La semaine passa à une grande vitesse, deux voyages à Washington pour l'achat d'une usine dont une partie appartenait à l'état. Pour quel raison le ministère des finances n'ont pas pu racheter la part de l'autre ? Jonglé avec les chiffres, essayer de ne pas se faire voler est une chose, mais tout cela m'a fait rater mon rendez-vous avec Veronica. Ok c'est plus pour parler de mon mal être, mais ça fait qu'on se voit quand même.

Je regardais mon téléphone en me disant si je devais rappeler pour prendre un rendez-vous après tout je l'avais invité à prendre un verre et elle ne m'a pas fait signe. Après un grand soupir j'ai décidé de réagir en grande personne et téléphona au cabinet.

– Cabinet Mars & Co bonjour.

– Bonjour, je suis Monsieur Echolls, j'appelle pour prendre rendez-vous avec le docteur Mars.

– Je suis désolé, elle ne sera pas là pendant deux semaines, mais je peux vous donner un rendez-vous avec son remplaçant.

Remplaçant ? Déjà j'ai du mal à parler à une femme aussi ravissante, je me vois mal donner ma confiance encore à quelqu'un.

– Non ça ira, j'attendrais son retour.

– Comme vous voulez Mr Echolls.

Je raccrochais déçu. Trois semaines ? Ce n'est rien avec tout ce qui m'attend la semaine prochaine ça devrait m'empêché de trop penser.

Je soupirais en me laissant aller sur mon fauteuil, on est vendredi soir, un dernier dossier à analyser et je vais pouvoir aller me morfondre chez moi. Bravo Logan, tu as vraiment une vie palpitant. La porte de mon bureau s'ouvre, il y a deux personnes au monde pour le faire, le premier il est blond, mais je suis sûr qu'il doit déjà être dans les bras d'une femme à cette heure et l'autre…

– Logan ?

– Tu n'es pas encore rentré chez toi ? Je ne paie pas les heures supplémentaires.

– Je sais, mais je voulais te parler.

– Je n'ai rien envie de savoir. Tu sais j'ai déjà viré pas mal de secrétaire qui ont commencé leur phrase par « j'avais envie de te parler ».

Je levais les yeux vers elle et la foudroya du regard. Je mis mon masque de patron et de tyran. Même en ne faisant pas ami-ami avec eux, elles arrivaient à essayer par tous les moyens de me draguer.

– Si tu veux avoir un travail à faire Lundi et non une lettre de renvoie, rentre chez toi.

Je la vis avaler sa salive. Tant mieux, au moment le message était passé. Elle ressortie de la pièce en me laissant seul avec ses pensées.

Je n'ai jamais connu de relation amoureuse, une nuit par-ci par-là pendant mes années de fac, mais depuis que la société me réclamait la plus part de mon temps, je ne prenais même plus le temps pour une nuit.

Je me levais sur un coup tête, un verre dans un bar, après ce qui advient adviendra non ? Je sortis de mon entreprise, c'est toujours une fierté de savoir que j'avais quelque chose à moi, dont je pouvais vanter les mérites, certes sans tous ceux que j'emploie, Echolls Coporation ne serait pas un si grand empire.

Je longeais la rue, je connaissais un bar que je fréquentais il y a quelques années de ça, il avait une bonne ambiance, il serait temps de renoué avec cette partie de moi, même-ci elle n'est pas si éloigné de celle que je suis aujourd'hui.

Je finis par tomber sur le bar, sa façade n'a pas changé, le propriétaire à rafraichi la peinture sinon « Chez Laurie », je me demande si elle a encore plus vieillit cette bonne femme.

Je poussais la porte et fut assaillit par l'odeur de bière, une musique de jazz qui doit sorti du vieux jukebox. Je me dirigeais vers le bar un sourire aux lèvres.

Mais voyons voir résonna une voix dans le coin reculé derrière le bar. N'est-ce pas ce déprimé qui venait il y a des années ? Que fais-tu ici mon garçon ? Tu n'as plus de quoi te payé un verre ? Mais je t'ai bien vu faire la une de « Milliardaire et Célibataire » la semaine dernière.

– Toujours aussi drôle Laurie à ce que je vois.

– Je devrais te mettre à la porte.

– Et pourquoi donc ?

– Tu deviens riche comme crésus et tu oublies ou tu venais déprimer à tes années de fac.

– Le temps me manque comme tu l'as soulevé je fais la une de Milliardaire et Célibataire simplement je suis marié à mon entreprise.

– Une bière blonde ?

– Tu t'en rappel ?

– C'est mon métier ne pas oublier ce que boit mes client. Aller le premier verre est gratuit, les suivant son double.

– Tu acceptes les cartes bleues ?

– Elle est quel couleur ?

– Noir.

– Désolé elle va brûler mon appareil dit-elle en riant.

Elle me tendit un verre en souriant. Elle avait à peine une trentaine d'année quand elle a repris le bar familial, une femme avec un caractère d'acier. Elle retourna servir ses verres pendant ce temps je me retournais pour voir qui était dans les lieux.

Au moment où j'allais me retourné mon regard vu attiré vers la porte. Je n'en croyais pas mes yeux. Soit je rêve, soit c'est…

– Veronica hurla Laurie. Mais que fais-tu ici ?

– Je viens prendre un verre ça te dérange ?

– Non, mais je pensais que tu ne viendrais pas après tout c'est la semaine de sa mort.

– Laurie arrête de materné, je te signale que j'étais encore ta psy…

Elle s'arrêta de parler quand elle arriva au bar à quelques pas de moi… Elle me regarda en écarquillant les yeux. Oui c'est bien elle, yeux bleu, chevelure blonde, des lèvres à damné un saint.

Je crois que pour une fois, je suis prêt à promettre tout et n'importe quoi à l'univers s'il décide de ne me donner rien qu'une soirée avec elle. Laurie lui tendit un verre de vin, qu'elle regard à peine avant de se laisser glisser sur le tabouret près de moi. Aller Logan c'est à toi de jouer.