Du sang et du sesske, voilà ce qui fait tourner le monde littéraire! (mais pas que, en fait ^^) Tu as moins de 18 printemps? Sors d'ici! Et reviens me donner ton avis sur cette fic qu'une fois ta majorité passée!

Enjoy!

Hagaren


Chapitre 4 :

- AAH ! Ça va nous changer de nos vieux matelas grinçants !

Une valise atterrit aussitôt sur celui-ci. Breda, visiblement satisfait par le confort de l'hôtel, se pencha dessus et l'ouvrit.

Fuery, sur le seuil, examinait la pièce, prenant ses marques.

- Je te préviens, c'est moi qui me douche en premier… continua sur sa lancée le lieutenant enthousiaste.

Il sortit de son bagage deux pistolets automatiques règlementaires et en rangea un sous son oreiller.

- Tiens, voilà le tien ! dit-il en lançant l'arme à son sous-fifre. Je prends le lit du fond. A tout à l'heure !

Il se dirigea vers la salle de bain et s'y enferma.

Fuery s'assit sur son lit, ôta son manteau, sa veste et sa casquette. Puis il enfila son holster d'épaule et y rangea son pistolet. Remettant sa veste, il partit vers la salle d'eau et toqua.

- Lieutenant ?

- M'appelle pas lieutenant ! T'as entendu le général ? On s'habille en civil, on cause comme des civils, on EST des civils ! Appelles-moi Breda !

- D'accord… Je vais faire un petit tour d'inspection et vérifier que tout marche pour le Fullmetal.

- OK, mais gaffe à pas te faire remarquer…

Fuery réajusta ses lunettes, puis marcha vers le couloir, où l'épais tapis recouvrant le sol étouffait le bruit de ses pas.

Il marchait en direction de la chambre de l'alchimiste le nez en l'air, en songeant aux paroles de son camarade ; il faudrait vraiment qu'il se discipline rapidement afin d'être des civils crédibles… Tout à ses pensées, il était maintenant arrivé devant son objectif et leva distraitement un poing afin de frapper le battant légèrement entrouvert, quand un léger bruit le fit sursauter. Immédiatement les sens en alerte, il interrompit son geste et s'approcha silencieusement du battant. Tendant lentement la main vers son holster afin de saisir son arme si besoin était, il colla précautionneusement son œil contre l'entrebâillement afin de voir l'intérieur de la pièce.

Le spectacle qui se déroula alors sous ses yeux lui donna un sentiment ambivalent ; d'un côté, il fut rassuré de voir qu'aucun danger ne guettait le Fullmetal, mais d'un autre côté ce qu'il voyait le fit immédiatement réagir, et il sentit tout son corps se mettre littéralement à bouillir. Devant lui, Edward avait pris Winry dans ses bras et celle-ci, adossée à la commode, avait la tête renversée en arrière. De la pointe de sa langue, Ed embrassait le cou délicat, et continuait sa caresse vers les épaules et la bretelle du tee-shirt de la jeune femme.

Fuery comprit que le bruit qui l'avait fait tressauter était un des gémissements qui s'échappait de la bouche de la jeune fille blonde alanguie contre le meuble. Elle semblait quasi inconsciente, les yeux mi clos, et la bouche entrouverte. Mais elle accompagnait lentement et langoureusement le mouvement de son compagnon, comme pour savourer plus pleinement ses caresses ou bien le guider, Fuery ne le savait pas trop. Edward avait maintenant saisi de son automail la barrette qui retenait la chevelure blonde et soudain un champ de soie dorée se répandit, brusquement libéré, sur les épaules de Winry.

Quelques mèches indisciplinées étaient venues chatouiller le nez de l'alchimiste, toujours enfoui dans le cou de sa compagne. L'automail caressait lentement les cheveux d'or afin de dégager de nouveau la nuque délicate et poitrine ronde. Winry semblait plus belle que jamais, le feu aux joues, les cheveux en bataille, pensa distraitement Fuery. Edward baissa davantage la tête et fit promener ses lèvres sur la couture du léger vêtement de sa compagne, tout près de son sein gauche. Celle-ci ne bougea pas, mais se mordit doucement la lèvre, afin d'empêcher ses gémissements de se manifester trop bruyamment. Elle tendit le bras et posa sa main sur la nuque d'Edward, et se cambra imperceptiblement sous la nouvelle caresse.

Encouragé, l'alchimiste continua de plus belle, et bientôt sa bouche agaçait le galbe du sein puis le mamelon, toujours à travers le tissu du tee-shirt. Mais sa main gauche était passé sous le vêtement, et remontait à la rencontre de sa bouche.

Fuery pouvait voir sa main caresser doucement la peau de la poitrine qu'il devinait de satin, tandis que sa bouche dégageait le tissu afin de refaire sa caresse linguale.

Winry était maintenant a demi torse nu, et Fuery pris son temps afin détailler les seins ronds et roses, la taille fine et le haut plat du ventre de la mécanicienne. S'il ne faisait pas quelque chose rapidement, son sexe allait déchirer son pantalon, tendu à l'extrême. Il recula légèrement, mais son pied buta contre le montant de bois. Aussitôt, le couple se redressa, et Winry rabattit précipitamment son tee-shirt sur sa poitrine dénudée. N'osant plus respirer, Fuery demeura immobile, attendant de savoir si Edward allait venir ouvrir la porte. Auquel cas, il serait bien ennuyé d'avoir à expliquer sa position et son état… et il n'était pas de taille à affronter le puissant Edward Elric, surtout si celui-ci était en colère.

Mais si Ed avait relevé la tête et que ses yeux dorés lançaient des éclairs, néanmoins il resta où il était. Il serrait toujours la jeune femme dans ses bras, et ils écoutaient attentivement tout les deux afin de savoir s'ils avaient rêvés ou bien si le bruit qu'ils avaient entendu allait se reproduire. Après un temps qui lui semblait interminable, l'alchimiste se tourna de nouveau vers la jeune femme et lui sourit. Profitant de l'opportunité, Fuery recula encore, et se dirigea le plus silencieusement possible vers le centre du couloir, tout en bénissant la passivité d'Edward, très certainement dans le même état que lui… puis quand il constata qu'une distance honorable le séparait de la chambre, il se mit à courir vers sa propre chambrée, en espérant de toutes ses forces que le Lieutenant Breda avait fini de prendre sa douche, car il lui était vitale d'en prendre une immédiatement.

Et glacée, de préférence.

**********************

Pendant ce temps, dans le hall de l'hôtel, le réceptionniste s'ennuyait ferme. Il n'y avait pas grand monde à cette époque de l'année, et au milieu de l'après-midi, il était condamné à gribouiller sur un bloc-notes portant l'en-tête de l'hôtel. Tout d'un coup, il entendit le tintement de la porte.

Lâchant son stylo, il se retourna vite vers son client avec un sourire aimable.

- Vous désirez monsieur ?

Regardant l'homme, il s'aperçut qu'il s'agissait d'un militaire de taille moyenne, barbu, qui le considérait d'un air sérieux.

- Caporal Gray. Un dangereux criminel rôde à Central, et le Fullmetal Alchemist étant domicilié ici, je dois procéder à une inspection rapide pour vérifier les entrées possibles.

- Bien… Répondit le réceptionniste, un peu déçu. Veuillez me suivre, …caporal.

- Je suggère que nous commencions par les sous-sols…

- D'accord… c'est par ici.

Après avoir placé sur le comptoir un panneau indiquant « je reviens tout de suite », il conduisit le soldat devant une porte où était inscrit « Privé – réservé au personnel de l'établissement ». Puis vint un escalier étroit, et un couloir éclairé aux néons.

- Quelle est cette porte à gauche ?

- C'est la chaudière. Elle est très grande pour chauffer tout l'hôtel, dit le réceptionniste en ouvrant la porte pour montrer la machine au militaire.

- Je vois. Il n'y a pas de soupirail ?

- Non, pas ici.

- Bien. C'est une chaudière au charbon, je présume ?

- En effet, caporal.

Ils se dirigèrent ensuite vers une seconde porte, au fond à droite.

- Voici un débarras. On y range les vieux meubles en attendant de les donner. Il y a un soupirail, au fond, là-bas…

Le soldat monta sur une chaise poussiéreuse et examina soigneusement l'ouverture.

- Mmh, il n'est pas en très bon état…

Le réceptionniste, ne sachant quoi répondre, se contenta de s'effacer pour laisser passer le militaire quand il sortit.

- Et ça ?

Il décrocha du mur une lourde hache comportant à l'opposé du fer un solide croc d'acier.

- Oh, c'est une hache de sapeur… Si jamais il y a un incendie, vous comprenez caporal…

- Oui, bien sûr… Mais admettez que notre criminel entre par le soupirail et prenne cette hache…

Le réceptionniste eut l'air gêné.

- Allons, ne faites pas cette tête-là. J'avertirais moi-même le Fullmetal. Dans quelle chambre est-il ? poursuivit-il en raccrochant la hache.

- Chambre 14, au 2ème étage.

Le réceptionniste remonta le couloir, suivi par le caporal Gray qui avait à présent un étrange sourire aux lèvres.

Arrivé au pied de l'escalier et sans crier gare, le militaire balança un grand coup de botte derrière le genou du réceptionniste qui, déséquilibré, bascula en avant, chutant lourdement sur les marches de béton. Sous le choc, son front s'était ouvert, et la moitié de son visage était maintenant complètement ensanglantée. Sans tenir compte de ses faibles gémissements, Gray se pencha sur lui et lui cassa la nuque dans un craquement sec. Cherchant un endroit pour dissimuler le corps, il avisa la chaudière et eut un sourire pervers.

Le soldat sortit du sous-sol et sortit de sa poche un petit carnet noir te un crayon. Il l'ouvrit et le feuilleta quelque secondes avant d'arriver à une page intitulée « E. Elric ». Dessous, était inscrit le mot « chambre », et il inscrivit 14 à côté. Puis il se dirigea vers le comptoir, changea d'écriteau pour mettre « absent » et sortit de l'hôtel.

A chaque jour suffit sa peine.


Bah désolée pour le retard dans la publication... Ah bon, vous n'aviez pas remarqué? Hummm... je sais pas si je dois me réjouir ou pas, moi, du coup... ^_~

A très vite!

Hagaren