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Les personnages et les lieux de cette histoire appartiennent à l'anime Vision d'Escaflowne à part ceux que j'aurais crées.
Lys9191 : Si Hitomi ne comprend pas, c'est parce que elle est dans une autre pièce, elle n'entend pas bien. Je ne l'ai pas précisé mais Van comprend le langage et les autres le comprennent grâce au pendentif d'Hitomi. Bonne lecture !
Chapitre 29, Confrontation…
Un peu plus tôt, sur Gaïa.
Dans la salle à manger du château de Fanélia, tout le monde était sous le choc des aveux d'Hitomi, personne ne bougeais. Ils savaient tous que la jeune fille avait vécu des moments durs durant son emprisonnement à Mharr, mais à ce point ! Merle fut la première à se ressaisir, essuyant son visage mouillé de larmes, elle se retourna et s'aperçu de l'absence d'Hitomi. Elle se dirigea alors rapidement vers Van.
- Maitre Van ?
Suite au lourd silence qui régnait dans la pièce, la voix de Merle fit sursauter tout les autres qui se ressaisirent à leur tour. Seul Van ne bougea pas, il n'esquissa pas un geste, resta prostré dans la même position, le corps tendu.
- Maitre Van !
Toujours rien. A présent, sur son visage était peint une expression de pure horreur qui fit douloureusement penser à Merle la fois où, durant la guerre contre les Zaïbacher, il avait été hanté par les « fantômes » des soldats qu'il avait tué. Merle eu le cœur glacé d'effroi à l'idée qu'il retombe dans l'état dans lequel il avait été plongé à l'époque. Elle le prit par le bras et le secoua.
- Van ! S'il te plaît, je t'en supplie, regarde moi !
Van ouvrit les yeux et se tourna vers elle, mais elle constata que son regard était ailleurs, il avait les yeux dans le vague.
- Van, toi seul peux la ramener, il faut que tu ailles la chercher, sinon elle ne reviendra jamais ! Il faut que tu la rattrape et que lui explique !
Van sembla enfin se ressaisir, il cligna plusieurs fois des yeux et regarda enfin vraiment Merle.
- Hitomi…
- Oui Van, il faut que tu lui explique !
Van secoua légèrement la tête.
- Non Merle, je lui ai fait trop de mal, toutes ces épreuves qu'elle à subies, tout ce qu'elle à enduré… Tout est de ma faute ! Elle ne voudra jamais me revoir ! Et elle aura raison.
- Non Van, tu ne dois pas parler comme cela, tu l'aime et elle aussi t'aime, ne gâche pas tout. Si quelqu'un est coupable c'est moi, je n'aurais jamais du lui mentir… Si elle doit en vouloir à quelqu'un c'est à moi.
- Non Merle…
- Mais tu es idiot ou quoi ? Elle t'aime Van ! Et elle croit que tu es fiancé, que tu en aime une autre et que tu t'es joué d'elle ! Elle souffre ! Tu veux vraiment la laisser comme ça ? Tu veux vraiment qu'elle croit toute sa vie que tu n'a fait que te servir d'elle ? Elle à déjà assez souffert comme ça, il faut que tu la rejoignes et que tu lui dises la vérité ! Qu'elle sache au moins que tu as toujours été sincère avec elle. Et si elle ne souhaite pas… revenir, alors on pourra au moins espérer qu'elle soit un peu en paix avec elle-même.
Van observa Merle un moment. Il mourrait d'envi de courir après Hitomi, de la prendre dans ses bras et de lui avouer tout l'amour qu'il lui portait. Mais à chaque fois qu'Hitomi était près de lui, il se passait quelque chose de mal pour elle. Il serait mieux pour elle qu'elle se tienne éloigné de lui… Sa souffrance et sa culpabilité, il pouvait la gérer, mais que Hitomi souffre ? Une fois de plus par sa faute… Il en était hors de question. Merle avait raison, il fallait qu'il lui parle, qu'il lui explique, ensuite elle serait libre de décider ce qu'elle souhaitait faire. Mais il fallait qu'il la retrouve, à n'importe quel prix.
Sa décision prise, il agrippa Merle par les épaules.
- Merle, si je n'arrive pas à la retrouver tout de suite ou que…
- Ne t'inquiète pas, je m'occupe de tout ici. Vas-y !
- Merci.
Allen s'avança vers le jeune roi.
- Van, si jamais elle est sortie de Fanélia et qu'elle s'est enfoncée dans la forêt… On ne sait jamais, prend ton épée.
Van sentit son sang se glacer, des dragons sillonnaient encore la forêt de Fanélia, et imaginer Hitomi en face d'eux…
Après un dernier regard à ses amis, il partit en courant vers sa chambre, récupéra son épée qu'il boucla à sa taille et sortit en courant du château. Il ne savait pas où chercher, Hitomi pouvait être partout en ville, ou en dehors. Il se mit à questionner les passants, pour savoir s'ils n'avaient pas vu Hitomi. Ses sujets connaissaient la jeune fille, ils lui étaient grandement reconnaissants d'avoir sauvé leur roi à de maintes reprises durant la grande guerre. Certains ne l'avaient pas vue, mais d'autres lui indiquaient qu'ils avaient vu la jeune fille passer en courant. Au fur et à mesure de ses recherches, Van finit par se retrouver en dehors de la ville et seuls les deux gardes qui étaient en poste à l'entrée de la ville purent lui dire qu'ils avaient vu Hitomi passer en courant et se diriger vers la forêt. Ce que Van craignait… Il s'élança à sa poursuite mais une fois l'orée des bois dépassée, il ne savait plus par où aller. Il mettrait un temps fou à sillonner la forêt, et Hitomi pourrai être attaquée sans qu'il ne s'en rende compte.
Il hésita à retourner au château afin de demander l'aide de la garde pour retrouver la jeune fille. Puis une douce lueur attira son attention : le pendentif d'Hitomi luisait faiblement. Bien sûr ! Il allait s'en servir pour retrouver Hitomi, comme elle le lui avait appris du temps de la guerre. Il prit le pendentif dans ses mains et se concentra sur l'image d'Hitomi. Au bout de quelques minutes, le bijou lui donna enfin la direction à suivre et il s'élança sans perdre un instant. Il s'arrêta régulièrement afin de vérifier la route à suivre.
Au bout d'un certain temps, alors qu'il se trouvait dans une petite clairière et après avoir consulté le pendentif, il ouvrit les yeux et, horrifié, vit apparaître une colonne de lumière. Cela ne pouvait être que Hitomi, elle était partie… Non ! Ne pas abandonner ! Il retira son t-shirt, déploya ses ailes et s'envola vers les cieux. Tenant toujours le pendentif d'Hitomi serré au creux de sa main, il se concentra une fois de plus sur l'image de la jeune fille, espérant ainsi pouvoir créer une colonne de lumière. Il prenait de plus en plus d'altitude et commençait à désespérer quant à la réussite de son action quand une colonne de lumière s'abattit sur lui pour l'emmener vers un autre monde.
Quand il ouvrit les yeux, Van se retrouva à nouveau entouré d'arbres, et il pria pour se trouver sur la Lune des Illusions, et non sur un quelconque endroit de Gaïa. Il fit disparaître ses ailes, remis son t-shirt et commença à marcher. Au bout de plusieurs minutes, plus aucun doute n'était possible, il venait de sortir du couvert des arbres et devant lui défilaient les mêmes sortes d'engins qu'il avait vus lorsque le pendentif leur avait montré des images de l'accident d'Hitomi. Il repassa le bijou autour de son cou et mesura la difficulté de la tache qui l'attendait. La ville avait l'air immense, il ne connaissait rien et n'avait aucuns repères auquel se fier… Et ici, il ne pouvait surement pas demander aux passants de lui indiquer ou se trouver Hitomi, il était fortement improbable qu'ils la connaissent. Une fois de plus, il décida de faire confiance au pendentif. Le gardant toujours autour de son cou, il prit la petite pierre dans sa main et se concentra une nouvelle fois sur l'image de la jeune fille. Au bout de plusieurs minutes, ses efforts furent récompensés, et le bijou lui indiqua la direction à suivre. Il était temps, car il remarqua que plusieurs passants étaient intrigués par son attitude. Il se mit donc en marche, gardant un œil méfiant sur les voitures, ayant vu de ses yeux les dégâts qu'elles pouvaient faire, il ne souhaitait aucunement se retrouver face à une de ces machines lancée à pleine vitesse.
Débuta alors pour lui une longue et éprouvante marche. Il s'arrêtait souvent pour consulter le pendentif sur la direction à prendre, mais devait aussi se méfier de tout ce qui l'entourait, en effet, n'ayant jamais côtoyé le monde d'Hitomi, tout ce qu'il découvrait était nouveau pour lui. Mais aussi bien souvent dangereux et bien des fois, il fut à deux doigts de dégainer son épée. Beaucoup de passants s'écartaient de lui en apercevant son arme et il en déduisit que, sur la Lune des Illusions, ce n'était pas courant de porter une épée.
Au bout de plus de deux heures de marche, il se retrouva devant un bâtiment de trois étages. Il touchait au but, Hitomi devait se trouver à l'intérieur. Il s'engouffra à l'intérieur et questionna une dernière fois le pendentif, ce qui l'amena au deuxième étage, devant une porte close. Hitomi n'était plus qu'a quelques mètres de lui. Il respira un grand coup et toqua trois coups fort contre la porte.
Quand Yukari entendis quelqu'un toquer à la porte, elle se tourna vers Amano.
- Quelqu'un doit passer nous voir ?
- Non, c'est peut-être une visite de tes parents.
- Ils m'auraient prévenue…
Elle se dirigea tout de même vers la porte qu'elle déverrouilla et ouvrit. Elle fut surprise de se trouver devant un jeune homme, grand, les cheveux noirs et en bataille. Il la regarda avec un air étonné, et lorsque ses yeux passèrent derrière elle, son visage prit un air choqué. Yukari, elle, fut choquée de constater que cet inconnu avait une épée à son côté.
Van s'attendais à ce que ce soit Hitomi qui lui ouvre la porte, ce fut une tout autre jeune fille. Peut-être une de ses amies ? Son regard se posa alors sur le jeune homme qui se tenait derrière elle, et il fut choqué en reconnaissant les traits d'Allen. Il avait les cheveux plus courts et bruns et paraissait plus jeune que son ami, mais son visage était quasiment identique. La fille qui lui avait ouvert la porte le fit revenir à la réalité.
- Oui ?
Van revint à la raison de sa venue en ces lieux : Hitomi.
- Je souhaiterais voir Hitomi Kanzaki s'il vous plaît.
Yukari l'observait intensément, elle était presque sûre de savoir qui était ce jeune homme. Hitomi le lui avait décrit, et elle venait d'apercevoir le pendentif de son amie autour de son cou. Elle demanda tout de même confirmation.
- Puis-je savoir qui la demande ?
- Mon nom est Van Fanel.
C'était donc bien lui, il avait eu le culot de venir jusqu'ici ! Yukari senti la colère remonter en elle. Amano s'en aperçu et il vint se placer à côté d'elle.
- Elle ne souhaite pas vous voir, rentrez chez vous.
Van était abasourdi. Cette fille ne le connaissait pas et elle osait lui donner des ordres ? De quel droit décidait-elle pour Hitomi ? Il ne comptait pas se laisser faire.
- Je ne bougerais pas d'ici jusqu'à ce que je l'aie vue.
- Et de quel droit ? Vous êtes chez moi, et je ne vous permets pas de rester ici.
- Ecoutez mademoiselle, je ne comprends pas pourquoi vous vous permettez de prendre la décision pour Hitomi, mais sachez que si je dois forcer le passage de votre porte, alors je le ferais.
- C'est une menace ?
- Je n'ai jamais levé la main sur une femme, et ce n'est pas aujourd'hui que cela commencera. Cependant, vous ne pourrez m'empêcher de voir Hitomi.
- Si vous avez un tant soit peu de respect pour elle, allez-vous en, vous avez déjà assez fait de dégâts, ne venez pas la faire souffrir encore plus.
Van, sous le choc des paroles prononcées par la jeune fille, recula d'un pas. Cette dernière en profita pour tenter de lui fermer la porte au nez. Il anticipa son geste et plaça son pied afin de bloquer le battant. La voix de la jeune fille monta d'un ton.
- Sortez d'ici tout de suite ou j'appel la police !
Van ne comprenait pas de quoi elle parlait.
Amano, voyant que la situation devenait de plus en plus tendu, décida de s'interposer, il repoussa Yukari derrière lui et pris un air menaçant à l'encontre de Van.
Van, devant l'attitude du jeune homme, réagit instinctivement, il plaça sa main sur la garde de son épée et, d'un mouvement du pouce, commença à la sortir de son fourreau quand…
- NON MAIS CA VA PAS LA TÊTE !
Van regarda derrière le jeune homme et aperçu Hitomi, simplement enroulée dans une serviette de bain. Elle paraissait très en colère.
- POUR QUI TU TE PRENDS ? DE QUEL DROIT MENACES-TU MES AMIS ?
Hitomi avait été abasourdie quand elle avait vu Van à l'entrée de l'appartement de ses amis, sur Terre ! Mais quand elle l'avait vu commencer à dégainer son arme, son sang n'avait fait qu'un tour, la colère était immédiatement montée en elle et elle s'était dirigée d'un pas furibond vers lui. Suite à son intervention, Van avait immédiatement retiré la main de son arme.
- Hitomi, il faut que je te parle.
- Nous n'avons rien à nous dire, rentre chez toi.
A son tour, Van sentit la colère remonter en lui. C'en était trop.
- SUREMENT PAS ! J'ai fait tout ce voyage pour venir te parler ! Je t'aie cherchée dans tout Fanélia, puis je t'ai suivie dans la forêt ! A ce propos, tu as été d'une inconscience sans limites, tu aurais pu te faire attaquer par un dragon terrestre, tu sais à quoi ils ressemblent et de quoi ils sont capables et tu n'aurais pas fait long feu face à l'un d'entre eux. J'ETAIS MORT D'INQUIETUDE POUR TOI ! Puis je t'ai suivie jusqu'ici, dans cette ville de fou où j'ai marché durant des heures afin de te retrouver ! Alors tu pourrais au moins avoir la décence de m'accorder cinq minutes !
Sidérée, Hitomi regarda Van avec des yeux ronds, il avait vraiment l'air très énervé. Elle l'avait très rarement, voir quasiment jamais vu en colère contre elle. Elle était peut être allée trop loin cette fois-ci.
Van, quant à lui, regretta aussitôt d'avoir crié contre Hitomi, mais il était épuisée et avait été malade d'inquiétude pour elle durant tout le temps où il l'avait cherchée. La rebuffade d'Hitomi avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder la vase.
Hitomi s'avança un peu plus vers lui.
- Très bien ! Yukari est-ce que je peux ?
La jeune fille ne répondit pas, elle fixait Van avec un regard assassin. Hitomi se tourna vers Amano.
- Amano ?
- Oui, tu peux aller dans notre chambre.
- Merci.
Avec un regard mauvais, elle se dirigea vers Van. Pendant quelques secondes, encore en colère tout les deux, ils s'affrontèrent du regard. Puis elle l'agrippa par le bras, et l'entraina à sa suite dans la chambre de ses amis. Elle referma la porte et se planta devant Van en croisant les bras sur sa poitrine.
- Eh bien, je suis là. Je t'écoute.
Van ne répondit pas et gardait obstinément le regard pointé sur le bout de ses chaussures.
- Van ! Tu pourrais au moins avoir la décence de me regarder !
Van, sans pour autant relever les yeux, lui répondit :
- Eh bien… C'est que… Tu n'es pas très, comment dire… vêtue.
- Oh !
Depuis qu'elle avait vu Van, Hitomi n'avait plus pensé seule seconde qu'elle était uniquement vêtue d'une serviette. Le visage en feu, elle se dirigea d'un pas furibond vers la porte en grinçant des dents.*
- Rhhaaa ! Fichu imbécile de voyeur !
Puis elle sortit en claquant la porte derrière elle. Van soupira, ça n'allait pas être facile !
Amano et Yukari furent ahuris en voyant Hitomi sortir de la chambre et s'enfermer dans la salle de bain. En la voyant sortir, habillée, puis retourner dans la chambre, Amano eu un petit rire. Yukari lui donna un coup dans les cotes.
- Arrête, c'est pas drôle !
- Laisse les va ! Ils sont grands, ils sauront se débrouiller tous seuls.
- Moui… Si jamais il lui fait quoi que ce soit, je lui fiche mon poing dans la figure !
- Ha ! J'aimerais bien voir ça !
Et Amano partit d'un grand rire sous le regard assassin de Yukari.
De retour dans la chambre, Hitomi se planta une nouvelle fois devant Van, les bras croisés.
- C'est bon ? Je suis assez bien vêtue pour toi ?
- Excuse-moi de t'avoir crié dessus tout à l'heure.
Hitomi poussa un soupir, tout à coup, elle se sentit extrêmement lasse.
- Qu'est-ce que tu veux Van ?
- Te parler.
- Eh bien je suis là, je t'écoute.
- Tu pourrais être un peu moins acerbe.
- Tu croyais quoi ? Que j'allais me jeter dans tes bras ? Tu me prends pour une idiote ?
- Non mais tu pourrais…
- C'est bon Van, stop ! Si on continu à se disputer comme ça on en finira jamais ! J'ai conscience que tu as fait un long voyage pour me parler, c'est bon, j'ai compris. Maintenant qu'on en finisse, je t'écoute.
Van vint se placer devant elle et plongea son regard dans le sien.
- Si je suis venu jusqu'ici, c'est pour te dire toute la vérité, je ne voulais pas te laisser dans le mensonge. Non je ne te prends pas pour une idiote, je ne me suis jamais joué de toi et je ne me suis encore moins servi de toi. Je te respecte trop pour cela.
- Mais bien sûr ! Tu es en train de me dire que j'ai inventé tes fiançailles, et le fait que vous m'ayez mentit.
Parler des fiançailles de Van lui fit comme un coup au cœur.
- Non, j'ai bien été fiancé avec la princesse Riya.
Nouveau coup au cœur. Il ne lui en faudrait pas beaucoup plus avant de s'effondrer à nouveau.
- Mais nos fiançailles ont été rompues le soir où tu as été enlevée.
- Quoi ?
- Ecoute… Lorsque tu t'es réveillée, Merle t'as effectivement mentit sur la raison de ton envie de partir. Mais pas dans l'intention de te blesser, au contraire. Elle à jugé que tu avais bien trop souffert, et ne voulait pas te rajouter cela en plus, même si ces fiançailles étaient déjà rompues depuis longtemps. Elle n'a pas réfléchi et a dit ce qui lui passait par la tête. Je n'étais absolument pas d'accord, mais le mal était fait. Par la suite, j'ai souvent voulu te le dire, mais le moment était soit mal choisis, soit nous étions interrompus. N'en veux pas à Merle, elle s'en veut déjà assez pour deux. Elle n'a pensé qu'à ton bien.
- Mais je e comprend pas… Tu aimes la princesse Riya !
- Absolument pas ! Hitomi, je t'ai cru morte pendant un an, et il faut que tu sache que… j'ais certains devoirs envers mon peuple, comme celui de lui donner une reine et des descendants. Pendant des mois mes conseillers m'ont harcelé pour que je choisisse une épouse, et pendant des mois j'ai refusé. Au bout d'un moment, j'étais au pied du mur, et je n'ai pu qu'accepter la proposition du roi d'Isara de me donner la main de sa fille. Et puis tu es arrivée… J'étais une nouvelle fois bloqué. Tu étais là, je ne voulais pas te faire souffrir, en même temps, j'avais passé un accord avec le roi d'Isara et rejeter sa fille aurait été un affront qui aurait pu avoir de graves répercutions. Je ne voulais pas non plus faire souffrir la princesse Riya… Et finalement, c'est elle qui à tout arrangé. Le soir où tu as été enlevée, elle est venue me trouver, elle m'a dit qu'elle savait que je n'avais pas de sentiments pour elle, et que c'était réciproque ! Elle aimait un homme du peuple et savait que son père ne l'accepterait jamais. Et puis elle n'a pas eu son mot à dire dans ces fiançailles. Avec son accord, je suis donc allé trouver son père et j'ai annulé nos fiançailles.
Sans rien dire, Hitomi s'assit sur le lit et pris sa tête entre ses mains.
- Hitomi, tu comprends ?
- Oui Van, c'est juste que… c'est trop ! Tout ça, tout ce qui s'est passé, c'est trop d'un coup !
- Je ne te demande rien Hitomi, je voulais juste que tu saches. Je voulais que tu sache que je ne me suis pas joué de toi, je n'ai jamais voulu te blesser… Tu sais, ce soir là, après avoir quitté le roi d'Isara, j'ai voulu venir te voir, pour tout te dire… Et puis, je me suis dit qu'il était tard et que tu devais surement dormir, je n'ai pas voulu te déranger… j'aurais du…
Hitomi resta quelques minutes sans bouger, la tête toujours entre ses mains. Puis au bout d'un moment, elle releva la tête pour regarder Van. Il s'était laissé glisser le long du mur et était assis par terre. Son coude posé sur son genou, il avait placé une main devant ses yeux, mais Hitomi pu voir que des larmes roulaient sur ses joues. Elle en fut littéralement choquée. La seule fois où elle avait « vu » Van pleurer, c'était quand Folken était mort. Le voir dans cet état lui brisa le cœur. Mais malgré elle, elle ne put se lever et aller vers lui, c'était comme si elle clouée sur place.
- Van… Ca n'aurait rien changé. Que tu sois ou non venu me voir ce soir là n'aurait rien changé… Mharra avait décidé de mettre son plan à exécution, et s'il ne m'avait pas enlevée ce soir là, il l'aurait fait à un autre moment.
- MAIS TU NE COMRENDS PAS !
Il se leva d'un bond et sécha rageusement ses yeux.
- Tout est de ma faute. TOUT ! A chaque fois que tu es près de moi, il ne t'arrive que des malheurs ! Quand tu es près de moi tu souffres, et chaque fois un peu plus ! Je ne t'apporte rien de bon…
Il avait prononcé les derniers mots dans un murmure. Hitomi ne sut que répondre, elle resta donc silencieuse. Van était devant la fenêtre, il lui tournais le dos et regardait la ville à travers la vitre. Au bout de plusieurs minutes, Van rompit le silence.
- Il est mort.
- Quoi ?
- Perkis, le bras droit de Mharra. Il est mort, je l'ai tué.
- Mais… Quand ? Comment ?
- Lorsque Mharra t'as poussé du haut de la falaise, je t'ai ramenée au château, puis je suis repartit aider Allen et les autres. Perkis faisait partit des hommes que Mharra avait cachés. Quand je suis arrivé, il s'est littéralement jeté sur moi, nous nous sommes battus assez longtemps et j'ai fini par le tuer. Mais si j'avais su ce qu'il t'a…si j'avais su, je lui aurais fait souffrir milles morts…
Une fois de plus, Hitomi ne su que dire, et un silence pesant s'installa à nouveau entre eux. Cette fois ci, ce fut elle qui le rompit.
- Van... Ce n'est pas de ta faute, tu…
- SI ! Tout est de ma faute, tout ce qu'il t'est arrivé est entièrement de ma faute ! Je te l'ai dit, je ne t'apporte rien de bon… Il aurait peut-être mieux valu que l'on ne se rencontre jamais.
Hitomi fut profondément blessée par cette dernière phrase, mais elle ne voulait pas le lui montrer.
- Si c'est ce que tu pense…
Van lui tournait toujours le dos, et une fois de plus, ils restèrent un long moment sans s'adresser la parole. Puis il se retourna vers elle.
- Je vais partir, je vais rentrer sur Gaïa. Je voulais que tu sache la vérité et c'est maintenant chose faite. Je ne t'importunerais plus Hitomi, et je te souhaite d'avoir une vie heureuse, auprès de ceux que tu aimes.
Hitomi releva la tête et le regarda dans les yeux. Ils restèrent plusieurs minutes à se fixer sans prononcer aucunes paroles, puis Hitomi baissa les yeux et posa son regard sur ses mains. Van continua à la fixer comme pour graver une dernière fois ses traits dans sa mémoire. Il savait que c'était la dernière fois qu'il la reverrait. Puis il fit un pas vers elle mais ne pu aller plus loin. Elle ne le regardait toujours pas. Il poussa un soupir, puis lui adressa une dernière fois la parole.
- Adieu, Hitomi.
Il se retourna, sortit de la chambre puis de l'appartement sans qu'Hitomi n'esquisse un seul geste ni ne prononce aucune parole…
