Crédits:
Les personnages et les lieux de cette histoire appartiennent à l'anime Vision d'Escaflowne à part ceux que j'aurais crées.
Chapitre 17, Menaces…
Hitomi se réveilla, elle n'ouvrit pas les yeux tout de suite mais elle sentait la lumière du jour effleurer son visage. Elle était toujours allongée sur le coté, en position fœtale dans la même position où elle s'était endormi durant la nuit. Elle se remémora les évènements de la nuit. Son réveil, la présence du roi de Fanélia à son chevet, comment elle lui avait pris le pendentif afin de savoir si c'était cet objet qui avait déclenché ses rêves, et puis le rêve qu'elle avait fait… Ce qu'elle avait vu lui semblait tellement réel ! Mais comment cela pouvait être elle ? Les personnes qu'elle avait vues l'avaient appelé Hitomi… Tout comme le roi de Fanélia et ses amis. Etait-il possible qu'ils aient raison ? Qu'elle soit une autre personne que Kaïna Otara ? Mais comment ? Comment cela était-il possible ? Elle avait tout ses souvenirs, son enfance au château de Mharr, sa rencontre avec Tarad, son amour grandissant pour lui… Etait-il possible que tout cela ne soit que des mensonges ?... Non ! Elle devait avoir confiance en Tarad, en son amour pour lui ! Ce devait être le roi de Fanélia qui lui mentait, qui essayait de la manipuler ! Il devait avoir de la haine contre le royaume de Mharr et il devait vouloir faire souffrir Tarad ! Il ne pouvait y avoir que cette explication, le roi de Fanélia et ses amis lui mentaient. C'était eux qui avait du créer par elle ne savait quelle technique les rêves qu'elle avait eus… Mais comment le roi de Fanélia avait-il pu savoir qu'elle lui prendrait le pendentif durant son sommeil ? Et pourquoi était-il si doux et si gentil avec elle ? Et puis elle sentait au fond d'elle qu'il n'y avait pas que des mensonges dans tout ce qu'elle avait vu, comme si une petite voix lui criait que c'était la réalité, que c'était sa vraie vie…
Elle poussa malgré elle un gémissement, elle ne savait plus quoi penser, elle se sentait tellement perdue. Son esprit voulait nier les rêves, mais son corps, ou son âme la forçait à les accepter. C'était comme si elle était deux personnes en une seule. Elle se sentait mal, comme si son cœur se déchirait et par moment elle se sentait étrangère dans son propre corps.
- Tu es réveillée ?
- Elle sursauta, elle pensait que le roi de Fanélia, dont elle avait reconnu la voix, était partit et elle n'avait pas remarqué qu'il était toujours présent dans sa chambre. Elle se releva et s'assit sur le lit.
- Oui…
- Tout va bien ? Tu as l'air bouleversée.
- Non, ça va, merci.
Elle observa le roi, il la regardait avec un air anxieux mais où dominait de la tendresse. Elle baissa un peu les yeux et remarqua que le pendentif était de nouveau autour de son cou. Se rendant compte qu'il avait deviné que c'était elle qui le lui avait subtilisé, elle baissa les yeux et rougit.
- Pourquoi l'as-tu pris ?
Il n'avait pas l'air en colère, au contraire sa voix était douce et bienveillante. Elle releva la tête, il lui souriait.
- Je suis désolée…
- Tu n'as pas à t'excuser, il est à toi. J'aurais juste préféré que tu ne le touche pas, vu l'effet que cela t'as fait la dernière fois.
Il avait l'air sincèrement inquiet. Elle ne voulait toujours pas lui dire ce qu'elle avait vu, ni lui montrer à quel point cela la troublait.
- Non, justement, ce n'est pas le pendentif qui m'a mise dans cet état.
- Comment ça ?
- Et bien, hier vous avez dit que vous pensiez que c'était le pendentif qui avait déclenché les drôles de rêves que j'ai fait.
- Oui.
- J'ai juste voulu vérifier. Toucher votre pendentif ne m'as rien fait.
- Tu es sure ?
- Oui.
Le silence s'installa, elle vit que le roi de Fanélia était pensif. Quant à elle, elle préférait ne plus songer à ce qu'elle avait vu en touchant le pendentif. Du moins pour le moment.
- Si tu le veux bien, je vais aller chercher Mirana, afin qu'elle t'examine. Pour être sur que tout va bien.
- Comme vous voudrez.
- Je vais aussi te faire porter à manger. Tu dois être affamée.
- Oui, c'est vrai. Mais je peux très bien descendre manger en bas.
- Ne m'en veux pas, mais je préfèrerais que tu reste là, au moins jusqu'à ce qu'on soit sur que tu aille bien. C'est plus prudent.
- Si vous le dites…
- Je reviens.
Van se leva et sortit de la chambre. Hitomi se leva également et se rendit dans la salle de bain. Elle s'observa dans le miroir et se trouva une mauvaise mine. Bien qu'elle se sente en pleine forme, le reflet que lui renvoyait le miroir lui disait tout le contraire. Elle décida de faire un brin de toilette avant de retourner s'assoir sur son lit. Quelques minutes plus tard, quelqu'un toqua à la porte.
- Entrez.
C'était la reine d'Astria. Elle tenait à la main une petite sacoche et s'approcha du lit en souriant.
- Bonjour ! Je suis contente que tu sois réveillée, comment te sens-tu ?
- Heu… Ca va.
- Tu es pâle, je vais t'examiner si tu veux bien.
- Si vous voulez.
Mirana examina Hitomi et ne trouvant rien d'anormal, elle sortit de la chambre. Sur le pas de la porte l'attendait Van.
- Alors ?
- Tout va bien, elle est encore physiquement fatiguée mais tout va bien. Je lui ai conseillé de rester encore alitée. Au moins jusqu'à demain.
- Alors elle est remise ? Elle ne risque rien ?
- Oui, elle ne risque plus rien.
- Et en ce qui concerne les analyses ?
- Le docteur m'apportera les résultats en fin de journée.
- D'accord.
- Van, tu devrais aller te reposer un peu. Hitomi va bien, il ne sert à rien de rester plus longtemps à son chevet.
- Oui, c'est ce que j'allais faire. Merle va me réveiller vers midi, je dois quand même m'occuper des affaires du royaume.
- Tu fais bien. Repose-toi bien.
- Merci.
Mirana s'en alla dans le couloir. Van hésita à entrer dans la chambre d'Hitomi. Il avait envi d'aller la voir, même s'il avait mal en pensant que la jeune fille ne le reconnaissait toujours pas. Il allait entrer quand il pensa à sa réaction, cela faisait plusieurs jours qu'il était à son chevet et elle le savait. Ce matin elle avait paru encore plus perdue que d'habitude, sa présence la gênait peut-être. La main sur la poigné de la porte il se ravisa et se dirigeât vers sa chambre où il s'écroula de fatigue sur le lit.
Quelques minutes plus tard, Merle qui tenait un plateau de nourriture frappa et entra dans la chambre d'Hitomi.
- Bonjour Hitomi !
Voyant la grimace de la jeune fille elle ajouta :
- Oui, bon. Bonjour Kaïna, si tu préfère.
- C'est mon nom.
- Si tu veux. Je t'apporte à manger.
- Merci.
- Je te laisse, si tu as besoin de quoi que ce soit il y a un garde devant la porte, demande lui.
- Pfff, encore des gardes…
- C'est comme ça, je n'y peux rien. A plus tard !
- Attend !
Merle qui avait commencé à partir se retourna, étonnée.
- Quoi ?
- Je voudrais te demander quelque chose…
- Oui, qu'y a-t'il ?
- Eh bien… Je voulais savoir quelle apparence tu avais quand tu étais plus jeune.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Euh… En fait… Je…
- Oui ?
- Euh… Il n'y a pas d'hommes ou de femmes chat au royaume de Mharr, tu es la première que je rencontre, je suis juste curieuse.
- Curieuse ?
- Oui.
- Si tu veux. Tu veux savoir à quoi nous ressemblons avant d'avoir fini notre croissance ?
- Oui.
- Et bien, en général…
- Non ! Pas en général, tant qu'a faire décris moi plutôt comment tu étais toi.
- Moi ?
- Oui.
- Si tu veux… Tout simplement j'étais plus petite, moins élancée, je portais toujours une sorte de robe faite en peau de bête. Toutes les jeunes filles de mon espèce portent ce genre de robe avant d'atteindre ce que nous appelons notre maturité. J'avais également les cheveux plus courts, au niveau du menton, encore une fois comme toutes les enfants femelles de mon espèce.
- Ah… Merci.
- Veux-tu savoir autre chose ?
- Non, ça ira, je te remercie.
- Mais je t'en prie.
Merle observa Hitomi un moment avant de sortir, elle était troublée par la question de la jeune fille. Pourquoi lui avoir demandé ça ? L'explication comme quoi il n'y avait pas de représentant de son espèce au royaume de Mharr ne lui convenait pas. Cependant, elle décida de ne plus y penser, elle détestait voir Hitomi dans cet état. Malgré elle, elle ne pouvait rester seule en sa présence, elle ne reconnaissait pas son amie et elle avait peur que Hitomi ne revienne jamais. Elle voulait conserver les souvenirs qu'elle avait de son amie et elle ne voulait pas que l'image de cette fille qu'elle ne reconnaissait plus les remplace. Elle tenta donc d'oublier cette conversation et fila rejoindre Kaoru.
Hitomi quant à elle resta sans réaction. Merle lui avait décrit exactement l'image d'elle qu'elle avait vue dans son rêve. Mais elle avait dit que tout les enfants de son espèce étaient habillés et coiffés de la même façon… Cependant, même si elle essayait de se convaincre du contraire, elle savait que c'était bien Merle plus jeune qu'elle avait vue. De plus elle se sentait idiote quant à la raison qu'elle avait donnée pour expliquer sa question. Même si elle lui avait répondu, elle avait bien vu que Merle n'était pas dupe et ne la croyait pas. Mais, prise de court elle n'avait rien trouvé de mieux. Il fallait qu'elle arrête de poser des questions, et surtout, il fallait qu'elle arrête de penser à ces rêves idiots ! Elle ne voulait qu'une chose, rentrer chez elle au royaume de Mharr, retrouver Tarad et reprendre la court de sa paisible vie. Il fallait qu'elle ait confiance en Tarad, il viendrait la chercher, il fallait juste qu'elle soit patiente.
La journée s'écoula lentement, Hitomi resta dans sa chambre et Van consacra son après midi à s'occuper des affaires du royaume. Le soir venu, malgré l'autorisation de Mirana et la demande de Van, Hitomi refusa de descendre manger avec les autres. Elle se dit encore faible et préféra rester dans sa chambre. Le dîner se passa calmement et ils se dirigèrent ensuite vers le salon afin d'être plus à l'aise tandis que Mirana, étant demandée, s'éclipsa un moment. Une demi-heure plus tard elle rejoignit les autres au salon.
Allen - Mirana, te voilà. Que ce passe t'il ?
Mirana - Rien de grave, c'est juste le médecin du palais qui me demandais, ils ont fini d'analyser le sang d'Hitomi.
Van - Alors ?
Mirana - En premier lieu tout va bien. Aucunes maladies, aucunes anomalies majeures. Cependant ils ont trouvé une trace infime d'un produit inconnu.
Dryden - Ce produit est-il nocif ou toxique ?
Mirana - A première vue, non. Cependant, pour qu'il en reste même une trace infime dans son corps, c'est qu'ils ont du lui en injecter en très grande quantité.
Serena - Pourquoi ? Pourquoi lui avoir fait ça ?
Mirana - Ma théorie est que ce produit est une substance qui à aidé à lui effacer la mémoire. Malheureusement nous n'en avons pas en assez grande quantité pour faire des analyses. Nous ne sauront jamais ce que c'est.
Van était blanc, son visage était crispé par la rage ses poings étaient serrés. Merle s'en aperçu et vint s'assoir près de lui pour le calmer.
Merle - Maitre Van, ça ne sert à rien de t'énerver, ça n'arrangeras pas les choses.
Van - Je ne supporte pas l'idée que quelqu'un ait pu lui faire du mal.
Mirana - Merle a raison, Van. Maintenant Hitomi est en sécurité, ici, elle ne risque plus rien.
Allen - Oui, et nous allons tout faire pour qu'elle recouvre la mémoire.
Dryden - Si je peux me permettre, il vaut mieux ne pas forcer pour le moment. Laissons-la tranquille quelques jours, il ne faudrait pas provoquer une autre réaction qui la mettrais en état de choc.
Mirana - Oui, tu as raison. Laissons-la se reposer quelques jours.
Ils étaient d'accord sur ce point là, Hitomi avait besoin de se reposer et d'être tranquille pendant un certain temps.
Les jours passèrent, Hitomi ne se montrait que pour les repas et restait la plupart du temps seule dans sa chambre. Les autres, ne voulant pas la brusquer, n'insistèrent pas pour qu'elle passe plus de temps avec eux.
Cependant, au bout de plusieurs jours, alors qu'Hitomi était une fois de plus seule dans sa chambre, Merle fit irruption dans la pièce.
- Bonjour ! Il fait beau aujourd'hui ! Viens, nous allons nous promener dans les jardins derrière le château.
- Quoi ? Non, je ne veux pas. Laisse-moi tranquille.
- Mais si, il fait trop beau pour rester enfermée. Et puis ça te feras du bien, tu as mauvaise mine à force de rester tout le temps cloitrée dans ta chambre.
- Je n'ai pas envi, qui plus est, je ne veux pas entendre vos histoires absurdes comme quoi je suis une autre personne.
- Promis je ne te parlerais pas de ça. J'ai envi de mieux te connaitre. Si tu me racontais ta vie à Mharr ?
- Quoi ?
- Oui, c'est une occasion pour mieux nous connaitre. Alors tu viens ?
- D'accord, si tu veux.
Merle entraina Hitomi hors de sa chambre et la conduisit vers les jardins situés à l'arrière du château.
Si Merle avait eu cette soudaine envie de sortir avec Hitomi, ce n'était pas pour mieux la connaitre, c'était pour l'éloigner un peu du château et surtout de la cour avant du château. En effet Van lui avait demandé de la tenir écartée jusqu'à ce qu'il vienne les chercher car un éclaireur avait rapporté l'arrivée imminente d'un vaisseau du royaume de Mharr. Le roi Mharra avait surement découvert que c'était Van qui avait enlevé Hitomi. Van ne voulait pas qu'Hitomi voit le roi ou le vaisseau de Mharr.
Il avait été convenu que Mirana, Allen, Serena et Dryden se tiendraient également à bonne distance afin que le roi Mharra ne découvre pas leur implication et donc celle d'Astria.
Van se tenait donc dans la salle du conseil, entouré de ses plus proches conseillers qu'il avait mis dans le secret. Des gardes étaient également postés à l'entrée de la pièce. Un domestique annonça l'arrivée du roi.
Son altesse royale, le roi Tarad Mharra, souverain du royaume de Mharr.
Le roi Mharra entra dans la pièce, il était entouré de gardes.
- Mes salutations roi de Fanélia.
- Mes salutations roi de Mharr. Votre venue n'était pas annoncée, que me vaut cette visite ?
- Cessons les mondanités roi de Fanélia, je viens reprendre ce qui m'appartient et que vous m'avez dérobé.
- Je ne comprends pas le sens de votre requête.
- Vous savez très bien de quoi je veux parler.
- Non, j'en suis désolé.
- Je parle de ma fiancée royale, Kaïna Otara, que vous avez enlevé la nuit suivant la soirée d'annonce de mes fiançailles.
- Je crois que vous vous trompez roi de Mharr, votre fiancée n'est nullement ici. J'ai appris sa disparition par le courrier que vous m'avez envoyé. Et je vous ai répondu que je n'avais rien vu, ni ne savait rien quant à cette disparation.
- Sachez, roi de Fanélia, que je ne me trompe jamais. Je sais de source sure que ma fiancée se trouve ici, et que c'est vous-même qui l'avait enlevée.
- Et quelles sont les sources sur les quelles vous vous appuyez pour porter de telles accusations ?
- Les gens parlent, roi de Fanélia, et je ne vais pas vous révéler mes sources afin que vous les détruisiez.
- Ce n'est pas mon intention, et je vous le répète, il n'y a aucune Kaïna Otara retenue prisonnière ici ni nulle part à Fanélia. Vous pouvez descendre vérifier nos cellules de détention si cela peut vous rassurer.
- M'autorisez-vous à faire fouiller tout le château ainsi que la ville ?
- Je ne peux vous permettre une telle chose.
- C'est donc que vous êtes coupable de ce dont je vous accuse. Une dernière fois, rendez moi ma fiancée, Kaïna Otara.
- Une dernière fois, elle n'est nullement présente en mon royaume.
- Très bien, vous vous exposez ainsi à des représailles.
- Est-ce une menace ?
- Je suis venu personnellement réclamer ce que vous m'avez dérobé et vous avez refusé de me le rendre. Je vous laisse une dernière chance, je retourne en mon royaume, si d'ici demain soir vous n'acceptez toujours pas de me rendre ma fiancée je n'aurais aucune pitié envers vous, et je reviendrais la reprendre par la force.
- Sachez que vos menaces n'ont aucun effet sur moi.
- J'ai déjà envoyé un message à tous vos alliés, leur expliquant la situation et leur donnant les raison pour lesquelles je sais que ma fiancée est en votre royaume, ils ne pourront donc rien pour vous car c'est vous qui êtes en faute.
- Comment osez-vous ! Sortez ! Partez d'ici Mharra, vous n'êtes plus le bienvenue en mon royaume.
- Réfléchissez, c'est votre dernière chance.
Sur ce le roi Mharra se retourna et sortit de la pièce sans un mot de plus.
