tess et Alice et maintenant il faillait que je lui cause du souci.
- Je vais bien, vraiment Esmée ne t'inquiète pas. J'étais tellement plongé dans mes pensées que j'ai perdu l'équilibre. Mais ce n'est rien de grave. Carlisle, je ne sais pas si tu as la moindre idée de ce qui se trame, mais les souvenirs se font de plus en plus nombreux et précis.
- Mais comment t'apparaissent-ils ces souvenirs? Demanda ce dernier
- Par Flash Back, je revois tous les détails, je me souviens de son parfum, de son visage si innocent.
- Peux-tu nous en raconter un autre s'il te plaît? me demanda Rosalie.
Ils étaient tous curieux de savoir ce que je pouvais avoir vécu avant d'être devenu ce monstre assoiffé de sang. Et puis j'étais le seul à pouvoir le faire, je ne pouvais pas leur refuser ça. Pas moi, j'étais déjà source de leur inquiétude en ce moment même. Je le ferais. Même si ça allait me faire souffrir.
- Je me souviens d'une fois, elle devait avoir quatre ans. C'était peu de temps avant qu'elle ne tombe gravement malade et qu'elle ne ....ma voix se brisa, j'avalais ma salive inexistante, succombe.
Tess s'ennuyait depuis quelques jours et il pleuvait beaucoup dehors. Mes parents ne voulaient pas la laisser jouer dehors de peur qu'elle n'attrape un gros rhume ou pire une angine. A cette époque, ce genre de maladies n'était pas aussi simple à guérir qu'aujourd'hui. J'étais en train de lire « Les Fleurs du Mal » de Baudelaire. Mon livre préféré du moment. Tess vint me voir pour me dire qu'elle ne savait pas quoi faire. Je refermais le livre en regardant sa petite frimousse souriante. Elle allait une fois de plus avoir toute mon attention. Je m'occupais d'elle avec beaucoup de plaisir. La voir sourire à mes côtés suffisait a me dire que j'avais de la chance d'être en vie pour pouvoir la rendre heureuse. Je serais mort pour elle si je l'avais pu. Je cherchais donc de quoi l'occuper. Nous allions faire des bateaux en papier pour aller les faire flotter sur les flaques quand la pluie aurait cessé.
Tess était enthousiasmée par cette idée, elle voulait a tout prix faire une course avec moi lorsque les bateaux seraient finis .Je lui montrais où plier et comment faire. Elle était très concentrée sur ce qu'elle faisait, elle ne voulait en aucun cas rater. Sa langue dépassait légèrement sur le côté droit de sa bouche. Signe qu'elle s'appliquait énormément. Elle était si jolie. Un visage de poupée de porcelaine. Des yeux couleurs noisette qui exprimaient tout ce qu'elle ne disait pas. Un teint pâle mais des joues qui rougissaient lorsqu'elle s'énervait quand je la taquinais, ou lorsque que je lui courais après en disant que j'allais la dévorer toute crue. Elle était si petite et si fragile. Une fois, nos bateaux terminés, Tess fière du sien décida d'aller montrer son œuvre d'art à « père et mère ».
Ils semblaient ébahis pour le grand plaisir de ma petite sœur. Elle leur disait que maintenant il fallait attendre que la pluie se calme avant de laisser nos bateaux faire le tour du monde. Ma mère me regardait avec un grand sourire. Elle semblait heureuse que je m'occupe de me petite sœur de la sorte.
Au bout d'une heure, la pluie avait cessé. Tess était très excitée a l'idée d'emmener nos bateaux découvrir le monde extérieur. Elle avait surnommé le sien Bubulle. Elle paradait avec son bateau posé dans ses mains comme un trésor. Nous avions revêtus nos cirés et nos bottes de Caoutchouc pour éviter d'être trempés jusqu'à l'os lorsque nous rentrerons. Nous habitions en campagne, il n'était donc pas difficile de trouver dans le jardin que nous avions, une grande flaque d'eau sur laquelle poser nos œuvres. Tess ne pouvait s'empêcher de sauter dans la flaque d'eau : c'était pour faire une mer mouvementée sinon ce serait trop facile, disait-elle.
Nous soufflions très fort sur les voiles de papiers pour faire voguer nos bateaux qui flottaient au gré du vent artificiel qui sortait de nos bouches. Nous soufflions jusqu'à en avoir la tête qui tourne. Tess voulait plus d'action, souffler sur les bateaux ne lui suffisait pas. Elle voulait les voir naviguer de leur propre gré. Elle se dirigeait vers le petit ruisseau qui longeait le jardin que nous avions. Je lui dis que ce n'était pas une bonne idée que père et mère seraient fâchés s'ils l'apprenaient. Mais à cet âge, c'était le dernier de ses soucis. Elle ne voulait qu'expérimenter. Elle me regarda avec des yeux suppliants. Comment résister? Elle était si mignonne. Des larmes commençaient à perler de ses yeux alors qu'elle me demandait une dernière fois. J'acceptais, je ne voulais en aucun cas voir sa frimousse inondée de ses pleurs.
Elle sauta dans mes bras. En répétant une énième fois qu'elle m'aimait et que j'étais son grand frère préféré bien que je fusse le seul. Elle courrait jusqu'au ruisseau pressée de voir nos bateaux voguer grâce au courant de ce dernier. Elle criait a bubulle de se dépêcher pour gagner la course elle sautait. Puis l'espace d'un instant, je n'entendis plus rien, je contemplais les bateaux navigué sur l'eau. Je me retournais et je vis Tess entièrement plongée dans l'eau. Elle se débattait, c'était un petit ruisseau mais elle était bien trop frêle pour lutter contre. Je restais là complètement effrayé, je ne pouvais pas bouger d'un pouce. Paralysé par la peur. De temps en temps sa tête remontait a la surface elle essayait de me dire quelque chose.
La voir se débattre devant moi finit par me sortir de ma torpeur, je me jetais dans l'eau complètement paniqué et la récupérais. Je pleurais, je ne voulais pas la voir mourir. Je la pris dans mes bras et me dépêchais de regagner la maison. Son corps inerte angoissa mes parents lorsqu'ils m'ont vu franchir la porte. Ma mère pleurait. Mon père gérait la situation. Nous l'avions allongée sur le sol, il lui soufflait de l'air dans sa bouche. Elle ne réagissait pas. Des larmes brouillèrent ma vue. Si jamais elle nous quittait je ne m'en remettrais jamais. A la troisième soufflée d'air, elle toussa. Mon cœur qui s'était stoppé à ce moment repartit à une allure très vive. Mais peu m'importait quel rythme cardiaque je pouvais avoir, Tess était en vie, je ne l'avais pas tuée. Je sanglotais. Elle m'attrapa la main et me dit:
« tu as vu c'est Bubulle qui a gagné » avec un faible sourire.
J'avais dit tout cela, les yeux dans le vague. Me remémorant chaque seconde de cet instant. Comment avais je pu oublier une chose pareille? J'avais manqué de tuer la personne qui m'était la plus chère a ce moment la. Encore une fois, même de mon vivant j'étais un danger pour ceux que j'aimais.
Je balayais la pièce du regard. Alice et Esmée avaient un regard compatissant. Jasper et Emmett était très mal à l'aise. Rosalie se sentant coupable de m'avoir demandé de lui raconter mon souvenir fixait ses pieds. Carlisle était a coté de moi et me tint par l'épaule. Il voulait me montrer qu'il était là pour moi.
J'osais enfin regardais Tess, son visage était baigné de larmes. Je supposais qu'elle venait de comprendre l'importance de ce prénom pour moi. Elle s'approcha et mes prit dans ses bras. Et tout en sanglotant, elle me murmura:
- Je ferais de mon mieux pour honorer ce prénom. Tess était importante pour toi, je m'en rends compte, si tu veux on peut en trouver autre.
- Non surtout pas. Qui d'autre que toi pourrait mieux porter ce prénom? Je l'ai proposé tout à l'heure et je ne regrette pas. Tu es ma Tess de ma vie vampirique! Il m'en faut une dans chaque vie! Dis-je en souriant.
C'est fou l'effet qu'elle avait sur moi. Il y a quelques secondes à peine, j'étais effondré par ce souvenir et la j'arrivais à lui sourire d'un sourire sincère.
Mais j'avais besoin de réfléchir à ce que je venais de vivre.
- Je...J'ai besoin d'être seul. Ça vous dérange si je vous laisse?
- Non vas y Edward, me dit Esmée en me souriant.
- Je ne serais pas loin, dans le salon, devant le piano.
Je n'osais plus les regarder. Que se passait-il en moi? Pourquoi tous ces souvenirs remontaient à la surface. Mais si je m'éloignais d'eux c'est aussi parce qu'un dernier souvenir venait de refaire surface.
Je devais m'isoler. Je sortis de la cuisine et me dirigeai vers le piano.
Je m'assis sur le tabouret. Posai mes pieds sur les pédales et mes doigts sur les touches. Je n'allais pas jouer. Je voulais simplement me sentir à l'aise avant de me laisser aller au dernier souvenir
FLASH BACK
Mes parents n'étaient pas assez forts pour pouvoir s'occuper de Tess. Ils étaient malade tous les deux. Ravagés par une fièvre puissante. Je m'occupais donc d'eux ainsi que de Tess. Je venais d'avoir 17 ans. Ce rôle était assez dur mais je me devais d'être fort pour toute la famille. Tess se plaignait de ne pas pouvoir prendre père et mère dans ses bras. Ces derniers refusaient sa présence dans leur chambre, de peur qu'elle ne tombe malade elle aussi. La Grippe Espagnole était le virus qui ravageait beaucoup de famille à l'époque.
Je me chargeais de préparer du bouillon pour mes parents et de jouer avec Tess ainsi que de lui faire classe quelques heures par jour. Il fallait que j'aille travailler aussi un peu aux chams pour pouvoir gagner de quoi nous nourrir. Les voisins étaient extrêmement gentils. Parfois ils s'occupaient de Tess pendant que j'allais chercher de quoi nous permettre de vivre. Je me privais de manger quand cela était trop juste pour que Tess ne meure pas de faim.
Mais un matin, Tess avait perdu toute étincelle dans les yeux. Elle grelottait. Son front était en sueur. Elle prononçait des phrases insensées. Je la prenais dans mes bras. Mes yeux devinrent humides, des larmes ne cessaient de couler sur mes joues. Elle était malade.
« Tout mais pas elle » pensais je. Je ne sentais pas la force de continuer et affronter tout ça. Je priais le seigneur pour que je prenne sa place. Elle ne méritait pas d'être malade. Mais rien n'y faisait. Son état empirait a vue d'œil.
Je ne pouvais pas avouer a mes parents que Tess était malade, ils auraient été encore plus faible après cela. Je ne quittais plus le chevet de ma sœur. Je ne me nourrissais plus. Préférant garder le plus de nourriture possible pour les trois malades.
Une nuit alors que je serrais délicatement Tess dans mes bras cette dernière me parla
- Eduarde?
Elle n'arrivait pas a prononcer mon prénom. C'était tellement mignon cette façon de m'appeler. Je lui souris.
- Oui Tess?
- Es tu triste a cause de moi?
- Non ma chérie. Je ne suis pas triste.
- Alors Eduarde pourquoi tu pleures?
- Parce que je suis heureux d'avoir une petite sœur telle que toi. Tu es si jolie, si gentille et si bonne avec moi. Que demander de plus? J'ai la petite sœur idéale.
- T'as oublié de dire que je gagne tout le temps a la course aussi, me dit elle faiblement. Dis Eduarde j'ai fait du mal a papa et a maman?
- Bien sûr que non. Pourquoi cette question?
- Ben je ne les ai pas vus depuis longtemps, alors ça veut dire qu'ils veulent plus me parler.
- Non chérie, ça veut dire qu'ils sont très malades et qu'ils ont besoin de se reposer. Mais ils t'aiment très fort. N'en doute jamais d'accord?
- Oui. D'accord. Et toi Eduarde tu m'aimes?
- Plus que tout au monde, je ferais tout pour toi ma chérie.
- Eduarde, quand je vais mourir je vais voir des anges?
- Comment ça mourir? Tu n'as que cinq ans. Tu ne vas pas mourir tout de suite. Ne t'inquiètes pas, tu vas guérir bientôt et je te promets que lorsque tu seras sur pied tu auras un beau gâteau au chocolat pour toi toute seule.
- Je sais que je vais mourir. Je suis malade, j'ai entendu la voisine dire que personne ne guérissait. Ce n'est pas grave Eduarde, je verrais des anges. Ils sont gentils les anges Eduarde.
- Ne dis pas ça, ce n'est pas l'heure encore. Quand tu seras très grande peut être mais ce n'est pas maintenant.
Des larmes ruisselaient sur mes joues. Mes yeux ne voyaient plus rien. Mes mains tremblaient, ma respiration était saccadée et je ressentais une immense douleur au niveau de la poitrine. Mon cœur se resserrait. C'était douloureux. Très douloureux. J'aurais voulu crier pour exprimer cette douleur.
Je me retenais, je ne voulais pas effrayer Tess.
- Eduarde, j'ai froid, très froid, me dit-elle.
La panique m'envahit. Elle était de plus en plus faible. Sa voix si douce était devenue un murmure. Cela signifiait il qu'elle s'éteignait? Non il n'en était pas question. Elle ne partirait pas, elle resterait a mes cotés souriante et heureuse comme elle l'avait toujours été.
Je l'enveloppais de mes bras, elle frissonnait, ses dents s'entrechoquaient. Ma chaleur corporelle ne lui suffisait pas.
Je nous déplaçais dans le salon, un feu brûlait dans la cheminée. Je m'assis près de l'âtre.
L'espace d'un instant, elle avait arrêté de frissonner. Mais quelques minutes après elle grelottait toujours.
- Eduarde, j'ai froid je suis fatiguée, je vais dormir...il faut que....
Sa respiration ralentissait, ses yeux s'éteignaient.
NON NON! Elle ne pouvait pas me laisser là tout seul! Elle ne devait pas m'abandonner!
Que ferais-je sans elle? Ma vie n'aurait aucun sens. Je ne voulais pas la laisser aux anges.
Elle ne méritait pas ça. Je la serrais de plus belle dans mes bras.
Mes pleurs étaient devenus plus puissants. J'étais peut être égoïste mais je ne voulais pas la céder au ciel.
Je ne pouvais me résigner à la leur donner.
Elle était si jeune, elle avait encore tant de chose a découvrir ici. Pourquoi elle?
J'aurais voulu qu'ils me prenne a sa place.
Elle faiblissait. Son étreinte se desserrait peu à peu.
- Non Tess, dis-je paniqué, reste s'il te plait reste avec moi. Ne pars pas non s'il te plaît....ma voix devenait de plus en plus faible
Ne me laisse pas ici. Le monde ne vaut plus rien sans toi. Tess, restes ici, je t'aime moi!
Tu ne peux pas partir comme ça. Non pas comme ça. Ne m'abandonne pas Tess.
Tess ? Tu m'entends? Tess?
Elle avait les yeux presque vides, son corps bougeait au rythme d'une respiration irrégulière et devenue sifflante. Elle tourna sa tête vers moi. Elle me regarda et me dit dans un dernier souffle
- A bientôt Eduarde.
Elle poussa un dernier râle. Et toute étincelle disparue dans ses yeux. Je fixais ce corps si petit, si fragile.
Je pleurais à chaude larmes.
Pourquoi? Je ne comprenais pas pourquoi elle.
Je pleurais de plus belle. Je me vidais de toutes les larmes de mon corps. Elle m'avait quitté, m'avait abandonné. J'étais seul sans aucune raison de vivre
Elle devait être un vrai petit ange maintenant, c'est ce qu'elle avait toujours souhaité.
Une douleur me transperça. Mon cœur souffrait, il se contractait de plus en plus. Je poussais un cri de douleur.
FIN DU FLASH BACK
Je sortais de ma torpeur. Une musique d'une tristesse incroyable se faisait entendre. Je fus surpris de voir que cette musique naissait de mes doigts.
Soudain, je ressentis comme une sensation humide sur ma joue. Une douleur était présente à l'endroit où mon cœur aurait dû battre.
Je pleurais de vraies larmes.
J'avais joué une musique inconsciemment. Ne prêtant nullement attention a la mélodie. Me laissant seulement guider pas mes émotions.
Je me stoppais. Ce dernier souvenir avait été très fort. Il me faisait pleurer je souffrais. Je regardais mes mains, hébété.
Je relevais la tête et aperçu la famille au complet réunie autour du piano. Tous avaient la même expression, ils étaient tristes.
Mais ce qui me choqua le plus, ils pleuraient. Des larmes coulaient sur les joues de chacun.
Ainsi, à ce moment là nous étions huit personnes en pleurs autour d'un piano.
