Bonjour tout le monde ! En avant pour le chapitre 11 !
La version corigée arrivera dans la semaine comme d'habitude. Pour rappel, je répond à toutes les reviews signés, n'hésitez donc pas à me poser vos question !

Sur ce je vous souhaite une,

Bonne Lecture !


Mon Unique Univers chapitre 11 : Nouvelle vie

Alors que Ginny se réveillait doucement, la chaleur des draps réchauffant son corps encore endormie, une douce lueur envahissait le dortoir des septièmes années Gryffondor. La rouquine se retourna dans son lit en sachant pertinemment qu'il n'était pas encore l'heure pour elle de se lever.

Ses yeux s'ouvrirent instinctivement alors que les premiers oiseaux chantaient le lever du jour. Elle avait bien dormi, d'une seule traite, et était parée à affronter une nouvelle journée de cours… Même si l'idée d'avoir Bermatus en potion aujourd'hui ne l'enchantait guère.

Elle se retourna de nouveau pour être du coter de l'horloge. Les aiguilles indiquait six heure et quart, et elle ne se levait d'habitude pas avant sept heure trente. S'étirant dans son lit, son esprit vagabonda à son aise sur tous les sujets qui lui passait par la tête. Sa vie, ses études, ses amis, sa famille…
La rentrée à Poudlard avait eu lui maintenant depuis plusieurs semaines, et, chose étrange, rien de spéciale ne s'était réellement passé excepté la découverte d'une Licorne blessée il y avait de cela plusieurs jours.

Elle passa rapidement en revu tout ce qu'il s'était passé depuis la rentrée. Une petite escarmouche dans le train avec la bande de Wormz – comme à leur habitude -. Un Bermatus toujours aussi désagréable. Le nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, Harry Majes, de bonne volonté et bon enseignant. Même s'il agissait par moment assez bizarrement et que des rumeurs pas toujours saines circulaient sur son compte… Enfin, c'était une habitude avec les professeurs de défense et, pour le moment, rien ne semblait sortir de la normal.

Elle rougit brusquement en repensant à sa ballade dans le parc avec Scott Ashwing… Scott… Elle avait toujours admiré le Serdaigle. Intelligent, sûr de lui, plutôt beau gosse. Jim n'arrêtait pas de la charrier sur lui, et il fallait bien qu'un jour elle tente sa chance, non ?

Cette pensée lui donna un coup de jus lui faisant s'envoler les derniers restes de sommeil. Parfaitement réveillé, elle sauta de son lit, s'habilla rapidement en avisant les masses endormie d'Anny et Jessica et descendit dans la salle commune des rouge et or.

« Déjà debout ? » demanda une voix ensommeillée qu'elle connaissait très bien en descendant l'escalier en colimaçon.

Eliott était avachit sur le canapé près de la cheminée. La salle était plongée dans une pénombre apaisante et il y régnait une chaleur idéale. Les Efles de maisons avaient l'art de savoir les réveiller en douceur.

« Tout comme toi. » répondit-elle en souriant. « Qu'est-ce que tu fais ici ? »

Elle prit place à côté de lui et attrapa le cousin qui passait à sa portée. Le jeune homme haussa des épaules.

« Insomnie… »

Ginny connaissait Eliott depuis tellement d'année qu'elle savait quand son ami ne lui disait pas tout. Lorsqu'il était plus jeune, Eliott était le plus timide de la bande, pire qu'Anny. Il s'était petit à petit dévergondé pour devenir le jeune sorcier calme et sérieux qu'il était aujourd'hui.
Elle lui jeta un regard insistant qui voulait dire « mais encore ? ».

« Cauchemars et autres joyeusetés. » dit-il en lui donnant un clin d'œil. « Rien de particulier, je n'arrivais juste plus à dormir. Au fait, tu n'aurais pas vu mes Lunettes ? Impossible de mettre la main dessus ce matin. »

C'est vrai que le Gryffondor ne portait pas ses habituelles lunettes rectangulaires qui renforçait son côté sérieux et bon élève. Elle secoua la tête négativement en lui demandant où est-ce qu'il les avaient vus pour la dernière fois.

« Et un sortilège d'attraction ne marche pas ? » demanda-t-elle une fois que le garçon lui avait dit qu'il avait bien cherché partout.

« Déjà essayé, rien à faire, elles ne sont pas ici… »

Bizarre. Ginny savait que la vue d'Eliott n'était pas terrible, et il ne se séparait que rarement de ses montures.

Ils passèrent le reste de la demi-heure à chercher d'éventuels indices avant que Jim, Anny et Jessica ne descendirent les rejoindre et qu'ils ne se dirigent tous vers la Grande Salle.

Ils s'installèrent comme à leur habitude à la table des Gryffondor où apparut le classique petit déjeuné préparé par les Elfes de maison.
La salle se remplissait petit à petit des élèves de toutes les maisons et des professeurs qui s'asseyaient à leur table.

Du coin de l'œil, Ginny observait l'arrivé d'un certain Serdaigle qui tardait à arriver. Elle grignotait machinalement le croissant qui était dans son assiette guettant l'heure d'aller en cours.
Le groupe, matinalement bavard à l'accoutumé était plutôt calme aujourd'hui. Jim, d'habitude si affamé, faisait tournoyer sa cuillère dans son bol de chocolat alors qu'Eliott n'avait pas encore touché à son café. Jessica quant à elle regardait d'un œil distrait les élèves autour d'eux. Seul Anny agissait à peu près normalement, même si son naturel calme ajoutait ici au silence pesant.

Ginny s'étira quand l'heure de se lever et d'affronter la première heure de cours approchait. Elle alla se lever en entrainant Jim avec elle quand le tintement d'un verre venant de la table des professeurs l'arrêta dans son geste.

Ginny tourna son regard en direction du bruit pour voir le directeur Dumbledore se lever lentement et demander le silence d'un mouvement de bras. La grande salle se calma. S'était assez rare que le directeur prenne la parole durant l'année.

« Chers élèves, » commença-t-il de sa voix légèrement rauque et vieillissante. « Il est de mon devoir de vous informer sur un évènement récent donc certains en ont déjà eu vent. » Il se tourna vers la table des Serdaigle dans un mouvement de tête. « La nuit passée, Monsieur Scott Ashwing à fait un malaise sans gravité. Il est aujourd'hui en observation à l'hôpital Ste Mangouste et ne sera pas de retour avant la prochaine semaine. Les préfets de Serdaigle se chargeront de lui envoyer les cours ainsi que vos messages si vous le souhaitez.»

Il marqua une pause et un brouhaha sonore envahit la salle. Chacun y allant de sa théorie sur ce qu'il s'était passé pour que Scott fasse un malaise. Ginny mordit sa lèvre inférieure alors qu'une boule d'inquiétude se formait dans son ventre. Elle aurait aimé lui rendre visite s'il elle l'avait pu, mais elle doutait de pouvoir le faire.
Le directeur intima le silence d'un mouvement de bras.

« Pour finir sur une note plus joyeuse, je vous informe qu'une session spécial de Quidditch se déroula sous l'impulsion et l'idée du maître des potions Bermatus. Cette session qui aura lieu le samedi 24 octobre, dans deux semaines et juste avant les vacances, opposera les élèves toutes maisons confondu aux professeurs de Poudlard. Le choix du Capitaine aura lieu cette semaine, libre à lui ensuite de constituer sa propre composition d'équipe. »

Si l'annonce de l'hospitalisation de Scott avait fait grand bruit, celle de ce match de Quidditch fit trembler les murs du château. Un match élève-professeurs ! Un tel affrontement ne s'était pas fait depuis…. Depuis quand ? Des décennies au moins.

Ginny balaya le match de son esprit aussi vite que l'information était arrivée. Pour le moment, l'état de Scott l'inquiétait beaucoup plus.

Jim lui passa un bras autour des épaules.

« Gin', il faut à tout prix que ce soit toi la capitaine de l'équipe de Poudlard ! Et bien sûr, tu ne choisis que des Gryffondor dans l'équipe ! »

La rouquine lui répondit par un sourire qu'elle espérait satisfaisant et qui calmera les ardeurs de son ami.

« Au fait Gin', » poursuivit Jim sans faire attention à la jeune fille. « Scott, c'est toi qui l'a assommé pour profiter de lui, avoue ! »

Ginny s'empourpra et le repoussa.

« Jim ! Ce n'est pas drôle, il est à l'hôpital ! »

Jim haussa des épaules en disant que Dumbledore avait dit que son malaise était sans gravité. C'était juste une petite nature, voilà tout !

Ginny lui lança un regard furibond avant d'attraper son sac et de le balancer sur son épaule. En passant devant la sortie de la salle, elle regarda rapidement vers la table des professeurs. Harry Majes n'était pas venu prendre de petit déjeuné ce matin.


Harry frappa le mur de son poing de toutes ses forces. Le bruit sourd du contact avec la pierre se répercuta dans tout son bureau. Une légère trainée de sang resta collée au mur alors qu'il enlevait sa main et une égratignure rougeâtre se dessina sur ses phalanges.

Le bureau était sans dessus-dessous. Le meuble qui lui servait à poser sa paperasse était tombé au sol, déversant son flot de papier, d'encre et de plume.
Un mélange d'eau et de sueur imprégnait le sol là où il s'était précédemment effondré.

Harry releva la tête pour dévoiler un visage cerné et fatigué. Ses cheveux, déjà habituellement en bataille étaient particulièrement désorganisé et à moitié collé par endroit. Si son visage et ses membres apparent étaient couvert de blessure, ce n'était rien par rapport à l'état chaotique de sa robe sorcière : en lambeaux.

Il reprit son souffle en s'asseyant à même le sol.

Voldemort était de retour. Il était de retour dans cemonde. Un monde qui n'avait rien demandé et qui aurait pu continuer à vivre en paix. Il avait tout gâché, Jim avait raison en tout point : C'est lui qui avait attiré le monstre ici… C'était aussi à lui de réparer cette erreur.

Une fois qu'il avait jeté le sortilège d'amnésie à tout le groupe de Ginny, il avait transporté les élèves dans leur dortoir en s'assurant qu'ils n'étaient pas blessés. Seul le jeune Eliott présentait une blessure apparente, un nez cassé qu'il avait eu tôt fait de réparer.

Du côté du Serdaigle, cela avait été plus compliqué. L'état de Scott Ashwing lui était indéterminé et il n'avait pas les compétences requise pour lui prodiguer les soins nécessaire à sa guérison. Il avait donc dû faire en sorte que son corps soit rapidement retrouver dans sa salle commune et faire passer son inconscience pour un simple malaise.

Sa tâche fut facilitée par la présence d'un Serdaigle particulièrement studieux toujours debout dans leur salle commune. Un simple sortilège d'illusion lui permit de faire croire à l'élève que Scott s'écroulait juste devant lui. Réactif, le Serdaigle l'avait immédiatement amené à l'infirmerie tout en appelant Madame Pom'Fresh à la rescousse. L'infirmière avait rapidement déduit un état stable pour le jeune garçon et organisa un transfert vers l'hôpital sorcier pour plus de précaution.

Aux dernières nouvelles, le garçon serait bientôt remis sur pied, une épine de moins pour Harry qui n'aurait pas supporter un blessé grave si peu de temps après l'apparition de Voldemort.

Il avait passé le reste de la nuit à comprendre ce qu'il s'était passé ces dernières semaines. Ayant récupéré un fragment de mémoire de Ginny, il avait rapidement compris la manipulation de Voldemort sur la rouquine. Fou de rage sur son aveuglement, une colère monstre était montée en lui. Il n'avait rien vu venir, il n'avait rien pu faire pour aider Ginny alors qu'elle était juste devant lui. Il aurait dû comprendre lorsqu'elle était venu le voir deux jours plus tôt dans son bureau. Son attitude n'était pas normal, mais il avait préféré fermer les yeux, ne pas prendre en compte les indices béants juste devant lui. Il maudit son idiotie et son incapacité. Une nouvelle fois il avait tout raté.

Son calme revenu, il avait pu tirer quelques nouvelles conclusions. Le nuage de magie concentré qui était apparu plusieurs semaines auparavant au Nord de l'Angleterre était probablement l'œuvre du mage noir et le signe de l'arrivée de son esprit en ce monde. De même que pour sa vision dans le couloir, probablement causé par un Scott possédé voulant jouer avec lui… Probablement. Il se rappelait vaguement avoir croisé un groupe de Serdaigle avant de recevoir le sortilège de confusion, restait à savoir si Scott faisait partit du groupe.

Voilà à peu près où il en était arrivé lorsque le petit matin pointa son nez. Pour le moment, la solution miracle à tous ses problèmes n'était pas apparue et il aller devoir adopter une attitude qu'il n'avait que trop bien travailler dans son propre monde. Une attitude que lui avait appris l'un de ses ancien professeur et qui pouvait se résumer par : « Méfiance constante ».

Il avisa du désordre notoire qui régnait dans son bureau. Leva sa baguette, il fit s'envoler les feuilles éparpillés et remit tant bien que mal un aspect rangé et propre dans la salle. La première heure de cours allait bientôt débuter et il se devait, pour le moment, de garder ses fonctions de professeur. S'il n'arrivait pas à arrêter Voldemort, les élèves se devaient d'être préparés au maximum à une attaque de mages noirs. Son boulot à lui, c'était de les protéger.

Il quitta son bureau l'instant suivant. Les restes de son combat contre la plante carnivore avaient complètement été nettoyés. Le professeur Chourrave lui avait dit, paniqué, qu'elle ne comprenait pas comment l'une de ses plantes avait pu arriver là, métamorphosé qui plus est. Harry connaissait maintenant le fin mot de l'histoire. Ginny s'était servi de la plante pour récupérer un bout de sa chair et de son sang pour pouvoir réaliser la potion de Voldemort. Malin, comme toujours. Ce qui l'étonnait le plus, c'était la méthode du mage noir. Il avait déjà manipulé Ginny par le biais de son journal, bien sûr, mais la situation était bien différente. Pourquoi ne pas avoir agi directement ? Se pensait-il trop faible dans le corps du Serdaigle ? C'était une hypothèse plausible. Mais son instinct lui disait autre chose. Voldemort cherchait à le détruire. Se servir de Ginny pour exploser son âme, le forcer à réagir.

Harry n'aimait pas ça. Pas ça du tout. Ce Voldemort n'avait rien à voir avec celui qu'il avait connu. Si le mage noir se mettait à élaborer des plans aussi complexes que sa sournoiserie lui permettrait, il n'avait pas fini d'en baver.

En pénétrant dans sa salle de cours et en intimant aux élèves d'entrer, il se repassa en mémoire ses priorités Protéger Ginny et les élèves de Poudlard de toutes manipulation extérieur. Former les élèves à se défendre contre une attaque imminente. Tenir à l'œil l'avancer de Voldemort et mettre en place un plan pour le contrer. Sauver la communauté sorcière et, par extension, sauver le monde.

Rien que ça, pensa-t-il ironiquement en regardant les élèves s'installer à leur place. La routine pour l'élu, quoi…


« Et vous osez appeler votre mixture nauséabonde une potion revigorante, monsieur Railway ? »

Jim regarda sa potion en rougissant légèrement alors que le professeur Bermatus était penché près de lui.
Ginny lança un regard d'encouragement à Jim. Ce n'était pas la première fois, ni la dernière, que le garçon se faisait sermonner par le maître des potions pour une préparation ratée.

Un doux bruit d'eau bouillonné sortait de son propre chaudron. Elle estimait que sa potion était plutôt réussit à espérait obtenir une note correcte. Du coter de Jessica, la potion semblait parfaite. Comme toujours avec la jeune fille, la maitrise des potions était sa spécialité. Un peu plus loins, la préparation d'Anny et d'Eliott semblait tout à fait convenable.

Bermatus passait dans les rangs tout en jetant des coups d'œil ennuyer à l'intérieur des chaudrons. « Pas assez de sucre.» disait-il à un Serpentard en goutant le liquide du bout de son doigt comme s'il goutait une confiserie. « Passable Weasley. » Bermatus était passé devant la potion de Ginny et avait à peine jeté un coup d'œil avant de poursuivre sa route. Ginny était habituée aux remarques plutôt désagréables du professeur, mais pour elle, un « passable » signifiait que Bermatus ne trouvait rien de plus mauvais à dire sur son travail, ce qui était plutôt une bonne chose.

Le cours se termina quelques minutes plus tard et Ginny rangea ses affaires après avoir vider son chaudron. Elle récupéra les differents ingrédients éparpillés sur sa table et jeta épluchures et déchets dans la poubelle reservé aux restes des potions. Elle frotta ses mains pour enlever ce qu'il restait en surplus, adressa un clin d'oeilà Anny à coter d'elle venu faire la même chose et attrapa son sac.

« Monsieur Wormz, Miss Wealsey, restez à la fin du cours je vous prie, j'ai un message à vous transmettre.»

Ginny regarda avec surprise le professeur Bermatus. Elle questionna du regard Eliott et Jim qui levèrent leurs mains en signe d'impuissance. Jim lui murmura qu'il l'attendrait à l'exteur, ce à quoi elle rétorqua qu'elle les rejoindrait directement en salle d'histoire de la magie, leur prochain cours. Jim haussa des épaules, et quitta la salle avec le reste du groupe.

Ce n'était pas une sentation très agréable de se retrouver seul dans une pièce avec à la fois Wormz et Bermatus, mais c'était une expérience à faire. Un silence pesant s'installait entre les deux élèves de Grffondor et Serpentard pednant qu'il se déplacer vers le bureau du professeur où celui-ci terminait de trié different papiers.

« Ah, Miss Wealsey, monsieur Wormz, merci d'être resté à ma demande. »

Ces remerciement sonnait largement faux dans la bouche du professeur et Ginny ne put s'empêcher de laisser apparaître un léger sourire en coin sur son visage. Le professeur outre passa ce léger manque de respect, encore fût-il qu'il l'avait remarqué, pour leur présenter deux feuilles de parchemins noircies d'écriture quasi illisible. Ginny put lire en lieu de titre « Match de Quidditch inter-maison ».

« Comme vous l'avez surement entendu, le match de Quidditch opposant élèves contre professeurs est de mon initiative. Je suis donc par la même occasion chargé des obligations administrative. »

Le match inter-maison élève-Professeur lui était sorti de la tête depuis ce matin. Obnubilé par Scott et par sa potion, Ginny n'avait pas encore prit le temps de repenser à ce nouveau système. EN y réfléchissant, l'idée était plutôt intéressante et elle avait hâte de se mesurer à ses vieux professeurs. Ou plutôt, à les écraser. Un rapide coup d'œil vers Wormz lui permit d'en conclure qu'il pensait plus au moins la même chose au vu de son regard scintillent. Ce même regard qu'il avait lorsqu'il « s'amusait » à maltraiter un pauvre élève innoncent qui n'avait rien demandé.

« Aussi, en tant que capitaine respectif des maisons Serpentard et Gryffondor, vous êtes évidemment pressentie pour être capitaine de l'équipe inter-maison. »

Ginny hocha de la tête. Elle s'était doutée que le capitaine serait choisis parmi ceux des quatre maisons. Restait à savoir quel sera le moyen utilisé pour l'élire.

« J'ai ici les clauses contractuelles du titre de capitaine inter-maison, en signant, vous accepté de respecter les règles de sécurités lié au Quidditch à l'école (qui sont les même que pour la coupe classique) et accepté ainsi d'être sélectionné en tant que Capitaine. »

La rouquine parcoura le parchemin du regard. A première vu, la clauses était identique à celles qu'elle avait signés lorsqu'elle était devenue capitaine de l'équipe Gryffondor. En d'autre terme, elle prenait la responsabilité sur ce qui pouvait se passer entre les élèves sur le terrain et devait faire en sorte de respecter les règles de sécurité.

« Pouvons-nous choisir qui nous voulons dans notre équipe ? »

La voix grave habituelle de Wormz était teinté d'un intérêt que Ginny n'avait jamais entendu sortant de la bouche du Serpentard.

« Tout à fait, monsieur Wormz. Libre à vous de choisir uniquement des Serpentard si vous le souhaitez. »

Ginny acquiesça, le professeur n'était pas dupe et elle non plus. Les deux élèves signèrent les parchemins et Bermatus les renvoya de la salle. Les explications concernant l'élection du capitaine seront dévoilées dans les prochains jours.

Ginny quitta la salle avec le Serpentard sur ses traces. En tant qu'élève des mêmes années, ils suivaient plus ou moins les mêmes cours et avaient donc tout deux histoire de la magie. Le trajet se déroula dans un premier temps en silence, ce qui convenait parfaitement à la rouquine qui se refuser d'entamer une discussion amicale avec son pire ennemie.

« Vous avez réfléchit à ce que je vous ai dit la dernière fois ? »

Ginny continua à marcher sans faire attention à ce que lui avait dit Wormz. Le garçon, voyant que la jeune fille l'ignorait, prit un air refrogné et grogna.

« Pas sympas d'ignorer celui qui vous a dit tout ce qu'il savait. »

Ginny fronça des sourcils, elle ne comprenait pas ce qu'il était en train de raconter.

« Je ne vois pas de quoi tu parles, Wormz. » répondit-elle sans la moindre émotion dans sa voix.

Le Serpentard prit une mine étonné un instant avant de se reprendre.

« Toujours aussi désagréable, Wealsey, j'en viens à regretter mon geste. »

Ginny accéléra le pas, encore un étage et la salle du professeur Binn's sera en vue.

« Harry Majes, mage noir, recherche d'un Gryffondor, non, ça ne te dit rien ? » Wormz avait pris une voix provocatrice, celle qu'il prenait lorsqu'il voulait imiter un Gryffondor ou un membre du groupe de Ginny.

« Non rien du tout Wormz, maintenant, retourne t'occuper de tes affaires, on est arrivé. »

Ils arrivèrent en effet dans le couloir les menant jusqu'à leur salle de cours. Ginny pénétra dans la salle après avoir toquer à la porte. EN passant le seuil de l'ouverture, elle entendu Wormz marmonner quelque chose comme « Famille Wealsey complètement givrée » qu'elle préféra ignorer.

Comme prévu, ce n'est que deux jours plus tard que les informations sur la sélections du capitaine d'équipe Inter-maison fut afficher dans le couloir menant à la Grande Salle. Dumbledore prit la peine de se lever de son siège afin d'éclaircir les différents détails.

« Chers élèves, » commença-t-il comme à son habitude. « La sélection du capitaine va donc avoir lieu aujourd'hui. Les capitaines actuels des quatre maisons sont en course pour le tire, j'ai nommé monsieur Franck Heart de Poufsoufle, miss Kate Draleep de Serdaigle, monsieur Tod Wormz de Serpentard et miss Ginny Wealsey de Gryffondor. »

Chaque nom que prononçait le directeur était suivit d'une acclamation venait de la table affiliée au capitaine. Jim donna une tape sur l'épaule de la rouquine lorsqu'elle fut appelée. Derrière la table des professeurs, des étincelles magiques formèrent des représentations des quatres élèves sélectionnés. L'image de Ginny Wealsey apparut tout à droite de la salle, les lumière rouge et or renforçant sa chevelure de feu.

Des exclamations de surprise retentirent de la salle. Le directeur avait les yeux pétillant, satisfait que sa présentation fasse effet. Son bras se leva pour faire apparaître une petite coupe.

« L'élection sera sous forme d'un simple vote. Chaque élèvesest appelé à voter pour son candidat préféré, à une exception près… »

Le directeur se coupa comme s'il voulait maintenir le suspens. Ginny pensait savoir où il voulait en venir. Cette session spécial élève-professeur n'était pas sans un but précis. L'entente cordiale entre les maisons était toujours tendu, et ce depuis des centaines d'années. Rapprocher les maisons avait toujours été l'objectif de Dumbledore et cette coupe en faisait probablement partit. Maintenant, si l'on laissait le choix aux élèves de choisir le capitaine… Il est clair qu'ils voteraient pour l'élève de leur propre maison.

« Il est interdit aux élèves de voter pour le capitaine de leur maison respective. »

Dumbledore avait lâché la bombe. La grande Salle se transforma en un fourmillement de brouhaha, commentaire, critiques et désapprobation. A côté d'elle, Jim était parmi ceux qui rouspétaient le plus, réclament haut et fort des explications.

Du côté de la table des professeurs, tous semblaient s'amuser de la situation. Le directeur avait le regard plus pétillant que jamais, et même le professeur McGonagall semblait se jouer de la situation. Au passage, elle remarqua que le siège du professeur Harry Majes était toujours vide, que ce soit à l'heure du petit déjeuner, déjeuner ou diner, et ce depuis plusieurs jours.

Dumbledore leva la main et du cette fois-ci attendre plusieurs secondes avant que le silence ne se fasse.

« Autre point de règle. Pour ceux ne voulant pas voter, sachez que votre voix sera distribué aléatoirement à un capitaine d'équipe diffèrent de votre maison. Il est donc de votre intérêt de voter pour la personne qui vous convient le plus si vous ne voulez pas laisser le hasard choisir pour vous. »

Boum, deuxième bombe lâchée. Décidément, le directeur Dumbledore était en forme aujourd'hui.

« Enfin, sachez que des sanctions sévère seront mis en place pour toute personne forçant un élève à voter pour un capitaine en particulier. Chacun est libre de son choix. » Il plaça la coupe au centre de l'estrade d'un mouvement de baguette. « Les votes sont ouvert à partir d'aujourd'hui et se clôtureront demain soir avec les résultats dans la foulée. Sur ce, bonne journée ! »

A peine le discours terminé que toute la table des Gryffondor se précipita vers Ginny pour la saluer et l'encourager. Elle fit face tant bien que mal à se soudain élan d'encouragement. Les deux prochains jours allaient être compliqués, elle le sentait. Mais après tout, elle voulait être le capitaine de l'équipe Inter-Maison.


Harry pénétra dans la boutique au porche sombre et à l'entrée peu accueillante. Il franchit les différentes allées remplis d'objet insolite pour aller directement au comptoir où un homme barbu de petit taille attendait, occupé à noircir une feuille d'une écriture indéchiffrable.

L'homme leva les yeux vers Harry lorsque celui-ci arriva à sa hauteur, soupira et posa sa plume.

« Bienvenu chez l'armurier sorcier, que puis-je faire pour vous, monsieur ? » Sa voix était grave et rocailleuse comme s'il était atteint d'un rhume perpétuel.

Harry lui tendit un papier froissé qu'il avait dans sa poche.

« Il me faut tout ce qu'il y a d'inscrit sur cette feuille. »

Le petit homme attrapa le papier, le déplia et examina les inscriptions. Grattant sa barbe avec sa main, il murmura des paroles inaudibles. "Robe inifugé, gantelet de protection en écaille de Dragon, bourse sans fond, botte plombé..."

"Dit donc, monsieur," commença t-il après avoir lu l'entièreté de la liste et relevé les yeux vers Harry. "Vous comptez aller chasser le Dragon Roumain avec un attirail pareil ?"

Harry ne releva pas la remarque, il se contentade poser sa main sur le comptoir et d'approcher son visage vers la tête du petit homme.

"Vous pouvez m'avoir tout ça ou je dois m'adresser ailleur ?" demanda t-il calmement.

Le vendeur renifla. Il jeta un nouveau coup d'oeil sur la liste, sortit une plume de sa robe et griffona quelques notes sur le papier.

"Compter une semaine à partir d'aujourd'hui et j'aurais récuperer l'intégralité de ce que vous demandé. Au meilleur prix, qui plus est, inutile d'aller voir ailleur, monsieur."

Harry hocha de la tête d'un air entendu.

"Une semaine, c'est noté. Il est vrai que mon informateur m'a dit que du bien sur cette boutique."

L'homme barbu tiqua. Il releva le visage et bomba son torse.

"je suis le meilleur fournisseur de l'allée des embrumes à ne pas en douter, monsieur."

Harry sortit une bourse de sa robe qu'il fit sonné d'un coup sec contre le comptoir délabré.

"Nous verrons bien si votre réputation est fidèle à la réalité, et nous le verrons dans une semaine, monsieur
Ground."

Harry n'attendit pas la réaction du vendeur pour tourner les talons et quitter l'armurerie. Dans son monde, Le magasin de l'armurerie magique avait founit des protections de combat au deux camps. Il suffisait de bien connaître l'attirence du gérant sur la monnaie trébuchante pour recuperer tout ce que l'on voulait.

Le jeune professeur ferma la porte noir derrière lui et remonta le cul de sac dans lequelle le magasin se situait. Une des chose qu'il avait apprit durant la guerre, était qu'il fallait avant tout bien se préparer. Lors de son combat contre Voldemort quelques jours plus tôt, sa robe professoral l'avait clairement gêné dans ses mouvements. A ce niveau de magie, la moindre erreur pouvait être fatal et il ne pouvait pas jouer sa vie sur un centimètre manquant au mouvement de ses bras.

Le survivant tourna à gauche lorsqu'il arriva sur l'aile Ouest de l'allée et remonta par l'avenue principal pour pouvoir rejoindre le chemin de Traverse. Il passa devant quelques boutiques à l'allure malfamé et aux devantures austères.
Enfin, un puit de lumière déboucha au tournant d'une impasse, dévoilant le chemin de Traverse dans toute sa splendeur automnal.

La rue était principalement animé de badeaux venus faire des achats particuliers et on était bien loin de l'effervescence qui régnait lorsque de la pré-rentrée. Certain parents semblaient faire découvrir à leurs enfants qui n'étaient pas encore en âge d'aller à Poudlard les futurs aquiscitions qu'ils allaient faire, profitant d'un temps clément et encore doux, bien que le froid reprenait petit à petit ses droits.
Il remonta le chemin en dépassant la banque Gringotts gardé par les célèbres Gobelins pour retourner vers l'entrée principale.

"On termine nos achats et on repart au ministère directement après, si tu n'en vois pas d'inconvénient. J'ai une affaire urgente à régler."

Harry n'aurait pas fait attention aux deux personnes qui discutait sur le coin du chemin, près de la ménagerie magique, si la voix féminine qui répondit à l'homme ne lui avait pas glaçé pas le sang.

"Ne rejete pas la faute sur moi si Stan nous à envoyer chercher les fournitures à sa place, Henry..."

Cette voix. Il pouvait la reconnaître entre mille. Une voix qu'il avait entendu des milliers et des milliers de fois et qui, habituellement, soit servait à lui donner une information capitale, soit pour le sermoner sur une quelquonque action de sa part.
Harry se retourna lentement, comme dans un rêve. Il apperçut tout d'abord la chevelure chataine et bouclée de la jeune femme avant de tomber sur sa silouhette si reconnaissable. Il l'embrassa du regard un instant, troublé par cette apparition soudaine et, une nouvelle fois depuis qu'il était arrivé dans ce monde, fit l'erreur d'ouvrir la bouche trop vite.

"Hermione ?!"

Arg, à peine le nom sortait de ses lèvre qu'il se rendit compte de sa bétise. La jeune femme se retourna vers l'inconnu qui l'avait appellé et l'interrogea du regard. Elle avait ce regard percant, exactement le même que dans le monde d'Harry, et le survivant pouvait presque entendre les rouages du cerveau de la femme se mettrent en marche pour trouver qui il était.

"Je vous connais ?" demanda t-elle suspicieusement, les lèvres pincée et le nez retroussée.

Harry ne put s'empecher de sourire. C'était bien elle, à l'indentique. Bon, maintenant trouver une solution et vite.

"Euh non..." répondit-il maladroitement. "Enfin... On m'a parlez de vous".

Dans la précipitation il n'avait pas trouvé mieux et espérait que cela passerait sans trop d'accro. Hermione le dévora du regard de la tête au pied.

"Ah, et puis-je savoir de qui s'agit-il ?"

Si la jeune femme était au moin aussi intelligente que dans les souvenirs d'Harry alors elle n'allait pas tarder à percer la supercherie. Il fallait attaquer sur des bases comunes.

"C'est... Ron Wealsey qui m'a parlé de..."

"Ronald ?! Qu'est ce que cet imbécile à dit comme bétise encore une fois ?"

Harry haussa un sourcil. Il ne savait pas ce qu'il s'était passé dans ce monde sans lui, et sans Voldemort, avant son arrivé. Quelle relation ces deux avait-il pu avoir ? Si le troll n'était jamais arrivé dans les toilettes des filles lors de leur première année, était-elle devenue amie avec Ron... Avait-elle au moins eu des amis ?

"Rien de particulier..." Bafouilla t-il. "Il m'a parlé d'une sorcière brillante."

"Brillante ?! Il aurait dit ça ?! Lui ?!"

Une goutte de sueur coula le long de la nuqe d'Harry. Apparament, il n'était pas sur la bonne piste et il semblerait qu'Hermione et Ron ne soit pas vraiment aussi proche que dans son monde. Sauver les meubles...

"J'exagère peut-être, vous savez, je ne me rappel plus très bien."

Hermione souffla en balança ses cheveux en arrière. Elle enfonça ses yeux noisettes dans le regard d'Harry et ne le lâcha pas pendant ce qui sembla duré une internité.

"Et peut-on savoir qui vous êtes, peut-être ?"

Elle semblait avoir laché l'affaire de Ron. Une bonne chose, ou peut-être ne voulait-elle simplement pas savoir les détails.

"Harry Majes" se présenta Harry en souriant. "Je suis le nouveau professeur de défense contre les forces du mal à Poudlard.'

Les yeux d'Hermione se plissèrent.

"Vous semblez bien jeune pour être professeur." observa-t-elle.

"Vous semblez bien jeune pour travailler au ministère" répliqua instantanément Harry au tac-au-tac.

Le sorcier qui accompagnait Hermione s'avança d'un pas en direction de Harry mais la main de la jeune femme le stoppa net.

"Laissez Henry. Je suis Langue de Plomb en formation" expliqua simplement Hermione. "Et cela ne devrait pas vous étonner si vous savez déjà que je suis la sorcière la plus intelligente de la génération."

Ah, Hermione Granger de ce monde manquerait-elle d'humilité ? Peut-être voulait-elle simplement l'impressionner, une tactique qu'Harry savait utiliser de temps à autres. Il savait néanmoins qu'Hermione travaillait au ministère de la magie, chose qui le tracassait particulierement. Voldemort aimait bien infiltrer les hautes strates de la société.

"Je ne vais pas vous embêter plus longtemps, miss Granger. Si un jour vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à me contacter."

Hermione cligna des yeux devant le ton confiant qu'employait le professeur.
Harry ne devait pas trop en faire pour ne pas attirer l'attention sur lui. Il se devait néanmoins de donner des informations à son ancienne amie s'il voulait la proteger un maximum.
Il se tourna dans la direction opposé et, sentant le regard toujours dans sa direction, se permit de rajouter une dernière phrase.

" Savez vous que le Phénix renait toujours de ses cendres ? Un animal fascinant n'est-ce pas ?"

Il vit la bouche d'Hermione s'ouvrir pour répondre, mais il s'éloignait déjà de plusieurs pas. Ne voulant pas pousser la discussion plus loin, il tourna au croisement suivant et transplana à Pré-Au-Lard dans la foulée.

En atterissant sur les pavés glacés par le vent automnal il repensa à ce qu'il venait de dire. Il en avait eu l'idée quelques heures auparavent. Dans ce monde qui n'avait pas connu la guerre, il fallait faire en sorte que des personnes soient la pour le défendre. "Des personnes". Il était pour le moment seul et n'était pas sûr de pouvoir trouver quelqu'un qui accepterait de le suivre dans cette folle aventure macabre. Mais soit, la situation était ce qu'elle était et il avait finit par l'accepter. Il était aujourd'hui le seul et unique membre du nouvel ordre du Phénix.

Il traversa les grilles parc de Poulard quelques minutes plus tard, passa devant la cabane fumante d'Hagrid et rejoignit les marches du chateau. Quelques élèves téméraires étaient encore dehors malgré la morsure du froid qui commençait à pointer le bout de son museaux.

La grande salle, presque vide en cet après-midi de cours, semblait plongée dans une lente léthargie. Harry, qui n'avait pas de cours à donner aujourd'hui et qui en avait profité pour aller passer commande à l'allée des embrumes, voulait rapidemment rejoindre ses appartements pour continuer ses recherches. C'était sans compter la voix froide qui l'interpella.

"Majes, on ne vous croise plus en ce moment."

Harry se tourna en direction de la voix. Le corps massive du maître des potions se dressait à quelques mètres de là, une main lissant sa barbichette grisonnante.

"Professeur Bermatus," salua Harry sans un sourire. "En effet, je suis occupé pour le moment".

Bermatus grogna en s'approchant. Il avait toujours l'air d'avoir bu lorsqu'il marchait. C'était la première impression que le professeur avait fait à Harry, celle d'un ivrogne tentant de se contrôler. Pourtant, il ne l'avait pas vu boire un verre depuis la rentrée et aucune odeur d'alcool ne l'accompagnait.

"Vous tombez bien," poursuivit-il en passant à coté de lui. "Je crois savoir que Dumbledore vous cherche, si votre emploi du temps vous le permet..."

"J'irais le voir dans l'après-midi," coupa Harry sans attendre que le professeur ne termine sa phrase. Il savait qu'une partie du corps professorale ne le considerait pas comme leur égale et qu'il était plutôt mal vu. Bermatus semblait avoir choisit son camp depuis un bout de temps.

Le professeur de potion hocha de la tête et poursuivit sa route sans un regard.

Harry se dirigea vers le bureau directoral immédiatement. Si Dumbledore voulait le voir, autant y aller au plus vite. Il monta dans la tour Est où se trouvait la célèbre statue gargouille. À peine eut-il mit un pas dans le couloir que la statue pivota sur elle même pour liberer l'entrée ; preuve que le sorcier était attendu.

Il grimpa l'escalier en colimaçon et toqua à la porte. Quelques décibelles de la voix étouffée du directeur arriva à lui parvenir.

"Ah, professeur Majes" dit le directeur lorsqu'Harry referma la porte derrière lui. "Tout va bien pour vous ?"

Une question anodine qui sonna pourtant lourd de sens aux oreilles d'Harry. Comment dire... Le mage noir le plus puissant de tout les temps venait de débarquer dans ce monde pour le détruire, et ce, par sa faute. Pouvait-il vraiment dire ça ?

Voyant l'hésita d'Harry, Dumbledore sourit et lui tendit une petit coupole.

"Un bonbon au citron ?"

Harry amorça un geste de refus qu'il transforma sans trop savoir pourquoi en un signe d'aquiescement. Il attrapa la sucrerie ovale à l'engouffra dans sa bouche. Le directeur fit de même.

"Mmh, je trouve que le citron éveil nos sens et nous promet une discussion vivante, vous ne trouvez pas ?"

il était vrai que l'acidité du citron donna à Harry un petit coup de fouet et une energie qui ne se refusait pas.

"j'ai cru comprendre que vous me cherchiez ?" demanda Harry en éludant la précedente question.

Dumbledore rangea la plume qu'il tenait en main et croisa ses doigts devant lui.

"Oh oui.. en faite, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais un match élève-professeur va être organisé."

"Un match ?" demanda Harry, le regard interrogateur.

"Oui, un match de Quidditch" confirma le directeur, les yeux pétillants de malice.

Harry n'était pas au courant. Il était vrai, aussi, qu'il n'était sorti de ses bureaux les deux derniers jours seulement pour donner ses cours.

"En quoi cela me concerne t-il ?" Non pas que l'envie de jouer au Quidditch ne le démangeait pas, mais ce n'était pas vraiment le moment.

Le directeur gratta sa barbe avant de pousser un papier vers Harry.

"Oh, trois fois rien... Vous êtes nommé capitaine de l'équipe professoral."

Harry allait ouvrir la bouche pour refuser immédiatement, mais le directeur ne lui laissa pas le temps de prendre la parole.

"Avant de me donner votre avis, sachez que j'ai moi même proposé votre candidature. Après tout, vous êtes jeune et je ne doute pas de vos compétences sportives."

Le jeune professeur ferma la bouche et laissa Dumbledore parler.

"Aussi, vous n'êtes pas sans savoir que votre... réputation, semble poser quelques problèmes mineurs au sein de l'école. Ainsi, ayant une parfaite confiance en vous, je souhaiterais résoudre ce léger contre temps au plus vite." Le directeur termina sa phrase en piochant un nouveau bonbon au citron.

Harry réflechissait le plus vit le possible. Pourquoi Dumbledre voulait-il qu'il soit le captaine de l'équipe ? Il est vrai que cela permettrait aux professeurs de mieux le connaître et de...

"Je pense que vous avez l'âme d'un Capitaine, professeur Majes. J'ai bien peur qu'un leader charismatique soit necessaire si nous ne voulons pas que nos chèrs professeurs ne se fassent ridiculiser par des enfants qui n'attendent que ça..."

Un leader. Pourquoi ce mot sonnait-il si étrange aux oreilles d'Harry. Le contexte était si déplacé, être leader dans une équipe de Quidditch alors que Voldemort l'attendait au tournant. Il voyait pourtant l'interêt primordiale de cette situation, faire en sorte que les professeurs lui fassent confiance, c'était justement une occasion qu'il recherchait. L'occasion de se faire des alliés.
Il croisa le regard du directeur, ses yeux pétillaient de malices.

"J'accepte, je serais capitaine de l'équipe de Quidditch !"

Il esperait simplement ne pas regretter ses paroles.

Dumbledore sourit.

"Je suis ravi de l'apprendre, professeur Majes."


Ginny bailla en s'installant ce matin là à sa table de cours. Elle avait passer la soirée à suivre Jim qui s'occupait de sa promotion en vu de l'élection du capitaine de l'équipe inter-maison. Passer voir le maximum d'élèves, toutes maisons confondu, pendant que Jim expliquait qu'elle avait les meilleurs performances sportives des quatres capitaine et vantait ses mérites à tout bout de champs. Elle n'était pas habituée à tant d'attention et n'appréciée guère devoir faire la star.
Bref, ils ne s'étaient pas couché tôt.

Le professeur Majes arriva légerement en retard ce matin-ci. Il salua les élèves en s'installant devant son pupitre et Ginny ne put s'empêcher de remarquer les longues cernes autour de ses yeux. En voilà un autre qui n'avait pas beaucoup dormi.

A la droite de la rouquine, Jim était completement avachi sur sa table au point que Jessica n'arrêtait pas de lui donner de petites tapes pour le reveiller.

"Bonjour, nous allons reprendre le chapitre sur les sort de contre attaques." entâma Harry, la voix legerement enroué comme s'il sortait d'un sommeil trop court.

Ginny soupira en se rappellant l'intitulé du cours qui était particulierement difficile à maitriser. Elle sortit son livres pour l'ouvrir à la pages des sortilège défensif.

"Professeur," appela une élèves de Serpentard assise au dernier rang "Est-ce bien vrai que c'est vous le capitaine de l'équipe des professeurs ?"

Ginny releva la tête immédiatement. Sans comprendre pourquoi, son coeur se réchauffa et s'accelera sans qu'elle puisse le controler. Le sourire gêné du professeur semblait donner une réponse plus que clair.

Elle sourit et se sentit étrangement bien.

Ce match l'excitait de plus en plus et, pour la première fois depuis l'annonce, elle esperait que ce soit elle, la capitaine de l'équipe inter-maison.


Chapitre 11 fin ! A très bientôt pour le chapitre 12 "Le trio d'or"