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Les personnages et les lieux de cette histoire appartiennent à l'anime Vision d'Escaflowne à part ceux que j'aurais crées.
Chapitre 33, Préparatifs…
Van s'éveilla en premier, il constata qu'il n'avait dormi que quelques heures car le soleil se couchait à peine. Il baissa la tête et observa la jeune fille qui était toujours blottie contre lui. Il était allongé sur le dos et la tenait dans ses bras, elle était étendue contre son flanc, son bras passé autour de sa taille et une de ses jambes en travers des siennes. A cet instant, en l'observant, en observant son corps fin et parfait blottit contre lui, Van sentit monter une immense bouffée d'amour dans sa poitrine. Il la trouva si belle qu'il eu envi de la serrer contre lui de toutes ses forces. Et dire qu'il avait été tellement abattu le matin même ! Qu'il avait voulu repartir sur Gaïa, sans elle. Seulement quelques heures plus tôt, il ne voyait plus aucunes possibilités d'avenir commun pour eux deux. Et maintenant… Et maintenant il la tenait dans ses bras, elle voulait retourner avec lui sur Gaïa, elle avait formulé la demande que plus jamais ils ne soient séparés. Comment les choses avaient-elles pu évoluer d'une telle manière ? Comment deux mots, deux simples mots avaient-ils pu faire pencher la balance d'une si belle façon ? Il se morigéna intérieurement de sa timidité et de sa lenteur à avouer ses sentiments. Cela avait bien faillit lui faire perdre une première fois Hitomi quelques années plus tôt, et il avait été à deux doigts de commettre la même erreur ! Il poussa un soupir et fixa le plafond. Maintenant tout cela était derrière lui, derrière eux… Et il se promit de ne plus commettre les mêmes erreurs. Un sourire fleurit sur ses lèvres à la pensée de ce que l'avenir leur promettait.
Il fut tiré de ses songes par un petit baiser déposé au creux de son cou. Il releva la tête et vis deux grands yeux verts qui le fixaient dans la pénombre grandissante.
- Je t'ai réveillée ?
- Non.
Elle se redressa légèrement et vint poser un tendre baiser sur ses lèvres.
- A quoi pensais-tu ?
- Comment ?
- Quand je me suis réveillée, tu paraissais bien heureux. A quoi pensais-tu ?
- A toi.
- Arrête un peu, tu va me faire rougir !
- Ca te va plutôt bien…
Les joues effectivement rosissant, elle cacha son visage au creux de son cou.
- Je ne te savais pas si timide !
- Cesse de m'embêter…
- Quoi ? Je n'entends rien, tu marmonne.
Hitomi se redressa et le regarda avec une moue boudeuse.
- Je ne marmonne pas, et puisque c'est comme ça, je vais préparer à manger.
- Pas si vite !
Alors qu'elle commençait à se redresser, Van raffermit son emprise sur sa taille et la tint serrée contre lui. Hitomi leva vers lui un regard interrogateur.
- Tu croyais que tu allais t'échapper aussi facilement ?
- Mais…
- Hitomi, tu es restée trop longtemps loin de moi, maintenant je ne te lâche plus !
Hitomi resta un long moment à l'observer.
- Tu as changé, Van.
- En bien ou en mal ?
- En bien, tu es plus… entreprenant.
- J'ai failli te perdre bien trop de fois, je ne veux plus commettre les mêmes erreurs.
- … Je t'aime Van.
- Moi aussi.
Hitomi se dégagea pour attraper le téléphone.
- Qui veux-tu appeler ? Yukari ?
- Van, c'est fou la rapidité avec laquelle tu t'es fait aux technologies d'ici, c'est limite si tu ne prends pas le téléphone pour passer un coup de fil à Merle ! Non, Yukari attendra, elle n'avait qu'a pas nous déranger tout à l'heure !
- Tu pense que c'était elle ?
- Ca ne peux être qu'elle ! Et pour répondre à ta question, étant donné que je suis ta prisonnière, ce qui ne me dérange pas soit dit en passant, il faut bien que l'on se nourrisse. Je vais commander des pizzas.
- Des quoi ?
- Tu verras.
Elle composa un numéro et patienta quelques secondes.
- Oui bonsoir, je souhaite commander deux pizzas… Hitomi Kanzaki… Oui, comme d'habitude, vous avez mon adresse ? … Oui c'est ça… Très bien, merci.
Elle raccrocha puis se tourna vers Van.
- Notre repas arrivera d'ici peu de temps.
- C'est une façon de se faire servir qui est vraiment étrange.
- C'est toi qui me dis ça, roi de Fanélia ! Toi qui te fais servir tes repas chaque jour !
- Ce n'est pas la même chose.
Hitomi eu un petit rire et secoua doucement la tête, puis elle vint à nouveau se blottir contre Van. Ils restèrent un long moment enlacés. Un mot doux, une caresse, un baiser… Tout doucement, ils apprenaient à s'apprivoiser d'une manière qui leur était tout à fait inconnue. Ils s'aimaient l'un l'autre depuis si longtemps mais n'avaient jamais partagé une telle proximité. Ils appréciaient tout deux cette nouvelle façon de se comporter, de se voir, mais l'un comme l'autre ne voulaient pas brusquer les choses. Ils avançaient ainsi ensembles et tout doucement vers cette nouvelle vie qui s'offrait à eux.
Près d'une heure plus tard, la sonnette de l'entrée retentit et Hitomi se leva pour aller ouvrir. Puis elle revint vers Van avec deux boites en carton.
- C'est ça notre repas ?
- Goûte avant de critiquer !
Van pris une part de pizza avec un air méfiant puis mordit dedans. Hitomi attendit qu'il termine sa bouchée avant de prendre la parole.
- Alors ?
- Hum, je dois avouer que c'est excellent.
- Ah ! Tu vois !
- C'est bon, je m'incline.
Tout deux affamés, ils commencèrent à manger sans plus attendre. Une fois leur repas fini, Van se leva.
- Je vais prendre une douche, ça ne te dérange pas ?
- Non, vas-y. Je vais en profiter pour aller sur internet, j'ais deux trois petites choses à vérifier.
- C'est sur cette chose qui te permet d'avoir toutes les informations que tu veux ?
- Exactement.
Il passa derrière elle et déposa un baiser dans son cou.
- Au fait, merci pour le repas.
- Il n'y à pas de quoi, ce n'est pas moi qui l'ai préparé.
- Oui, mais tu l'as payé, je t'aie vue.
- Van !
- C'est bon, je n'ai rien dit !
Avec un petit sourire, il se dirigea vers la salle de bain et referma la porte derrière lui.
Une vingtaine de minutes plus tard, il sortit de la pièce d'eau, les cheveux encore humides. En entrant dans le salon, il s'aperçu qu'Hitomi avait refait le lit et rangé la pièce. Elle était présentement assise à son bureau où était posé l'ordinateur. Van s'approcha d'elle.
- Tu n'aurais pas dû, j'aurais pu ranger moi-même.
- Ca ne me dérange pas.
- Tu prends trop soin de moi, je vais finir par m'y habituer.
- J'y compte bien !
Elle pianota encore un petit moment sur le clavier puis referma l'ordinateur.
- Fini.
- Que cherchais-tu ?
- Eh bien, demain je dois mettre en ordre certaines de mes affaires, je vérifiais juste s'il était possible et légal de faire ce que je souhaite assez rapidement.
- Et que souhaite-tu faire exactement ?
- Oh, juste régler certaines choses concernant mon appartement et mes biens en général. Demain nous irons à la banque et voir mon avocat.
- Traduction ?
- Mon avocat est l'homme qui gère mes affaires, mon argent etc.… La banque c'est la où je place mon argent.
- D'accord.
- Je vais aussi aller me débarbouiller. Tu as une mine fatiguée Van.
- Oh, ce n'est rien, je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit.
- Pas beaucoup ?
- D'accord, pas du tout.
- L'alcoolique que je suis t'en à fait baver ?
- Pas du tout, par contre ta présence…
Hitomi le regarda un petit moment, puis lui tirant la langue, elle s'en alla vers la salle de bain. Dix minutes plus tard, elle était sortie, vêtue d'un short et d'un t-shirt ample qui lui tenait lieu de pyjama. Elle vit que Van était une nouvelle fois debout devant la fenêtre, observant la nuit qui était tombée sur la ville. Elle s'approcha, vint se placer derrière lui et passa ses bras autour de sa taille puis posa son menton sur son épaule. Van posa ses bras sur les siens.
- Tout va bien ?
- Oui.
- Tu as l'air soucieux.
- Non pas du tout…
Il se retourna et la pris dans ses bras tout en la regardant dans les yeux.
- Van, tu as vraiment l'air fatigué, il faudrait dormir, nous devons nous lever tôt demain.
- Oui… Hitomi ?
- Oui ?
- Tu veux bien…rester avec moi ?
- Mais je suis avec toi Van.
- Non je veux dire… cette nuit…
Hitomi l'observa un long moment, elle comprit que cela lui coûtait de lui demander une telle chose. Il n'avait pas l'habitude, tout comme elle. Et il lui demandait à voix haute de partager une proximité à laquelle ils n'étaient pas encore habitués. De plus, le connaissant, elle se doutait qu'il avait peur de la blesser, ou de la brusquer… Mais s'il savait à quel point elle avait envi ce ne serais-ce que de dormir dans ses bras, comment le fait d'être éloignée de lui lui devenait presque douloureux… Il l'observait toujours avec un regard empli de doutes, alors elle l'embrassa doucement sur les lèvres.
- Bien sûr, rien ne me ferais plus plaisir.
- Vraiment ?
- Vraiment.
- Hitomi, je t'aime.
- Moi aussi.
Hitomi partit éteindre les lumières puis ils se glissèrent sous les draps, reprenant la même position qu'un peu plus tôt dans la soirée. Après un dernier baiser, Van s'endormit rapidement, épuisé par le manque de sommeil. Hitomi, quant à elle, resta un long moment les yeux grands ouverts dans le noir, écoutant la respiration régulière et les battements du cœur de celui qu'elle aimait.
Le lendemain matin, ils se réveillèrent tôt et se préparèrent rapidement. Une fois habillée, quand Hitomi sortit de sa chambre, Van eu un hoquet de surprise. Il ne l'avait jamais vue vêtue ainsi. En effet, elle portait un tailleur jupe lui arrivant au dessus des genoux et ses cheveux étaient relevés en un chignon serré. Hitomi eu un petit sourire en voyant l'air étonné de Van.
- Qu'y à t'il, je ne te plais pas ?
- Si, tout les habits que tu porte te vont à merveille, c'est juste que… Tu fais si stricte ! Et plus que ton âge.
- Tu es en train de me dire que tu va passer pour un gamin à côté de moi ?
- Très drôle.
- Vois-tu, je suis obligée de m'habiller de la sorte afin de faire bonne impression sur certaines personnes.
- Pour moi, tu n'as pas besoin de cela. Mais bon, si tu le dis. On y va ?
- D'accord.
Ils sortirent de l'appartement, et une fois n'est pas coutume, Hitomi avait commandé un taxi afin de se rendre plus rapidement à leur destination. Une vingtaine de minutes plus tard, ils arrivèrent devant un grand et imposant édifice. Hitomi paya le taxi et ils entrèrent dans le bâtiment. Elle guida Van jusqu'au dernier étage puis se présenta devant une jeune femme assise derrière un bureau.
- Bonjour madame, monsieur. Que puis-je faire pour vous ?
- Je souhaite voir maître Pellor.
- Maître Pellor est actuellement occupé, il ne pourra vous recevoir aujourd'hui.
- Veuillez quand même le déranger. Dites lui bien que Hitomi Kanzaki souhaite lui parler.
- Je suis désolée madame mais…
- Ce n'est pas une demande mademoiselle.
- … Très bien.
La jeune réceptionniste se retourna, pris son téléphone et parla un petit moment à voix basse. Van était ébahi, ce n'était plus la Hitomi qu'il connaissait qui se tenait devant lui, c'était une femme intransigeante et sûre d'elle. Elle vit son air étonné et lui adressa un petit clin d'œil. La réceptionniste se retourna vers eux.
- Veuillez m'excuser madame Kanzaki, maître Pellor va vous recevoir.
- Bien.
A ce moment, un homme sortit du bureau et s'avança tout sourire vers Hitomi, il prit ses mains entre les siennes.
- Mademoiselle Kanzaki, quelle joie de vous revoir ! Venez, je vous en prie, suivez-moi dans mon bureau.
Hitomi et Van suivirent l'homme dans la pièce adjacente. C'était un bureau richement décoré qui en disait beaucoup sur la situation de son propriétaire. Après avoir refermé la porte, l'homme serra une nouvelle fois la main d'Hitomi.
- Veuillez excuser ma réceptionniste, elle est nouvelle et n'as pas l'habitude de voir nos plus fidèle clients.
- Soit.
- En tout cas, je suis vraiment enchanté de vous revoir. Puis se tournant vers Van. Et qui est ce charmant jeune homme ?
- Je vous présente Van Fanel, mon compagnon.
En entendant ces mots sortir de la bouche d'Hitomi, Van eu un petit sourire, puis il serra la main de l'homme.
- Je suis enchanté de voir que vous avez trouvé chaussure à votre pied et…
- Maître Pellor ?
- Oui ?
- Cessez vos courbettes, vous n'êtes pas mon père, vous êtes mon avocat.
- Bien sûr. Que puis-je faire pour vous mademoiselle Kanzaki ?
- Je souhaite ajouter deux noms au bail de mon appartement et de ma résidence secondaire.
- Comment cela ?
- Eh bien je m'apprête à partir pour une période indéfinie à l'étranger, je ne reviendrais surement pas de si tôt.
- Dans ce cas, pourquoi ne pas les vendre ?
- Non, je souhaite que ces biens restent les miens afin d'avoir un pied à terre pour quand je reviendrais occasionnellement.
- Très bien, et quels noms souhaitez vous rajouter ?
- Yukari Uchida et Amano Susumu.
- Ce ne sont pas des gens de votre famille ?
- Allons maître, vous savez pertinemment que je n'ai plus de famille en vie. Je souhaite que ces deux jeunes gens, ainsi que leurs familles puissent profiter comme ils le veulent et en toute légalité de mes biens. Qui plus est, je souhaite faire de Yukari Uchida l'administratrice de mes biens.
- D'accord, je vous préparerais les papiers, vous n'aurez qu'à revenir d'ici quelques jours afin de signer le tout.
- Non, je veux que cela soit fait maintenant, je n'ai pas de temps à perdre. Je suis désolée maître, je sais que je vous demande beaucoup mais je ne peux faire autrement. Mais ne vous inquiétez pas, même si je ne suis plus là, vous continuerez à toucher votre salaire annuel afin de gérer mes affaires à ma place.
- Hum… Oui, je… Je vais vous préparer les papiers tout de suite, veuillez patienter quelques instants.
L'homme sortit de la pièce, laissant Van et Hitomi seuls. Van qui n'avait pas prononcé un mot, se tourna vers Hitomi.
- Eh bien dis donc, tu es… intraitable.
- Je suis malheureusement obligée de me comporter comme cela, sinon je me ferais écraser par le premier venu.
- Ton appartement t'appartient ? Et tu as une résidence secondaire ?
- Oui, c'est… compliqué. Je t'expliquerais, mais pas ici.
- D'accord.
Ils restèrent silencieux, et l'avocat revint une vingtaine de minutes plus tard. Il tendit une liasse de feuilles à Hitomi. Cette dernière pris le temps de tout lire, puis elle signa de nombreuses feuilles. Enfin, l'avocat lui tendit une seconde liasse de feuilles, le double de ce qu'elle venait de signer.
Sans plus s'attarder, Van et Hitomi se levèrent et prirent congé de l'avocat. Une fois dans la rue, ils se dirigèrent à pied vers leur destination suivante. Van se tourna vers Hitomi.
- Alors ?
- Eh bien… Tout simplement, une vie humaine vaut de l'or, alors trois… Quand mes parents et mon frère son morts, sans que je ne demande rien, beaucoup de gens se sont battus pour moi, contre l'état, et contre la personne responsable de l'accident. J'ai touché une énorme somme d'argent comme dédommagement. Dédommagement… Cet argent ne me rendra jamais mes parents et mon frère, j'ai vendu la maison familiale, et j'ai acheté mon appartement. Nous possédions une autre maison près de la mer, où nous passions nos vacances, mais je n'ai pas eu le cœur de la vendre. Je suis donc propriétaire de deux biens immobiliers. Mais je n'ai jamais touché à l'argent qui m'avait été donné, je n'en voulais pas. J'ai donc travaillé pour gagner ma vie.
- C'est admirable.
- Yukari, Amano et les parents de Yukari… Ils m'ont énormément aidés après l'accident, ils ont toujours été là pour moi. Je sais que l'argent ne fait pas le bonheur, mais si je peux leur adoucir un peu la vie alors je le ferais. Et puis j'ai une confiance aveugle en Yukari, c'est pourquoi je souhaite que ce soit elle qui gère mes biens.
- Je comprends.
Hitomi lui sourit et pris sa main dans la sienne, puis ils se dirigèrent vers la banque d'Hitomi.
Une fois arrivée, Hitomi fut une fois de plus accueillie en personne importante. Le directeur lui-même les reçut dans son bureau.
- Bien, que puis-je faire pour vous mademoiselle Kanzaki ?
- Je souhaite mettre en place plusieurs virements à plus ou moins long terme.
- C'est-à-dire ?
Pour toute réponse, Hitomi lui tendit une feuille de papier qu'elle avait préparé à l'avance. Sur ce document se trouvait les transactions qu'elle voulait faire et les bénéficiaires dont elle voulait en faire profiter. Le directeur avait un air de plus en plus ahuri au fur et à mesure qu'il parcourait le document. Enfin, il releva les yeux vers Hitomi.
- C'est une blague ?
- Ai-je l'ai de rigoler ?
- Mais c'est tout bonnement impossible, je ne peux permettre une telle chose !
- Très bien… Dans ce cas, je vous prie de me signer un chèque contenant les sommes de tous mes comptes, je m'assurerais qu'une autre banque accepte ma requête.
- Mais, mademoiselle Kanzaki…
- Vous n'avez pas le choix, il s'agit de mon argent. Qui plus est les personnes à qui je souhaite faire don de cet argent auront un compte dans votre banque. C'est à vous de choisir.
- Je ne peux donc que m'incliner…
- Sage décision.
- Êtes-vous sûre de vous mademoiselle Kanzaki ? Cela représente tout de même la moitié de votre fortune !
- C'est une décision murement réfléchie.
- Très bien, je vais préparer les papiers.
Il sortit et Van et Hitomi se retrouvèrent une nouvelle fois seuls.
- Que lui as-tu demandé ?
- Je souhaite ouvrir plusieurs comptes en parallèle des miens. Un contenant une somme d'argent pour les parents de Yukari, un pour Yukari et Amano et un pour financer les études et les besoins des enfants qu'ils pourraient avoir.
- Tu es vraiment généreuse.
- Van, je sais que la monnaie sur Gaïa n'est pas la même que sur Terre mais…
- Non.
- … je pourrais acheter de l'or et…
- Non.
- … ainsi on pourrait…
- Non Hitomi. Nous n'avons pas besoin de cela. Laisse ton argent ici, et puis ça pourra servir pour acheter des technologies que tu pourrais ramener sur Gaïa.
- Tu es sûr ?
- Oui.
- Très bien.
Hitomi savait qu'il ne servait à rien de discuter. Le directeur revint et ils réglèrent les différentes formalités quand au transfert de l'argent.
Enfin ils sortirent du bâtiment et sur le seuil, Hitomi détacha ses cheveux.
- Voilà une bonne chose de faite !
- Tu es magnifique.
- Merci.
Van s'approcha d'elle et déposa un baiser sur ses lèvres.
- Que souhaites-tu faire maintenant ?
- Hum, j'aimerais bien que l'on se promène un peu, ça ne te dérange pas ?
- Non, pas du tout.
Ils passèrent leur journée à se promener en ville, Hitomi souhaitant profiter une dernière fois, avant longtemps, des lieux qu'elle aimait. Elle n'avait aucuns regrets à partir vivre sur Gaïa mais souhaiter revisiter une dernière fois ces endroits importants pour elle. Elle décida de garder le lieu le plus important pour le lendemain, puis ils dinèrent en ville et ne rentrèrent à l'appartement qu'après le coucher du soleil.
En entrant dans l'appartement, Hitomi vit que son répondeur clignotait, elle avait huit messages. Elle appuya sur le bouton vert.
- BipHitomi ? C'est Yu, j'appelais juste pour savoir si tout allait bien. Rappel moi. Bip Hito ? Tout va bien ? Rappel moi. BipHitomi, c'est encore moi. J'aimerais bien avoir de tes nouvelles. BipHitomi Kanzaki, tu va sortir de ton état d'ébriété et me rappeler tout de suite ! BipKanzaki, bouge ton petit cul et donne moi de tes nouvelles ! BipTu te fiches de moi ? Je suis VRAIMENT inquiète alors REPONDS ! BipJe vais finir par appeler tout les hôpitaux de la ville, grouille ou je m'énerve ! BipHitomi, il est vingt et une heure trente, si tu ne m'as pas rappelée d'ici deux heures maximum, je te jure que j'appel la police. Bip.
Hitomi se tourna vers Van, ce dernier la regardait avec un air amusé.
- Je crois que tu devrais la rappeler.
- Oui, c'est préférable.
Elle attrapa le téléphone et composa le numéro de son amie. Yukari décrocha immédiatement.
- Hitomi ?
- Oui, Yu, c'est moi.
- Mais qu'est-ce que tu fichais, je t'aie appelée au moins vingt fois !
- En fait tu as laissé huit messages.
- Oui, j'ai laissé huit messages mais je t'aie appelée au moins vingt fois ! Tu te fiches de moi ou quoi ?
- Désolée, j'étais occupée.
- Occupée par quoi ? J'étais inquiète moi ! Tu va bien ?
- Oui Yu, je vais bien, je ne suis plus une enfant.
- Oui mais quand même ! Qu'est ce qui pouvait être plus important que de rassurer ton amie ?
- …
- Van est toujours ici ?
- … Oui.
- Ho ho !
- Yu !
- Vous êtes…
- Oui.
- Sérieux ?
- Oui.
- WAHOU !
- Merci, tu m'as transpercé le tympan.
- Désolée, mais c'est pas grave, t'en a un autre. Non, c'est vrai ? C'est super, mais vous en avez mis du temps !
- Yu…
- Ok, ok, c'est pas mes affaires…
- On passe vous voir demain en fin d'après midi d'accord ?
- Ok, pas de soucis.
- A demain alors ?
- A demain, et… bonne soirée !
Hitomi secoua la tête et raccrocha. Puis elle se tourna vers Van.
- Dois-je comprendre que nous allons les voir demain ?
- Oui.
- Je l'ai entendu crier, tout va bien ?
- Heu… Oui, disons qu'elle est contente pour nous.
Van eu un petit sourire et s'approcha d'elle pour l'enlacer. Hitomi posa sa tête contre son épaule.
- Je crois que nous passerons la soirée avec eux.
- Hum hum.
- Et après demain, nous partirons.
- Hitomi, tu n'es pas obligée de partir si vite…
- J'en ai envi Van.
- Tu es sûre ?
- Oui.
Pour toute réponse, Van se pencha vers elle et l'embrassa longuement. Puis sans ajouter un mot, ils allèrent se changer chacun leur tour et se couchèrent ensemble. Ils s'endormirent rapidement, confiant et heureux.
