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Les
personnages et les lieux de cette histoire appartiennent à l'anime
Vision d'Escaflowne à part ceux que j'aurais crées.
Chapitre 11, Une nouvelle identité…
Trois mois plus tôt, au château de Fanélia.
Hitomi venait de rentrer dans sa chambre, elle ne voulait surtout pas se retrouver seule avec Van. Il fallait qu'elle parte vite, elle avait promis à Merle de revenir, mais dans cinq mois Van serait surement marié et alors tout sera plus simple. Elle se rappela ses longues tentatives pour venir sur Gaïa. Et si je n'y arrivais pas ? pensa-elle, ça à été tellement dur pour venir, si je n'arrivais pas à repartir ? Il fallait quand même qu'elle essaye. Mais pouvait-elle partir comme ça ? Comme une voleuse sans leur dire au revoir ? Elle n'en avait pas envi, mais elle ne voulait pas qu'ils la retiennent. Elle décida donc d'écrire un mot : Je rentre chez moi, je suis désolée je n'ai jamais été très douée pour les adieux. Merci pour tout.
C'était court mais explicite. Elle déposa le morceau de papier sur le lit, se plaça au milieu de la pièce et s'apprêta à se concentrer pour rentrer chez elle quand elle senti une présence dans la pièce.
- Mais qu'est-ce que c'est ? Il y a quelqu'un ?
Pas de réponse. Elle se dit qu'elle avait surement rêvé quand elle ressenti une violente douleur à l'arrière de la tête, la douleur la fit s'évanouir sur le coup.
Quant Hitomi ouvrit les yeux, il faisait jour. Elle était allongée sur une surface dure et se rendis vite compte que ses mains et ses pied étaient attachés par une corde. Sa tête lui faisait horriblement mal mais elle ne sentait pas d'autres blessures. Elle vit qu'elle était allongée sur le sol d'une petite pièce mais pour le moment elle était seule. Elle analysa la situation, elle se doutait qu'elle avait du être enlevée et qu'elle était en route ou bien arrivée à une destination inconnue. Il ne servait à rien de crier ou d'appeler à l'aide, si quelqu'un était venu la secourir à l'heure qu'il est elle ne serait plus ligotée. Elle reprit confiance en pensant que ses amis viendraient l'aider en découvrant sa disparition, mais tout à coup elle repensa au mot qu'elle avait écrit et laissé dans sa chambre. Oh non, pensa-elle ils ne viendront pas, ils vont croire que je suis repartie sur Terre ! Il allait falloir qu'elle se débrouille toute seule cette fois ci, personne ne viendrais la secourir. Elle échafaudait des plans pour s'enfuir quant un homme entra dans la pièce.
- Tiens ! Notre belle demoiselle est réveillée !
- Qui êtes-vous ? Et que me voulez vous ?
- Qui je suis ne te regarde pas. Mais lève toi, nous sommes arrivés. Il y a quelqu'un qui attend impatiemment ta venue.
L'homme pris Hitomi par le bras et la força à se lever, il coupa les liens qui lui entravaient les pieds mais laissa ses mains attachées. Il la tenait fermement par le bras, ne laissant aucune chance à la jeune fille de s'enfuir.
En sortant de la pièce ou elle était enfermée, Hitomi se rendit compte qu'elle était sur le pont principal d'un navire flottant. L'homme la fit descendre du vaisseau, ils longèrent une allée et elle se retrouva devant une immense bâtisse qu'elle pensa être un château, mais elle ne l'avait jamais vu, elle devait se trouver dans un pays où elle n'avait jamais mis les pieds. L'homme la fit entrer dans le château, ils marchèrent quelques temps dans des couloirs sinistres quand ils arrivèrent devant deux immenses portes. L'homme s'adressa à un garde placé devant la porte.
- Va dire à notre roi que je lui amène la fille de la lune des illusions.
Le garde rentra dans la pièce par une porte dérobée et ils attendirent son retour. Je suis donc bien dans un château pensa Hitomi, mais dans quel pays ?
Le garde revint bien vite et leurs fit signe d'entrer et les deux grandes portes s'ouvrirent sur une immense salle toute en longueur, à droite et à gauche de la salle s'étalaient d'imposant piliers de marbre séparés les uns des autres d'environs deux mètres, et aux pieds de chaque piliers se tenaient un homme armé. L'homme qui accompagnait Hitomi la força à avancer le long de la salle pour se retrouver devant un homme assis sur un trône sculpté dans de l'or. Ce doit être le roi pensa la jeune fille. Elle l'observa, il était grand et avait de larges épaules, il avait des cheveux bruns coupé cout et un visage dur et carré. L'homme qui tenait Hitomi par le bras lui donna un coup derrière les genoux la faisant tomber sur le sol.
- Agenouille-toi devant ton roi femme !
- Laisse la, Perkis. Dit doucement le roi.
L'homme qui se nommait Perkis s'inclina devant le roi et se recula vers le mur laissant Hitomi seule au milieu de la pièce. Elle se releva immédiatement et toisa le roi d'un regard sombre.
Le roi pris la parole :
- Ho ! Comme tu as l'air effrayante avec ce regard la !
- Qui êtes vous et que me voulez vous ? S'exclama Hitomi.
- Je ne me suis pas présenté ? Je me nomme Tarad Mharra, et je suis le roi du pays ou tu te trouve actuellement, le royaume de Mharr.
- Que me voulez vous et pourquoi m'avez-vous enlevée ?
- Toi personnellement tu ne m'intéresse pas, même si tu va grandement me servir.
- Comment ça ?
- Et bien grâce à toi, je vais anéantir le royaume de Fanélia et par la même occasion tuer le roi Van Fanel !
- Quoi ?
- Oui, grâce à toi je vais enfin avoir ma victoire sur ce chien de Fanel !
- Pourquoi voulez-vous du mal à Van ?
- Voyez-vous ça ! Comme c'est mignon elle l'appelle par son prénom !
- …
- Je vais te raconter une histoire jeune fille, il y a bien longtemps, au commencement de Gaïa, lorsque les hommes commençaient à se répartir les différents royaumes de Gaïa, mon ancêtre et celui de la famille Fanel se disputèrent le royaume qui est maintenant devenu Fanélia. Ne trouvant aucun accord ils décidèrent de se battre et le vainqueur hériterait du royaume convoité. Mais l'ancêtre des Fanel fit usage de fourberie et de traitrise et gagna le duel en dehors des règles du combat. Il hérita donc du royaume qu'il nomma Fanélia. Mon ancêtre fut exilé sur ces terres et y bâtit un royaume qu'il nomma Mharr. Malheureusement on dit que cette terre est maudite des dieux, ont dit que Fanélia est protégée par les dragons, et bien c'est tout le contraire à Mharr, les dragons n'ont de cesse de nous attaquer, nos terres ne sont pas fertiles, et les maladies sont toujours présente dans mon peuple. La seule chose que nous avons pour survire ce sont nos mines d'or. Depuis des générations, nous les souverains de Mharr maudissons les Fanel, nous attendons tapis dans l'ombre le moment ou nous pourront leur porter le coup de grâce et ainsi récupérer notre bien, ce royaume que l'on appelle Fanélia. Bien sur, avec les nouvelles alliances je sais bien que je ne pourrais jamais récupérer Fanélia, mais maintenant mon heure est venue, j'anéantirais le dernier descendant de la famille royale, Van Fanel, et je détruirais aussi son royaume ! Et tout ça grâce à toi !
- Grace à moi ? Mais comment ?
- Oh, mais je ne vais pas tout te dire jeune fille, mais sache que c'est toi qui va réaliser mon plan.
- Si vous espérez attirer Van ici grâce à moi, vous vous trompez, il ne sait pas que je suis là.
- Mais je sais bien qu'il ne va pas venir, c'est moi qui vais l'inviter dans quelques lunes. Et sais-tu pourquoi je vais l'inviter ? Et bien c'est parce que toi et moi allons nous fiancer !
- Jamais je n'accepterais de vous épouser !
- Oh que si tu va accepter, et de bonne grâce, parce que tu ne te souviendras pas de qui tu es !
- Quoi ?
- Il y a une chose que quasiment personne ne sait, c'est que durant la guerre contre les Zaïbacher mon royaume finançait ces derniers, et que les expériences des sorciers se déroulaient la plupart du temps ici. J'ai accepté de les aider en échange d'avoir un droit de regard sur toutes ces expériences, et à la fin de la guerre, j'ai gardé les machines qu'ils utilisaient.
- Quoi ? Ne me dites pas que vous voulez reconstruire la sphère du bonheur absolu !
- Ah ! Non, je n'ai que faire de l'idéal de ce fou de Dornkirk, cela ne m'intéresse pas, mais les machines qu'ils utilisaient pour changer les hommes, pour leurs faire oublier tout souvenirs, ça ca m'intéresse !
- Non ! Je ne vous laisserais pas faire !
- Tu n'as pas le choix ma jolie. Maintenant cela suffit. Perkis ! Emmène la dans sa chambre, nous commenceront notre travail sur elle demain.
Le dénommé Perkis attrapa Hitomi par le bras et la mena à travers les couloirs du château. Arrivés devant une porte, il coupa les liens qui lui entravaient les mains, ouvris la porte et la poussa brutalement dans la chambre. Hitomi atterri sur le sol et entendit que l'on fermait la porte à clef. Elle se releva et observa la pièce où elle se trouvait, c'était une pièce petite mais propre, il y avait un lit, une table, une petite bassine remplie d'eau et quelques vêtement posés sur une chaise. Il y avait également une fenêtre mais celle-ci était fermée par des barreaux. Hitomi n'avait aucune chance de s'enfuir. Elle pensa tout à coup à une colonne de lumière, elle avait déjà réussi à en créer une, il fallait qu'elle réussisse à en créer une nouvelle afin de pouvoir partir. Elle s'assit sur le lit et commença à se concentrer quant elle entendit que quelqu'un ouvrait la porte. Elle se releva brusquement et vit Perkis entrer dans la pièce. Il se dirigeât vers elle, la plaqua contre le mur et lui enfonça une aiguille dans la cuisse puis la relâcha et s'en alla. Hitomi attendit qu'il ferme la porte à clef et s'éloigne puis releva sa robe pour regarder l'endroit où il l'avait piquée, elle ne vit qu'une toute petite marque. Elle senti tout à coup sa tête tourner et se senti lasse, elle tituba vers son lit. Il a du m'injecter un somnifère, ils craignent que je n'essaye de m'enfuir, pensa-t-elle avant de s'écrouler sur son lit.
Quant Hitomi ouvrit les yeux, elle se trouvait assise sur une chaise en bois, dans une pièce sombre replie de machines toutes plus étranges les unes que les autres. Ses bras et ses jambes étaient attachés à la chaise par des sangles. Elle émergeait à peine de son sommeil forcé quant deux homme entrèrent dans la pièce.
- Tiens tiens tiens, elle est réveillée.
- Ah enfin, nous allons pouvoir commencer !
- Qui êtes-vous ? Les interrompis Hitomi. Que me voulez vous ?
- Hum, elle m'a l'air coriace.
- Tant mieux, j'adore les défis, ça n'en sera que plus amusant.
Hitomi tentait de se défaire de ses liens, elle commençait à paniquer. L'un des deux hommes s'avança vers elle.
- Du calme jeune fille, ça ne sert à rien de gigoter comme ça, tu n'arrivera pas à partir, tu n'arriveras qu'a te faire du mal. Nous allons passer un bon bout de temps ensembles alors il vaut mieux pour toi que tu sois coopérative.
- Qu'allez-vous me faire ?
L'homme se releva et se retourna vers son acolyte.
- Tu crois qu'on peut lui dire ?
- Oui, de toute façon quant nous aurons fini, elle ne se souviendra plus de rien !
- Oui, tu as raison.
L'homme revient vers Hitomi.
- Tu veux savoir ce qu'il va t'arriver ? Nous allons te donner une nouvelle vie.
- Que voulez vous dire ?
- Et bien nous allons effacer tout tes souvenirs et faire de toi une nouvelle femme.
- Non, vous ne pouvez pas ! Je ne vous laisserais pas faire !
- Oh que si nous pouvons mais toi par contre, tu n'y peux rien, c'est comme ça.
- Non ! Hurla Hitomi. Au secours ! A moi !
L'homme la gifla brutalement.
- Tait toi petite idiote !
Hitomi cessa de crier sous le coup de la douleur et de la surprise. Elle observa les deux hommes qui discutaient sans qu'elle puisse entendre leurs paroles. Ils s'approchèrent d'elle et lui placèrent sur la tête une sorte de casque relié à une machine par plusieurs câbles. Ils lui placèrent également une perfusion dans le bras. Hitomi tentait de se débattre mais les sangles qui l'entravaient lui interdisaient tout mouvement. Elle vit avec horreur un liquide jaunâtre descendre dans la perfusion puis entrer dans son corps. Au bout de quelques minutes ses muscles se relâchèrent, elle se détendit et son esprit se mit à vagabonder, elle était toujours consciente mais dans un état second. Les deux hommes commencèrent à lui poser des questions, comment elle s'appelait, d'où elle venait, sa date de naissance, les prénoms de ses parents… Hitomi ne voulait pas leur répondre mais finit malgré elle par répondre docilement à toutes leurs questions. Ils passèrent la journée à lui poser sans cesse les mêmes questions, ils lui montraient des portraits, des tableaux, des gravures, lui lisaient des passages de livres puis lui reposaient encore et encore les mêmes questions.
Au bout de plusieurs heures, ils lui enlevèrent le casque et la perfusion. C'est à ce moment la que le roi Mharra entra dans la pièce. Ils commencèrent à parler ensembles, Hitomi les entendait, mais encore sous les effets du produit, elle ne prêta aucune attention à leur conversation.
- Alors, comment cela se passe-t-il ?
- Très bien majesté, mais elle est forte. Son esprit est beaucoup plus puissant que ceux de nos précédents cobayes.
- Allez-vous y arriver ?
- Oui majesté, elle est forte mais nous sommes plus forts qu'elle.
- Parfait, continuez comme ça, je vous laisse carte blanche. Brisez-la !
- Il sera fait selon votre bon vouloir majesté.
Les trois hommes sortirent de la pièce laissant Hitomi seule. Elle commençait à peine à se ressaisir quant Perkis entra. Il la détacha et la conduisit dans sa chambre. Une fois la porte fermée à clef, Hitomi se rendit compte qu'un plateau avec un repas avait été posé sur la table. Elle hésita à manger, de peur que la nourriture soit empoisonnée, mais en y pensant, le roi Mharra avait besoin d'elle, il ne voulait pas la tuer, pas tout de suite en tout cas. Elle regarda le ciel emplis d'étoiles, si elle avait bien calculé, cela faisait deux jours qu'elle n'avait rien avalé. La faim l'emporta sur la raison et elle dévora le contenu du plateau. Une fois son repas terminé, elle se senti de nouveau extrêmement fatiguée, elle avait du mal à garder les yeux ouverts. Un somnifère avait du être caché dans la nourriture ! Hitomi se rendit difficilement jusqu'à son lit et s'endormi immédiatement.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux le lendemain, elle se trouvait de nouveau attachée dans la pièce sombre, les deux hommes se dirigèrent vers elle et recommencèrent les mêmes procédés que la veille.
Lorsqu'on la ramena à sa chambre le soir même, un nouveau plateau avec un repas était posé sur la table, mais elle n'y toucha pas, sachant qu'il était drogué. Encore sous le coup des substances qu'on lui avait administré durant la journée, elle se dirigeât vers la bassine, fit un brin de toilette, se changeât et se mis au centre de la pièce afin de tenter de créer une colonne de lumière. Durant une bonne partie de la nuit, Hitomi se concentra afin de faire apparaitre une colonne de lumière, en vain. Elle finit par s'endormir, épuisée, à même le sol.
Les jours passaient et se ressemblaient, la journée Hitomi était enfermée dans la pièce sombre où elle subissait les expériences des deux hommes. Le soir elle ne mangeait qu'un jour sur deux, et un jour sur deux elle passait la nuit à essayer de créer une colonne de lumière. Mais plus le temps passait, moins elle essayait et ses tentatives se faisaient de moins en moins assidues, elle abandonnait de plus en plus vite et à la fin, elle n'essayait même plus. Quant on la ramenait dans sa chambre, elle faisait sa toilette, se changeait et mangeait la nourriture déposée à son attention, puis elle s'endormait sous le coup des somnifères.
Petit à petit, sans s'en rendre compte, Hitomi perdait ses souvenirs. Cela avait commencé par son plus ancien souvenir, une visite au zoo en compagnie de ses parents et de sa grand-mère. Puis elle avait oublié la naissance de son frère, sa première rencontre avec Yukari et Amano, le décès de sa grand-mère, son premier jour au lycée, son arrivée sur Gaïa, le baiser échangé avec Allen, la fin de la guerre, la mort de sa famille, les fiançailles de Van… Et à un moment elle avait commencé à oublier les personnes qui étaient chers à son cœur, ses parents, son petit frère, ses amis de Terre et de Gaïa. Il ne restait plus qu'une personne. Van. Van, son bel ange. Au bout de quelques jours elle ne se rappela plus son prénom, ni qui il était pour elle, mais son visage hantait ses rêves, et quant elle fermait les yeux elle le voyait entouré de magnifiques plumes blanches.
Puis ce souvenir s'envola aussi de sa mémoire.
Un matin, Hitomi était assise sur la chaise en bois, dans la pièce sombre. Ses bras et ses jambes n'étaient plus attachés, une aiguille était plantée dans son bras et un liquide bleu s'écoulait et rentrait dans ses veines. Elle ne faisait aucun mouvements pour l'enlever, elle était assise, les yeux dans le vague.
Le roi Mharra entra dans la pièce.
- Vous m'avez fait demander ?
- Oui majesté, c'est fini, nous lui avons enlevé tout ses souvenirs.
- Vous en êtes sûrs ? Elle ne joue pas la comédie ?
- Non majesté, notre travail est fini. Elle sait toujours parler, elle connait toujours les gestes de la vie courante et sait prendre soin d'elle, mais en ce qui concerne sa mémoire des évènements de sa vie, elle est comme un enfant qui viens de naître. Nous lui avons placé une perfusion qui lui inocule un produit qui va vous aider à lui créer de nouveaux souvenirs.
- Parfait ! Maintenant laissez moi, je m'occupe du reste.
- A vos ordres majesté.
Les deux hommes sortirent et laissèrent le roi seul avec Hitomi. Il l'observa un moment puis pris une chaise et se plaça en face d'elle.
- Bonjour jeune fille.
- Bonjour.
- Comment t'appelles-tu ?
- Je ne sais pas monsieur.
- Tu va m'écouter bien attentivement, d'accord ?
- Oui.
- Tu te nommes Kaïna Otara.
- Oui
- Comment t'appelles-tu ?
- Kaïna Otara.
- Bien. Tu es née dans le royaume de Mharr, tes parents étaient des domestiques qui travaillaient au château, et de ce fait, tu y passais tout ton temps libre. L'année de tes 10 ans, un jour où tu jouais seule dans la cours du château réservée aux domestiques, une bande de gamins s'en est prise à toi. M'apercevant de cela, je suis venu te secourir et nous sommes immédiatement devenus de très bons amis. Je t'aie prise sous mon aile…
- Des ailes…
- Quoi ? Non ! Je t'aie prise sous mon aile et nous passions le plus clair de notre temps ensembles…
Ainsi, le roi Mharra passa la journée à inventer une nouvelle vie à Hitomi. Il peaufina le récit de ces faux souvenirs s'arrêtant sans cesse pour faire répéter ses phrases à la jeune fille. Il lui créa ainsi de nouveaux souvenirs, une jeunesse passée ensemble, un amour naissant…
En fin de soirée, une fois qu'il eu fait répété une dernière fois son histoire à Hitomi, il lui donna à avaler une dernière pilule de somnifère et la fit porter dans sa nouvelle chambre.
Le lendemain matin, Kaïna Otara se réveilla dans un grand lit. Une journée magnifique s'annonçait. La jeune fille était heureuse car dans une semaine, on allait annoncer officiellement ses fiançailles avec Tarad Mharra, l'homme de sa vie.
Hitomi Kanzaki avait disparu à jamais.
