Hello les gens!

Et hop, une petite dose hebdomadaire, avec une perche finale (non, je ne cèderai pas à la mode des anglicismes et ne parlerai donc pas de cliffhanger, non mais^^) histoire de bien vous rappeler que le rating de cette fic est élevé...Mais bon, ce n'est pas pour tout de suite, aussi...Que? J'arrête ? Vous avez un chapitre à lire? Ah, pardon, c'est vrai, vui...

Et que même que vous allez m'en parler, après votre lecture, d'ailleurs! =D

Enjoy!

Hagaren



Chapitre 3 :

Malgré l'heure matinale, le soleil brillait, et promettait de faire encore plus grimper la température pendant la journée. Apparemment insensible, Tenshi sortit de l'immeuble et fit quelques pas dans la rue; encore une fois, il avait étudié soigneusement les us et coutumes des habitants, et il se fondait à présent parfaitement dans le paysage. Même si il attirait le regard des jeunes filles qui le fixaient avec un intérêt à peine dissimulé, personne ne soupçonnait sa véritable nature.
Ne faisant pas attention, il se dirigea d'un pas leste vers le grand bâtiment.
Une fois arrivé devant une porte dérobée, il en crocheta rapidement la serrure ; et se glissa dans la caserne. Tout en se cachant des rares militaires qui passaient au vestiaire avant de retourner chez eux, il progressa lentement et prudemment, sans geste inutile. Une fois le silence revenu, il obliqua vers la buanderie.

Là, il se changea prestement et revêtit un uniforme à sa taille, prit dans une corbeille les premiers galons qui lui tombèrent sous la main et ouvrit la sacoche qu'il avait emmenée avec lui. Il en sortit son pistolet automatique Pietro Beretta 92S 9mm Parabellum, un solide holster d'épaule en cuir comportant également des compartiments pour le silencieux et deux chargeurs de rechange.

Rôdé par l'entraînement, il ne mit que quelques secondes à l'enfiler, et le recouvrit de sa veste bleu marine. Il n'avait pas intérêt à se faire choper avec une arme non règlementaire.
Passant devant une vitre, il arrangea une dernière fois son apparence en lissant ses cheveux derrière son oreille, puis s'engagea sans crainte dans le couloir.
Le tueur professionnel se dirigea ensuite vers l'escalier.

Gravissant avec légèreté les échelons, il emprunta un long couloir afin de se diriger vers une porte close. Il leva le bras afin de frapper au battant, lorsque celle-ci s'ouvrit à la volée, et un cyclone blond le bouscula sans ménagement, et failli le faire tomber.

Il tendit les mains, et enserra deux épaules rondes afin d'immobiliser l'ouragan :

- Je peux vous aider, mademoiselle ?

Winry leva les yeux vers le militaire qui se trouvait près d'elle. Il était très séduisant, et lui souriait avec douceur. Néanmoins, peut être à cause de la flamme de son regard quand il posait les yeux sur elle, Winry se senti mal à l'aise sous le regard ardent qui la couvrait. Elle répondit précipitamment :

- Non, non, merci ! c'est gentil…

Elle s'interrompit une seconde, et regarda discrètement les épaules de son interlocuteur maintenant près d'elle :

-… Adjudant…

L'homme eu un sourire éclatant, et lui pris galamment la main ; mais Winry trouvait son sourire carnassier, et le malaise grandit encore en elle.

- Vous désirez ?

En entendant la voix s'adresser à lui aussi sèchement, Tenshi lâcha la jeune femme et leva la tête vers l'homme qui l'avait interpelé ; la pièce était pleine de militaires, il se tourna vers le plus haut gradé, et fit un salut militaire impeccable :

- Navré de vous interrompre dans vos préparatifs, Lieutenant, mais j'ai ordre d'accompagner le FullMetal Alchemist jusqu'au quartier du Colonel, afin que celui-ci lui donne son ordre de mission.

Breda se frotta le menton d'un air ennuyé. Mustang avait bien dit de ne pas lâcher le FullMetal d'une semelle. Il finit par se lever et répondit :

- Ah ben on va vous accompagner, adjudant…

Tenshi réfléchit à toute vitesse. Ces deux soldats zélés allaient lui compliquer la tâche. Et ce n'était pas dans ses cordes de tuer quelqu'un dont le nom n'était pas sur contrat. Heureusement pour lui, Fuery intervint :

- Oui mais nous devons passer prendre nos instructions écrites au département de protection rapprochée…

- Ah oui c'est vrai… dit son camarade, l'air ennuyé.

- « Ouf » songea Tenshi. « Manquerais plus que je m'encombre… »

Fuery coupa alors le silence :

- Ah mais attendez… Je reviens.

Il sortit de la pièce, et revint quelques secondes plus tard avec le caporal des archives.

- Le caporal Gray va vous accompagner… Comme ça, pas de risques d'attentats.

- « Et merde… »

Essayant de cacher sa déception, il se mit en route avec sa « victime » et le caporal encombrant qui, raison de plus de le mettre sur les nerfs, sifflotait machinalement.

Au bout d'un moment, Edward s'arrêta devant les toilettes et se retourna :

- Euh… J'en ai pour une minute.

Tenshi eut un imperceptible sourire : l'occasion rêvée se présentait à lui. Il entre, le tue et se tire par la fenêtre. Facile. L'autre ne s'apercevrait de rien.

Machinalement, il glissa la main dans sa veste pour palper son arme, et constata avec un effarement habilement dissimulé que le caporal David Gray le fixait d'un air bizarre.

Il farfouilla alors dans la poche intérieure de la veste, et en sortit un paquet de cigarettes. Tout en louant intérieurement l'étourderie du soldat qui avait oublié de vider les poches de son uniforme, il en plaça une entre ses lèvres et l'alluma. Il tira une bouffée et entendit une voix faible derrière lui :

- Vous pourriez éteindre votre cigarette, adjudant ?

- Voyons, ça va pas vous tuer, répliqua joyeusement Tenshi. C'est moi qui la fume, non ?

- J'ai HORREUR du tabac, poursuivit le caporal d'une voix rauque et en le gratifiant d'un regard où couvait une rage à peine contenue.

Tenshi le regarda avec stupeur, puis il jeta prestement sa clope avec un léger frisson dans l'échine.

- Bon, d'accord… ne nous énervons pas…

Le silence plana. Tenshi réfléchissait.

- « Manquerait plus qu'il me suspecte… En plus il m'a pas l'air très net… Il faut que je me mette de son côté ou sinon je peux dire adieu à ma nuit de sommeil… »

- Euh… il fait beau, hein ?

- Oui, répondit le caporal d'une voix égale. Mais il va pleuvoir avant la fin de la semaine…

Un bruit de chasse d'eau se fit entendre, et Ed sortit des toilettes, coupant court à cette intéressante discussion. Tous les trois se dirigèrent alors vers le bureau du colonel.

Une bonne heure plus tard, son briefing achevé, Ed quitta enfin la caserne pour rentrer à son hôtel, - en laissant derrière lui Tenshi qui maudissait les militaires qui l'avaient embarqué dans une soirée au bistrot.

Ce que l'alchimiste ignorait, c'est que deux personnes le suivaient discrètement.

Arrivé à la chambre, il ôta sa veste et son débardeur pour prendre une bonne douche quand un léger tintement métallique attira son attention. Il regarda le parquet et vit rouler un petit objet qu'il ramassa. Une vis. Ne doutant pas de sa provenance, il soupira et appela :

- Win ?

La jeune fille sortit de la chambre voisine, l'air interrogateur. Voyant que son ami brandissait une vis d'un air peu inspiré, elle bafouilla :

- Oh non… Excuse-moi, j'ai la tête ailleurs, ces jours-ci… Ce doit être l'air de Centrale ! Assieds-toi, je vais arranger ça tout de suite ! Le temps de chercher mon tournevis…

Tout en blablatant, elle arriva et réinstalla sur l'automail l'objet du délit. Puis elle recula, tête baissée, et dit d'une petite voix :

- Je dois passer pour une idiote…

- Non, rassure-toi, répliqua Ed. C'est déjà arrivé plusieurs fois, et je m'en suis toujours sorti…

- Je sais que c'est arrivé plusieurs fois ! Justement !

- Ce n'est pas du tout ce que je voulais dire ! démentit l'autre, sentant la montée de larmes. Je voulais te dire que je trouve que tes automails sont vraiment les meilleurs, puisque je suis toujours indemne…

La jeune fille releva la tête, attendant confirmation. Ed se rapprocha et lui fit son sourire le plus attentionné, lui posant la main sur le bras.

- D'ailleurs, j'aime beaucoup que tu t'occupes autant de moi…

Et Winry, les yeux écarquillés, vit le visage du garçon se rapprocher du sien. Il pencha légèrement la tête et l'embrassa délicatement.