Certains personnages appartiennent à la talentueuse Stéphanie Meyer, les autres sortes tous droits de l'imagination de "N elo", une superbe écrivaine.
PDV Edward
Si mon cœur avait pu battre à ce moment là il se serait sûrement emballé. Tess avait un effet sur moi dont j'ignorais l'existence auparavant. Mais cet effet provoquait d'agréables choses en moi. Même si quand je voyais Tess mon estomac formait un nœud et ce nœud se resserrait quand elle me souriait.
J'avais comme l'impression que c'était mon nombril qui avait remplacé mon cœur. Toutes les sensations partaient de mon ventre. J'avais envie de toucher Tess, de l'embrasser. Lorsqu'elle me parlait, je l'écoutais mais mon regard était fixé sur ses lèvres si belles et charnues. Je voulais les goûter.
Elles étaient d'une couleur si attractive. Elles me semblaient délicieuses.
Un fort désir se souleva en moi. Je combattais. J'étais toujours dans ses bras. Je m'en dégageais à contre cœur mais je ne voulais pas lui sauter dessus.
Je la regardais, il fallait que je trouve une raison. Une excuse valable pour avoir rompu cet instant si magique.
- Je vais avoir du mal à jouer du piano si je suis dans tes bras, dis-je. Avec un clin d'œil et cette fichue main qui passe dans mes cheveux.
- Oh je vois. Je comprends mieux. J'avais peur que notre embrassade te dérange. N'hésite surtout pas à le dire si ça te gêne ou t'embarrasse, je le comprendrais parfaitement.
- Non surtout pas. Mais disons que je n'y suis pas vraiment habitué. C'est vraiment agréable. Encore cette main dans mes cheveux. On file se dégourdir les doigts?
- Je te suis.
Nous rentrions donc à l'intérieur de la maison et nous dirigeâmes vers le piano.
Je m'installais sur le tabouret et laissai une place à Tess. Quand je repense a ma réaction de le veille lorsque Tess était venue s'asseoir à côté de moi j'avais légèrement reculé. Mais à présent, je m'étais habitué à son odeur sa présence, et j'étais même vraiment heureux d'avoir cette relation si particulière avec elle.
Je posais mes doigts sur les touches ivoire, mes pieds sur les pédales. Je fermais les yeux et paniquais.
La présence de Tess me troublait, je n'avais aucune idée de ce que j'allais jouer.
Je restais bloqué droit comme un « i » sur le tabouret. Je m'étais crispé. Pourquoi aucune ne note ne se dessinait dans mon esprit? Pourquoi n'étais-je pas capable de jouer? Le piano avait toujours été ma vie si je ne suis pas capable de jouer que pourrais je faire d'autre? Cela faisait presque un siècle que je jouais de cet instrument. Et pour la première fois depuis tout ce temps, j'avais un brouillard épais dans ma tête.
Je supposais que la présence de Tess était la cause de ce blocage. Je me tournai vers elle, essayant de cacher la légère panique qui me gagnait petit a petit. J'avais peur de sa réaction.
- Je ne peux pas. Soufflais-je.
- Comment ça tu ne peux pas? Me demanda-t-elle.
- Je ...je ne sais pas c'est comme si je n'avais jamais joué avant tout ça me parait si nouveau d'un coup. J'ai l'impression que je ne serais jamais capable de jouer de nouveau. C'est si étrange. La musique est comme une drogue, je ne peux pas m'en passer. Toutes ces mélodies ont un sens particulier pour moi tu sais. Je ne peux et ne veux pas perdre ça.
- Oui, je le comprends, mais ne t'inquiètes pas, ça reviendra. Esmée m'a dit que tu étais un génie de la musique. Ça ne peut pas disparaître comme ça. Je pense avoir une idée de ce qui te bloque ici, mais comment t'aider? Je n'en sais trop rien.
- Que veux tu dire par tu as une idée de ce qui me bloque?
- Bien c'est plutôt simple, je pense. Te souviens-tu de la dernière fois où tu t'es assis devant ce même piano?
- Oui, c'était hier soir.
- Bien et que s'est il passé?
- Je euh.. Je fis une pause, repensant à ce qui c'était passé la veille. Je vois. Comment n'ai-je pas pu y penser? Bien sûr que c'est ça! M'exclamais-je.
Ce qui m'effrayait en me laissant aller devant ce piano c'est ce qui est arrivé la veille. Je ne voulais pas repenser à Tess de ma vie humaine, je ne voulais pas pleurer et encore moins faire pleurer ma famille et ma nouvelle Tess. J'avais peur qu'encore une fois je revive les derniers instants que j'avais vécu aux côtés de ma petite sœur et que cela ne se ressente sur la musique.
Entendant cette musique, les autres seraient descendus et peut être pleureraient ils encore une fois. Je m'étais juré que cela ne recommencerait pas. J'avais un peu oublié ce qui s'était passé grâce à Tess. Sa présence soulageait la douleur que je pouvais avoir dans mon cœur inactif. Mon cœur était peut être physiquement mort mais cela n'empêchait pas le fait que toutes mes émotions et tous mes sentiments lorsque je jouais provenaient de lui.
- Tu sais, ça va revenir, il ne faut pas que tu te fasses un sang d'encre pour tout ça. On a un souci bien plus important qui, s'il n'est résolu risque d'avoir une terrible conséquence pour nous.
- Oh! De quoi? Je ne suis pas au courant...Quel souci? C'est grave?
- Très grave, dit-elle en hochant la tête vivement.
- Qu'est ce que c'est? De quel souci es tu en train de parler? Pourquoi je ne comprends pas un traître mot de ce que tu es en train de me dire?
- Je te parle du surf de demain, dit-elle en souriant. Tu sais un truc avec des loups. Souviens-toi que si on perd, c'est un peu la honte. On sera la risée de ces chiens
- C'est ça le gros souci? J'ai pensé à un truc plus grave du genre qui mettrait des vies en danger.
- Ben c'est le cas si on perd. Rosalie en colère ça te dit rien peut être? On pourrait se faire étriper. Non sérieusement, c'était juste rigolo de voir ta réaction.
- Recommences plus. J'ai horreur de ne pas pouvoir lire dans ton esprit. A propos de ça, tu m'as dit que tu avais des pensées non assumées à mon propos. Puis je te demander de quel genre étaient ces pensées?
- Du genre si je te répondais ta main serait greffée à tes cheveux, me dit elle tout naturellement avant d'éclater de rire.
- Edward?
Je fondais encore une fois.
- Oui? Dis-je tout en me contrôlant avec beaucoup de difficultés.
- Tu peux reposer tes mains sur le piano?
J'étais étonné par sa demande, ses yeux me suppliaient, je ne pouvais pas refuser. Je m'exécutais.
Tess posa ses mains sur les miennes et commença à jouer notre clair de lune. Je fermais les yeux.
Ça me revenait doucement. Je commençais à replonger dans cet état d'esprit, que je n'ai que lorsque je joue. Je ne pensais plus a rien, je jouais. Je m'arrêtais, ce qui fit stopper Tess.
Je le regardais avec beaucoup de gratitude, elle avait trouvé le moyen de m'aider. Le contact de ses mains m'avait rassuré. La laisser me guider sur le clavier était comme si elle me faisait explorer un endroit inconnu afin de me familiariser. Et enfin, cette mélodie, le clair de lune. C'était la mélodie qui nous unissait.
Je levai les yeux vers elle
- Merci, lui dis-je.
- Mais je vous en prie Monsieur Cullen. Ce fut avec beaucoup de plaisir. J'avoue que c'était un peu égoïste, je voulais t'entendre jouer, me dit-elle.
- Je crois que je peux même jouer quelque chose de nouveau, lui dis-je. Cet après midi, une mélodie m'est venue a l'esprit. J'aimerais essayer.
Je posais mes mains sur le clavier. Le contact avec l'ivoire me rappela aussitôt pourquoi j'aimais jouer.
Je fermais les yeux et revoyais la scène qui avait fait naître cette mélodie en moi. Mes doigts commençaient à s'affairer sur les touches, une douce mélodie ce fit entendre. Une mélodie pleine de tendresse, d'espoir et de vie. Cette mélodie représentait Tess. Les images qui défilaient dans ma tête étaient tous ces moments que j'avais passés avec elle.
Je finis le morceau. Je sentais le regard de Tess sur moi. Elle devait sûrement attendre que j'ouvre les yeux avant de parler. Qu'en avait elle pensé. Si cela ne lui convenait pas je ne lui dirais pas que c'est comme cela que je la décris par la musique. J'appréhendais sa réaction. C'est pourquoi je n'ouvrais pas les yeux de suite.
- Edward? Dit cette voix si douce.
J'ouvrais les yeux, et la regardais. Elle avait ses grands yeux chocolat effectivement posés sur moi. Je ne parvenais pas à lire ce qu'ils exprimaient.
- C'est magnifique. J'aime beaucoup. C'est à la fois doux et en même temps vivant. Tu as dit que cette mélodie t'es venue aujourd'hui. C'était quand?
- Hum... eh bien cette mélodie a commencé lorsque tu m'as pris la main, dis je en passant la main dans les cheveux, m'arrêtant à moitie. Fichu tic!
- Ne sois pas gêné, ça me fait plaisir. Mais cette musique est ce qu'elle est comment dire moi? Est-ce de cette manière dont tu me vois?
- Oui. Cette musique te représente. Je suis soulagé que ça te plaise.
- Tu peux recommencer s'il te plaît?
- Bien sûr, avec plaisir.
Je recommençais la mélodie. Toujours les yeux fermés, je revoyais nos instants ensembles. Sa découverte, moi à ses côtés en attendant qu'elle se réveille. Devant le piano en attendant qu'Alice se réveille, dans le centre commercial, elle s'endormant sur mes genoux. Aujourd'hui face aux loups, ou encore quand elle a pris ma main ou dans ses bras.
Une autre mélodie s'ajoutait à la mienne. Une plus grave, plus profonde. Douce, tendre et triste par moment puis par d'autre elle devenait un peu plus vivante et gaie. Mais derrière cette légère vie restait toujours ce côté triste approfondi par les notes graves du clavier. Tess m'accompagnait. Nos deux mélodies, se mariaient parfaitement. Les rythmes et les notes étaient juste dans une parfaite harmonie. Le morceau prenait une tournure vraiment superbe. J'avais l'impression d'écrire quelque chose d'épique. Avec l'aide de Tess.
Je me laissais emporter par sa musique. Elle était vraiment douée. J'ouvrais les yeux. Elle était légèrement penchée sur le piano très concentrée et jouait à la perfection ce morceau si magnifique.
La mélodie finissait sur deux notes complètement différentes mais toujours harmonieuses ensemble. Ces notes restèrent comme en suspens dans le salon.
- C'est magnifique. Ta mélodie convient parfaitement avec ma mélodie. Tu as entendu ça. Cette harmonie est tout simplement sublime. Vraiment bravo. Tu es très douée.
- Merci Edward. Mais cette mélodie c'est toi. Je te vois comme ça.
Cette mélodie me représentait donc. Cette musique était elle cette preuve que j'attendais pour comprendre que notre relation n'avait rien d'ordinaire?
- C'est magnifique. Vraiment. Je ne pense pas mériter une si belle musique mais si c'est moi qui te l'ai inspirée j'en suis heureux.
Elle me regardait d'une manière très agréable. J'avais l'impression d'être la plus belle chose qu'il lui était donné de voir. Elle rougissait, j'imaginais que ses pensées non assumées étaient de retour. Je m'approchais d'elle. Mes yeux étaient de nouveau fixés sur ses lèvres si belles. Je la regardais avec envie. Je voulais l'embrasser. Mon visage s'approchait doucement du sien. Son odeur était encore une fois tout simplement divine.
Mais cette fois, je ne voulais pas la mordre, je la désirais. Elle était si belle. Ses cheveux bruns légèrement bouclés contrastaient toujours avec la blancheur de sa peau. Elle se mordit légèrement la lèvre.
Une barrière de quelques millimètres nous séparait. Je décidais de franchir cette barrière au moment ou la porte du salon s'ouvrit avec fracas, accompagnée d'une voix hystérique disant:
- C'était vraiment un beau morceau vraiment Edward tu es .....
La voix se stoppa. Je reculais, Tess aussi.
- Sur le point d'embrasser Tess .Oh pardon je suis si désolée, Dit Alice. Pourquoi je n'ai pas vu ça venir? Pourquoi parfois ça déconne? Je suis vraiment nulle. Edward, vraiment je suis désolée. Faites comme si je n'étais pas entrée dans le salon, je m'en vais tout de suite. Avant de partir, ce morceau est le plus beau que tu n'aies jamais joué.
Elle ferma la porte. Je regardais Tess complètement gêné. Alice venait sans le faire exprès de casser le plus beau moment de mon éternelle vie.
