Yéééé, I'm aliiiiiiive! :D

Bon... c'est la première publication à cette fic' depuis... août 2010. Je n'ai rien à dire pour ma défense, sauf... sauf, euh... eh bien vous avez vu comme la lune est jolie, ce soir?

(...Vais-je seulement avoir un lecteur après pareil retard?...Hum.)

Pour ceux qui auraient oubliés: Sirius et Severus sont coincés dans un camp de redressement moldus à cause de leur parents respectifs: ils se sont déjà envoyé promener une ou deux fois, sans plus. Un surveillant appelé Westerberg est menaçant tout plein et Severus s'est soudainement mis à parler comme une racaille. Fichtre!

Pour ceux qui auraient oublié encore: Cette fic est un cadeau pour la fête de Tirelipimpon la Merveilleuse. On napplaudit. :)

Je vais décevoir, mais ce chapitre sert d'introduction... normalement, la vraie de vraie action commencera au prochain. Sisi! Et j'vous jure, ça sera moins long!

Bonne lecture!

Sirius se réveilla le lendemain de très bonne heure et peu reposé, ayant à peine fermé l'oeil de la nuit sur le matelas inconfortable de son lit. La pièce était toujours plongée dans les ténèbres et le silence, troublé uniquement par les respirations endormies des trois autres garçons. Le Gryffondor se pencha au bord de son lit et renifla avec mépris devant la moue paisible de Lénaël, le cleptomane, qui dormait juste en dessous.

L'air nonchalant et indifférent à son sort du Moldu depuis qu'ils étaient au pensionnat l'irritait passablement. Ce mélange d'indifférence et d'ennui quant au fait d'être traité comme un criminel par les dirigeants du centre... tous les prisonniers du camp à part lui semblaient résignés à leur situation, obéissant docilement aux adultes... Il détestait cette obéissance qu'ils avaient tous... lui ne se résignerait pas. Ni pour Walburga, ni pour ces cinglés de moldus, ni même pour les espèces de dégénérés qui lui avait cogné dessus la veille.

On le prenait pour un délinquant.

Il était bien décidé à leur prouver à quel point il pouvait l'être.

Tant qu'à être traité comme un criminel, autant faire quelque chose pour le mériter...

Parlant de criminel... il jeta un oeil au lit de Snivellus, reniflant à nouveau avec dégoût. Aucun doute que lui avait mérité son statut de délinquant... observant le Serpentard qui dormait comme un bébé, ses cheveux répugnants tombant sur son visage tout aussi repoussant, Sirius se demanda ce que Snape avait pu faire pour finir dans un camp de moldus. Sa famille de Sangs-Pur avait-elle eut la même idée que celle de Sirius de l'envoyer pourrir chez les moldus en guise de punition? Quoiqu'il n'avait aucune idée de ce que le Mangemort en herbe aurait pu faire pour déplaire chez lui, dangereux cinglé qu'il était, qui puisse lui valoir d'aller finir dans les bas-fonds des quartiers non-magiques...

Une sonnerie stridente retentit tout à coup de l'autre coté du mur, faisant sursauter Sirius qui, dans sa précipitation à se redresser, tomba brutalement de son lit, agrippant inutilement son drap par réflexe. Son corps encore courbaturé des coups qu'il avait pris la veille heurta durement le sol de béton froid, et il poussa un grognement de douleur, la sonnerie insupportable résonnant toujours péniblement.

-Putaiiiiiiiiin, gémit Lénaël dans son lit, accompagné par un grincement de vieux matelas.

-Qu'est-ce que... marmonna à son tour la voix désagréable de Snape.

Sirius appuya sa paume sur le sol glacé, se dépêtrant du drap qui lui était tombé dessus en s'agenouillant pour se boucher les oreilles, plissant les yeux en réalisant que la pièce s'était soudainement illuminée. Il jura entre ses dents à son tour, baissant les yeux pour essayer d'éviter d'être aveuglé plus longtemps, confus et sentant un mal de tête poindre sous son front. Il se passa le revers de la main sur les yeux, constatant avec un certain soulagement que le son strident s'était tu entretemps. Il releva les yeux sans cesser de battre des paupières, s'habituant peu à peu à la soudaine luminosité de la pièce.

-C'est quoi ce bordel? Parvint-il à marmonner, une main à moitié placée en visière -saleté de lumière!- et toujours agenouillé sur le béton froid et nu du sol.

-C'est l'matin, se contenta de répondre Lénaël avec un ton étouffé, la tête coincée sous son oreiller.

-...Et ça inclut de nous faire subir ça...?

-Bienv'nue en enfer, les gars...


Si l'Enfer existait, il y était effectivement, songea Sirius avec amertume, une demi-heure plus tard, remuant du bout de sa cuillère ce qui semblait être du gruau. On lui avait remis -ainsi qu'aux autres détenus- un bol et une cuillère de plastique après les avoir traîné plus ou moins de force dans la cafétéria, une fois qu'ils avaient été remis du cruel réveil mis en place par le centre, et on les avait fait s'asseoir avec leurs camarades de chambres en leur indiquant qu'ils avaient pris du retard et avaient douze minutes pour manger, pas une de plus.

Putains de Moldus.

Le cleptomane, Lénaël Park, mangeait sans se plaindre ou même avoir l'air dégoûté, trop occupé qu'il était à essayer d'observer les visages de toutes les personnes réunies dans la cafétéria. Le type aux cheveux blancs -Drawn?- avait la tête basse et fixait le fond de son bol comme s'il avait l'intention de tenter de se noyer dedans sous peu. Quant à Mister Grand-Nez-et-Saindoux-dans-les-cheveux... il semblait s'être à moitié rendormi, le visage appuyé dans sa main et bâillant sans retenue, les yeux à moitié clos. Sirius resta immobile à le fixer quelques secondes, d'une part secoué de voir un Snape si... humain, et d'autre part salement tenté de faire quelque chose de répréhensible avec son propre gruau.

Il avait jeté un regard derrière lui (la salle était presque silencieuse en dehors des raclements de cuillères sur les bols, les pensionnaires visiblement trop endormis pour tenter de parler) et s'apprêtait à remplir une cuillère de porridge pour la lancer sur le Serpentard quand une voix derrière lui le fit brusquement sursauter, ainsi qu'une bonne partie des détenus.

-SNAPE!

Sirius se retourna après une mini-crise cardiaque, à temps pour voir le surveillant Westerberg -qu'il n'avait pas aperçu depuis la veille- approcher à grands pas de leurs tables, vers laquelle tous les regards avaient convergé au cri. Snape, pour sa part, s'était redressé avec un air légèrement déboussolé, se reculant machinalement sur son banc quand le chauve tatoué du crâne arriva à proximité, les yeux plissés.

-T'crois que c'est l'temps d'rêvasser, p't-être?

Le ton était agressif, comme si le bâillement de Snape était une offense inadmissible à sa religion. Sirius cligna des yeux, un peu confus, alors que Snape levait plutôt un sourcil perplexe. Westerberg recommença à s'égosiller sous les regards confus d'une bonne partie des détenus.

-C'pas l'moment pour dormir! Ici on mange, ensuite on goûte!

-Dites donc, pas la peine de gueuler! Protesta le Serpentard, fronçant les sourcils. Parlant de goûter, z'en avez manger, de cette chose, vous? C'est dégueulasse, c'pas ma faute !

Sirius eut un instant d'incrédulité devant la réponse froide de Snape. Il était certes bien placé pour savoir qu'un Snape sortit du lit était un Snape plus dangereux que d'ordinaire, mais le voir répliquer de la sorte à un adulte,... et avec ce langage de racaille, qui plus est... où étaient passées les tournures de phrases inutiles et snobs auxquelles tenaient tant les Mangemorts en herbe?

Westerberg, en revanche, semblait loin d'être surpris. Au contraire, il semblait presque avoir préparé à l'avance la gifle violente qui fit sursauter tout le monde quand elle claqua sur la joue de Severus, lequel se leva aussitôt dans ce qui semblait être un réflexe.

-Assis! Beugla le surveillant, levant à nouveau la main en guise de menace. J'accepterai pas d'impertinences pareilles, Snape!

-Impertinence? J'ai rien fait, bordel, l'est où, vot' problème?

Sirius fit aller son regard de Westerberg à Snape, interdit tant par la brusquerie injuste du surveillant -le Serpentard était loin d'être le seul à ne pas manger!- que par la réponse agressive d'un type respectueux de l'autorité comme le Serpentard. Celui-ci, apparemment vexé, donna une nouvelle claque à Snape, qui retomba sur sa chaise sous le choc.

-Ta gueule! Aussi prétentieux qu'ton père, sale p'tit imbécile... T'vas apprendre à te tenir tranquille!

Il releva alors les yeux et les fit rapidement passer sur la pièce, les lèvres retroussées en balayant les détenus du regard. Il reprit alors, son ton froid et grinçant.

-Finissez d'manger, vous autres, et en silence! Ceux qu'auront pas tout mangé à la sonnerie me feront la vaisselle!

Jetant un dernier regard noir à Snape, Westerberg repartit d'un pas brusque et rapide faire la tournée des tables, talochant sans retenue l'arrière du crâne des pensionnaires qui n'eurent pas le réflexe de se remettre à manger avant qu'il ne les voit, déclenchant des marmonnements de protestations très vite tues.

Sirius ramena son regard interdit sur le Serpentard assis en face de lui, fixé sans retenue par quelques autres détenus qui murmuraient plus ou moins discrètement entre eux. Les lèvres pincées et jurant plus vulgairement que Sirius n'aurait pu l'imaginer, Snape se frottait la joue, encore rouge des claques consécutives. Cheveux-Blancs et Cleptomane échangèrent un regard légèrement perplexe avant de se remettre à manger docilement quand un deuxième surveillant leur hurla de se dépêcher, là, au fond, vous avez cours dans sept minutes! Exécution!

...Severus Snape parlait comme de la racaille des bas quartiers. Severus Snape agissait comme un parfait moldu. Severus Snape avait tenu tête à un surveillant colérique et manifestement pas sain d'esprit et s'était pris des baffes. Severus Snape faisait mine de ne même pas le voir, occupé qu'il était à assassiner un bol de gruau infect. Lui-même était coincé au milieu d'une bande de Moldus dégénérés aux coiffures approximatives, aux mœurs suspectes et au porridge dégueulasse, qui le prenaient pour il ne savait quel cinglé méritant de se faire tabasser.

...Dans quelle maison de fous était-il tombé, par Merlin?


Plus Sirius découvrait de choses sur cet endroit, plus il avait l'impression d'être tombé dans un véritable asile. Les pensionnaires blasés et dociles, les surveillants agressifs sans raisons de l'être, Snape vulgaire et l'ignorant… Bon sang… la Vieille avait fait du bon boulot en choisissant cet endroit pour lui pourrir l'été : il n'allait pas en sortir sain d'esprit.

Le déjeuner terminé, le groupe de garçons avait été scindé en deux sans logique apparente –mais Sirius était toujours coincé avec ses camarades de chambre, sans trop savoir s'il était soulagé ou pas de garder près de lui quelque chose de « connu » dans ce milieu suspect et pour le moins hostile. Son groupe fut conduit à travers des escaliers et des corridors à une grande salle de classe sans fenêtres, où ils eurent le privilège de s'asseoir là où ils le voulaient. Sirius n'eut guère le temps de réagir que les trois quarts de la classe s'étaient précipités sur les sièges du fond, et il n'eut pas d'autres choix pour éviter la cohue, de prendre un banc à l'avant, constatant avec un grognement agacé que Snape, dans le même cas, s'était assis juste derrière lui.

Le silence se fit de lui-même quand une femme de petite taille claqua la porte derrière elle –Sirius nota néanmoins qu'un surveillant s'était posté au fond de la classe et se fit un devoir d'obliger les quelques récalcitrants à taire leurs chuchotements. Des talons hauts claquèrent jusqu'au bureau à l'avant de la classe où la Moldue se débarrassa du bonnet qu'elle avait sur la tête, ses cheveux châtains et courts restant curieusement en place, en mèches obliques devant la paire de lunettes noires qu'elle portait –et qu'elle retira alors, dévoilant des yeux bleus clairs au regard perçant.

-Justine Beaver, se présenta-t-elle alors sèchement avec un curieux accent et une voix suraiguë, désagréable, en balayant sa classe du regard, l'air de les mépriser avant même de les connaître. Prof de maths pour l'été. L'premier à moufter sur mon accent se retrouvera en retenue. J'suis canadienne et j'compte le rester, merci bien.

Quelques murmures parcoururent la salle de classe et Sirius se recula un peu malgré lui sur son siège, se sentant déjà un mélange d'aversion et de peur pour cette… Beaver. Elle eut un geste de la tête qui fit bouger sa coiffure étrange et parcourut la salle du regard, s'arrêtant fatalement sur Sirius et le garçon à sa droite, leur faisant signe de venir à l'avant, où elle ouvrit un grand classeur d'un geste sec. Sirius recula d'un pas sous le choc quand ce qui serait son… enseignante… ? lui mit un épais paquet de livres dans les bras, le poids manquant le faire trébucher.

-Essaies de distribuer ça sans te péter la gueule, ma p'tite, lança Beaver sur un ton moqueur, faisant monter le rouge aux joues de Sirius et les ricanements dans la classe, avant de donner à l'autre un paquet de livre visiblement aussi lourd, lui donnant le même ordre en le dispensant de commentaires vexants.

Sirius s'exécuta en ruminant, les lèvres pincées et jetant regard noir sur regard noir à ceux des autres garçons qui semblaient un peu trop hautains pour leur bien. Il fit claquer les livres sur les bureaux avec plus de force que nécessaire dans l'espoir d'écraser quelques doigts, ses propres mains tremblant légèrement. Tout le monde dans cet endroit était ligué contre lui… si même les « adultes responsables » du camp se mettaient à l'insulter, comment allait-il survivre à son été ? Il termina de distribuer les livres –« Exercices de mathématiques, niveau moyen »- en retournant à sa place, évitant soigneusement de croiser le regard de Snape alors qu'il se rasseyait, son propre livre dans les mains. Beaver reprit la parole de sa voix horrible et condescendante.

-J'suis chargée de vous rendre un niveau à peu près moyen en maths au cours de l'été. Je veux pas savoir si vous avez ou pas appris quoi que ce soit à votre ancienne école, où même si vous avez été à l'école. Le bouquin que vous venez de recevoir doit être plein d'ici la fin de l'été. Si vous pigez pas, vous venez à l'avant, que je vous explique. Action.

Sirius envisagea quelques secondes de ne pas s'exécuter, avant de noter le regard de Beaver posé spécifiquement sur lui. Serrant légèrement les dents –il ne voulait certes pas obéir, mais il ne voulait pas davantage s'attirer plus d'ennuis que nécessaire alors qu'il était déjà tourné en ridicule-, il ouvrit le livre d'un geste sec et rageur. Si ces andouilles l'avaient appris, il pourrait bien le faire lui-même… et puis, il savait compter ses Gallions, non ?

Calculez l'aire du triangle isocèle à droite.

Merde.

Sirius s'écrasa sur son lit sitôt l'échelle escaladée, retrouvant avec un soulagement qu'il n'aurait pas cru possible le matelas inconfortable et l'oreiller à l'odeur de Javel où il écrasa son visage. Les voix de ses camarades de chambre lui parvenaient légèrement mais il n'y porta guère attention, portant ses mains irritées à ses oreilles dans l'espoir de s'isoler un peu plus. Cette journée était la pire de son existence.

Après avoir passé la première heure et demi de la journée à tenter de déchiffrer le langage mathématique employé dans son livre sans rien y avoir compris, il avait cru qu'il s'agissait là du pire des cours. Erreur. On les conduisit à l'autre bout de l'étage dans une autre salle de classe où ils retrouvèrent un jeune professeur à l'air un peu idiot et visiblement peu enthousiaste à donner son cours, qui leur expliqua de but en blanc qu'il se chargeait de leur cours « hors-programme » : le Français.

Pourquoi diable on avait décidé de leur apprendre les bases de cette langue, Sirius n'en savait absolument rien. De toutes les langues possibles et imaginables, ces cinglés de moldus avaient choisis la plus imprononçable et incompréhensible… Il connaissait deux mots de français : Toujours et Pur, la devise de sa famille. Leur enseignant avait tenté de leur apprendre à se présenter en écrivant une phrase au tableau (pour l'amour de Merlin, où se trouvait la logique entre l'orthographe et la prononciation dans cette langue de sauvages ?) et en leur faisant répéter chacun leur tour, entreprenant ensuite d'expliquer ce que signifiait chaque mot. Jamais de son existence Sirius n'avait été plus perdu, et rarement aussi mal à l'aise que quand vint son tour, le professeur semblant s'acharner tout spécialement sur lui. Snape, de son coté, sembla s'en tirer sans trop de mal, mais sans nul doute parce qu'il fut l'un des derniers à y passer.

Ils retrouvèrent les autres pensionnaires, filles et garçons, pour dîner dans la cafétéria –le repas, un assemblage de nouilles trop cuites et de viande trop sèche, était aussi répugnant que le petit-déjeuner du matin et le dîner de la veille. Abattu et fatigué, Sirius ne parvint même pas à en avaler une bouchée, dégoûté, et se fit surprendre et disputer en bonne et due forme par un autre surveillant, qui l'envoya aux cuisines « lui apprendre à apprécier les efforts qu'on faisait pour le nourrir » en lui confiant le nettoyage de la vaisselle.

Ce fut en soi la meilleure partie de la journée : il fut aidé par deux filles qui avaient elles aussi refusé de manger et qui, contrairement aux garçons, furent curieusement d'agréables compagnies –Apheijah et Jane, se présentèrent-elles. L'infirmière rousse qui l'avait accueillit la veille se chargeait de les superviser et elle leur mit une pomme dans les mains à tous les trois avant de les renvoyer dans leur cours.

Il retrouva son groupe en classe d'anglais –il resta confus un instant, se demandant qui diable dans la classe ne parlait pas l'anglais, avant de réaliser quelles idioties l'enseignante, une femme avec des lunettes rondes et une coupe champignon étrange, était occupée à radoter. De la grammaire… quelle utilité, pour l'amour de Merlin, quand on avait des plumes à Vérificateur d'Orthographe ? Mais ce fut avec un crayon des plus banals qu'il dut remplir (au hasard) une feuille d'exercices plus qu'incompréhensibles. La prof avait pris sa copie en exemple, tout naturellement, clamant avec vigueur à quel point ils étaient des cas sociaux dangereux et des mécréants sans scrupules tyrans de l'orthographe et de la grammaire correcte. De quoi mettre n'importe qui en bons termes…

Comme s'il n'avait pas eut son lot, il passa le dernier cours de la journée en sciences, leur enseignant, un genre d'illuminé au crâne dégarni, ne prenant pas la peine de faire une entrée en matière avant de commencer à leur expliquer le fonctionnement d'un traitement aux électrochocs sur un cerveau humain et les raisons pour lesquels ils pouvaient être utilisé. Il ne leur donna pas de travail à faire, pas plus qu'il ne leur posa la moindre question : il se contenta de déblatérer sur le sujet avec un enthousiasme qui avait quelque chose d'effrayant sans même se soucier de savoir si quiconque l'écoutait.

Ils passèrent la fin de l'après-midi dans la cour grillagée après un dîner aussi dégoûtant que d'ordinaire, Sirius s'étant assis dans un coin pour se dissimuler à moitié derrière son livre de math, faisant semblant de travailler dans l'espoir de ne parler à personne. Aucun de ses tourmenteurs de la veille ne lui porta attention de toute façon, les autres jeunes hommes préférant de loin entamer une partie de… basket-ball ( ?), éclairé par le soleil couchant et profitant de la musique qu'une radio, du coté des filles, avait commencé à émettre. (Si on pouvait appeler ça de la musique. C'était très loin d'être du niveau des Zéré-Tik ou des Myto-Logiq, vraiment.)

La fatigue, le stress et la déprime de Sirius eurent raison de lui et il ne prit même pas la peine de maudire qui que ce soit avant de s'installer dans son lit. Cet été était en passe de devenir le pire de son existence, définitivement. Son projet de se rendre insupportable aux dirigeants du camp lui semblait soudainement dérisoire –ils étaient tous bien trop cinglés et trop prompts à réagir pour être moindrement atteint par ce qu'il pourrait faire. Il n'avait même plus envie de sauver la face devant Snivellus.

Putains de Moldus.

Et à l'arrière-plan, Walburga Black ricana en se frottant les mains telles la mouche diabolique. Tsintsiiiin.

Reviews? *fait des zyeux tout meugnons*