Bonjour tout le monde !

C'est parti pour le chapitre 3 ! L'aventure commence dans ce nouveau monde !
Je recherche toujours un(e) Beta-lecteur/trice !
Pas de blabla, je vous souhaite juste une...

BONNE LECTURE !

Chapitre 3 : "Vous êtes un bon sorcier..."

La première chose qu'Harry apperçu fût ses cheveux roux. Différents de ceux de son monde, elle les avaient plus court, jusqu'au niveau de ses épaules.

Assit sur son banc, Harry lacha son journal de surprise et n'arrivait pas à détacher son regard de son visage. Il était si different de celui qu'il avait connu...
Il pouvait sentir que la Ginny Weasley qu'il avait devant les yeux n'avait pas le poid de la guerre sur les épaules. Elle était souriante, épanouie... Heureuse...

Dans son monde, il ne saurait dire si elle avait été heureuse. Ils n'avaient presque jamais eu un instant à eux, excepté peut etre en sixième année, et encore... Juste avant la dernière bataille, Harry et elle avait eu une dernière discussion.
Le survivant s'en rappellerai toujours. Il se souvenait de chaques mots, chaque allusions qu'il avait prononcé lors de ce dernier tête à tête : Il lui avait juré qu'après ce dernier combat, plus rien ne les séparerait et qu'il ferait tout pour qu'ils vivent une vie paisible, et heureuse. Parce qu'il avait dû toujours combattre, qu'il n'avait jamais eu le droit à un instant de répit, il prenait cet espoir comme son seul salut.

Il n'avait pas réussi à tenir sa promesse.

Rongé par les remords, les premiers jours après la bataille furent un enfer pour Harry. Il ne pouvait fermer les yeux sans voir son visage ni entendre sa voix. C'était de sa faute si elle était morte. Parce qu'il n'avait pas été assez fort, parce qu'elle avait du le proteger.

Sa décision de quitter son monde n'avait pas été facile à prendre. Parce qu'il avait toujours estimé que fuir était une solution de facilité et de lâche. Que fuir, c'était insulté la mémoire de sa Ginny et de son sacrifice.

Cela faisait un mois que la bataille était terminé, et Harry avait déjà en tête de quitter son monde. Il n'en pouvait plus des journalistes qui frappaient à sa porte chaques jours et des lettres qu'ils recevaient sans cesse. Le survivant n'avait pas été detruit physiquement, mais psychologiquement. Ca avait commencé par la mort de Dumbledore. Il crut ne jamais pouvoir s'en relever, mais la guerre s'en était chargée à sa place et il avait juré de rendre justice et de tout faire pour que son professeur ne soit pas mort en vain.

A La fin de la guerre, à la mort de Ginny, c'était tout un monde qui s'écroulait autour de lui. La guerre, il n'avait connu que ça depuis sa sixieme année à Poudlard et sans elle il était perdu, il était inutile. Et Ginny... Si elle avait été là, rien n'aurait été pareil. Elle qui l'avait soutenu en temps de guerre, elle l'aurait probablement épaulé en temps de paix.

Et puis, il avait explosé. A trop réflechir et à trop revoir la mort de la personne qu'il aimait le plus au monde, il avait fui.
Quand sa décision finale fut prise, sa santé mentale s'arrangea de tout au tout. Il retrouva l'envie de vivre, l'envie de savoir ce qui l'attendait par la suite.
Il était aller jusqu'à la tombe de Ginny et lui avait parlé durant plusieurs heures. Cela lui avait fait du bien, et il savait que Ginny comprendrait. Qu'il avait besoin de partir, loin de tout ça.

Et maintenant il était ici, dans un autre monde. Un monde qui semblait en paix, un monde où une Ginny bien vivante se trouvait à quelques pas de lui. Son esprit était embrouillé et il ne savait plus quoi penser. Cette fille devant lui, était-elle une étrangère ? Etait-elle semblable à sa Ginny ?

La jeune fille n'était pas seul, elle était entourée d'une troupe d'amis qu'Harry ne reconnu pas, ou plutôt qu'il ne vit même pas. Ils étaient attroupés à la table d'une Glacerie qui fournissait des glaces au goût improbable.

Ne sachant que faire d'autre, Harry la détailla un peu plus.

La jeune fille de 16 ans était habillée de façon plutôt moldu ; un simple jeans surplombé d'une petite paire de botte ainsi qu'un haut rouge uni. Seul une petite cape qui tombait de ses épaules rappellait ses origines sorcières. Elle avait devant elle une énorme glace aux couleurs plutôt éclatante et le petit parasole qui surplombait son verre tournait automatiquement sur lui même.

A ses cotés se tenaient deux filles, elles aussi habillées à la mode moldu. A l'inverse de Ginny, elles avaient les cheveux longs, bouclés pour l'une en queue de cheval pour l'autre.
Enfin, en face d'elles se trouvaient deux garçons bruns aux regards pétillants qui semblait en grande conversation. L'un faisait des grands gestes avec ses bras, tandis que le deuxieme secouait la tête en signe de désapprobation.
Tous avaient de gros sacs à leur pieds, probablement qu'ils étaient venus sur le chemin de Traverse pour faire leurs achats scolaire.

Harry avala sa salive. Il ne s'était pas attendu à la voir de si tôt et cela le perturbait. Tout s'était passé tellement vite depuis qu'il avait quitté son monde et il n'avait pas eu vraiment le temps de réflechir à ce qu'il ferait lorsqu'il la verra.
La première réponse qui lui vint à l'esprit fut... Rien. Il ne ferait rien. Parce qu'il était un inconnu pour elle, et qu'elle était differente. Que penserait-elle de lui, s'il débarquait comme ça, devant elle ? D'autant plus qu'il avait 22 ans et avait plus ou moins 5 ans de plus qu'elle, il ne voulait pas qu'elle se méprenne sur son compte.

"Monsieur, eh monsieur !" dit-une petite voix à coté d'Harry.

Le survivant tourna la tête pour voir un petit garçon d'à peine 4 ans juste à coté de lui. Le petit tenait dans sa main le journal qu'Harry avait fait tombé.

"Tu as perdu ça." lui dit-il en tendant le journal.

Harry prit le periodique mécaniquement alors que le gamin continuait de le regarder.

"Tu vas bien ? On dirait que t'es bizarre..." continua le gamin d'un air innocent., son chapeau pointu lui tombait presque devant les yeux.

Perspicace pour un petit bout de chou, ne put s'empecher de penser Harry. Mais il n'eut pas le temps de répondre qu'une femme en robe bleu arrivait en courant.

"Arthur ! Je t'avais dis de ne pas t'éloigner !" S'écria t-elle en attrapant l'enfant par la main et l'entrainant un peu plus loin sans un regard pour Harry.

La scène avait arraché un sourire sur le visage d'Harry qui regardait le gamin essayer d'échapper à la poigne de sa mère. Se rappellant ce qu'il était en train de faire, il se retourna vers le glacier et resta interdi un instant devant une table vide... Le groupe était parti !

Harry se leva brusquement en marmonnant un juron avec une chouette comme sujet principal et balaya la place des yeux. Une bonne centaine de sorciers flanaient un peu partout devant lui et il lui était impossible de discerner quelque chose à plus de 10 mètres. Le coeur battant, il se jeta sur le chemin principal, embarquant sa valise et en écartant de force deux sorciers agés sur son passage.
Regardant de tous les cotés, il tentait de discerner la couleur rousse qu'il avait si souvent vu. Dire qu'il venait de la retrouver, il ne pouvait pas la perdre aussi simplement que ça !

Ne se souciant pas des yeux ronds que lui lançait les sorciers qu'il dépassait en courant, il continuait de remonter l'allée le plus rapidement possible lorsque, au moment de tourner dans une ruelle annexe, il percuta quelqu'un de plein fouet.

Le choc ne fut pas violent, mais suffisant pour le surprendre. Ses réflèxe agirent avant qu'il ne put comprendre ce qu'il se passait et il attrapa la personne qui menaçait de chuter. Entrainé par son poid, il perdit l'équilibre et fut entrainé vers le sol que son dos prit de plein fouet.
Il laissa échapper un grognement alors qu'une dalle lui cogna le bassin et qu'une masse informe s'écroula sur sa poitrine.

Le souffle coupé un instant, il ouvrit les yeux en cherchant ce qui venait de l'écraser mais, ayant fait tomber ses lunettes, n'apperçut que du flou devant lui.

"Ginny, ça va ?" demanda une voix féminine un peu plus haut.

Il sentit une décharge traverser son cerveau et il recouvrit en un instant la plupart de ses facultés mentales. Il venait de percuter Ginny ! Le survivant, sorcier sur-entrainé et vainqueur de la guerre contre le Lord noir Voldemort, tenta de se relever un peu trop brusquement et manqua de renverser la rousse au dessus de lui.

"Aie aie, hey mais il est malade ce type !" s'écria Ginny en le repoussant au sol et en s'éloignant de lui le plus vite possible. Un de ces amis vint l'aider à ce relever.

"Bha alors Gin, on ne regarde plus ou on va ?" rigola le garçon en la remettant sur pied.

"Il m'a foncé dessus" râla t-elle en s'époussetant et verifiant qu'elle n'était pas blessé.

Harry s'était relevé, et il faisait maitenant face au groupe qu'il avait vu dans le glacier. Ginny était entouré de deux autres filles, brune et blonde, et du garçon qui l'avait aidé qui le regardait d'un air intrigué. Un peu derrière, un autre garçon aux cheveux courts ne semblait pas lui accorder la moindre attention.

"Vous allez bien ?" demanda le garçon à Harry, sourcils froncés.

Harry n'arrivait pas à détacher son regard de Ginny, à tel point qu'il n'avait pas entendu le garçon lui adresser la parole.

"Euh... ça va ?" re-demanda t-il devant l'absence de réponse d'Harry.

"Laisse le, il à pas l'air très net." rétorqua la fille à la queue de cheval à coté de lui tandis que l'autre donnait son approbation de plusieurs hochement de tête.

Après un dernier regard, le garçon optempera et il s'éloigna, entrainant Ginny et les autres filles avec lui.

"Eh... Attendez ! Ginny ! "

Harry venait de parler sans s'en rendre compte. Voyant le groupe partir, il n'avait pas réflechi et les avait interpellé. Le groupe se retourna.

"Ah, il n'avait donc pas perdu sa langue..." dit le garçon le sourire au lève.
Ginny de son coté le regardait d'un oeil interrogateur.

"Vous connaissez mon nom ?" questionna t-elle.

Il venait de faire une connerie. Tout d'abord il la percutait, ce qui n'était pas très bon, et maintenant s'il ne se controlait pas il allait surement dire d'autres conneries. Reflechir, et vite !

"J'ai cru comprendre qu'il t'avais appellé comme ça" expliqua t-il en désignant le garçon d'un mouvement de tête.
Voyant qu'ils attendaient qu'il poursuive, il continua.

"Euh... Je voulais juste... M'excuser... De t'avoir bousculer"

C'était nul, mais bon il n'avait pas trop le choix. Le groupe ricana alors que Ginny prenait un air indifferent.

"Hum..." lui répondit-elle simplement avant de se détourner.

Harry aquiesca et le groupe reprit sa route sans lui accorder plus d'attention. Il soupira et ramassa le journal à ses pieds. Decidemment, tout comme lui, le journal n'avait pas eu beaucoup de chance aujourd'hui. Un regard vers le soleil lui indiqua qu'il était vers les 5h de l'après midi, il était temps de s'inquieter de son logement pour la nuit et des plans pour les prochains jours. Il prit la direction du chaudron baveur tout en retraçant dans son esprit ce qu'il s'était passé quelques minutes auparavant.

La Ginny qu'il venait de rencontrer était differente de celle de son monde, c'était une certitude. Ou plutôt, serait-ce la vrai Ginny ? Celle qui n'a pas connu ni la guerre, ni la peur ?

Il reconnut l'ambiance un peu miteuse et chaleureuse du chaudron baveur et ne fut pas surpris de reconnaitre Tom fidèle au poste. Celui-ci lui proposa la chambre 15 et lui tendit les clés.
A peine Harry avait-il franchit le seuil de la porte qu'il se jeta sur le lit, et ce ne fut qu'a ce moment qu'il s rendit compte qu'il était épuisé pysiquement et magiquement. Il ferma les yeux.

-

"Il était trop bizarre ce type !"

Le garçon qui avait aidé Ginny à se relever marchait maintenant à reculons devant le petit groupe.

"Jim, avec toi, tout le monde est bizarre !" rétorqua la fille au cheveux blond.

"Et avec toi, tout le monde est gentil..." enchaina Jim en reprenant le vrai sens de la marche et sautant sur un banc.

Le petit groupe qui arriva au bout du chemin de Traverse s'installa autour de lui.

"Pour ça il a pas tord, Tu crois toujours qu'on vit dans un monde de bisounours ma petite Jessica !" Completa le deuxieme garçon aux cheveux court et aux épaules carrés. Il faisait bien deux têtes de plus que Jim et était, par conséquent, le plus grand du groupe.

Jessica lui tira la langue en se retournant vers la fille à la queue de cheval.

"Tu pourrais me défendre quand Jim et monsieur-je-sais-tout s'en prenne à moi, Anny !

"Monsieur je sais tout s'appel Eliott !" Retorqua le grand garçon.

"D'autant qu'ils ont pas tout à fait tord..." completa Anny alors que Jessica lui jettait un regard catastrophé avant de se lancer dans une dithyrambie sur la solidarité féminine et s'en allant dans un coin, provoquand un fou rire dans le petit groupe. Jessica fronça des sourcils lorsqu'elle remarqua que Ginny semblait perdu dans ses pensées et n'avait pas participé à leur petit manège. Elle vint s'asseoir à coté d'elle et lui passa un bras autour des épaules.

"Bha alors Gin' ! On pense au beau Serdaigle Scott ? Il faudra tenter le coup cette année tu sais, on rentre en septieme année maintenant !"

Ginny releva la tête.

"Scott ? Ah non, je pensais à autre chose..."

Jim vint se placer à coté d'elle et lui flanqua sa main sur la tête, la secouant doucement.

"Quoi ? Normalement ton esprit est à 99,999% focalisé sur lui, tu es pas malade au moins ?"

La rousse le repoussa gentillement en secouant la tête.

"Dit-il alors qu'il a passé la journée à nous parler de sa Kat-machin..." répondit-elle le sourire en coin.

Le visage de Jim vira au rouge mais Eliott l'empecha de riposter.

"Si tu ne penses pas à Scott, alors tu penses au gars qui t'a renversé cet aprem" dit-il calmement. Sa voix douce contrebalancait avec son physique plutôt imposant.

Devant le silence de Ginny, Jessica ne put s'empecher de ricaner.

"Monsieur-je-sais-tout a encore frappé..." dit-elle malicieusement en provoquant un petit rire de la part de Jim et un regard exaspéré d'Elliot.
Ginny soupira.

"Ouais... Enfin, je pensais à son regard..."

Les quatres amis la regardèrent, un peu plus intrigués.

"S'il ta regardé d'une manière louche, je vais lui faire sa fête !" Assura Jim en essayant de gonfler son biceps droit.

"Non, c'est pas vraiment ça... Il avait l'air... Si triste" termina t-elle presque dans un murmure.

Au loin, six heures sonnait au clocher d'une église, ramenant la jeune fille à la réalité.

"Ah mince, je dois vous laisser !" Elle sauta sur ses jambes et s'éloigna de quelques pas avant de se retourner et lancer un signe de main à ses amis. "On se retrouve à la rentrée ! Pas de bétise sans moi, en attendant !"

Il lui lancèrent tous un signe de mains et elle fila en trottinant. Slalomant entre les dernières personnes présentes sur le chemin de Traverse, elle arriva devant la boutique de balais où l'attendait une dame tout aussi rousse qu'elle.

"Ginny ! On avait dit 5h30 devant le magasin !" gronda la femme d'une voix plus douce qu'ennuyée.

Ginny lui tira la langue gentillement.

"J'ai totalement raté l'heure, Maman !"

Molly Weasley prit sa fille dans ses bras un court instant avant de lui indiquer la sortie.

"Rentrons vite, j'ai promis à Ron de faire de la dinde pour ce soir, il doit déjà être assit à table en train de baver partout !"

Ginny rigola.

"Tu parles il a pas bougé de la table depuis ce midi à mon avis !"

-

Harry ouvrit les yeux aussi lentement que l'aurait fait un paresseu. Il avait dormi comme une souche, et malgré le fait qu'il soit tout habillé au dessus de son lit, il n'avait aucune envie de se lever. Pour la première fois depuis deux mois... Non, depuis des années, il avait dormi sans qu'aucun cauchemar ne vienne le hanter.

Il resta encore une bonne dizaine de minutes sans bouger, ne pensant à rien. Puis, au prix d'un effort surhumain, il entama son réveil et écarta ses jambes du lit. Il avait vraiment du être à court de magie pour se retrouver dans cet état. Dramung, l'Elfe piegeur lui avait dit que l'Archi-monde se nourissait de magie, il avait du servir de casse croute durant son bref passage.

L'un de ces pieds rencontra le sol tandis que l'autre frotta contre une matière differente. C'était une sentation étrange que de se reveiller dans un monde different du sien... Et surtout, un monde où il ne craignait pas qu'on vienne le tuer à tout moment.
Toujours à moitié endormi, Harry se baissa pour attraper ce qu'il venait de toucher et remonta le journal acheté la veille. Son regard se perdit dans les lignes d'informations avant de tomber sur un encadrer en bas de page. Son esprit ne captait pas encore toutes les informations mais cela suffit pour qu'il fasse le lien.

Dumbledore... Poudlard... Recherche... Defense contre les forces du mal...

Harry se leva d'un seul coup, parfaitement réveillé maintenant. Le professeur Dumbledore était à la recherche d'urgence d'un professeur de défense contre les forces du mal. Prise de fonction dès cette rentrée.
Harry serra le poing, c'était une bonne occasion de commencer sa vie dans ce nouveau monde...
Il descendit à l'acceuil, trouva Tom occupé à son Bar et demanda du papier et de l'encre. Il rédigea rapidemment une note et la tendit au Barman en lui demandant si c'était possible de l'envoyer par hibou à Poudlard.
Le Barman aquiesca en lui demandant 5 mornilles pour la course qu'Harry lui donna en lui disant que, s'il avait une réponse, qu'il dépose la lettre dans sa chambre.

Ceci étant fait, il était temps d'effectuer quelques achats. Le premier problème majeur était qu'il n'avait pas d'identité légale dans ce monde, il ne pouvait donc pas se créer de compte Gringotts. Mettant ce soucis de coté, il s'occupa une bonne partie de la matinée à acheter ce dont il avait particulierement besoin : Robe de rechange, accessoires magique basiques et donc indispensable.
Il avait inconsciement retardé l'achat de l'objet qui lui manquait le plus depuis qu'il était arrivé ici : la baguette magique.

Planté devant la boutique d'Ollivanders, il n'osait pas franchir la petite porte. Etrangement, il éprouvait une certaine inquiètude à devoir repasser l'épreuve de selection.
Soufflant pour se donner du courage, il entra dans la boutique qui ressemblait trait pour trait à ce à quoi elle ressemblait dans ses souvenirs. Une petite sonette indiqua son arrivée, et il entendit Ollivanders dans l'arrière boutique.

"J'arrive, j'arrive" annonçait le vieil homme.

Quelques instant plus tard, l'homme se présentait au comptoir. Peut être un peu plus agé que dans ses souvenirs, l'homme avait les cheveux blanc et le visage pâle. Il examina Harry d'un oeil interrogateur.

"Vous êtes ici pour acheter une baguette ?"

"Oui, j'ai perdu la mienne." répondit Harry

Le vieil homme haussa un sourcil et le sonda de son regard percant. Il finit par se detourner.

"Quelles étaient les caracteristiques de votre ancienne baguette ?" demanda t-il en cherchant déjà dans les petits boites autour de lui.

"Bois de houx et plume de phénix, 27,5 centimètres" dit harry sans hésiter.

Ollivanders arrêta de fouiller un instant, et Harry sentit son regard le transpercer. Quand il tourna ses yeux vers lui il était toujours en train de fouiller. Il revint bien vite avec trois boites.

"Je n'ai pas ce genre de baguette ici" anonca t-il d'un ton presque pressant. "Mais l'une d'entres elles devrait vous convenir"

Il ouvrit la première boite et tendit une longue baguette noire vers Harry.

"Ventricule de Dragon, Châtaignier, 29 centimètres."

Harry prit délicatement la baguette entre ses mains et la soupesa. Plus légère que sa première baguette, il sentit instantanément qu'elle ne lui conviendrait pas. Il la reposa sur le comptoir alors qu'Ollivanders lui en tendait déjà une nouvelle.

"Plume de phénix, bois d'If, 28,5 centimètres."

De nouveau, Harry prit la baguette dans sa main. Cette fois-ci, la baguette vibra legerement et une douce chaleur se répandit dans son bras. D'un geste souple, il trancha l'air avec le bois et un doux son semblable à celui d'une flute s'en échappa. Ollivanders laissa échapper un petit grognement de contentement.

"Celle-ci semble parfaite, vous convient-elle ?"

Etrangement, Harry se sentait parfaitement bien avec. La baguette s'était tout de suite adapté à sa poigne, et elle semblait accepter être la deuxieme baguette d'Harry. Le survivant paya et quitta la boutique bien plus calme que lorsqu'il y était entré.
Lorsqu'il revint au Chaudron baveur, il s'empressa de rejoindre sa chambre lorsqueTom lui indiqua qu'une lettre l'y attendait.
Une enveloppe bleu était posé sur son lit et Harry reconnut l'écriture arrondie du professeur Dumbledore. Il l'ouvrit, pressé de découvrir la réponse.

Cher monsieur Majes,

C'est avec un plaisir certain que j'ai reçu votre lettre ce matin.

Aussi, je vous propose un rendez-vous en fin d'après-midi, à 18h, dans mon bureau.
Présentez vous aux grilles de l'enceinte où vous serez accueilli par mon gardien,

Amicalement et respectueusement,

Albus Dumbledore, Directeur de l'Ecole de sorcellerie Poudlard.

Il fallut deux lecture à Harry pour être sur qu'il ne se trompait pas. Il venait de décrocher un rendez vous avec Dumbledore, et ce dans la journée ! Son coeur s'était emballé et il ne pouvait s'empecher d'afficher un sourire béat sur son visage. Il allait le revoir, après tant d'année, après tant de mort...

Il entreprit de se préparer convenablement pour l'entretient, réflechissant à ce qu'il pourrait dire sans divulguer le fait qu'il venait d'un autre monde.
Il avait déjà choisit le nom Majes comme remplacement à celui de Potter. Il ne savait pas si une parti de sa famille existait ici, chose qu'il ne manquerait pas de verifier, mais il valait mieux ne pas prendre de risque.

A 15h il se rendit compte qu'il n'avait pas mangé et descendit voir si Tom avait de quoi le satisfaire. Après un déjeuné qui se résuma à un sandwich pas si mauvais que ça , il enfila la plus belle robe de sorcier qu'il venait d'acheter, fourra quelques gallions dans ses poches et attacha sa baguette à sa taille.
Il était prêt, et bien qu'en avance, transplana à Pré-au-Lard Le petit village pittoresque s'afficha devant lui à l'identique. Il devinait au loin la Cabane hurlante alors qu'il passait devant le bureau de poste, et une bonne dose de souvenirs envahit son esprit en remarquant le pub des trois balais.
Contournant l'allée, il traversa la gare qui, bien que vide aujourd'hui, sera pleine d'élève dans quelques jours, et se dirigea vers l'Ecole de Sorcelerie.

A la vu du chateau, Harry prit une grande bouffé d'air. Dans son monde, l'Ecole avait été completement détruite. Aucune des tours n'avait survécut à la bataille, et l'entrée était devenu un simple trou béant.

Arrivé aux grilles, il remarqua qu'un demi-géant fort reconnaissable l'attendait déjà.

"Monsieur Majes ?" demanda Hagrid "Z'êtes en avance, suivez moi."

Harry sourit en emboitant le pas au géant. Fidèle à lui même, Hagrid ne pouvait s'empecher de faire la conversation.

"Je m'appel Hagrid, je suis le gardien des clés de Poudlard, un rôle important dans l'école !" expliqua t-il en essayant de se glorifier au maximum devant un inconnu.

"Enchanté, Harry Majes, je viens pour passer un entretien..."

"Ouais, je suis au courant"le coupa Hagrid. "Pas pour vous faire peur mais, ya pas un professeur de défense contre les forces du mal qui soit resté plus d'un an ici..."

Harry savait qu'il existait une "fameuse" malediction sur ce poste même dans son monde. Ainsi, certaine chose ne changeait pas...

"Ne vous inquietez pas, je ne compte m'attirer plus d'ennuis que ça !" répondit Harry en rigolant, ce qui dérida le visage du demi-géant.

"Z'avez interêt, gringalet comme vous êtes, faudrait pas vous faire des ennemis. Sans vous vexer bien sûr." rattrapa t-il le coup en voyant le regard surpris d'Harry.

Le futur, nouveau, professeur de Poudlard n'avait pas l'habitude qu'Hagrid le prenne pour un "gringalet", mais ça ne le déplaisait pas plus que ça.

"il n'y à pas de mal, c'est pas faux" lui dit-il le sourire au lèvres.

Il arrivèrent aux portes du chateau, et Harry s'emerveilla sans faux semblant à chaques salles qu'ils traversèrent. La grande salle en parfait état était magnifique, et Harry ne put s'empecher de comtempler le plafond-ciel. Hagrid lui indiqua que c'était une des "fiertés de l'école" auquel Harry répondit que c'était incroyable.

Au bout de quelques minutes de marche, ils arrivèrent finalement devant la gargouille directorial, gardien du bureau du directeur.
Hagrid s'approcha et annonça le mot de passe.

"Pomme, citron, banane flambée."

La gargouille tourna sur elle-même, dévoilant le petit passage qui menait vers le bureau. Hagrid lui indiqua de prendre l'escalier en disant qu'il le laissa la.

"Merci de m'avoir accompagné, monsieur Hagrid" dit Harry sincère.

"Pas de quoi" répondit Hagrid "Appellez moi juste Hagrid, Vous êtes sympa, j'espère que vous aller avoir le poste."

Il s'éloigna en ajoutant un petit signe de main, et Harry monta l'escalier. Il toqua à la petite porte devant lui et l'ouvrit lorsqu'il entendit "entrez !".

Le bureau du directeur s'offrit devant lui comme au premier jour. Plutôt mal rangé, la pièce arrondi accueillait bon nombre de tableaux sur ses murs. Sur le bureau en lui même était rangé, ou plutôt posé au hasard, parchemins, objets magiques, livres et autres boites de confiseries.
Derrière le bureau, dans sa robe bleu nuit et toujours caché d'une longue barbe blanche se trouvait le Directeur Dumbledore. Celui-ci regardait Harry de son regard pétillant.

"Eh bien, monsieur Majes, asseyez vous je vous en prie" dit Dumbledore de sa voix calme et posée en présentant le siège devant lui.

Harry s'executa sans perdre des yeux son ancien professeur. Il s'était dit qu'il devait paraître neutre devant lui, mais maintenant qu'il était en face, cela s'annonçait difficile.

"Harry Majes, c'est cela ?" demanda le professeur en prenant la lettre qu'Harry avait écrit précedemment.

Le survivant aquiesca.

"Je vous imaginais bien plus agé, vous avez quoi, 20 ans ?"

"J'ai 22 ans, professeur," indiqua Harry qui trouvait ça étrange de rapeller son age à quelqu'un qui le connaissait si bien.

"22 ans... Je vois dans votre lettre que vous venez de Preston, au nord ?"

Harry se tortilla sur sa chaise, plutôt mal à l'aise. S'il n'était pas convaincant cela pourrait mal se terminer.

"Oui, mais je n'y ai habité que quelques années. J'ai, par la suite, beaucoup voyagé en Europe et un peu en Asie."

Dumbledore le scrutait de son oeil profond et vif. Harry sentait qu'il était transpercé de toute part et qu'on cherchait à le percer à jour.

"Je vois, je vois," continua Dumbledore, le sourire aux lèvres "Et vous estimez être au niveau concernant la défense contre les forces du mal, monsieur Majes ?"

Harry hocha lentement de la tête.

"Mes voyages m'ont permis de pratiquer plus que de raison, et je pense m'y connaitre suffisament pour pouvoir enseigner."

Le professeur grogna en se replongeant dans la lettre d'Harry.

"Vous comprenez," reprit Dumbledore "que je ne peux laisser quelqu'un d'aussi jeune et inexperimenté que vous enseigner sans l'assurance de votre talent."

"J'ai déjà enseigné, une fois, et mes élèves était plutôt satisfait"

Durant la guerre, Harry avait du former les nouvelles recrues qui venaiait rejoindre les rang de L'Ordre. Il avait pris gout à ce petit jeux, ça lui plaisait.

"Et je dois vous croire sur parole ?" demanda le professeur Dumbledore malicieux.

Harry ne sut que répondre, il se contenta de baisser les yeux.

"Bien, appliquons le proverbe de notre cher Alastor Maugrey," annonça Dumbledore en se levant et se dirigeant vers la porte. Devant le regard interrogatif d'Harry, il précisa. "Pour connaître qui tu as un face, combat le. Allons faire un petit duel en salle d'entrainement, j'ai besoin d'un peu d'exercice.

Quelques instants plus tard, Harry se retrouvait sans trop comprendre face à son ancien professeur, la baguette à la main. Ce n'était pas la première fois qu'il le combattait, le Dumbledore de son monde l'avait déjà entrainé au duel, mais il ne savait pas comment réagir maintenant.

"Prêt ?" demanda Dumbledore en se mettant en position.

Harry répondit qu'il l'était, et à peine ses mot terminé qu'un sort fila vers lui. Il le bloqua rapidemment et ils entrèrent tous deux dans une danse de sortilèges et de bouclier. Le professeur Dumbledore semblait aussi souple que lorsqu'il avait 20 ans. Il virvoltait dans les airs sans se soucier de ses vieux os tandis qu'Harry lui jettait des sorts de plus en plus compliqués.

Le combat avait commencé doucement. Ne voulant pas blesser Harry, Dumbledore avait dans un premier temps réduit sa puissance magique. Néanmoins, au fil des coups échangés, les sortilèges du professeur se firent plus rapides et vicieux. Harry en déduisit que son professeur était en train de le tester, augmentant sa force petit à petit pour voir jusqu'où il allait aller.
Harry savait qu'il ne devait pas montrer tout son talent. Il avait pris la décision de ne plus être la machine de guerre qu'il avait été, et cela se résumait à deux choses : Ne pas être sans cesse sur la défensive, et réduire sa puissance magique.

Mais le combat le grisait, et se battre contre Dumbledore le défoula plus qu'il n'aurait pu l'imaginer.
Le duel, qui était au départ un simple entrainement, était maintenant d'un très haut niveau magique. Les deux sorciers se rendant coup pour coup, jetant néanmoins des sortilèges peu dangereux.
D'un mouvement de bras, Harry fit décoller le dernier sortilège du professeur vers le plafond. Il désactiva son bouclier magique et élanca sa baguette vers Dumbledore, préparant un sortilège rapide.

"Stop !" hurla Dumbledore, une main devant lui.

L'arrêt brutal du duel surpris Harry qui manqua de tomber à la renverse. Dumbledore le regardait, les yeux plissés et le sourire au coin des lèvres.

"Vous êtes un bon sorcier, monsieur Majes".

-

Dans la boutique de baguette magique, Ollivanders était assis dans l'arrière boutique. Devant lui se trouvait un long drap blanc qu'il retira doucement, dévoilant une centaines de petites boites noircies.
Le vendeur soupira. Il tenta de prendre une boite, mais celle-ci disparut en cendre dans ses mains.

"Plume de phénix et bois de houx, 27,5 centimètres... Hein"

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Et voilou ! Chapitre 3 terminé !

J'espère que vous avez apprécié ! Pour ma prend toujours plaisir à ecrire ! Je vous dit donc à bientôt les amis !