Une semaine venait de s'écrouler, une semaine bien charger et pourtant j'ai remarqué que j'attends avec impatience ma prochaine séance avec la dénommé Veronica Mars, j'ai fait quelque petit recherche sur elle. Une jeune femme bien discrète, mais une enfance aussi noire que le sien.
Il aurait dû avoir honte, mais après cette première séance, il n'avait pas pu se retenir de savoir ce qu'elle cachait derrière ce sourire professionnel… J'étais arrivé avec une demi-heure d'avance pour me mettre en condition, la secrétaire m'avait accueilli avec un large sourire, mais je fis comme-ci de rien n'était.
Quand vient mon tour, elle sortit de son bureau et me fit signe de venir, elle semblait fatigué, je pouvais la comprendre écouter les soucis des autres quand on avait soi-même des problèmes.
Je pris place sur le fauteuil de la semaine dernière et attendit qu'elle écrive sur son fameux bloc note.
– Bonsoir Logan, comment a été votre semaine ?
– Un peu mieux merci et vous ?
– Parfait. Passons au sujet qu'on a abandonné la semaine dernière.
Je fermais les yeux en soupirant, je suis venu pour la voir je dois l'avouer. Mais pas parler de cette période…
– Logan essayez, ça serait un premier pas.
– C'est dur.
– Je comprends bien. Venez.
Elle se leva et me montra le canapé.
– Allongez-vous.
– Vous…
– Faite ce que je vous dis.
Je soupirais et me laissa faire. Je m'allongeais sur le canapé et ferma les yeux comme veut la logique. Je l'entendis s'asseoir près de moi.
– Prenez une bonne inspiration et laissez-vous aller. Racontez-moi ce qui s'est passé.
Je fermais les yeux, remonta le temps, un frisson me parcourra. Je serais les poings avant de me lancé dans mon série.
J'ai passé deux familles d'accueil la première était normal, mais on était six orphelin, la mère est tombé enceinte donc elle a dû remettre quatre d'entre nous, j'ai fait partie des recalés. Quand le couple suivant est arrivé, il avait tout pour être une bonne famille d'accueil, mais que fut ma surprise quatre mois après mon arriver, il disait à sa femme qu'il allait me borné, je me disais que c'était ce qu'un père devait faire après tout le mien ne m'avait jamais voulu, son amour il me le prouvait dans la violence…
J'avalais ma salive, cela n'était pas facile, mais je me dis si je ne lui racontais pas tout je ne pourrais pas avancer.
Ce soir-là, il a posé sa main sur ma cuisse et m'a fit un sourire entendu, j'ai été pétrifié alors je n'ai rien dit. Les jours suivant, il me regardait me lavé le soir le même cinéma se produisait jusqu'au soir où il s'est glissé nu dans mon lit. J'ai cru rêvé, je n'étais pas un garçon facile, mais je me disais que c'était ma dernière chose si je voulais avoir une vraie famille même-ci ça me faisait penser à mon ancienne famille perdu… Quand il a posé ses mains sur moi, j'ai eu une décharge alors je l'ai frappé et je me suis enfuie… J'ai passé deux ans dans la rue avant de rencontrer la femme qui se disait ma tante, je savais que ma mère était enfant unique, mais du côté de mon père je ne savais pas grand-chose…
– Est-ce pour cette raison que vous fuyez tout contact ?
– Je n'ai pas été violé donc non, mais j'aime bien ma solitude.
Mais ça été le clou de plus… Un père violent, un père adoptif qui est un pédophile donc effectivement c'est ce qui a tout déclenchez dans votre attitude.
– Je me relevais et m'assit pour la faire face.
Écoutez, je ne n'aime pas la compagnie des autres parce que je n'ai jamais su me faire des amis. Je n'aime pas être entouré de personne, la diplomatie je ne connais pas alors je suis souvent sur la défensif.
– Je comprends.
Elle se remit à écrire avec frénésie sur son bloc note, j'avais déjà envie que la séance ce fini, j'avais envie de calme et surtout de me retrouver avec moi-même.
– Logan notre séance prend fin, mais je vous conseille la même chose que la semaine dernière. Sortez voyez du monde, essayez de vous ouvrir.
– Merci pour vos conseils dis-je en me levant.
Je récupérais ma veste et m'avança sur vers la porte pendant qu'une idée se germait dans ma tête. Je me retournais vivement vers Veroncia. Elle me regarda surpris de mon attitude.
– Quelque chose à me dire Logan ?
– Je me disais, vous passez votre temps à me dire de sortir, je ne suis pas prêt à le faire seul. Accepterez-vous de prendre un verre avec moi, deux personnes, Logan et Veronica…
– Je ne peux faire cela, après on ne sera plus où comment la relation médecin et patient et deux connaissance…
– Ne vous inquiétez pas pour cela, un simple oui et on verra ce qui se passera.
– Laissez-moi y réfléchir.
– J'attendrais votre appelle Veronica.
– Bonne soirée.
Elle me raccompagna jusqu'à la porte, elle me serra la main doucement avant de refermer la porte derrière moi. Je ne sais pas si c'est une bonne décision, mais on verra bien ce qui se passera.
