GO MEN!

Très sincèrement, je suis inexcusable d'avoir tant tardé pour mettre à jour ce chapitre.. .Certes, j'avais des circonstances atténuantes, mais tout de même!

Toutes mes excuses, donc.

Allez, pour me faire pardonner, un petit lemon made in Hagaren, interdit aux mineurs! ^^

Enjoy!



Chapitre 8 :

- Bon sang ! ça va durer encore longtemps ?!

L'alchimiste tournait comme un lion en cage dans la chambre principale du petit abri de chasse. La pluie avait commencé à tomber lorsqu'ils étaient descendus du camion accidenté, et ils étaient arrivés trempés jusqu'aux os. Une fois dans le gîte, Ed s'était empressé d'allumer des feux ronflants dans toutes les cheminées, afin de réchauffer la petite bande transie de froid.

A présent, après avoir pris une douche brûlante, il écoutait les trombes d'eau qui battaient les fenêtres, et ce son avait visiblement le pouvoir de lui mettre les nerfs à vif.

Il regarda autour de lui, et eu une pensée fugace sur le fait que, bien de sommaire, les chambres de l'étage étaient contre toute attente assez confortables. Son regard s'arrêta ensuite sur son amie d'enfance, tranquillement assise sur une chaise, impassible ou bien résignée, qui resserrai et huilai son auto mail à chaque fois que le jeune homme daignait s'asseoir. Elle finit néanmoins par soupirer :

- Allons, calme-toi, Ed ! Je ne peux pas travailler si tu continue à remuer comme ça…

- C'est cette pluie est en train de me rendre dingue ! Explosa l'alchimiste ; on est là, à rien faire, alors qu'un malade mental essaye de me tuer, et on va se cacher au fin fond de la forêt au lieu de le trouver et de lui botter le cul ! Et tout ce qu'on peut faire, c'est attendre qu'il arrête enfin de pleuvoir !

L'alchimiste s'assit en face de la mécanicienne, et soupira :

- Désolé, Win… je ne voulais pas te hurler dessus… Mais de rester les bras ballants comme ça, ça me…

Ed n'eu pas le temps de finir sa phrase ; bouleversée, son amie venait de se jeter dans ses bras, les yeux humides :

- Oh, Ed ! Mais qui essaie de te tuer ? et pourquoi ne m'a tu rien dit ?

Pestant contre sa maladresse, le jeune homme blond resta indécis quelques instants, puis referma ses bras sur la taille fine de Winry, et enfouit son visage dans son cou. Il respira avec délices les effluves de sa peau sucrée, et sa main partit machinalement à la rencontre des longs cheveux blonds qui lui chatouillaient le cou. Tout en caressant la soie blonde, il chuchota au creux de son oreille :

- Ne t'en fait pas… Ca va aller…

Même s'il était parfaitement conscient des pauvretés qu'il disait, son esprit ne s'était tourné que vers une seule chose : le corps souple et chaud de Winry contre le sien.

Et son désir s'enflamma.

*********************************

En bas, Fuery déroulait son duvet tandis que Breda vérifiait que leurs vêtements déposés à sécher près de la cheminée n'étaient pas en train de brûler.

- Ça sent la fumée… La cheminée doit mal tirer…

Il attrapa la chaîne du conduit et tira dessus pour pouvoir l'ouvrir davantage, mais elle résista.

- Elle doit être coincée… Ah non, je sens que quelque chose bloque. Fuery, tu veux monter voir ?

- OK…

Le sergent-chef abandonna son sac de couchage et gravit l'escalier.

Ed, qui commençait à caresser avec douceur le bas du dos de sa compagne, ne put se retenir bien longtemps et déposa un baiser au creux de son cou. De la pointe de sa langue il explora ensuite la peau tendre sous son oreille, et comme il la sentait réceptive à ses caresses, il ne put s'empêcher d'avoir un léger sourire. Winry partit alors à la recherche de ses lèvres, et la douceur du baiser mêlée au goût salé de ses larmes acheva d'enflammer les reins du jeune alchimiste. Leurs langues jouèrent un instant, puis les deux amants se laissèrent tomber sur le lit. Là, la jeune fille libéra Ed de sa chemise et entreprit d'embrasser son torse.

Elle sentit les muscles rouler sous la peau, qui avait cette saveur si agréable, à la fois suave et légèrement âcre. Ses lèvres et sa langue parcoururent les pectoraux, les abdominaux, partirent à l'exploration du nombril. De ses mains, délicatement, elle finit prestement de débarrasser Ed de ses derniers vêtements. Elle embrassa alors, encore avec une trace de timidité, l'entrejambe de celui-ci qui était à présent au plus fort de son érection. Cette suite de petites caresses eut pour effet de laisser s'échapper un léger râle de la bouche du blond, et Winry remonta vers son visage. Leurs regards rendus fiévreux par le désir se mêlèrent.

Fuery, après avoir gratté le conduit de la cheminée et ôté la suie qui empêchait la trappe de s'ouvrir perçut un léger gémissement. Il se rapprocha en glissant tel un chat vers la porte de la chambre conjointe, et entrebâilla silencieusement la porte. Le spectacle qu'il aperçut alors manqua de le faire tourner de l'œil.

Ed et Winry étaient tous les deux étendus sur le lit, et l'un comme l'autre étaient complètement nus. Winry, allongée sur le dos, avait les joues en feu et gémissait doucement de temps à autres, tandis que ses mains s'agrippaient aux draps comme à une planche de salut et que son corps était agité de légers soubresauts incontrôlés. Ed, lui, avait le visage glissé dans la toison de la jeune fille offerte, et se livrait avec application à une stimulation buccale sur sa partenaire, alors que sa main gauche errait sur son corps moite, lui dispensant ici et là quelques langoureuses caresses. La scène, éclairée par la seule lueur chaude et mouvante du feu, était incroyablement sensuelle. Fuery commençait à voir flou sous l'effet de la chaleur brûlante dans la quelle son corps tout entier se consumait, et un liquide salé sur sa lèvre supérieure l'informa que des vaisseaux sanguins venaient d'éclater dans son nez.

Il tourna alors le dos et parvint à se ruer dans le cabinet de toilette, une main sur le visage, essayant de limiter son hémorragie nasale.

- Bon sang, mais qu'est ce qu'il fabrique, à la fin ?

Impatienté, Breda jeta par terre son paquetage, et décida d'aller chercher son valeureux compagnon qui devait s'être coincé la tête dans la cheminée. Ca faisait près de vingt minutes que cet idiot était monté à l'étage, et la cheminée marchait toujours mal.

Sans compter que, si un danger arrivait, il se retrouvait seul au premier plan, sans pouvoir établir une stratégie de défense efficace. Pas possible, mais il manquait vraiment à tous ses devoirs !

Excédé, il monta les escaliers quatre à quatre afin de passer à Fuery un savon qui lui fera oublier de le faire poireauter tout seul à l'avenir. Vraiment, ce n'était pas la journée pour importuner le lieutenant Vador Breda…

Arrivé devant le couloir, il avisa vers la gauche la porte légèrement entrouverte de la chambre de l'alchimiste, d'où s'échappait une douce lumière mordorée, ainsi que petits bruits que Breda n'arrivait pas à définir. Vaguement inquiet, il s'approcha à pas de loup et regarda d'un œil circonspect à l'intérieur de la chambre. Ce qu'il vit lui fit brusquement décrocher sa mâchoire, et verser du feu dans ses veines : à genoux sur le lit, Edward tenait contre sa bouche le mollet de la mécanicienne, qui nue et cambrée sur le lit, offrait son entrecuisse à la bouche fiévreuse de son compagnon. Ce dernier faisait glisser lentement sa langue à l'intérieur de la jambe fine et galbée de sa compagne, pour remonter jusqu'à la fine toison dorée, et parcourir le reste de son corps avec sa bouche.

Eperdu, Breda essaya de reprendre ses esprits devant cette scène affolante, et il couru le plus silencieusement possible vers le minuscule cabinet de toilette du couloir ; arrivé devant la porte, il s'immobilisa de nouveau devant le battant. Là encore, la porte était entrouverte, et il discerna ce qui lui sembla être des traces sanglantes dans le lavabo. Intrigué, il s'avança et vérifia rapidement les traces.

Il eut un soupir indulgent. Le pauvre sergent devait être complètement traumatisé s'il était tombé sur cette scène entre Ed et Winry… Mais ensuite, où était il allé ?

Saisi par une intuition, il se dirigea vers l'endroit où tout homme irait après avoir été témoin d'un si charmant spectacle : les toilettes. Son expérience en la matière lui avait une fois de plus donné raison. De légers râles s'échappaient de l'interstice de la porte entrouverte. Voyeur involontaire encore une fois, Breda put comprendre enfin pourquoi Fuery mettait autant de temps à redescendre. Le léger bruit de succion régulier qu'il pouvait entendre s'accéléra, et le corps de Fuery qui lui tournait le dos se crispa, avant de se détendre brusquement tandis qu'un grognement sourd se faisait entendre. Il attendit patiemment et vit sortir un Fuery livide et luisant de sueur. Il feignit de s'inquiéter, histoire de ne pas le brusquer :

- Ben dit donc… Tu m'as pas l'air en forme, toi… qu'est-ce qui a ?

- Euh… répondit le pauvre soldat prit sur le fait, qui commençait sérieusement à paniquer.

- Je parie que c'est tous ces évènements qui t'ont tourneboulé, c'est ça ? Allez, file te coucher, je m'occupe de la cheminée…

- A… à vos ordres, lieutenant, répondit Fuery d'une voix blanche.

****************************************

La flamme déchira l'obscurité, éclaira quelques secondes son profil, puis vacilla et s'éteignit, et la nuit revint.

Le bout incandescent de la cigarette grésillait par intermittence, et à chaque bouffée sa détermination grandissait. L'alchimiste était la pierre angulaire de sa vengeance, et il voulait son sang sur ses mains.

Le plus vite possible.

Avant que les voix dans sa tête ne se manifestent de nouveau, que leurs cris deviennent une cacophonie insupportable, et qu'il ne perde définitivement la raison.

Et pour cela, il n'y avait qu'une seule solution : éliminer celui qui se dressait en travers de son chemin. Et après, il serait en paix ; il le savait.

Il le fallait.

Quant aux médiocres, ils étaient toujours aussi aveugles, et ils ne voyaient même pas ce qu'ils avaient sous le nez : a savoir que c'était lui, celui qu'ils recherchaient. Alors, comprendre qu'il était parmi eux afin d'exterminer ce petit gringalet nerveux qui pouvait l'arrêter, c'était tout simplement trop pour leur esprits étriqués.

Quant à l'alchimiste, il aurait adoré le tuer lui-même, mais cette tâche s'avérait plus compliqué qu'il ne l'avait pensé au premier abord.

Aussi, il avait envoyé un tueur sur ses traces afin de lui retirer ce désir de sang qui le rongeait comme un acide. Mais malgré tous ces efforts, cette pulsion avait été la plus forte, et il n'avait pas pu la combattre. Il y était allé lui-même.

L'alchimiste devait disparaître, à n'importe quel prix. Sa capacité à transmuter sans cercles pouvait mettre fin au Questionneur. Et ça, ce n'était pas envisageable.

Oh, bien sûr, il y en avait d'autres dans le pays, dont certains étaient redoutables. Ce petit Colonel neurasthénique, par exemple. Mais il ne craignait pas le feu qu'il générait. Il avait suffisamment étudié l'alchimie de son côté pour parer à ce genre d'attaque.

Non, seul le FullMetal était l'adversaire qu'il attendait depuis longtemps.

Aussi, il se retrouvait là, au milieu de ces médiocres, avec ce déguisement stupide, mais qu'il l'aidait à tromper tous ces abrutis qui ne comprenaient décidément rien à rien. Bien sûr, ils avaient crus ce qu'il leur avait fait croire, et il n'était pas inquiet : personne ne le soupçonnait.

Il jeta son mégot d'un geste vif sur le sol, et pris soin de le broyer finement sous la semelle de sa botte. Même dans ce domaine, il avait réussit à les tromper, en leur faisant croire à un mépris immense pour le tabac. Alors que chaque bouffée était un délice qui apaisait ses nerfs.

Il se redressa de toute sa taille, et s'étira, puis pencha lentement la tête sur le côté afin d'entendre le craquement sinistre de ses cervicales. Puis il allongea les doigts devant ses yeux et entrepris de faire la même chose avec chacune de ses phalanges.

Bien. Maintenant qu'il était apaisé, et que les voix le laissaient tranquille pour le moment, il était temps pour lui de continuer de jouer son rôle de militaire sérieux et discipliné parmi les médiocres. Alors, il redressa le col de sa veste, et ôta une minuscule poussière posée sur son bras. Satisfait de son apparence, il se pencha pour ramasser à ses pieds un carton qu'il tint ensuite fermement dans ses bras et il se dirigea à grand pas vers le bâtiment en face de lui. Il fallait qu'il se dépêche, sinon, il allait rater son ordre de mission qui l'enverrait sur les traces du FullMetal.

Et tandis qu'il marchait, une petite brise soulevait doucement l'étiquette colée sur l'un des bords du carton qui se trouvait dans ses bras, et où il était inscrit : « confidentiel : archives militaires ».


A très vite...Juré, craché! ^^