Chapitre III

Tobi…

Son visage… le seul mot qui vous vient à l'esprit pour le décrire… orange? Celui-ci est percé du côté droit à l'endroit où il y aurait dû avoir un œil et de cet orifice partent plusieurs lignes bombées formant une grande spirale. En regardant plus attentivement cet étrange visage, vous remarquez un œil au milieu de ce trou. Un œil rouge sang où trois pupilles en forme de virgule en entourent une quatrième. À la vue de cette pupille, vous sentez comme une mollesse au niveau des genoux, puis le paysage se met à tourner étrangement autour de vous. Les arbres perdent leurs feuilles qui deviennent des corbeaux s'envolant avant de toucher terre. L'air se fait pesant, Païn semble flou et même flageolant. Vous essayer de garder votre équilibre, mais tout tourbillonne et votre tête vous fait souffrir le martyr.

-Mon nom est Tobi, fit le mystérieux personnage qui étrangement n'oscillait pas comme tout le reste. Écoute ce que j'ai à te dire, je suis plus puissant que toi et ce, de beaucoup. Alors ne fait aucune action que je jugerais comme offensive. Compris?

Vous essayer de lui répondre que vous avez parfaitement compris, mais les mouvements de votre environnement vous donne la nausée. Avec un haut le corps, vous vous affalez sur le sentier de terre et sans pouvoir vous en empêcher, vous rendez tout ce que vous aviez consommé comme dernier repas. Vous vous sentez humiliez. Un sentiment de haine envers ce Tobi naît en vous, car en plus d'être plus fort que vous, il vous humiliait. Ce qu'il avait à dire allait devoir être important, sinon il serait le prochain sur votre liste, tout de suite après cet Orochimaru.

-Hmmm, faites-vous avec une note de mauvaise humeur.

-Bien.

Vous l'entendez murmurer quelques mots inintelligibles puis tout d'un coup, les arbres retrouvent leurs feuilles perdues et le paysage redevient comme avant l'arrivé de l'homme au masque. À votre surprise, vous êtes debout aux côtés de Païn, dans la même position, les bras devant vous, montrant l'intention que vous aviez eue d'écarter le dirigeant de l'Akatsuki. Aussi soudainement que le retour à la normale de votre entourage, une horrible migraine ainsi qu'une irrépressible envie de vomir vous assaillent. Une nouvelle fois, vous dégobillez votre précédent repas, mais cette fois, vous avez la certitude que tout est réel. Du revers de votre main, vous vous essuyez la bouche avant de fixer votre regard haineux sur Tobi.

-C'était un Genjutsu, expliqua-t-il calmement. Je t'y ai plongé au moment où tu as regardé mon Sharingan. C'était une simple mesure de précaution. Désolé, mais j'ai bien vu ta réaction, dès l'instant où je suis arrivé, tu m'as considéré comme un ennemi. Ça me fend le cœur que c'est cette impression que je t'ai faite. Me pardonneras-tu?

Vous restez bouche bée, son humeur avait changé du tout au tout. L'instant d'avant il dégageait une aura meurtrière et l'instant d'après il vous faisait l'impression d'un enfant de trois ans prit en faute. Vous haussez les sourcils.

-Euh, Tobi fait partie de l'Akatsuki comme tu as dû le remarquer, fit Païn en désignant le manteau noir de celui-ci orné de nuages rouges.

-Et ça voudrait dire qu'il faudrait que je travaille avec un… une… euh, faites-vous, hésitante.

-Je m'appelle Tobi, je suis un gentil garçon, très gentil, tu vas voir nous allons devenir amis tous les deux!

Vous le dévisagez avec surprise et consternation sautiller sur un pied puis sur l'autre, tapant des mains.

« Il est bipolaire ou quoi?! » Vous dites-vous en votre for intérieur.

-Bon, Tobi, ça va, fit Païn embarrassé. Mais j'aimerais bien savoir ce que tu es venu faire ici?

-Oh! Chef Païn (vous ressentiez le C majuscule dans sa voix) Je ne voulais pas vous offenser, c'est juste que j'ai eu quelques informations concernant Orochimaru. Selon mes sources, cet espèce de vieux vicieux serait en route en ce moment même afin de retrouver la jeune demoiselle que voici.

-Je vois… répondit Païn d'un air songeur. Merci pour le coup de main, mais je crois que j'ai déjà réussi à convaincre cette jeune fille de joindre notre organisation. Et comme je le lui avais demandé, continua-t-il en se tournant vers vous, est-ce que tu serais intéressée à t'enrôler dans l'Akatsuki?

Il y a quelques instants à peine vous auriez répondu oui sans hésiter, mais suite à votre rencontre avec ce Tobi, vous doutez un peu. Et si cette organisation ne recrutait que des… bizarroïdes dans son genre? Le regard de Païn se fait insistant, puis vous décidez de donner une chance à l'Akatsuki, de toutes façons, qu'est-ce que vous avez à y perdre?

-Je serais heureuse d'adhérer à votre organisation et encore plus lorsque j'aurai pu venger mes parents!

-Hourra! S'exclama Tobi. Une nouvelle recrue! Une nouvelle recrue! On va être copains elle et moi, oui les meilleurs amis du monde!

-_-'

Cette expression fut votre seule réaction…

-Hrmm… fit Païn en se raclant la gorge, et si nous nous mettions en route?

Il désigna la route d'un geste de la main. Vous acquiescez et vous mettez en route vers la direction indiquer et Païn vous emboîte le pas aussitôt. À votre plus grande consternation, vous dévisagez Tobi qui se met à gambader joyeusement autour de vous deux. Vous allez devoir être très patiente avec cet énergumène…

Au bout de quelques heures de marche, vous arrivez en vu d'un mont rocheux assez imposant, au pied duquel pousse une forêt qui s'étend à perte de vue. Plus loin sur la gauche, vous apercevez un village entouré de grandes murales. Vous froncez les sourcils, tentant de vous rappeler les leçons de géographie de vos parents. Vous devançant, Païn vous dit simplement :

- Depuis quelques minutes nous sommes sur les terres du pays du feu, c'est donc le village caché des feuilles.

-Konoha, murmurez-vous.

Vos parents vous avaient souvent parlé de ce village. Ils vous avaient appris à le respecter, car, disaient-ils, ce village avait abrité de nombreux héros et ils vous avaient parlé de l'un d'entre eux en particulier. Vous disant qu'il avait appris tant de chose au Kazekage Gaara, le changeant pour le mieux. Il lui avait appris le véritable sens d'aimer et ce jeune ninja se prénommait Naruto. Vous aviez personnellement rencontré Gaara à sa nomination en tant que Kazekage et vous l'aviez tout de suite apprécié. Lorsque vos parents vous avaient appris que c'était grâce à Naruto qu'il était maintenant le chef du village, vous aviez immédiatement respecté et même admiré ce jeune adolescent. Regardant Konoha, vous éprouvez l'envi d'aller visiter ce village en espérant rencontrer ce Naruto, mais Païn vous tire de vos pensées en vous disant :

-Notre quartier général se trouve sous cette montagne que tu vois devant nous. Afin de n'éveiller aucun soupçon, nous allons traverser la forêt par le Sud, cette partie est moins fréquentée.

-Et pourquoi cela? Vous demandez lui.

-Tu le découvriras par toi même, répondit le dirigeant de l'Akatsuki avec un sourire.

Sceptique, vous hésitez à le suivre lorsqu'il vous fait signe de l'accompagner dans un petit sentier sinueux s'enfonçant dans les profondeurs de la forêt. Vous n'avez cependant pas vraiment le choix, car Tobi vous tire quasiment sur le petit chemin parsemé de pierres et troué de racines. Vous prenant la main, il se remet encore une fois à gambader. Vous soupirez en asseyant de vous dégager, mais sa poigne reste de fer et vous devez donc demeurer dans cette position assez gênante.

Plus vous vous avancez dans cette forêt, plus elle se fait sombre et plus vous sentez l'angoisse monter. Vous réfléchissez à ce que Païn vous avait dit et vous pensez de plus en plus à une trappe ou une surprise… assez désagréable. Quant à lui, Tobi vous tire inlassablement derrière lui en gambadant joyeusement. Vous êtes d'humeur assez grognonne et le fait que Tobi vous fait trébucher sans arrêt sur les racines glissantes du sentier ne l'améliore en rien.

Vous entendez au loin quelques bruits que vous ne parvenez pas à identifier. Mais ce qui vous frappe le plus, est le fait qu'aucun oiseau ne chante et que vous ne ressentez aucune présence animale. Vous devenez de plus en plus inquiète.

-Ce ne sera plus très long, chuchota Païn en se retournant vers vous, ralentissant Tobi à votre soulagement. Nous y serons dans quelques minutes.

Vous acquiescez d'un signe de tête. Plus vite vous seriez rendu, plus vite vous vous sentiriez mieux! Avec surprise, mais surtout soulagée, vous sentez Tobi lâcher votre main et voyez celui-ci se mettre à marcher normalement. Vous le suivez à une distance raisonnable et observez votre environnement. Les arbres poussent si près l'un de l'autre que la lumière du soleil ne peut filtrer qu'avec difficulté au travers de leurs branches. Vous remarquez alors que le petit sentier sur lequel vous vous étiez engagé semblait devenir de plus en plus étroit et qu'il était maintenant impossible d'y cheminer aux côtés d'une autre personne. Vous avez de plus en plus de difficulté à suivre Païn et Tobi, qui plus habitué que vous à voyager ici, vous distancent de plus en plus. Vous essayez d'accélérer, mais les racines glissantes vous font trébucher et vous ne parvenez pas à aller assez vite pour pouvoir rattraper Païn et Tobi. Le fait que Païn chuchotait tout à l'heure et que Tobi ne parlait plus vous avait mit sur vos gardes et c'est la seule raison qui vous empêche de leur crier de vous attendre lorsque vous les voyez disparaître dans une courbe. Ce seul petit moment d'inattention vous est fatal, votre pied droit se coince sous une racine et vous perdez pied, vous affalant sur le sentier. De la poussière plein le nez, vous jurez. Pourquoi ne vous attendent-ils pas au juste?! Vous fulminez.

Vous ouvrez la bouche avec l'intention de leur crier de revenir tout de suite pour vous guider lorsque vous entendez un craquement sur votre droite. Vous vous figez. Vous fermez les yeux en espérant très fort que se ne soit qu'une petite bête curieuse. Ouvrant les yeux, vous tournez lentement la tête vers la source du craquement. Votre regard se pose alors sur… un étrange oiseau blanc non loin de vous. Celui-ci vous regarde curieusement. Soulagé, vous entreprenez de vous relever et une fois sur vos deux jambes, vous attraper un kunaï dans l'étui sur votre jambe droite et le lancé vers l'oiseau, voulant le faire fuir. L'étrange animal blanc regarde l'arme se diriger vers lui, mais ne bouge pas. Et à votre plus grande surprise, vous entendez un cri venant du cœur de la forêt :

-Katsu!

À ces mots, l'oiseau produit une énorme explosion à quelques mètres de vous…

À suivre…