Certains personnages appartiennent à la talentueuse Stéphanie Meyer, les autres sortes tous droits de l'imagination de "N elo", une superbe écrivaine.
PDV Edward
Les derniers évènements avaient été pour le moins totalement extraordinaires. Nous n'avions jamais vu cela auparavant. Si quelqu'un nous avait dit que cela se passerait, nous n'y aurions pas cru.
Un vampire qui s'évanouit, un demi démon/vampire qui se laisse aller a sa propre colère. Moi qui me souvenais de tous les moments passés avec Tess du temps où j'étais encore un humain. Et surtout, une famille vampire pleurer autour d'un piano. Cette ambiance était totalement surréaliste.
Je reprenais petit a petit mes esprits.
- Je suis désolé, dis-je, d'un faible murmure mais tout le monde avait entendu. Je...J'ai revu ses derniers instants avec moi. Ça m'a brisé le cœur une seconde fois, enfin si j'en avais été encore doté.
J'avais beaucoup de peine à me calmer. J'avais encore envie de pleurer pour la mort de Tess, pour la monstruosité que j'étais, pour la mort de mes parents, pour toutes ses mauvaises passes que j'ai eu durant mon éternité.
- Ne sois pas désolé Edward, me dit Esmée, cette musique était si triste. Une mélancolie qui nous a tous attirés ici. C'était a la fois magnifique et émouvant. Et puis, ta tristesse nous as tous vraiment touchés. Pleurer m'a, comment dire...un peu humanisée.
C'était exactement ça. A ce moment précis, je me sentais revenu presque un siècle en arrière. Excepté le fait que la mélancolie s'était légèrement estompée. Revoir ses instants était très douloureux. J'éprouvais une tristesse lorsque j'y pensais auparavant. Mais aujourd'hui tout m'était revenu avec tellement de précision. Tous ces détails, sa voix qui s'affaiblissait a mesure qu'elle s'éteignait, ses joues qui pâlissaient a chaque seconde. Je n'osais pas relever la tête pour regarder Tess, elle devait m'en vouloir de la faire pleurer de la sorte.
Décidément, je n'avais pas beaucoup changé. J'étais toujours celui qui faisait du mal aux gens autour de lui. Tout comme j'avais fait souffrir mes parents lorsque Tess avait manqué de se noyer. Tess m'avait quitté cela signifiait que je n'étais pas digne de l'avoir a mes côté. Puis j'étais devenu vampire. J'avais ôté des vies humaines afin de me nourrir, rongé par le remord.
J'étais la source numéro un des soucis d'Esmée. Elle était si désolée que je sois seul. Et je savais qu'actuellement, je faisais pleurer Tess. Et c'était une chose que je ne supportais pas. Je ne voulais en aucun cas la faire souffrir.
Je décidai de relever la tête.
- Oui mais c'est de ma faute si vous pleurez maintenant. Et c'était la dernière de mes intentions, croyez moi. Encore une fois je fais tout de travers.
Tess vint précipitamment s'asseoir a coté de moi. Elle me prit dans ses bras, en posant ma tête sur sa poitrine. Elle ne cessait de passer et repasser sa main dans mes cheveux. Ce geste avait le don de me calmer. J'étais tellement bien dans ses bras. J'y serais resté des heures.
Elle me dit d'une voix douce et pleine de tendresse.
- Je t'interdis de dire ça, tu m'entends Edward? Ce n'est pas de ta faute. Et je refuse de te l'entendre dire. Hors de question que tu te sentes encore une fois coupable pour quelque chose que tu n'as pas fait.
Allez calme toi.... je pense qu'il est peut être temps de cesser ces réunion du moins pour les heures à suivre, qu'en pensez vous? Pour le moment nous avons besoin d'être au calme mais pensez vous que vous pourriez me faire visiter le coin d'ici demain?
Elle changeait de sujet afin de nous permettre de ne plus penser à ce que nous venions de vivre. Elle était vraiment formidable, et c'était moi qu'elle tenait dans ses bras. Ma douleur s'exténuait peu à peu. Je me sentais déjà beaucoup mieux. Elle me murmura à l'oreille.
- Edward? Comment te sens-tu?
- ça va vraiment mieux, merci Tess. Que ferais-je sans toi?
- Euh à vrai dire, je n'en ai pas la moindre idée...mais peu importe, tu m'as maintenant, je suis là pour toi.
- Merci, dis-je.
- Mais que se passe t il? C'est la deuxième fois qu'Edward Cullen remercie quelqu'un dans la journée. Qui que tu sois sors du corps de mon frère nous t'avons démasqué!, s'exclama Emmett.
Un léger rire se fit entendre. Une fois de plus l'atmosphère était détendue.
- Je pense avoir compris ce qui s'est passé, dis Carlisle d'un ton pensif. Mais nous en parlerons demain. Tess a raison, il est peut être temps de faire une pause dans tous ses évènements. Emotionnellement parlant, c'est peut être un peu trop. Allez chacun vaquer à vos occupations, quand à toi Edward peux tu montrer sa chambre à Tess?
- Euh...si cela ne vous dérange pas, j'aimerais dormir dans la chambre d'Edward, dit Tess avec des joues empourprées et d'un air gêné. Je me sens à l'aise dans cette pièce et puis, je ne suis pas très sûre de pouvoir trouver le sommeil surtout seule.
- Bien sûr, répondit Esmée à mon grand soulagement. Il n'y a aucun problème, tu n'as pas a demander et j'imagine qu'Edward est d'accord.
- Euh...eh bien oui ...pourquoi pas...., répondis je en passant la main dans mes cheveux. On y va?
« Pourquoi pas » avais je dis. Pourquoi étais je aussi stupide? Bien sûr que j'étais d'accord, c'était même un énorme oui. Alors pourquoi étais je effrayé de le dire?
Je lui tendis ma main qu'elle attrapa et serra très fort. Elle me sourit. Je fondais sur place. Ce contact me fit sourire. Je me sentais de plus en plus léger. Cette sensation balaya les derniers sinistres pensées que j'avais eu.
Nous gravîmes les escaliers, traversâmes le couloir et entrâmes dans ma chambre.
Je fermais la porte derrière nous, je voulais profiter des heures que nous avions juste tous les deux ensembles. Ainsi tout le monde comprendrait qu'il ne fallait entrer sous aucun prétexte excepté en cas d'urgence.
Tess s'assit sur le canapé. Elle me regardait d'un air étonné.
- Je ne savais pas que tu étais si doué au piano. Cette musique était tout simplement ....magnifique. Elle m'a fait frissonner. Vraiment, j'espère pouvoir t'entendre jouer encore. Je pense que je serais incapable de me lasser de te regarder jouer.
- Je passe généralement mes nuits assis devant le piano. Cela me permet de me vider. J'exprime tout ce que je ressens par le biais des touches. Et ainsi toutes mes émotions et mes sentiments exposés commencent a composer une musique. Un rythme naît de cette union musique/ émotion, et une nouvelle mélodie prend vie. Une farandole de notes qui, lorsqu'elles sont dévoilées, me permettent a moi-même de comprendre ce que je ressens réellement en moi. Avant de m'installer au piano, je n'ai aucune idée de ce qui est enfoui au plus profond de moi. La musique est une vraie thérapie. Je suis plutôt du genre renfermé sur ces choses.
- Je comprends, j'espère pouvoir t'entendre jouer des mélodies respirant le bonheur et la joie de vivre.
- Avec toi à mes côtés, c'est même plus que probable, avouais-je une main passant dans mes cheveux.
- Tu es gêné?
- Euh un peu...pourquoi me demandes tu ça?
- Bien...J'ai remarqué qu'à chaque fois que l'on évoque une discussion gênante ou que tu dis quelque chose qui te dévoile, tu finissais par passer la main dans tes cheveux.
J'étais trahi par mon propre tic. Il valait mieux que je travaille dessus très vite, à cette allure j'allais vivre avec une main constamment dans ma chevelure déjà bien décoiffée.
- Je vois. Je suis découvert. Il va falloir que je trouve autre chose.
- Non! Vraiment non! J'aime ce tic, ça te rend si adorable. Je t'imagine rougir et j'avoue que dans mon esprit, un Edward aux joues empourprées est comment dire....craquant!
- Ah oui? Craquant tu dis? En repassant volontairement une main dans les cheveux.
- Heureusement que tu en es incapable sinon je pourrais te sauter dessus tu sais, ajouta elle en riant.
Était-ce une blague? Ou se pouvait il qu'elle m'apprécie? Je n'en avais aucune idée. Si seulement je pouvais lire ses pensées. Ce don était vraiment une calamité. Je ne souhaitais pas forcément entendre ce qui se passait dans la tête des gens autour de moi. Du moins au début, après je m'y suis habitué. Mais la seule fois où je désirais plus que tout au monde utiliser mon don, la personne visée était tout simplement immunisée contre la télépathie. C'est ce qui rendait Tess encore une fois extraordinaire...
- Edward? Peux tu venir t'asseoir s'il te plaît, tu me donnes le tournis a rester debout.
- Oh, j'en suis désolé. Je me dépêchais de la rejoindre sur le canapé.
- Ne sois pas désolé.
Elle plongea son regard dans le mien.
- Tu sais, j'aime sentir ta présence à mes côtés. Tu m'apaises. Tu me rends heureuse. Malgré tous les évènements que nous venons de vivre je me sens heureuse, seulement à tes côtés.
Sans toi, je serais totalement perdue a l'heure qu'il est, et j'aurais peut être commis une chose grave avec le loup de tout a l'heure.
Une étincelle brillait dans ses yeux. Comment pouvait-elle embellir de la sorte seconde après seconde?
Elle me troublait. J'avais envie de la prendre dans mes bras pour ne plus la lâcher et la couvrir de baisers. Je devais me contrôler je pouvais encore une fois faire quelque chose qui la ferait souffrir. Et ça je ne m'en remettrais jamais.
Je soupirais suite à cette dernière pensée.
- Qu'y a-t-il? Me demanda-t-elle.
- Rien, c'est juste que j'aie tellement peur de te faire du mal.
- Comment tu le pourrais? Souviens toi des paroles de Carlisle, je suis plus forte que vous tous réunis, me remémora-t-elle avec un clin d'œil. Alors si tu me cherches, je peux te mettre la pâtée de ton éternelle vie!
Nous rîmes. Elle me rendait encore plus léger que je ne l'étais. Quel magie exerçait-elle sur moi? Comment pouvait-elle m'envoûter à ce point?
Le brouillard s'était installé dans mon esprit. Comment pouvais-je mériter d'avoir son attention. Après tout, je n'étais qu'un monstre.
Elle me regardait en se mordillant la lèvre. Sa lèvre si rouge qui contrastait avec la pâleur de sa peau. Une lèvre parfaitement dessinée et sensuelle. Une lèvre que l'on voudrait embrasser.
Un désir violent était en train de naître en moi. Je me contrôlais pour le moment mais j'avais peur que ça ne dégénère. Je me crispais.
Tess le sentit. Elle détourna une fois de plus la conversation pour me détendre.
- Tu sais, finalement je suis contente d'aller au lycée la semaine prochaine. Je vais reprendre une vie normale. J'ai eu énormément de chance de tomber sur vous. J'en ai extrêmement conscience. On va bien s'amuser en cours.
- Euh tu sais, a vrai dire, au lycée on est plutôt isolés. Nous n'osons pas trop nous intégrer de peur que quelqu'un découvre notre vraie nature ou pire que l'un d'entre nous dérape.
- Oh! Dit elle surprise. Oui je comprends, mais de toute manière vous êtes là et c'est le plus important. Ta famille est vraiment adorable. Ils ont l'air de m'apprécier. Excepté Rosalie, mais je la comprends. Je viens d'arriver et je vous cause déjà du tort. C'est normal qu'elle soit méfiante. J'espère cependant que nous allons être amies.
- Ne t'en fais pas. Rosalie est vraiment quelqu'un d'adorable dans le fond. Elle est toujours froide au premier abord. Et c'est d'autant plus vrai quand elle rencontre une humaine. Ce que tu n'es pas, c'est sûrement pour cela qu'elle t'a incluse dans la "privation" de shopping tout à l'heure. Considère-toi chanceuse, c'est le rêve de toutes les filles du lycée de pouvoir assister à une séance shopping de Rosalie.
- Oh je vois! Ok et bien dans ce cas même si j'ai le shopping en horreur, je me sentirais honorée si elle me proposait. Et j'accepterais volontiers enfin presque volontiers.
Elle dit cette phrase en grimaçant légèrement. Effectivement, le shopping ne semblait pas être son activité favorite. J'avais des milliers de questions à lui poser pour mieux la connaître mais il était déjà tard.
- Tu devrais te coucher. Si tu veux faire le tour de la ville demain, il faut reprendre des forces. Surtout si c'est Emmett le guide... Il ne supporte pas la lenteur humaine! Tu peux dormir ici, je t'apporte une couverture tout de suite. Pour de qui est du « pyjama » je ne dors pas donc je n'en ai pas mais tu peux te servir dans mon armoire. Prends ce qui te fait plaisir.
Je traversais le couloir en direction de la chambre de Carlisle et Esmée. C'était ici qu'étaient rangés les draps et les couvertures. Je frappais attendant une réponse.
Esmée me pria d'entrer. Elle souriait. Je fis soulagé de voir qu'elle se sentait mieux. Elle était heureuse pour moi c'est du moins ce que j'avais lu dans son esprit.
- Pourquoi? Lui demandais-je.
- Eh bien Edward, je crois que Tess et toi allez partager beaucoup de choses magnifiques ensemble.
- Tu le penses vraiment?
- Oh que oui. Il n'y a que vous qui n'en ayez pas conscience. Le lien qui vous uni est tellement puissant, et ce n'est que le premier jour. Tess est une fille formidable, tu la mérites vraiment.
- Merci Esmée, dis-je en découvrant toutes mes dents. Cette révélation m'avait tout simplement touché. Et j'espérais que tout cela soit vrai.
- Je l'aime déjà beaucoup. Elle réussit à te rendre plus resplendissant que tu ne l'étais avant. Je te trouve transformé. Et ça me réconforte de te voir dans cet état. Allez file t'occuper d'elle avant qu'elle ne s'endorme.
Je hochais la tête et obéissait aux ordres d'Esmée.
Arrivé devant la porte, je frappais. Tess m'attendait.
Elle avait enfilé un de mes T-shirts et semblait flotter dedans. Elle était tout simplement à croquer. Cette expression me parût comique. Quelques jours auparavant j'avais voulu en faire mon repas et désormais je n'imaginais pas ma vie sans elle.
- Dis Edward, tu veux bien rester avec moi pendant que je dors.
- Bien sûr. Avec plaisir.
- Merci d'être apparu dans ma vie Mr Cullen, me murmura-t-elle dans mon oreille.
Elle s'allongea sur le canapé en posant sa tête sur mes genoux.
Je passais mes doigts dans ses longs cheveux fins et légèrement bouclés. Elle semblait apprécier.
- Dors petite Dreynade, lui murmurais-je. N'inquiètes pas je veille sur toi.
- Merci, me répondit elle.
Elle avait les yeux clos mais elle était crispée. Elle semblait un peu effrayée de dormir. Je lui fredonnais le Clair de Lune tout en lui prodiguant un massage sur les tempes. Mon geste eut l'effet escompté. Son corps se détendit et elle se jeta dans les bras de Morphée.
