Tout l'univers d'Harry Potter appartient à J.K Rowling, sauf Lilie qui sort tout droit de ma tête :p !
CHAPITRE 6 : TOUT VA MAL
Lilie arriva enfin devant l'infirmerie ; elle frappa et entra, mais elle ne vit pas Mrs Pomfresh. La jeune femme s'installa sur une chaise et attendit qu'elle arrive. Après plusieurs minutes à attendre l'arrivée de l'infirmière ; Lilie se leva dans l'intention d'aller voir le directeur, mais avant qu'elle puisse sortir Mrs Pomfresh arriva totalement essoufflée. La vieille femme s'excusa auprès de la jeune femme ; elle avait été retardée par plusieurs élèves de 1ère année qui s'étaient plaint de maux de tête et de ventre. Mais ce n'était pas bien grave, juste du stress pour leurs premiers cours. C'est ainsi que débuta la première journée de Lilie dans le monde de la médecine ; elle pensait être tranquille, mais quelques élèves vinrent à l'infirmerie pendant les premières heures de cours.
« Comment faites-vous pour vivre avec autant de patients ! s'exclama Lilie en tomba sur une chaise après que le dernier élève soit sorti.
— C'est une question d'habitude. Vous vous y ferez rapidement vous verrez. Je vous laisse quelques instants. » fit Mrs Pomfresh en sortant de l'infirmerie.
Lilie était à présent toute seule ; elle était affalée sur une chaise, ses yeux étaient fermés. La jeune femme fronça les sourcils et se massa le front, elle avait mal. Puis tout d'un coup elle eut comme des sortes de visions, des images lui venaient en tête. Elle vit le visage d'un jeune homme aux cheveux épais et broussailleux ; ses yeux sombres fixés un serpent qu'il tenait dans ses mains puis il releva la tête et tendit le serpent. A ce moment-là, Lilie se réveilla en sursaut. Elle respira rapidement tout en regardant autour d'elle. La jeune femme était toujours assise sur la chaise ; elle se leva et couru vers le bureau de Dumbledore.
« Voyons ! Quel mot de passe lui a-t-il donné le premier soir ! s'énerva-t-elle en fixant la gargouille. Ah oui ! Suçacides ! »
La jeune femme monta les escaliers à toute vitesse ; elle ne comprenait pas ce qui c'était passé, ce qui lui était arrivée. Voilà qu'elle devenait folle au point de croire qu'elle avait des visions, décidément elle avait trop regardé la télévision. Lilie ouvrit brusquement la porte du bureau de Dumbledore, mais elle ne trouva personne à part une petite bassine de pierre sur le bureau. C'est alors qu'elle se souvint de la Pensine et des souvenirs de Bob Ogden. La jeune femme essaya de se calmer et alla s'asseoir sur une chaise en attendant le retour du Directeur et d'Harry. Ces derniers étaient en plein dans les souvenirs d'Ogden quand celui-ci était allé rencontrer la famille Gaunt. Plusieurs minutes s'écoulèrent quand Dumbledore et Harry revinrent dans le bureau ; ils n'avaient pas encore remarqué la présente de la jeune femme, mais celle-ci se leva, elle était encore bouleversée.
« Mr le directeur ! s'exclama-t-elle brusquement en faisant retourner Albus Dumbledore et Harry vers elle. Il m'est arrivé quelque chose dans l'infirmerie tout à l'heure ! Je crois que je deviens folle.
— Voyons Miss, calmez-vous et dites-moi ce qu'il se passe.
— Je me suis reposée quelques instants dans l'infirmerie quand Mrs Pomfresh s'est absentée. Puis j'ai fermé les yeux j'ai vu des images, celle d'un homme aux yeux sombres qui tenait un serpent. Il avait un sourire presque sadique et il lui manquait des dents. expliqua-t-elle rapidement en s'énervant.
— Dites Lilie, cet homme il n'avait pas les cheveux sales ? demanda Harry en regardant la jeune femme et Dumbledore à tour de rôle.
— Si, comment le sais-tu ?
— Je vois où tu veux en venir Harry, mais je ne pense pas qu'elle le connaisse.
— De qui parlez-vous ? » s'esclaffa-t-elle en fronçant les sourcils.
Lilie était perdue et ne comprenait rien à ce qu'ils disaient, puis elle sursauta et mit sa main devant sa bouche en poussant un petit cri.
« Mon dieu, ce n'était quand même pas Morfin Gaunt !
— Vous savez qui il est ? demanda le vieux sorcier qui semblait surpris que la jeune femme sache une telle chose.
— Bien sûr, c'est le frère de Merope, la mère de Voldemort. Vous venez juste de les voir dans le souvenirs d'Ogden, mais quel rapport avec moi ?
— Quoi ! s'exclama Harry qui semblait déboussolé. C'était la mère de Voldemort ?
— Oui Harry et le jeune Moldu était Tom Jedusor Senior.
— Quel rapport avec moi ? répéta Lilie qui grinça des dents en fronçant les sourcils.
— Je n'en sais rien, répondit sincèrement Dumbledore en s'asseyant sur sa chaise. Vu que vous savez certaines choses peut-être que votre imagination vous joue des tours ou bien rêviez-vous, non ?
— Et mon mal de crâne, je l'ai inventé ? J'ai eu subitement des douleurs à la tête avant de voir ses images et j'étais très consciente ! s'exclama-t-elle en frappant sur le bureau avec ses mains.
— Je vais appeler le professeur Slughorn pour qu'il vous raccompagne dans votre chambre. »
Dumbledore se leva et se dirigea vers la cheminée pour transmettre un message à Horace.
— Pardon, tu voulais sans doute rester un peu seul avec Dumbledore. Et moi voilà que j'arrive soudainement.
— Non ce n'est rien, après tout c'était important. Vous pourriez avoir des visions ?
— Oh non je ne pense pas. Je crois que j'ai trop regardé la télévision, dit-elle en rigolant.
— Peut-être que non. Vous présumiez être Moldu, mais il se trouve que vous avez des pouvoirs et selon Albus Dumbledore, ils sont très puissants.
— Voilà, il ne va pas tarder à arriver. fit le directeur en revenant vers son bureau. Asseyez-vous Miss. »
Le vieux sorcier fit apparaître un siège pour la jeune femme ; cette dernière semblait être encore sous le choc des images qu'elle avait vu.
Alors que Dumbledore et Harry discutaient de Merope et Tom Jedusor ainsi que de la façon dont la jeune Gaunt s'y était prise pour se marier avec le Moldu qu'elle aimait ; Lilie se demandait toujours pourquoi elle avait eu ses images dans la tête. Elle se posa énormément de questions, mais elles étaient toutes sans réponses. Elle dû alors abandonner, après tout peut-être que Dumbledore avait raison, son imagination lui jouait sûrement des tours. Lilie perdait patience à attendre le professeur Slughorn puis des coups retentirent à la porte. Dumbledore se leva et alla ouvrir ; la jeune femme soupira, elle s'attendait à voir le nouveau professeur de Potion quand Severus Rogue entra dans le bureau.
« Je vais la raccompagner, Horace ne se sentait pas bien. dit-t-il au vieux sorcier
— Passez une bonne nuit Lilie. Quand à ce qu'il s'est passé à l'infirmerie, je pense que c'est seulement votre imagination.
— Bien. Bonne nuit professeur, fit-t-elle quelque peu vexée par l'attitude du sorcier qui ne semblait pas préoccupé puis elle se tourna vers Harry. Bonne nuit à toi aussi !
— Que vous est-il arrivé à l'infirmerie ? demanda Severus alors qu'ils marchaient tous les deux dans les couloirs.
— Je me suis reposée quelques secondes et j'ai vu des images devant moi, des images montrant l'un des descendants de Serpentard ; il me montrait un serpent qu'il tenait dans ses mains. Ce type avait un sourire malsain.
— Etrange.
— Le professeur Slughorn ne se sentait pas bien ? Il n'est pas malade au moins ? » demanda la jeune femme.
Elle ne semblait pas du tout inquiète pour la santé du nouveau professeur de Potion.
« Non. Il était juste fatigué.
— Bon...bonne nuit Severus » fit Lilie une fois devant la porte de sa chambre ; elle fit un petit sourire à son collègue auquel celui-ci lui répondit par un hochement de tête.
Après cela, Lilie ne vint plus déranger le directeur de Poudlard ; il lui arrivait quelques fois de voir des images de Morfin Gaunt ou encore Lord Voldemort, mais elle ne s'en formalisa pas. Elle se persuada que ce n'était que son imagination. La jeune femme passa ses journées à l'infirmerie ; elle sortait de temps en temps pour apporter des Potions au professeur Slughorn. Un jour par chance, Mrs Pomfresh lui demanda d'aller se reposer et de sortir un peu du château ; Lilie ne se fit pas prier et courut dehors, aujourd'hui il y avait les essais de Quidditch des Gryffondors.
Quand la jeune femme arriva au terrain de Quidditch, les essais avaient déjà commencés. Lilie s'installa dans les tribunes, juste à côté d'Hermione ; elles étaient toutes les deux à l'abri de la pluie. Alors que les essais des batteurs finissaient, ceux des gardiens commençaient et les tribunes se remplissaient très vite. Lilie jeta un coup d'œil à Ron qui ne devait pas se sentir très bien ; son visage avait pris une drôle de couleur. Ce fut Cormac MacLaggen qui commença ; il réussit à arrêter quatre penalties sur cinq puis ce fut le tour de Ron. Celui-ci n'avait pas l'air très bien quand il monta sur son Brossdur 11. Pourtant, le Gryffondor arrêta cinq penalties d'affilés. Alors qu'Harry s'énervait sur MacLaggen car celui-ci voulait avoir une autre chance ; Lilie descendit des tribunes avec Hermione, mais cette dernière se mit à courir vers ses amis.
« Bravo Ron, tu as été remarquable ! le félicita Lilie.
Puis elle se tourna vers Hermione et murmura assez doucement pour que ni Ron ni Harry n'entendent.
« Magnifique sortilège de Confusion », la jeune femme salua le trio et partit vers le château, un sourire aux lèvres.
Lilie marchait dans les couloirs, elle ne savait pas quoi faire. Puis elle sentit une odeur de vanille mélangée à de la lavande ; la jeune femme s'approcha et remarqua que cela venait du bureau de Rogue. La jeune femme parut bizarre le fait qu'elle se soit dirigée vers ce bureau ; elle haussa les épaules et frappa quelques coups à la porte. Rien. Lilie recommença, mais personne ne répondit. La jeune femme se retourna et commença à marcher quand elle entendit la porte s'ouvrir et Severus l'appeler. Il l'invita à rentrer dans son bureau ; Severus regarda longuement dans le couloir avant de refermer la porte. Il n'aimait pas qu'on l'espionne, surtout quand ils s'agissaient des Gryffondors.
« Que voulez-vous ? demanda-t-il brusquement en s'asseyant à son bureau
— Oh rien, j'ai senti une odeur de vanille alors je suis venue voir d'où cela venait. Pardon si je vous ai déranger. »
Lilie le salua puis elle marcha vers la porte, mais elle ne put continuer car le professeur Rogue venait de l'attraper par le bras.
« C'est de cela que vous parlez ? »
Severus tenait dans sa main un petit récipient rempli d'une crème jaune ; il l'approchât du nez de la jeune femme et celle-ci ferma les yeux en sentant l'odeur.
« On applique un peu de cette crème et l'instant d'après on se sent divinement bien, la sérénité, le calme absolu, plus aucun soucis.
— Il y a des effets secondaires ?
— Aucuns, le seul problème et que cela ne dure pas très longtemps.
— Je ne savais pas qu'il existait une telle crème.
— Normal c'est moi qui l'ai créé, mais elle n'est pas tout à fait au point. Severus qui tenait toujours la jeune femme, la lâcha enfin puis il marcha dans la pièce. Les effets doivent tenir plus longtemps.
— Dites-moi, quand vous l'aurez complètement terminé est-ce je pourrais en avoir un pot s'il vous plait ? demanda la jeune femme en regardant le sol.
— Vous êtes soucieuse ? demanda-t-il à son tour en se tournant vers elle.
— Oui très, je dors à peine le soir et les Potions que me donnent Mrs Pomfresh ne font rien. »
Lilie avait relevé la tête et regardait le professeur Rogue, celui-ci s'avança de la jeune femme. Lilie était comme paralysée.
« Qu'est-ce qui vous hante ? » murmura-t-il en prenant une mèche de cheveux de la jeune femme dans sa main. Il avait un regard tendre que Lilie avait rarement vu, ses yeux l'hypnotisaient presque.
« La mort de... »
Lilie fut interrompu par les coups donnés à la porte. La jeune femme secoua la tête ; elle n'avait jamais eu l'intention de révéler à Severus le destin tragique de Dumbledore. C'est alors qu'elle comprit, il l'avait manipulé pour qu'elle lui dise tout. Lilie regarda froidement le professeur puis elle le gifla violement ; elle sortit ensuite de son bureau en bousculant le professeur Slughorn qui attendait devant la porte de son collègue. Lilie était furieuse contre Severus, mais aussi contre elle-même. Comment avait-t-elle pu croire un seul instant que Rogue s'intéressait à elle et non à ce qu'elle savait ? Comment avait-t-il pu la manipuler ? La jeune femme était aussi en colère car elle ne pouvait pas aller le dire à Dumbledore, il ne la croirait sans doute jamais.
Lilie ne se montra pas au dîner, elle préféra rester dans sa chambre. La jeune femme avait demandé aux elfes de maison de lui apporter à manger ; elle n'avait aucune envie de voir Severus, elle n'avait envie de voir personne. Au cours des semaines qui passèrent, elle ne fit que quelques apparitions dans la grande salle. Lilie restait pratiquement tout le temps à l'infirmerie à aider Mrs Pomfresh ; elle sortit tout de même le jour de l'excursion à Pré-au-Lard. Mrs Pomfresh lui avait dit que ce n'était pas bien pour sa santé de rester toutes ses journées dans une infirmerie. Lilie n'alla pas déjeuner ; elle resta plusieurs minutes dans sa chambre à essayer plusieurs vêtements. Il fallait qu'elle se couvre, le temps était orageux. La jeune femme se rendit devant les portes de Poudlard ; elle portait une longue robe noire qui était recouverte par un long manteau, également noir.
La jeune femme regarda les élèves passer devant le Capteur de Dissimulation de Rusard ; après plusieurs minutes ils purent tous aller à Pré-au-Lard. Le vent glacé les empêchait de marcher vite, comment pouvait-on sortir par un temps pareil ? Mais même si il avait faisait de l'orage, la jeune femme était quand même sortit, elle en avait assez de rester dans Poudlard. Quand ils furent enfin à Pré-au-Lard, Lilie marcha à grand pas vers Les Trois Balais et y entra. Elle soupira quand elle sentit la chaleur se répandre dans tout son corps ; elle prit un verre de whisky pur feu et observa attentivement les gens qui se trouvaient dans le bar. Plusieurs minutes plus tard, elle sursauta en voyant Harry s'asseoir à sa table avec Hermione et Ron.
Lilie n'était pas très bavarde, elle se contentait d'écouter les trois adolescents. Ils ne restèrent pas très longtemps dans le bar ; le trio partit quelques minutes plus tard, laissant de nouveau Lilie toute seule. Cela ne la dérangeait pas du tout ; la jeune femme se remit à observer le monde, elle ne s'en lassait jamais. Elle resta un bon moment dans le bar puis elle partit à son tour quand elle eut fini son verre. Lilie frissonna quand elle sentit le froid venir sur elle, ce n'était pas un temps pour sortir. Elle marcha à grand pas vers Poudlard ; elle n'avait pas envie de rester trop longtemps dehors, elle allait finir par geler. Alors qu'elle se hâtait de rentrer, elle entendit un horrible hurlement et se mit à courir vers le bruit. Elle tomba sur le trio de Gryffondor et deux jeunes filles ; l'une était couchée par terre et hurlait en se tordant de douleur quant à l'autre, elle pleurait. Lilie comprit aussitôt qu'il s'agissait de Katie Bell et de Leanne.
« Que se passe-t-il ? demanda-t-elle en s'approchant d'eux.
— Lilie ! hurla Harry en se précipitant vers elle. Katie a été ensorcelée !
— Je vais essayer quelque chose. »
La jeune femme prit Katie dans les bras et ferma les yeux ; elle n'avait jamais essayé de transplaner, mais il fallait un début à tout. Alors que Lilie se concentrait sur Poudlard, elle disparut avec Katie. La jeune femme ouvrit doucement les yeux et poussa un soupir en voyant qu'elle était dans la grande salle. Lilie ne se posa même pas des questions sur ce qu'elle venait de faire et aussi sur le fait qu'elle ait pu transplaner dans l'enceinte de Poudlard.
« Dobby » appela-t-elle en espérant que l'elfe de maison se montre.
Aussitôt dit aussitôt fait, Dobby apparut devant elle.
« Dobby peut faire quelque chose pour Miss Lilie ?
— Va me chercher le professeur McGonagall et dit lui qu'une élève a été ensorcelée, s'il te plait.»
Dobby hocha la tête et disparut ; l'instant d'après il réapparut avec le professeur McGonagall à ses côtés. Celle-ci affichait toujours son air sévère, cependant elle ouvrit grand les yeux quand elle vit le corps de Katie. Elle n'avait pas arrêté d'hurler, mais Lilie lui avait jeté le sortilège Silencio. Le professeur de Métamorphose emmena immédiatement Katie à l'infirmerie avec Dobby ; quant à Lilie elle sortit de la grande salle et se dirigea vers sa chambre. Cette aventure l'avait épuisé ; elle allait encore plus mal qu'avant. Elle savait qui avait fait cela, mais elle ne pouvait le dire, comme toujours. Elle en avait plus qu'assez de cette situation ; un jour ou l'autre elle finirait par craquer, elle le sait. D'abord les images des Gaunt qui la hantaient tous les soirs ; ensuite Severus qui manipulait son esprit pour lui faire avouer ce qu'elle connaissait et maintenant le fait qu'elle savait qui était à l'origine de l'ensorcellement de Katie. Tout empirait.
