Merci à Bunny et Mlle Potter pour leurs reviews ! Désolée d'avoir mis longtemps à mettre ce chapitre, en fait il était fini depuis très très longtemps mais j'ai complètement oublié de le publier ! Vous aurez deux chapitres pour le prix d'un ! Bizouxxx !
Tout l'univers d'Harry Potter appartient à J.K Rowling, sauf Lilie qui sort tout droit de ma tête :p !
CHAPITRE 5 : PREMIERS JOURS A POUDLARD
Le temps s'écoulait rapidement ; Lilie était tellement absorbée par les Potions qu'elle n'avait pas vu que la nuit était tombée. Hermione, Ron et Luna avaient revêtu leurs uniformes ; la porte s'ouvrit sur Neville qui fit un sourire gêné et prit ses vêtements pour aller se changer dans les toilettes. Hermione et Ron se regardèrent et haussèrent les épaules en pensant qu'Harry avait été retenu un peu plus longtemps par Slughorn, mais ils se trompaient. Alors que les élèves descendaient tous du train, Lilie se fraya un chemin et rechercha le compartiment de Drago. Puis elle en remarqua un avec les stores fermés ; elle y entra et tâtonna le sol avec ses mains. Elle finit par sentir quelque chose de dur puis passa sa main dans le vide comme pour attraper quelque chose ; l'instant d'après le visage d'Harry apparaissait, il était couché sur le sol.
« Ça va Harry ? demanda-t-elle en ramassant la baguette du garçon et en lui jetant un sort pour qu'il retrouve sa mobilité.
— Oui, ça va merci. »
Harry prit la baguette que Lilie lui tendait puis il la regarda en fronçant les sourcils.
« Vous le saviez aussi ?
— Bien sûr, je sais tout ce qui va se passer, mais je lisais le manuel de Potion d'Hermione et je n'ai pas vu le temps passer, je suis navrée.
— Ce n'est pas de votre faute ! C'est Malefoy.
— Sortons du train, avant qu'il ne redémarre.
— Une chance que vous saviez où j'étais.
— Non c'est mal ce que je viens de faire, c'est Tonks qui était censée venir te chercher un peu plus tard.
— J'ai l'impression qu'elle va mal.
— Je ne te dirais rien sur sa santé, même si ce n'est pas très important, je ne dois rien dire.
— Pourquoi pour l'invitation...
— Tu l'avais dans les mains, il n'y avait aucun risque pour que ce soit modifié.
— D'accord. »
Harry arrêta d'insister, il voyait bien que cela gêné Lilie de parler de ça.
« Je vais te dire quelque chose, si Tonks était venue te chercher, elle aurait envoyé un Patronus aux professeurs pour que quelqu'un vienne te chercher. Devine qui était cette personne ? demanda Lilie un avec petit sourire.
— Je ne sais pas, répondit-il en haussant les épaules.
— Le professeur Rogue.
— Vous plaisantez ?
— Non, il aurait même enlevé 50 points à Gryffondor pour ton retard si je me souviens bien et 20 points pour ton accoutrement de Moldu.
— Je l'ai échappé belle alors !
— Je ne sais pas Harry peut-être valait-il mieux que je n'intervienne pas.
— Et me laisser avec Rogue ? Je ne pense pas que vous soyez comme ça.
— Le professeur Rogue est quelqu'un de très agréable tu sais, seulement tu le vois d'un autre œil vu que c'est ton professeur et que...
— Allons Lilie, vous n'avez pas besoin de dire ça, il n'est pas dans les parages.
— Voyons Harry ! Je ne dirais jamais ça pour m'attirer les faveurs de Severus. Non, c'est vraiment une personne que j'apprécie beaucoup ; je le respecte et je ne dirais jamais quelque chose de mauvais sur lui, comme je déteste aussi le fait que toi tu dises des méchancetés sur lui.
— Il vous a jeté un sort, fit Harry avec un sourire en coin.
— Voilà, on y est Harry. » dit-elle rapidement, elle semblait gênée.
Lilie passa sa main dans les cheveux du jeune garçon qui étaient emmêlés puis elle regarda son visage qui était couvert de sang.
« Voyons, c'est quoi déjà le sort, fit elle en réfléchissant puis elle sortit sa baguette de sa poche et la pointa sur le visage d'Harry, celui-ci avait les yeux grand ouvert. Tergeo. »
Aussitôt, le sang desséché disparut du visage du Gryffondor.
Lilie entra la tête haute dans la grande salle comme la première fois qu'elle avait franchi les grandes portes ; Harry quant à lui avait revêtu sa cape d'invisibilité et marchait tranquillement vers la table de Gryffondor. Il s'installa doucement entre Ron et Hermione et retira sa cape ce qui eut pour effet de faire sursauter ses amis ainsi que d'autres Gryffondor. Harry se mit à rire doucement et commença à manger avant qu'on lui pose des questions. De son côté, Lilie était assise à côté de Rogue ; elle regardait tendrement Harry comme une mère regarderait son enfant. La jeune femme aimait bien Harry, pas à cause de sa popularité, mais parce qu'elle le trouvait très gentil et adorable.
« Serait-il possible que vous soyez tombé sous le charme de Potter ? fit Rogue en grimaçant.
— Non, Harry et quelqu'un de gentil même si souvent il en fait qu'à sa tête ; je n'ai jamais été attiré par les gamins Severus.
— Alors, ce voyage en train vous a-t-il plut ? demanda-t-il comme pour changer de sujet.
— Oui, tout ce qui devait arriver est arrivé, répondit-elle en tournant la tête vers Rogue ; elle lui fit un petit sourire. Et vous ? Content d'être le nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal ?
— Assez, j'attendais cet instant depuis longtemps.
— Au moins cette année il y aura un professeur compétent dans cette matière ; je ne comprends pas pourquoi Dumbledore ne vous ai pas choisi avant. »
Rogue ne répondit rien, il se contenta de regarder la jeune femme qui observait les élèves ; il n'avait jamais compris pourquoi elle était si gentille avec lui. Quand elle avait habité avec lui pendant les vacances il lui était arrivé de lui crier dessus, mais presque jamais elle n'avait répondu. Elle s'excusait juste de l'avoir énervé puis elle se remettait à ses activités ; ça ne lui avait pas paru étrange sur le coup, mais maintenant qu'il y pensait il ne l'avait jamais entendu rouspéter ou l'insulter. Elle savait ce qu'il avait fait avant ; elle savait qui il était.
« Dites-moi Lilie, pourquoi êtes-vous comme ça avec moi ? demanda-t-il d'une voix douce et calme que l'on entendait rarement.
— De quoi parlez-vous ?
— De votre attitude à mon égard, j'ai l'impression que vous me...
— Que je vous respecte ?
— Oui, souffla-t-il en la regardant dans les yeux
— C'est le cas je vous respecte, cela vous surprend-t-il tellement ?
— Disons que je ne suis guère habitué à ce genre de choses.
— Je comprends que vous soyez méfiant à mon égard alors, fit elle en ricanant puis elle se leva. Je vais aller me coucher, je suis exténuée.
— Je vous accompagne, je vais vous montrer votre chambre.
— Oh non, restez ici...
— Je vous accompagne, répéta-t-il en haussant un peu la voix.
— Bien. » Lilie baissa la tête et se mordit la lèvre inférieure.
Rogue se leva et passa devant la jeune femme ; celle-ci s'empressa de saluer les professeurs restant puis suivit Severus de prés. Elle marchait à ses côtés, aucuns des deux ne parlaient. Rogue regardait devant lui quant à Lilie elle semblait en plein combat avec elle-même ; une partie d'elle voulait poser quelques questions à Rogue, mais l'autre partie ne préférait pas s'attirer les fourbes du professeur. Alors qu'elle cherchait quoi dire, elle soupira en voyant qu'ils étaient déjà arrivés. Rogue la regarda en levant un sourcil ; Lilie fit un petit sourire, ses joues étaient rouges.
« Merci Severus, passez une bonne nuit.
— Passez aussi une bonne nuit Lilie, si vous avez besoin de quelque chose ma chambre est juste à côté, dit-il en montrant un peu plus loin un tableau qui représentait un serpent.
— D'accord, mais ne vous inquiétez pas je ne viendrais pas vous déranger. »
Elle le salua une dernière fois puis se retourna vers l'entrée de sa chambre, mais elle sursauta en se rendant compte qu'elle ne savait pas le mot de passe pour entrer.
« C'est l'espoir » lui susurra Severus qui était tout près d'elle.
— Merci. »
Lilie était devenue écarlate ; elle remercia encore une fois le professeur et entra dans sa chambre puis elle soupira et se laissa tomber contre la porte.
Le lendemain alors que tous les élèves été toujours endormis, Lilie sortait de sa chambre. Elle était habillée d'une longue robe verte ; ses cheveux étaient détachés et se mouvaient alors que la jeune femme marchait à grand pas dans les couloirs. Elle entra dans la grande salle par la porte réservée aux professeurs et fut surprise de voir que Dumbledore était déjà debout ; il déjeunait tranquillement quand il vit la jeune femme. Lilie le salua poliment et vint s'asseoir à côté de lui, le directeur semblait de très bonne humeur comme toujours.
« Avez-vous bien dormit ? lui demanda-t-il avec un sourire
— Oui, et vous ?
— Comme un vrai bébé. Alors pas trop anxieuse pour votre première journée à l'infirmerie ?
— Non, enfin...commença-t-elle en se mordant la lèvre inférieure, puis elle reprit. J'avoue que si un peu. Je n'ai jamais travaillé dans un hôpital ou une infirmerie, je n'ai été que bibliothécaire.
— Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit ? Je me serais arrangé avec Mrs Pince.
— Oh non, trop peu pour moi ! Je sais comment est Mrs Pince, les livres sont une chose sacré chez elle ; sa bibliothèque aussi, je ne pense pas qu'elle aurait voulu d'une personne qui l'encombre.
— Hum, maintenant que j'y réfléchis je pense que tu as raison.
— Je vais vous laisser. Je vais aller marcher un peu dehors ; il est un peu trop tôt pour me rendre à l'infirmerie, non ?
— Oui, à tout à l'heure alors. »
Lilie salua le vieux sorcier et sortit cette fois-ci par les grandes portes. Elle descendit les escaliers et sortit du château ; une fois dehors la jeune femme respira un bon coup l'air frais du matin. Puis elle marcha lentement dans l'herbe. Les oiseaux chantaient, mais à part cela c'était le calme plat. Lilie se cru dans un rêve en admirant le magnifique paysage qui entourait Poudlard. Elle repensa à son monde dévasté en partie par la pollution ; c'est dans ses moments-là que Lilie se disait qu'il valait mieux qu'elle reste auprès des sorciers. Dans un monde où tout était possible ; elle pouvait briser un objet précieux à ses yeux, il ne lui suffirait qu'un coup de baguette pour que tout soit réparé.
« Ainsi donc, votre perception de la vie est aussi simple que ça ? demanda la voix suave et froide du professeur Rogue qui se tenait juste à côté d'elle.
— Je ne vous avez pas entendu venir, est-ce que j'aurais parlé tout haut ?
— Oui, cela m'arrive aussi quelques fois.
— Ce n'était pas ma perception de la vie, je comparais juste mon monde au votre. Dans le mien il y a la pollution, les attentats, des jeunes qui brûlent des voitures, la famine. Alors que dans le vôtre, il suffit d'avoir une baguette et des livres de sortilèges pour s'en sortir et faire ce qu'on veut.
— Mais vous, ne me dites pas que vous aviez une vie misérable. Vous avez travaillé dans une bibliothèque ; vous avez fait des études, vous avez une famille.
— Vous croyez réellement que j'ai fait de longues études ? Je n'ai même pas eut mon diplôme ; heureusement que j'avais des connaissances pour qu'on veuille m'engager dans une bibliothèque. »
Elle s'arrêta de parler et regarda Rogue dans les yeux avant de continuer.
« Une famille, oui j'en ai eu une. Mais depuis mon échec scolaire, ils n'ont plus voulu de moi. Ils m'ont renié et ils ont eu raison.
— Raison ? Je ne pense pas que des parents devraient avoir le droit de renier leur enfant pour ça.
— Parlons d'autre chose voulez-vous.
— Non. Vous êtes si mystérieuse ; durant votre séjour chez moi vous ne m'avez pas souvent parlé de vous, insista-t-il en haussant le ton
— En quoi cela vous intéresse-t-il donc ? Au fond vous vous en fichez bien de ce qu'a été ma vie. Vous ne voulez qu'une chose savoir ce qu'il va se produire, vous êtes comme Dumbledore ! dit-elle brusquement alors que des larmes coulaient sur ses joues.
— Lilie. »
Severus posa sa main sur la joue droite de la jeune femme ; il sécha les larmes puis il la retira rapidement comme si il venait de réaliser ce qu'il était en train de faire.
« Vous devriez voir Mme Pomfresh. Moi je vais aller me préparer, les cours vont bientôt commencer. »
Rogue tourna les talons et marcha vers le château, sa cape volant derrière lui. Lilie le regardait partir avec un sentiment de tristesse dans le cœur ; elle fronça les sourcils en soupirant, ce qu'elle détestait éprouver ce genre de sentiments. La jeune femme regagna elle aussi Poudlard ; elle rencontra le trio de Gryffondor dans les couloirs. Ces derniers la saluèrent avec des grands sourires, mise à part Ron qui n'avait pas digéré le fait que Lilie ne lui dise pas s'il allait oui ou non rejouer dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor et avoir une petite amie. Hermione mit alors un coup de coude à son ami qui fit un petit sourire à la jeune femme qui les regarda ensuite disparaître au détour d'un couloir pour se rendre à leur premier cours.
