Bonjour à tous !
Pour celles qui n'auraient pas encore saisit, on retrouve ici beaucoup d'éléments (mais alors vraiment beaucoup) de mon headcanon, et quelques théories fumeuses. Et Allen s'interroge, doute, cherche à comprendre Neah. Et il y aura mention de Adam/Neah, mais pas de couples sinon. Et j'update le dimanche toute les trois semaines, donc la prochaine fois = 14 avril.
Dédicace encore à ma chère co-écrivain sur Stillicidia, qui en guise d'avis sur le prologue, m'a vaguement sortit un "Euh, mouais, j'ai trouvé que c'était pas trop mal..." (ce qui m'avait beaucoup surprise de sa part), à ma gentille petite sœur qui m'écoute patiemment babiller à propos de mes écrits sans se lasser, parfois même en s'enthousiasmant, et à oOOOmerlette pour nos papotages !
Attention ! Vous trouverez ici deux OCs (principalement), dont l'un est important pour l'intrigue. Ils n'ont rien d'extraordinaires, et même si l'un à un rôle clef, il disparaît après le chapitre 2. N'ayez donc pas peur d'eux !
Ici commence le premier chapitre de cette histoire, où Allen se trouve chez les Campbell. Pour celles qui se demanderaient où est passé Tim, vous aurez la réponse dans le chapitre 3...
Bonne lecture !
POTENTIALITÉ Y – CHAPITRE 1
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Propriété Campbell, entre Lochinver et Lairg, Écosse.
15h.
Allen referma le livre en soupirant, se levant pour le ranger. Revenant à la table où lui et Johnny s'étaient installés, il prit un autre bouquin sur la pile, s'accordant un regard à son compagnon de se remettre à son interminable lecture. Le scientifique dépouillait religieusement le livre, avec un enthousiasme, une concentration et une application admirable. Lui-même s'était depuis longtemps lassé de rechercher de mince filets d'informations sur les caractères imprimés, mais Johnny tenait la distance, au moins dix fois plus efficace que lui.
Un domestique passa la tête à travers le seuil de l'immense bibliothèque, et n'hésita pas à hausser la voix pour s'adresser à lui : pour aussi grande qu'elle fût, ils étaient actuellement les seuls à occuper la pièce.
« Avez-vous besoin d'aide, monsieur ? Ou d'un verre d'eau, de quoi vous restaurer ? Vous êtes là depuis onze heures, vous n'avez rien mangé, lui rappela-t-il d'une voix inquiète (et Allen savait que c'était sincère : on l'avait harcelé pour qu'il s'interrompe lors du déjeuner mais il avait fermement décliné l'invitation insistante).
– Il n'a pas tord, Allen. Vous en êtes où ? Tu as trouvé ce que tu cherchais sur Neah ? »
Le second contrevenant était un jeune homme de son âge, ou supérieur d'un ou deux ans tout au plus. Châtain-brun comme tous les Campbell (qui s'étaient insurgés sur ses cheveux au début), il avait sur le visage une expression de malice pure, typique elle aussi de ceux de son clan. De fait, tous les enfants de sa famille, bien qu'il soit encore bizarre de considérer que ce fut sa famille, avaient ce côté espiègle, voir narquois, et pis!, les adultes étaient l'étaient tout autant. Chose qui lui permettait la supposition suivante : vu que tous son entourage était doté de ce trait de caractère, y compris son frère, il y avait de grandes chances que son Noah le possède aussi.
Ce qui était absolument fantastique et méritait un « Wouhou ! » d'enthousiasme, les bras levés au plafond, avec la tête démoralisée d'avance qui convenait à toute exclamation ironique.
« Non, et c'est un peu agaçant. Je ne trouve là-dedans que des informations superficielles, rien de vraiment clair sur sa vie...
– Tu devrais peut-être demander à la Vieille Emer ? » proposa un autre de ses cousins, troisième tête dans l'encadrement de la porte.
Depuis qu'il était arrivé, il avait l'impression de ne rien faire d'autre que de découvrir sa famille – ils insistaient tous ce point : il avait été adopté officiellement par Mana, il était donc des leurs. Tout le domaine était rempli de cousins, à plus ou moindre degré. Même les domestiques étaient des bâtards Campbell ou les fils de tels. Dans toute cette agitation, on distinguait le chef de famille, un certain Graham, et la doyenne, qu'on dénommait justement la Vieille Emer.
Allen devait bien avouer qu'après avoir passé tant d'années à être fuit pour ses cheveux, détesté pour son bras, haït pour son apparence marginale, il trouvait un peu perturbant d'être ainsi adoré et protégé – dans le sens de veiller à ses besoins comme s'ils avaient peur qu'il ne disparaisse (ce qu'ils pensaient sans doute probable). On lui avait expliqué qu'il était un héritier légitime puisque celui qui l'avait adopté n'était autre que l'aîné des deux neveux du Lord de l'époque. La succession avait été ardue, les deux premiers fils de celui-ci ayant décédé dans un accident maritime avec leur oncle, et Mana et Neah ayant apparemment littéralement fuis leur famille après la mort de leur père (la source logique de leur crainte qu'il ne parte à son tour). Graham était, s'il se souvenait bien, le troisième fils du vieux Lord, mais il pouvait tout aussi bien se tromper : ces histoires de successions étaient trop compliquées pour lui...
Enfin, au moins, il comprenait un peu mieux les mystères de Mana et le caractère qu'il avait trouvé étrange de son Noah. Visiblement, l'excentricité était un trait de famille... Tous ceux qu'il avait rencontré jusqu'ici étaient porteurs d'une douce folie qui, quelque part, lui rappelait un peu Komui – auquel il s'astreignait de ne pas penser, puisqu'il enchaînait alors sur ses souvenirs à l'Ordre, ce qui ne rehaussait pas son moral.
Lorsqu'il était arrivé, on lui avait jeté un regard vaguement intéressé pour l'inhabituel de son visage, mais aussi méfiant et récalcitrant à le laisser fouiller dans la vie de l'un des leurs. Ce n'était que lorsque, hésitant, il avait avoué du bout des lèvres qu'il recherchait à mieux connaître la vie de son oncle (même si ça lui coûtait de l'admettre, étant le frère de Mana, son Noah était donc légitimement son oncle...) et de son père, que tous la populace avait subitement changé d'attitude. De fait, on avait soudain abandonné les expressions hostiles pour se ruer sur lui, roucouler qu'il était superbe et « trop mignon », que le blanc était très joli sur lui, qu'ils avaient hâte de voir ses enfants, et affirmer qu'il était fantastique qu'un héritier revienne ainsi sur ses terres natales – il avait tenté d'endiguer la chose en rappelant qu'on l'avait adopté et encore (beaucoup) trop jeune pour se marier, mais rien n'y avait fait.
Graham lui avait même rétorqué en haussant les épaules qu'à son âge, il courrait la gueuse avec ses frères et Neah, et qu'il aurait été étonné d'apprendre qu'au vu de toutes les femmes légères qu'ils avaient levés, ils n'aient pas parsemé quelques bâtards par-ci, par-là – ils l'avaient fait, en fait, mais on avait recueillit les femmes pour que leur progénitures puissent jouir de la richesse Campbell en tant que servants. Malgré les recherches d'Allen toutefois, il semblait que son Noah n'avait pas l'envie de repeupler l'Écosse puisqu'aucun des domestiques ne descendait de lui (ils avaient été fermes là-dessus : leur arbre généalogique leur tirait assez de fierté pour qu'ils le connaissent du bout des doigts).
« Penses-tu qu'elle pourrait m'aider ?
– Oh, ça ne fait aucun doute, reprit nonchalamment le premier de ses « cousins ». C'était déjà la vieille nourrice à cette époque, je crois, elle doit donc bien les connaître. Pour les avoir vu grandir, je veux dire. »
Allen en resta bouche-bée. Ils avaient mis plusieurs semaines à relier la vieille famille Écossaise à son père adoptif, mais chaque jour il faisait assez de découvertes pour remplir ce temps perdu. Or, l'idée que la doyenne fut assez âgée pour remplir les fonctions de nourrice radoteuse au temps de l'enfance de son père lui apparaissait clairement comme rentrant dans la catégorie « phénomène carrément pas naturel ».
« Mais quel âge a-t-elle exactement ?
– Oh, je ne suis pas sûr. Cent vingt, cent trente ans peut-être. » Son cousin haussa les épaules avant de reprendre devant son regard interloqué : « C'est parce que c'est une sorcière, tu vois. »
L'ancien exorciste eu un rictus qu'il ne savait pas s'il devait le qualifier d'amusé ou d'agacé. L'envie de rétorquer à ses interlocuteurs « Une quoi ? » était forte, mais il se contenta de leur jeter un long regard évocateur, qui provoqua apparemment chez eux une forte envie de se justifier. Ces deux-là étaient très attachés l'un à l'autre, et semblait l'avoir assez pris en amitié pour qu'il leur fasse confiance, mais une affirmation pareille ne pouvait être prise autrement que comme une plaisanterie de bas étage.
« Elle utilise, eh bien, tu sais, la magie.
– Ouais, renchérit l'autre. C'est assez rare chez nous, même si nous en avons plus qu'ailleurs, et c'est pour ça que Neah lui avait été confié – parce qu'il avait du potentiel là-dedans, il paraît. Si Neah était célèbre dans la famille, c'était pour ça : il est le dernier sorcier à être apparu ici. »
L'albinos ouvrit la bouche sans réussir à parler, et la referma, se sentant stupide. Bien sûr, quelque part, vu toutes les aberrations qui existaient et qu'il acceptait quotidiennement (à commencer par son bras gauche), considérer que la magie était une réalité et que certains pouvaient l'apprivoiser n'avait rien de sot. Surtout qu'il avait déjà eu de nombreuses fois l'occasion de voir ce cher Maréchal roux accomplir des choses dont la plus pure définition incluait certainement le mot « magie ». Les Noah aussi, quelque part, devaient peut-être tirer leurs pouvoirs de là, encore que ce ne fût pas certains vu qu'il n'étaient pas humains.
Allen accepta donc l'offre de ses cousins, les suivant après s'être assuré auprès de Johnny qu'il pouvait le laisser là – le « humhum » distrait indiquant clairement que le scientifique avait autre chose sous la main de plus intéressant. Les deux garçons le conduisirent dans la chambre de la doyenne, s'esquivant dès qu'il eut frappé. Un timbre rauque et fatigué lui intima d'entrer il obéit donc à la voix pour s'avancer vers la dame ridée occupant un fauteuil. Cependant, la prise de parole de la veille femme, suivant les salutations rituelles, eut pour effet de le surprendre. Et là encore, ce n'était guère qu'un euphémisme.
« Ah, Neah, depuis quand es-tu aussi poli ? s'amusa-t-elle, le regard vide.
– Je... Je ne suis pas Neah, madame, tenta de s'exprimer le pauvre exorciste (un peu estomaqué, il fallait le dire). Je suis son neveu, hem, Allen. »
Elle éclata d'un rire remarquablement clair pour son âge, alors qu'il se tortillait presque, extrêmement mal à l'aise. Son regard fixe et vide n'aidait d'ailleurs pas non plus sur ce point. Avait-elle perdu la raison et la mémoire ? La doyenne Campbell l'invita alors à s'asseoir, sans doute dans un élan de pitié, coupant net ses interrogations, et répondant à certaines.
« Allons, Neah, j'ai beau être aveugle, je sais encore reconnaître ton pas, ta voix et ton parfum... »
Par-delà l'étonnement d'apprendre sa perte de la vision (elle était après tout vieille : c'était surtout cette façon de garder les yeux ouverts qui l'interpellaient), Allen hoqueta de stupéfaction, sans savoir vraiment s'il devait prendre ce que disait la vieille pour argent comptant. Elle n'avait, selon sa propre famille, pas toute sa tête. C'était là même les arguments qu'il tentait de faire passer au-devant du choc immense, terrible, qu'il ne pouvait s'empêcher de sentir à l'idée qu'on le confonde avec le Noah qui voulait voler son corps ! Qu'on prétende qu'il avait la même démarche, le même timbre, la même odeur qu'un meurtrier et un traître qui lorgnait sur son corps !
La doyenne lui prit la main avant d'ajouter d'une voix tendre :
« Ne soit pas si choqué, enfin. Ma maîtrise de la magie est peu-être moins forte que la tienne, mais elle tout de même respectable ! affirma-t-elle avec humour. Et d'ailleurs, en parlant de cela... T'es-tu essayé aux exercices que je t'ai recommandés ? »
Non, songea-t-il les yeux humides, vous ne m'avez rien recommandé. Je ne fais pas de magie. Et bon sang, je ne suis pas LUI !
Puis, l'idée lui vint qu'il pouvait mentir. Que peut-être la femme serait-il plus amène à lui répondre s'il se faisait passer pour le Noah. Que si elle le prenait pour l'autre, il pouvait la duper. Même si, bien sûr, ça n'avait rien d'honorable d'abuser une vieille dame, de lui faire croire une telle chose. Même s'il n'avait pas la moindre envie de se faire passer pour lui, sachant que lui n'avait qu'une envie : prendre possession de lui. Malheureusement, au stade où il en était, il n'avait plus beaucoup d'autres choix s'il souhaitait trouver des informations.
« Hem, oui. Je voulais te demander... Dis-moi, Ermy (le surnom lui était venu si naturellement, sans qu'il ait besoin d'y réfléchir, que cela devenait suspect), si tu avais à me décrire à quelqu'un, qu'est-ce que tu lui dirais ? »
La doyenne rit encore, et Allen remarqua incongrûment que ses traits faisaient penser à une pomme ainsi : fripée comme tout, mais encore excellente à l'intérieur.
« Eh bien, que tu es un sale môme, bien entendu ! Grand sorcier – tout du moins futur, compléta-t-elle avec un clin d'œil (expression singulière sur des yeux morts), mais le diable au corps, à courir toujours partout. Grand cœur mais sarcasme acide sur la langue. Effronté, toujours une excuse pour éviter les corvées, une grande tendance aller se nicher dans les arbres. Tu es comme tu es, et nous t'aimons ainsi. »
Eh bien, c'était joliment clair. Il était bien plus avancé avec ça : la seule chose qu'il savait maintenant était que son Noah était un gamin pourri-gâté désagréable avec tout le monde. Il avait besoin de plus d'informations, de quelque chose de plus essentiel, de plus révélateur sur la nature de cette oncle qu'il avait dans sa tête. Se passant la langue sur la lèvre supérieure, l'albinos se surprit à oser demander plus, le tout sur un ton légèrement geignard :
« Mais... Est-ce que je suis quelqu'un de bien ?
– Oh, Neah, mais bien sûr ! s'exclama la vieille femme, soudainement radoucie. C'est toi qui demande toujours pardon à l'animal dans ton assiette avant de le manger, qui veille farouchement sur son grand frère chaque fois qu'il est malade, qui passe des nuits entières à son chevet ! Comment peux-tu en douter ? »
Et bien, pensa-t-il avec un rien de sauvagerie, figurez-vous que c'est parce qu'apparemment vous vous trompez sur lui. C'est un assassin qui veut voler le corps du fils de son frère, alors excusez-moi si je doute de vos paroles.
Brusquement, la présence de l'ancienne lui parut insupportable, et il se leva vivement, ne prenant pas garde au fauteuil qui se souleva avant de retomber sur ses pieds, lourdement. L'autre interpréta mal son malaise et tenta de le retenir d'un :
« Neah, s'il te plaît, ne pense pas que tu es quelqu'un de mauvais. Tout le monde t'aime. Ce ne serait pas le cas si tu n'étais pas quelqu'un de bien. »
La nausée se fit plus forte encore, et Allen quitta précipitamment la pièce, laissant la doyenne désemparée (et surtout incapable de le suivre, au vu de l'état de ses jambes). On l'attendait dehors : un serviteur, une de ses cousines un-peu-trop-amicales-pour-être-honnêtes et Johnny piétinaient sur place en attendant qu'il ressorte. Si la demoiselle lui demanda avec affection si la Vieille Emer lui avait été utile et que le serviteur se rua sur lui pour vérifier qu'il allait bien, qu'il n'avait besoin de rien, que s'il avait la nausée c'était sûrement parce qu'il n'avait rien mangé... Johnny se contenta de lui lancer un long regard, analysant son expression avant de hocher la tête, et quelque part l'exorciste se sentit un peu soulagé de voir qu'au moins une personne soit là, voie, comprenne le choc qu'il éprouvait.
Le soir même, le scientifique vint lui rendre visite dans sa chambre pour discuter ensemble de la conversation qu'il avait eu avec l'ancienne, et de ce qu'elle lui avait dit. Même si cela n'était pas grand-chose, en tout cas rien de vraiment significatif, Allen se sentit plus léger de libérer ses impressions, ses doutes, mais aussi ses peurs. L'albinos congédia son compagnon sans vraiment y prêter attention, l'avertissant qu'ils resteraient encore quelque jours à la demeure Campbell mais ne s'y attarderaient pas (s'il ne trouvait pas désagréable qu'on s'occupât de lui, il en allait autrement de la lueur fanatique dans les yeux de ses hôtes et du marmonnement « Un héritier.. ! » dès qu'on le découvrait. Oui, parce que malheureusement, Graham se montrait incapable d'assurer sa descendance, ce qui faisait apparemment de lui l'héritier direct).
Dans sa tête, même s'il tentait de la repousser, croissait la théorie affirmant que son oncle n'était pas forcément l'arch-enemy de l'affaire, qu'il avait pour l'instant uniquement entendu la version de gens à qui il profitait davantage de lui donner le mauvais rôle. Et puis, plus simplement, même si c'était malsain, Allen commençait à considérer l'option dans laquelle le Noah prenait possession de lui. Le Quatorzième voulait combattre le Comte Millénaire, non ? Alors la capacité de régénération des Noah, couplée à son Innocence et aux pouvoirs même de Neah, devrait être d'une efficacité redoutable pour cela... Si seulement il pouvait trouver moyen de garder un brin de conscience pour empêcher ensuite son Noah de régner en second despote !
Je ne ferais pas ça, chuchota-t-on à son oreille. Il se trompent, tout simplement.
Cependant, pouvait-il avoir confiance en son Noah ? Pouvait-il se fier au jugement de sa famille, de ceux qui prétendaient qu'il avait bon fond ? Même si le Musicien n'était pas forcément mauvais, son futur rôle, en tant que Noah, n'était pas bien brillant. Et ceux qui l'avaient élevé ne pouvaient être objectifs, de même que Mana n'avait pas pu l'être.
Refoulant une fois de plus l'idée désagréable que Mana ne l'avait jamais aimé et s'était occupé de lui uniquement comme réceptacle pour son frère décédé, Allen songea qu'à défaut de les croire sur parole, il pouvait tout du moins les écouter.
