Certains personnages appartiennent à la talentueuse Stéphanie Meyer, les autres sortes tous droits de l'imagination de "N elo", une superbe écrivaine.
PDV Edward
La phrase que venait de prononcer Carlisle m'acheva. Je n'étais pas certain d'avoir vraiment compris le sens des derniers mots utilisés par mon père. Ils restaient en suspens dans mon esprit et faisaient échos dans ma tête. « En te tuant avant que tu n'enfantes à ton tour » j'analysais un à un les mots qui constituaient cette phrase. Le mot qui attirait toute mon attention était le mot « tuant ». Tuer, ôter la vie de Tess, cette fille si particulière pour moi. Qui adoucissait ma peine, qui me rendait heureux et me faisait vivre. Cette fille je ne pouvais pas la perdre parce que je l'aimais. Je venais de mettre le doigt sur mes sentiments envers elle.
Cette sensation de légèreté quand je la voyais ou pensais à elle serait ce de l'amour? J'avais toujours envie de sourire en sa présence, toujours envie de la toucher, de l'embrasser. Son sang ne m'était plus attirant dans le même sens qu'avant. Je ne voulais plus lui sauter dessus de la même manière, désormais ma soif s'était transformée en désir. La douleur que je ressentais au fond de moi quand elle n'était pas là, comme si on m'avait retiré une partie de moi, était ce aussi de l'amour? Si c'était cela comment un sentiment aussi beau que l'amour, pouvait nous faire souffrir autant?
Il fallait toujours mériter de gagner une chose aussi merveilleuse, la souffrance due à son absence devait être la compensation d'avoir l'honneur de vivre un tel sentiment.
« En te tuant avant que tu n'enfantes à ton tour » Je revenais à la discussion en repensant à ce mot une panique indescriptible prit possession de mon corps. La pire chose qui pouvait m'arriver était que l'on m'arrache Tess. Je ne voulais et surtout je ne pouvais pas le supporter. Je la regardais, mes yeux devaient exprimer toute la panique qui était logée en moi. Elle était en train de réfléchir. Je me demandais comment elle pouvait rester aussi calme dans ce genre de circonstances.
Elle leva les yeux vers moi et me sourit. C'était sûrement s façon de me dire que tout irait bien. Non tout n'irait pas bien, elle était en danger de mort. Rien n'ira bien tant que tous ses ennemis seront en vie.
- On ne va pas les laisser faire! C'est hors de question! Il y a bien un moyen de stopper cette vieille Harpie, excuse moi Tess, mais pour moi oser vouloir te faire ça, ce n'est pas une mère mais un monstre. Comment peut-on en vouloir autant à son propre enfant, la chair de sa chair? On devrait aller chercher les loups maintenant et se lancer à sa recherche. Il vaudrait mieux la surprendre avant qu'elle ne retrouve Tess, dis-je en en prenant les clés de ma voiture qui se trouvaient dans ma poche.
- Edward calme toi! Il vaut mieux réfléchir tous ensemble à une solution. Foncer dans le tas n'est pas une bonne idée dans une situation comme celle-ci.
- Ok. Mais je ne supporte pas l'idée de rester ici à nous tourner les pouces pendant que le monstre qui sert de mère à Tess, est en train de la rechercher.
- On ne se tourne pas les pouces Edward, on essaie de mettre un plan au point pour être préparé. Et puis personnellement je pense qu'il est préférable de les laisser venir sur notre territoire à nous, si nous avons à combattre, nous serons plus à l'aise.
Tess qui était restée silencieuse jusque là ouvrit la bouche.
- Il faut retrouver le médaillon en premier. Si ma mère était amenée à mettre la main dessus, on risquerait d'avoir de gros problèmes. Selon elle, le retrouver était une question de vie ou de mort.
- Oui c'est en effet notre priorité. Mettre la main sur le médaillon nous permettrait d'avoir un gros avantage sur ta mère. Mais pour le retrouver, il va falloir attendre que tu te souviennes. Maintenant que l'on connaît ton vrai nom, je pourrais peut être trouvé quelques informations utiles pour nous. Quand à toi Edward, tu aideras Tess à tirer les vers du nez de votre prof, je veux savoir tout ce qu'il sait sur Bella.
Mon regard et celui de Tess se croisèrent, nous hochions la tête en guise d'approbation.
- Je vais aller faire quelques recherches dès maintenant, dis Carlisle. Il saisit Tess par les épaules et lui dit avec beaucoup de douceur. Ne t'en fais pas, on va tout faire pour qu'il n'y ait aucun problème. Tant que tu restes avec nous, tu es en sécurité. Fais-moi confiance.
- Aucun problème Carlisle, j'ai une parfaite confiance en vous, je ne suis pas inquiète un seul instant. Je suis certaine que nous trouverons un super plan de bataille, répondit Tess enthousiaste.
Il la regarda d'un air plein de gratitude, elle se reposait sur lui sans aucun doute, sachant qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour lui éviter de mourir. J'effaçais ce dernier mot de mes pensées.
Puis tout à coup, il prit un air très sérieux et dit d'une voix solennelle :
- Je déclare donc cette énième réunion de famille officiellement close, vous pouvez y aller, finit il en souriant.
Je ne remarquai que personne d'autre que Tess, Carlisle ou moi n'avait parlé. Ils étaient tous choqués. Alice avait peur. Moins que moi, mais elle ne voulait en aucun cas perdre Tess. Tout comme le reste de la famille.
Tess fut la première à bouger, elle se posta à côté de moi, se mit sur la pointe des pieds et me murmura à l'oreille.
- Il faut qu'on parle. Maintenant.
Son ton était doux mais elle semblait pressée de me parler. Elle était vraiment belle et son visage était détendu. Malgré ce qu'elle venait d'apprendre, elle continuait de sourire, comme si rien ne c'était passé.
Elle me prit la main avec beaucoup de tendresse et m'entraîna vers ma chambre. Elle me fit asseoir sur le canapé. Elle s'assit en tailleur de manière à être face à moi.
- Ben alors Edward? Qu'est-ce que c'est que cette mine toute renfrognée? Me demanda-t-elle en me pinçant les joues. Son sourire était éclatant.
- Je suis désolé, mais je ne peux pas faire comme s'il n'y avait rien. Comment peux-tu encore sourire face à ce que tu viens d'apprendre?
- Pour te dire la vérité, j'ai un peu peur. Mais j'ai une totale confiance en Carlisle et puis je ne suis pas seule. Je suis sûre que nous allons trouver une solution. Je suis plutôt confiante. Tu devrais en faire autant Edward.
- Mais si ça ne se passait pas bien. L'idée de te perdre me terrifie à un point, tu n'imagines même pas. Je ne veux pas ne plus t'avoir à mes côtés. Parce que sans toi, je ne suis plus rien. Tu es cette lumière qui me guide quand je suis perdu dans les ténèbres, tu es ma force quand je sens que je faiblis. Tu m'es indispensable. Je ne peux pas m'imaginer ma vie sans toi désormais.
Elle prit mes deux mains dans les siennes. Je n'osais pas la regarder, la peur était toujours présente dans mes yeux, je le ressentais.
- Edward, regarde-moi, s'il te plaît.
J'essayais de chasser la panique qui avait envahi mon corps. Je soufflais fort et relevai la tête. Elle plongea ses yeux dans les miens. Ils exprimaient quelque chose que je n'arrivais pas à identifier.
- Tu ne me perdras pas. En aucun cas ça n'arrivera entendu? Je ne pourrais pas moi non plus vivre sans toi. Rien que de passer quelques minutes sans toi c'est comme si l'on m'arrachait le cœur alors une vie plutôt mourir! A nous deux avec ce lien si fort qui nous unit, je ne sais pas comment pourrais faire ma mère pour nous séparer. Je suis prête à vendre mon âme au diable pour passer le restant de mes jours avec toi.
Je n'en revenais pas. Tess avait elle réellement prononcé ces mots? Ressentait-elle vraiment la même chose que moi?
- Tess?
- Oui?
- Tu penses réellement ce que tu viens de dire?
- Non je répétais pour la pièce de théâtre du lycée, une version moderne de Roméo et Juliette. Mais oui Banane! C'est ce que je ressens au plus profond de moi. Vous ne savez pas à quel point vous me troublez Monsieur Cullen.
J'avais envie de crier au monde entier le bonheur immense que je ressentais à ce moment là. J'aurais même pu faire la bise à Jacob Black tellement j'étais heureux.
Je venais d'identifier ce qu'il y avait dans ses yeux. Des étoiles, qui illuminaient son regard chocolat si doux. Une sourire vint se poser sur mes lèvres et avait décidé de ne plus les quitter. Je ris de bonheur.
- Qu'il y a t-il? Me demanda Tess, ne comprenant visiblement pas la joie qui m'habitait.
- Amoureux!
- Quoi?
- Je suis un vampire totalement heureux et amoureux. Amoureux d'une magnifique et parfaite Dreynade. J'en suis certain désormais, tu es celle que j'attends depuis presque un siècle. Tess, tu es .....Ma dreynade à moi et je te jure que je laisserais personne te faire du mal.
Ses yeux brillèrent encore plus. Elle approcha dangereusement sa bouche de la mienne et puis comme si elle avait changé d'avis au dernier moment, elle se recula un peu pour me regarder droit dans les yeux.
- Je vous aime, Monsieur Cullen.
Sa manie de me vouvoyer à chaque révélation de ce genre me faisait fondre. En guise de réponse, je m'approchais d'elle, collant timidement mes lèvres aux siennes. Puis la passion fini par nous gagner, ce baiser qui avait commencé farouche devint franc et brûlant. Tout le désir que j'avais refoulé depuis notre rencontre venait de refaire surface en moi. Il était beaucoup plus puissant. Je me laissais emporter par ce tourbillon enivrant. Tess mit fin au baiser d'une façon très douce. Elle avait besoin de reprendre son souffle. J'avais négligé ce détail.
- Je suis vraiment désolé, lui dis je. Je me suis peut être un peu trop emporté.
- Ce n'est pas grave, je vais juste avoir beaucoup de mal à me remettre de mes émotions.
Elle m'embrassa furtivement les lèvres et se pelotonna dans mes bras. Elle souriait de plus belle.
Ma bouche s'ouvrit sans que je lui en donne l'ordre et prononça alors:
- Je t'aime aussi.
J'avais enfin réussi à dire ce qui se cachait en moi et qui m'avait tant effrayé. J'étais amoureux et c'était réciproque.
Je suis affreusement désolée de ce retard, les problèmes ne tombent jamais quand vous les voulaient.
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