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Les personnages et les lieux de cette histoire appartiennent à l'anime Vision d'Escaflowne à part ceux que j'aurais crées.

Chapitre 18, Colère…

Le roi Mharra venait de sortir de la pièce pour rejoindre son vaisseau. Van resta quelques minutes debout au milieu de la pièce à réfléchir à l'entretient qu'il venait d'avoir. Une seule évidence s'imposa à son esprit : la guerre était inévitable. Il était hors de question qu'il laisse Hitomi aux mains de cet homme, même si pour cela il devait se battre et mettre son royaume en péril. Il attendit encore quelques minutes afin d'être sur que le roi Mharra soit bien parti puis héla un garde.

- Oui majesté ?

- Veuillez s'il vous plaît aller chercher nos quatre invités qui patientent dans le petit salon et demandez leur de me rejoindre ici.

- Bien majesté.

- Allez aussi chercher Merle qui se trouve dans le jardin arrière du château et veillez à ce qu'un garde reste avec la jeune fille.

- A vos ordres majesté.

- Je vous remercie.

Van poussa un soupir et alla s'assoir au bout de la grande table où avaient lieu tous les conseils importants de Fanélia. Son conseiller le plus proche s'avança vers lui.

- Majesté, vous êtes conscient que le roi Mharra n'en restera pas la, et qu'il reviendra afin d'attaquer Fanélia.

- Oui Keral, j'en suis conscient.

- Je parle en le nom de tous vos conseillers en vous disant que nous approuvons entièrement votre choix.

- Quoi ?

- Oui, nous savons que vos choix ont toujours été judicieux et vos décisions murement réfléchies. Qui plus est, même si nous n'avons pas eu la chance de connaitre mademoiselle Kanzaki avant qu'on ne lui efface la mémoire, nous savons que c'est en grande partie grâce à elle que la guerre contre les Zaïbacher à pris fin et qu'elle est celle qui vous a sauvé la vie à de maintes reprises. Et rien que pour cela, nous ainsi que tout le peuple de Fanélia lui seront éternellement reconnaissants. C'est pour quoi nous sommes prêts à prendre tout les risques pour la sauver.

- Merci Keral, merci à tous pour votre soutient, c'est très important pour moi.

Les conseillers s'inclinèrent et allèrent prendre place autour de la table. Quelques minutes plus tard, Allen, Mirana, Dryden et Serena entrèrent dans la pièce. Van se leva et leur montra des places où s'assoir.

Allen - Alors ? Comment s'est passé ton entretient avec le roi Mharr ?

Van - Plutôt mal, il sait qu'Hitomi est ici et il la réclame, si d'ici demain soir je ne la lui rends pas… Eh bien, ce sera une déclaration de guerre.

Tous se regardèrent, ne sachant que dire. Puis Allen se tourna vers Mirana et lui adressa un regard appuyé, Mirana hocha la tête puis, après un mot d'excuse, sortit de la pièce.

Van - Ou va-t-elle ?

Allen - S'occuper de quelque chose, elle va revenir d'ici peu de temps. Ca ne te dérange pas que nous l'attendions pour continuer cette discussion ?

Van - Non bien sûr. De toute façon nous devons aussi attendre Merle.

Plus personne ne prononça un mot et ils attendirent tous Mirana et Merle. Cette dernière arriva bien vite, inquiète.

Merle - Maitre Van ! Tout va bien ? Le garde avait l'air inquiet, comment ça s'est passé avec le roi Mharra ?

Van - Assied toi, Merle. Nous allons en discuter dès le retour de Mirana.

Merle - D'accord.

Mirana rejoignit la salle un quart d'heure plus tard, Allen leva la tête vers elle et elle hocha la tête pour répondre à sa question muette.

Van - Allez vous m'expliquer ce que vous mijotez ?

Allen - Plus tard, raconte nous d'abord ce qui à été dit.

Van - Bien. Comme je vous l'ai dit, le roi Mharra réclame que je lui rende Hitomi. Je ne sais pas comment il a su qu'elle se trouvait ici mais il dit avoir ses sources. Je lui ai bien sur soutenu qu'elle n'était pas présente ici, mais il semblait certain de ce qu'il avançait. Il m'a donné jusqu'à demain soir pour lui rendre Hitomi, sinon il reviendra la chercher par la force. C'est-à-dire qu'il déclarera la guerre à Fanélia.

Mirana - Tu en es sûr ?

Van - Ses menaces étaient à peines voilées. Qui plus est, il à envoyé une missive à tous les alliés afin de les prévenir de la situation. Comme il l'a si bien dit, je suis en faute, les alliés ne pourront donc pas intervenir en ma faveur.

Dryden- Quel fourbe ! Comment a-t-il pu oser ?

Mirana - Cid n'en croira rien, Fleid sera de ton coté.

Van - Mharra est intelligent, il doit certainement connaitre les relations privilégiées entre Fleid, Astria et Fanélia. Il aura envoyé la lettre à Cid en dernier lieu, afin que je ne puisse le devancer. Et puis Fleid est trop éloigné, même si j'envoyait une missive maintenant Cid ne la recevrait que dans deux jours, et le temps que les renforts arrivent, il sera trop tard, que le combat se déroule ou non en ma faveur. Qui plus est, je ne veux pas impliquer les autres royaumes dans cette guerre et Astria en fait parti. C'est pourquoi vous devez partir au plus tôt.

Allen - Parce-que tu crois que nous allons te laisser comme ça ? Non Van, nous ne sommes pas seulement alliés, nous sommes aussi amis. Nous en avons longuement parlé avec Mirana, et notre décision est prise, nous ne reviendrons pas là-dessus.

Van - Non ! Vous ne devez pas participer à ce conflit, je refuse qu'Astria soit impliqué.

Mirana - C'est trop tard, si tout à l'heure je me suis absentée c'était pour envoyer une lettre à Elise, je lui ai expliqué la situation. Elle enverra des renforts au plus vite.

Van - Vous êtes fous ! Vous allez laisser Astria sans défenses.

Allen - Ce n'est pas Astria que Mharra veux attaquer, mais Fanélia. Il cherche à t'atteindre toi.

Van - Moi ?

Allen - Oui, je pense qu'Hitomi n'est qu'un prétexte.

Van - Comment ça ?

Dryden - C'est le récit d'Hitomi, ce qu'on lui a raconté concernant la répartition des royaumes au commencement de Gaïa qui nous a mis le doute.

Van - Je ne vous suis pas…

Allen - Réfléchis Van, Hitomi à été enlevée par quelqu'un venant du royaume de Mharr. On lui à effacé la mémoire et on lui a créé une nouvelle vie. Ils ont fait d'elle la fiancée du roi Mharra. Quand nous sommes allés à Mharr, et que le roi à présenté Hitomi, il à dit qu'il la connaissait depuis son enfance. Je doute qu'on lui ait à lui aussi effacé la mémoire. C'est donc que c'est lui qui est derrière tout ça.

Van - Mais bien sur ! Quel imbécile ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?

Mirana - Nous étions trop centrés sur Hitomi et son état pour voir les faits.

Van - Oui… Ce qu'elle à raconté sur la répartition des royaumes… Elle était convaincue que c'est mon ancêtre qui avait enfreint les règles du combat, qu'il avait gagné Fanélia de façon illégitime…

Dryden - Et qui d'autre que Mharra qui, lui-même doit y croire dur comme fer, a pu lui mettre ces idées dans la tête ?

Van - Bien sur, ça ne peux être que lui.

Allen - A mon avis, son ancêtre a du mentir, trop honteux d'avoir perdu même avec l'aide de ses hommes, et cette histoire, ce mensonge doit être raconté par le roi à son descendant. De même qu'ils doivent entretenir la haine originelle que l'ancêtre des Mharra avait à l'encontre du tient.

Van - Oui. C'est lui qui à du faire enlever Hitomi. Il lui à donc effacé la mémoire, créer de nouveaux souvenirs, et m'a invité à ses fiançailles… Bon sang ! Il avait tout préparé ! Il savait que je la reconnaitrais, il savait que je l'enlèverais !

Allen - Il le savait, et le voulait. Tout d'abord afin d'avoir une bonne raison de t'attaquer mais aussi pour que les alliés ne puissent rien faire.

Van se laissa aller contre le dossier de sa chaise, il ferma les yeux et se pinça l'arrête du nez. Il tentait de se calmer, il était en rage. Tout d'abord contre lui, d'être tombé si bêtement dans le piège de Mharra. Mais surtout, il voulait rattraper ce dernier, le faire souffrir, lui faire payer tout le mal qu'il avait fait à Hitomi.

Allen - Van, tu n'as pas à te culpabiliser. Même si nous avions compris depuis le début, nous aurions quand même ramené Hitomi ici, nous ne l'aurions pas laissée la bas.

Van - Oui, je sais. De toute façon c'est trop tard, on ne peut revenir en arrière. Maintenant ce qu'il faut c'est protéger Fanélia et ses habitants. Il faut les alerter et mettre tout le monde en sécurité dans les montagnes. Keral, pouvez vous vous occuper de mettre au courant des gardes qui les accompagnerons dans les montagnes ?

Keral - Oui majesté, je m'en occupe.

Van - Que ce soit fait demain, mais en attendant je veux un secret le plus complet, je ne veux pas de mouvement de panique. Les deux jeunes recrues qui s'occupent de surveiller Hitomi seront en mesure de la protéger mais je préfère que deux gardes supplémentaires restent auprès d'elle à partir de demain, pour plus de sécurité.

Keral - Nous nous chargerons de tout cela.

Van - Bien.

Dryden - Mharra n'a pas d'alliés, ils seront seuls.

Van - Oui, mais nous ne connaissons pas l'étendue de son armée, nous n'avons aucunes informations et nous n'avons pas le temps d'en obtenir. Et si ce que tu as entendu dire est vrai, si durant la guerre Mharra s'est vraiment allié en secret aux Zaïbacher, il est possible qu'après leur défaite certains des soldats Zaïbacher se soit réfugiés à Mharr. Qui plus est, s'il à eu accès aux techniques qu'utilisaient les sorciers pour manipuler les personnes, ce qui est certain vu l'état d'Hitomi, il a peut-être eu accès à d'autres informations. Il est même possible qu'ils aient des guymelef équipés de capes mimétiques, et si c'est le cas, c'est un problème de plus.

Allen - Oui, c'est à envisager. Mais notre avantage est qu'ils ne savent pas qu'Astria sera là.

Van - Ce qui me déplait toujours autant.

Allen - Oui mais il vaut mieux t'y faire et penser à un plan d'attaque.

Van - Oui, tu as raison.

Allen - Je pense que le mieux est de ne pas dévoiler notre présence tout de suite, il faudrait que tu aille à leur rencontre afin d'éviter des combats à l'intérieur de la ville pour éviter le maximum de dégâts.

Van - Bien sur.

Allen - Nos armées se cacheront dans la forêt, et quand nous serons sûrs que le plus gros des troupes de Mharr seront face à vous, nous les attaquerons à revers, de la sorte nous les encerclerons et la fuite leur sera impossible.

Van - C'est une bonne technique.

Mirana - Et pour Hitomi ? Elle ira aussi dans les montagnes ?

Van - Le problème est que, au milieu des villageois, les gardes qui la protègent seront sollicités de toute part, et j'ai peur qu'elle n'en profite pour s'enfuir. Entourée de quatre gardes, elle sera en sécurité au château, et si ça tourne mal, j'irais la chercher afin de l'amener dans un lieu plus sur.

Mirana - Très bien, alors je reste avec elle.

Allen - C'est hors de question, nous en avons déjà parlé, soit tu rentre en Astria, soit tu pars dans les montagnes avec les autres.

Mirana - Je choisis la troisième option, je reste avec Hitomi.

Allen - Mirana, non, pas dans ton état !

Mirana - Ma décision est prise, je sais prendre soin de moi, et puis je suis enceinte, je ne suis pas malade.

Serena - Je resterais avec elles.

Allen - Ah non ! Pas toi aussi.

Dryden - Serena…

Serena - Ne t'inquiète pas tout va bien se passer.

Merle - Bon, alors moi aussi, je resterais avec elles.

Allen - Ah ! Voilà qu'elles se liguent toutes contre moi !

Mirana - Trois contre toi, tu n'y peux rien !

Dryden - Je ne suis pas un soldat, je n'irais donc pas au combat. Si ça peux te rassurer Allen, je veillerais sur elles.

Allen - C'est sur que ça me rassure !

Van avait un sourire sur les lèvres, ça l'amusait de voir Allen dans cet état, et les trois femmes si sur d'elles. Il ne s'inquiétait pas pour Merle, il la savait capable de se défendre. Mais il décida quand même de rajouter deux gardes pour protéger tout le monde.

L'intervention des trois femmes avait détendu l'atmosphère ce qui ne fit de mal à personne. Ils continuèrent à parler des plans d'attaque et du déroulement de la journée du lendemain.

Au même moment, Hitomi, ne voyant pas revenir Merle, était retourné dans sa chambre. Elle ruminait des idées noires et essayait de penser le moins possible aux rêves si réels qu'elle avait fait. Elle déambulait dans les différentes pièces de son appartement, la chambre en elle-même, la salle de bain, le petit cabinet de travail. C'est dans cette dernière pièce qu'elle s'assit, derrière le bureau. Elle continuait à réfléchir, les yeux fixant le mur quant son attention fut attirée par quelque chose. Sur une partie dur mur, la tapisserie était comme décollée, elle se leva et s'approcha du mur pour se rendre compte qu'il y avait en fait un écart entre deux laies de tapisserie. Cet écart, presque infime formait un grand rectangle. Hitomi compris tout de suite, une porte ! Elle poussa doucement à droite et la porte s'ouvrit sans bruit. Elle passa la tête par l'entrebâillement et découvrit un cabinet de travail identique au sien, il était vide. Elle entra dans la pièce en faisant attention de ne pas faire de bruit et se dirigeât vers une porte menant à une autre pièce qui devait aussi être une chambre, elle se doutait même de quelle chambre il s'agissait. Une fois de plus, elle poussa doucement la porte, la chambre était vide, elle y entra. Elle avait eu raison, comme elle s'en doutait, il s'agissait des appartements du roi de Fanélia. Mais pourquoi y avait-t-il une communication entre les deux chambres, dans quel but ? Elle ne put réfléchir longtemps à ces questions car elle entendit les voix de deux hommes, la porte de sa chambre était entre-ouverte. Ne voulant pas qu'ils la surprennent ici, elle se dépêcha de refermer les portes et de retourner dans sa chambre. Deux gardes discutaient devant sa porte, ils s'étaient mis à parler tout bas et elle les entendait à peine. Sa curiosité piquée, elle s'approcha de la porte entrouverte pour écouter leur discussion.

- Alors, dis-moi !

- Je ne sais pas si j'ai le droit, de toute façon notre roi nous le dira à tous en temps voulu.

- Ah non, tu à commencé à en parler alors finis.

- Oui mais si ça nous cause des ennuis ?

- Mais non, nous serons les seuls à le savoir. Et puis toi tu es au courant, alors moi aussi j'en ai le droit.

- Bon, d'accord, tu as gagné.

- Alors ?

- Bon comme je te l'ai dit, j'ai surpris une conversation entre deux des gardes les plus hauts gradés.

- Et ils parlaient de quoi ?

- Ben apparemment le roi du pays de Mharr est venu un peu plus tôt dans la journée.

Hitomi eu un sursaut et étouffa difficilement un cri.

- Tu as entendu ça ?

- Mais non c'est rien, continu. Il voulait quoi le roi Mharra ?

- Le plus bizarre c'est qu'il voulait récupérer sa fiancée, Je ne sais pas son nom, il paraissait sûr et certain que notre roi l'avait enlevée.

Hitomi se mordait le poing pour s'empêcher de crier.

- Et notre roi, il a dit quoi ?

- Bah qu'elle n'était pas là, mais le roi Mharra l'a pas cru, il voulait fouiller le château pour la chercher, mais notre roi à refusé.

- Et alors ? Comment a réagit Mharra ?

- Ben il parait qu'il n'était pas content du tout, il a ordonné à notre roi de lui rendre sa fiancée avant demain soir sinon…

- Sinon quoi ?

- Je ne sais pas, à ce moment la les deux gardes se sont éloignés. Mais à mon avis ça sent la guerre tout ça.

- Tu crois ?

- Oui, ça fait un moment que notre roi est enfermé dans la salle du conseil avec tous ses conseillers et les invités venant d'Astria. Je te le dis moi, ça sent pas bon tout ça !

Hitomi n'écoutait plus la conversation des deux gardes, elle n'en revenait pas ! Tarad était venu la chercher, et le roi de Fanélia lui avait dit qu'elle n'était pas là ! Comment avait-il osé ? C'était donc pour ça que Merle était si pressée de l'amener à l'arrière du château, pour lui cacher la venue de Tarad et pour que lui aussi ne la voie pas ! Sa colère montait de plus en plus, elle voulait aller trouver le roi de Fanélia et lui cracher tout ce qu'elle pensait de lui. Et c'est ce qu'elle allait faire ! Elle s'approcha doucement de la porte, les deux gardes discutaient toujours. D'un coup, elle ouvrit violement la porte et s'enfuit en courant dans le couloir. Les gardes mirent quelques secondes avant de partir à sa poursuite. Bizarrement, elle les distança sans peine, malgré sa longue robe, elle ne savait pas qu'elle pouvait courir si vite. Ce qui l'amena à penser au rêve qu'elle avait fait où elle s'était vue courir aussi vite dans les rues d'une ville… Elle se sortit bien vite ces pensées de la tête pour se concentrer sur son objectif, sa course. Elle courait aussi vite qu'elle le pouvait pour atteindre la salle du conseil.

Au même moment, les autres parlaient toujours des manœuvres à effectuer le lendemain, quand tout à coup ils entendirent un grand bruit venant de derrière les portes closes, puis des cris.

Merle - On dirait la voix d'Hitomi !

Van - Oui, c'est ce qui me semblait. Je vais aller voir.

Il se leva et se dirigeât vers les grandes doubles portes et les ouvrit. Il ne vit tout d'abord que le dos de deux gardes qui empêchaient Hitomi d'entrer, elle-même retenue par deux autres gardes. Elle était toute rouge, décoiffée et avait un regard mauvais.

Van - Gardes ! Laissez cette jeune fille, relâchez-la.

Garde - Mais majesté, elle…

Van - Il suffit ! C'est un ordre.

Garde - Bien majesté.

Van - Laissez-nous.

Garde - A vos ordres.

Les gardes relâchèrent Hitomi qui n'avait cessé de fixer Van, et s'éloignèrent dans le couloir. Van s'approcha de la jeune fille.

Tout va bien ? Ils ne t'on pas fait de mal ?

Hitomi le regardait toujours avec des yeux remplis de haine, elle prit une grande inspiration et poussa violement le roi.

- Vous ! Espèce de… Vous n'êtes qu'un sale… Vous êtes un monstre ! Comment osez-vous ? Comment osez-vous me faire ça !

Van était sous le choc, il ne comprenait pas les paroles de la jeune fille.

- Quoi ? Mais que dis-tu ?

- Je dis que vous êtes un monstre ! Et je vous déteste ! Que vous-ai-je fais pour que vous me fassiez souffrir autant ?

- Quoi ?

- Ne faites pas l'innocent ! Mon futur époux est venu en personne pour me chercher, et vous avez eu le culot de lui dire que je n'étais pas là ! J'espère qu'il va revenir, et qu'il va vous faire souffrir, tout autant que vous me faites souffrir ! J'espère qu'il va vous anéantir, et qu'il va anéantir votre pays de malheur ! Je vous déteste ! Je vous déteste tous autant que vous êtes, vous me répugnez !

- …

- Je vous le répète, vous n'êtes qu'un monstre ! Et je souhaite votre mort, je l'accueillerais même avec joie. Je vous déteste tous ! Je hais cet endroit ! Je ne veux plus rester ici ! Je veux rentrer chez…

A ce moment là, Merle se précipita sur la jeune fille et la gifla brutalement, ce qui eu pour effet de la couper net dans ses paroles. Sous le choc, Hitomi regardait Merle avec des yeux ronds. Cette dernière s'avança vers les portes toujours ouvertes.

- Gardes !

- Oui mademoiselle ?

- Veuillez ramener cette jeune fille dans ses appartements.

-Bien mademoiselle.

Van avait donné pour ordre que les gardes obéissent à Merle comme ils lui obéissaient à lui, c'est pourquoi ils ramenèrent Hitomi sans en demander plus à leur roi.

Merle poussa un soupir et se retourna vers les autres. Van la fusillait du regard.

Van - Pourquoi as-tu fait ça ? Pourquoi l'as tu frappée ?

Mirana - Van, il fallait que quelqu'un agisse, elle était comme folle.

Serena - Et puis ces paroles qu'elle a dites…

Merle - Ce n'est pas pour ça ! Ou de moins, pas en grande partie, même si ça m'a fait du bien de la gifler pour les paroles qu'elle t'a dit.

Van - Alors explique moi !

Merle - Tu ne te souviens pas de ce qui s'est passé la dernière fois qu'elle à prononcé des paroles dans ce genre ?

Allen - Du temps où elle était elle-même, Hitomi ne s'est jamais comportée comme ça.

Merle - Je ne parle pas de tout ce qu'elle a dit, juste de la fin, avant que j'intervienne.

Serena - Qu'elle haïssait cet endroit, qu'elle ne voulait plus rester ici et qu'elle voulait rentrer chez elle ?

Merle - Oui, que s'est il passé la dernière fois qu'elle a dit ça ?

Dryden - Mais bien sur ! C'était du temps de la guerre contre les Zaïbacher, elle avait dit ces paroles avec tant de conviction qu'elle avait créé une colonne de lumière qui l'avait ramenée sur la Lune des Illusions.

Merle - Tout à fait, avec la même conviction qu'aujourd'hui. Et comme elle n'a aucun souvenir de sa vie sur la Lune des Illusions, où crois-tu qu'elle serait allée ?

Mirana - Directement au royaume de Mharr.

Van - Ce n'était pas une raison pour lui faire du mal, et puis elle n'a pas le pendentif, c'est lui qui l'aidait à créer une colonne de lumière.

Merle - Van, je t'en prie ! Cesse de lui trouver des excuses ! Comment crois-tu qu'elle à fait pour venir sur Gaïa il y a trois mois ? A ce moment là, elle n'avait pas non plus le pendentif.

Van - Peut-être, mais je ne lui trouve pas des excuses, elle reste Hitomi.

Merle - Non…

Van - Quoi ?

Merle - Ce n'est plus Hitomi… Ce n'est plus mon Hitomi, celle que j'ai connu et que j'aime…Cette fille est une étrangère, Hitomi ne se serait jamais comportée comme ça. Pour moi, cette fille n'est personne. C'est comme si Hitomi était morte…

Van - Tu n'as pas le droit de dire ça !

Merle - Si j'en ai le droit, c'est ce que je pense et je le dis ! Plus le temps passe, et plus je me dis qu'elle ne redeviendra jamais elle-même.

Van - Merle, ne commence pas à…

Merle - Non, ça suffit ! J'ai mes convictions et toi tu as les tiennes. Point.

Merle regarda Van avec des yeux emplis de larmes et sortit de la pièce en courant. Serena la suivit pour tenter de l'apaiser. Van s'assit sur une chaise et prit sa tête entre ses mains.

Van - Tout va mal, je fais tout de travers…

Mirana - Mais non Van, tu fais tout ton possible.

Van - Il faut croire que ce n'est pas assez. Tout ce que je fais c'est lui faire du mal et la faire souffrir.

Mirana - Ne désespère pas…

Van - Et si Merle avait raison ? Et si elle ne redevenait jamais elle-même ? Ai-je le droit de la garder contre sa volonté durant toute sa vie ?

Mirana - Non bien sur mais…

Van - Je ne peux pas continuer à la rendre malheureuse.

Dryden - Que veux-tu faire d'autre ? La rendre à Mharra ?

Van - Non, c'est lui qui a fait d'elle ce qu'elle est devenue, et pour ça il va payer. Mais, si une fois que tout cela sera terminé, si malgré tout nos efforts elle ne recouvrait pas la mémoire ?

Allen - Il ne sert à rien d'en parler maintenant, nous verrons en temps voulu.

Van - Oui, nous verrons bien…

Van était malheureux comme jamais. Pour la première fois, il avait entraperçu la possibilité que la femme qu'il aimait plus que tout au monde ne lui revienne jamais.