Et hop, la suite! (je vous avais dit que j'allais être plus disciplinée dans les parutions, hein! XD)
Et encore une fois, laissez moi vos impressions... ^_~
Enjoy!
Chapitre 9 :
Pendant ce temps, Breda, qui avait vu son compagnon descendre les escaliers en titubant et qui considérait avoir l'art et la manière de se contrôler face à des spectacles torrides après un certain nombre de soirées films d'auteurs avec ses camarades de chambrée dans ses brèves études, décida de prendre la suite de son camarade au seuil de la chambre d'Ed. Il se rapprocha de l'ouverture et jeta un œil en direction du lit.
Ed était maintenant étendu sur sa compagne, qui lui dispensait toute sa douceur au travers de ses baisers et de ses caresses. Le bassin du jeune homme se mouvait lentement et profondément entre les jambes de celle-ci, et leurs mains parcouraient encore leurs corps. Leurs lèvres se détachèrent un instant et, tandis qu'Ed partait au creux du cou de la jeune fille, Winry se laissait aller à gémir doucement.
L'alchimiste se redressa doucement et posa la paume de ses mains sur les cuisses, pour descendre petit à petit tout en intensifiant les mouvements de son bassin.
Winry se cambra en arrière, et une minuscule goutte de sueur passa entre ses seins pour couler lentement vers son nombril. L'alchimiste commençait lui aussi à gémir, et ses mouvements devinrent fébriles. Son corps tout entier se contracta et il expulsa finalement un soupir qui creusa sa poitrine.
Les deux jeunes amants, épuisés, tombèrent l'un dans les bras de l'autre et, essoufflés, se perdirent dans des câlins romantiques à la lueur des flammes.
- Win…
- Hmm ?
- Tu es l'adversaire le plus redoutable que j'ai jamais rencontré… Je ne… me suis jamais senti aussi épuisé !
Elle rit doucement et se nicha dans son épaule.
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Le caporal David Gray sortit du bâtiment et fourra une enveloppe dans sa poche intérieure de sa veste. Avec cet ordre de mission, il allait pouvoir aller directement sur place. Et essayer d'éliminer ce petit alchimiste avant ce tueur. Assez excitant comme programme.
Il grimpa dans la voiture de fonction et fila dans la forêt.
- Éteins cette cigarette…
- Hein ?
- Éteins-moi cette cigarette…
- Quoi ? mais…pourquoi ?
- Parce que tu sais que j'ai horreur de ça…
- J'en ai assez de toujours…
*Mal de tête*
- Arrête ! Je conduis !
- Alors tu m'éteins ça…
- D'accord…
David Gray écrasa sa cigarette. Les voix. Les voilà qui revenaient.
- L'alchimiste... il est toujours vivant... tu es un incapable…tu me déçois, encore une fois…
- Je sais ce que j'ai à faire.
- Tu as échoué... les médecins avaient peut être raison, après tout…
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- On ne peut vraiment pas te faire confiance… regarde un peu... je t'ai laissé faire, et il est toujours en vie…
- Mais je veux le tuer de mes propres mains !
- Tu en es incapable.
- Non, je peux le faire ! je sais que…
- Silence ! tu ne sais rien…
- Mais je...
- Bon. A partir de maintenant, je vais prendre le contrôle des opérations.
- Je n'ai pas le choix, c'est ça ?
- Non, en effet... Alors, allons-y.
Sous l'action de son pied qui écrasa l'accélérateur, la voiture bondit en avant, avant de faire un demi-tour en épingle a cheveux, rigoureusement interdit. Il n'en a avait que faire. Il allait tuer le FullMetal. Cette perspective le fit sourire.
Et les voix chantaient dans sa tête.
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Tenshi se redressa de toute sa taille, et ferma les yeux pour respirer profondément. La joie, l'excitation de terminer son contrat risquait de le déconcentrer, et il n'avait pas vaincu tous ces obstacles pour échouer aussi près du but pour une broutille de ce genre.
Il regarda la flaque d'eau de pluie s'élargir sous ses pieds, et fut charmé des dessins que prenaient les volutes du liquide en tombant silencieusement de ses vêtements sur le parquet en bois. Il y avait moins de cinq minutes qu'il était entré dans le pavillon de chasse, mais il avait été particulièrement efficace en très peu de temps ; assommer, bâillonner, puis attacher les deux militaires de la pièce du dessous, assembler son arme et monter à l'étage ne lui avaient pris qu'un instant. Immobile devant la porte de la chambre où se trouvait sa cible, il savourait les derniers instants de calme, avant de déchaîner les enfers.
Avec un profond souci de silence, il tourna la poignée de la porte, et entra dans la pièce.
Elle était là. Elle regardait la pluie tomber, et ses bras gracieusement levés torsadaient ses cheveux afin de les attacher à l'arrière de son crâne. Elle ne l'avait pas vu, et un léger sourire flottait sur ses lèvres. Tenshi devina plus qu'il ne vit le renflement caractéristique que des baisers avaient laissé sur sa bouche. Ses yeux étaient encore fiévreux, de cette leur que seule l'amour pouvait donner. En trois enjambées, il fut derrière elle avant même qu'elle ne puisse se retourner.
D'une main, il entrava ses poignets graciles derrière son dos, et la bâillonna de l'autre. Il voyait de la peur dans ses prunelles écarquillées. La peur. La peur instinctive, animale, de bête traquée. Il pouvait sentir contre son torse les battements affolés de son cœur. Cela l'excita aussitôt, et son sexe durcit sur le champ. Néanmoins, ce fut d'une voix douce qu'il murmura à son oreille :
- Il va bientôt mourir… tu le sais… je sais que tu le sais… que tu te sois donnée à lui me contrarie beaucoup… mais ce sera la dernière fois de ta vie que tu l'approcheras... tu es à moi... ; Ça aussi, tu le sais …
Il s'enivrait de son odeur, du velouté de sa peau. Il parlait trop, et se laissait aller ; il perdait de vue ce pour quoi il était venu. Il lâcha la jeune femme et leva la main ; la violence de la gifle fit tomber la mécanicienne sur le lit, mais elle ne bougea pas, ne cria pas.
Cette garce semblait aimer ça.
Oui, elle allait l'aimer.
Il l'y obligerait, et cela lui plairait autant qu'a lui.
De son côté, Winry reconnu l'adjudant croisé dans le couloir de l'hôtel à Centrale. Ses yeux, oui, ce furent ses yeux qui lui mirent la puce à l'oreille… et son sourire surtout, ce sourire carnassier qui l'avait tant mis mal à l'aise. Tandis qu'il lui racontait ces choses insensées avant qu'il ne la gifle, elle comprit que si elle se mettait à hurler, il n'hésiterait pas à la tuer ; de plus, il y avait des chances pour que Edward se précipite immédiatement et il n'aurait pas le temps d'esquisser le moindre geste qu'il serait déjà mort.
Elle devait garder la tête froide, et entrer dans son jeu, si elle ne voulait pas qu'il la tue. Elle devait y arriver. Pour elle, pour les militaires présents, et pour Edward.
Surtout pour Edward.
D'abord, le convaincre.
Elle baissa la tête d'un air contrit et murmura :
- Je le sais… je ne sais pas ce qui m'a pris… j'ai honte…
Les yeux brillants, il s'approcha d'elle.
- Oui, c'est vrai… de la honte… mais tu peux racheter tes fautes…
Lorsqu'il fut au dessus d'elle, Winry serra les dents pour ne pas hurler son dégoût et continuer à être celle qu'il voulait qu'elle soit. Elle ferma les yeux, et lorsque Tenshi l'embrassa, elle enfonça ses ongles dans la paume de sa main. L'homme ne s'aperçut pas du filet de sang qui coula bientôt sur les draps.
Il releva la tête. Un bruit infime s'était entendre dans le couloir. Un cliquetis métallique… c'était lui. Elle aussi l'avait entendu, et elle se raidit brusquement, comme une pouliche effrayée. Alors, c'était maintenant que tout s'achevait… il n'avait pas pu encore la posséder comme il aurait aimé le faire… cela devrait attendre plus tard.
A regret, il quitta les lèvres de la mécanicienne, et se redressa. Il la regarda, et son désir fut encore chatouillé par la peur qu'il percevait dans ses yeux lorsqu'il murmura :
- Ne parles pas, ne dit rien… mais regarde… regarde comment je vais le tuer… pour toi…
Épouvantée, Winry regarda la poignée de la porte de la chambre s'ouvrir, et Ed entrer.
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Ed tourna la poignée de la porte et entra dans la chambre. Winry était étendue sur le lit, et il revit en un instant le spectacle qui s'était déroulé à ce même endroit quelques instants plus tôt, avant qu'il ne parte prendre une douche. Il ajusta la serviette éponge autour de son cou, en souriant à cette vision, et allait lancer une blague à la jeune femme, quand il comprit que quelque chose clochait : Winry demeurait immobile, et semblait en proie à une terreur qui la paralysait tout entière. Il s'immobilisa devant la porte, et fronça les sourcils :
_ Win ! Est-ce que ça va ? Tu as l'air…
Mais avant même qu'il ne put finir sa phrase, une douleur aigue explosa sur un côté de son crâne, le privant instantanément de toutes ses forces. Et la dernière chose qu'il vit avant de sombrer dans les ténèbres, fut les yeux mouillés de larmes de son amie d'enfance.
Me parlez pas de sadisme quant à la coupure du texte, etc, etc, c'est fait exprès.
Oui, je sais... ^_^
PS: Merci cré beaucoup aux personnes qui se sont aperçues,à la différence de moi, (la saison commence bien, si je suis déjà dans cet état, ça promet pour la suite o_O) que je m'étais trompée de fic... Un chapitre supplémentaire à une fic déjà terminée, il n'y a que moi pour faire ce genre de truc! =D Donc, voilà le chapitre à la bonne place, j'espère ne pas avoir laissé le four allumé ou un truc du genre. Je crois que je vais faire un tour dans ma cuisine histoire de vérifier... :p
J'ai pas fini de m'excuser de mes couenneries, moi... =D
