Après presque 7 ans d'absence, je mets enfin un nouveau chapitre. Je remercie de nouveau Melfique qui m'a redonné le goût d'écrire :) ! Je ne sais pas si on a encore le droit de répondre aux reviews avant les chapitres. Mais je remercie toutes les personnes qui ont laissé une reviews, et celles aussi qui ne l'ont pas fait :) ! J'ai bien l'intention cette fois-ci de finir cette fanfiction ! Par contre, laissez moi un peu de temps, c'est sur de se remettre sur une fanfiction qu'on a plus touché depuis presque 7 ans :)

Tout l'univers d'Harry Potter appartient à J.K Rowling, sauf Lilie qui sort tout droit de ma tête :p !


CHAPITRE 9 : D'étranges révélations

La jeune femme tiqua en entendant la révélation du directeur. Elle croisa ses bras contre sa poitrine et le regardait en fronçant les sourcils. Lilie se demandait bien de quoi pouvait parler Albus Dumbledore. Elle ? De la même famille que Voldemort ? Complètement absurde ! La jeune femme tapait nerveusement du pied alors qu'elle ruminait intérieurement, en attendant que le directeur veuille bien parler de nouveau. Pour la première fois depuis qu'elle avait atterrit à Poudlard, elle trouvait le comportement de Dumbledore, agaçant. Il la regardait comme si il voulait s'insinuer dans son esprit pour essayer de déchiffrer ses pensées, alors qu'il lui suffisait de dire ce qu'il avait appris. Elle attendit encore un instant, mais voyant que le directeur se contentait de la regarder, elle craqua et fronça un peu plus les sourcils.

« Alors, fit elle en continuant de taper du pied, comme ça je suis de sa famille ? Vous voulez rire j'espère ? »

« Hélas non » Dumbledore soupira en appuyant son menton sur ses mains jointes « Je voudrais tenter une expérience pour en être sûr, cela ne te dérange pas ? »

« Cela dépend, ça va être douloureux » Répondit-elle en plissant les yeux. Lilie avait tiqué quand le directeur l'avait tutoyé, mais elle n'émit aucune objection. Après tout, cela faisait un moment qu'elle était à Poudlard, et venant de lui, cela ne la dérangeait pas.

« Non, non » Dumbledore se leva doucement et alla se positionner près de la jeune femme, il tenait fermement sa baguette dans sa main droite et la pointa vers le sol « Serpensortia »

« Vous voulez me faire peur ? » Demanda Lilie, dont le visage était devenu livide alors qu'elle regardait le serpent qui avait jaillit de la baguette du sorcier « Les serpents ne me révulsent pas, mais je préfère qu'ils restent loin de moi si ils sont vivants. »

Alors qu'elle avait dit ses mots, le serpent qui n'était pas plus long que l'avant-bras de la jeune femme, se tourna vers elle et se mit à la regarder d'une étrange façon. Elle ouvrit la bouche dans l'intention de demander pourquoi ce petit reptile qui lui faisait tant peur s'était tourné vers elle. Mais elle ne put rien dire, car le serpent fut celui qui parla en premier. Il scrutait toujours Lilie, puis sa langue fourchu sortit de sa gueule, et un son strident retentit dans le bureau de d'Albus Dumbledore. Lilie venait de pousser un cri, et avait posé sa main contre sa bouche, elle semblait horrifier et recula d'un pas, les yeux toujours posés sur le serpent. Le professeur Rogue était par contre stupéfié, lui qui arrivait à dissimuler ses expressions, ne cacha pas sa surprise. Sa bouche était légèrement entrouverte, et ses sourcils étaient redressés, il ne quittait pas Lilie des yeux.

« Faites le disparaitre ! » Ne put s'empêcher de crier la jeune femme alors qu'elle s'était retournée vers le directeur, le visage encore plus blanc qu'avant.

« Evanesco »

« Ce n'est pas possible » Bredouilla Lilie en prenant son visage dans ses mains, elle resta ainsi à marmonner pendant quelques instants avant de sentir une légère pression au niveau de son épaule. Elle releva la tête et vit le regard du directeur, il semblait peiné pour elle. « Comment je peux être une Fourchelang ? Vous avez une explication plausible à cela ? » Demanda-t-elle plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu.

« J'en ai une en effet, mais peut-être devrais-tu t'assoir avant »

Lilie continua d'observer le directeur, mais finalement elle consentit à s'assoir et poussa un soupir en attendant qu'il parle. Alors qu'elle attendait, elle ne put s'empêcher de penser à la surprise mais aussi à la peur qu'elle avait ressentie quand elle avait entendu la voix trainante et quelque peu sifflante du serpent l'instant d'avant. Elle l'avait compris. Exactement comme quand Harry avait compris le Basilic dans la Chambre des Secrets. Elle frissonna quand elle pensa au Seigneur des Ténèbres et à Nagini, elle pouvait aussi les comprendre. Elle se demanda si le Lord lui avait parlé Fourchelang quand il s'était présenté à elle à Pré-au-Lard. Mais bien sûr, elle ne l'aurait pas remarqué, il a fallu qu'elle voit le serpent lui parler pour s'en rendre compte.

« En fait, faute pour l'instant de réelles preuves, ce ne sont que des suppositions » Reprit Dumbledore en poussant un soupir « Le seul qui pourrait nous éclairer est Voldemort ». Le sorcier regarda attentivement Lilie, elle avait fait une grimace de dégout en entendant le nom du Seigneur des Ténèbres. « Je suis allé faire un tour à Little Hangleton, en espérant trouver des réponses. Mais hélas Morfin étant mort, ainsi que son père Elvis, il ne reste plus personne là-bas qui pourrait nous éclairer. » Voyant que la jeune femme allait l'interrompre, Dumbledore leva la main pour l'arrêter et continua son récit « J'ai donc pris soin de rentrer dans la demeure des Gaunt, afin de trouver une piste. Et j'ai trouvé ceci »

Dumbledore se dirigea vers son bureau et ouvrit alors un tiroir de son bureau et en sortit une enveloppe. Il resta ainsi quelques secondes, debout derrière son bureau avec l'enveloppe dans ses mains. Lilie, dont la patience était mise à rude épreuve, se leva d'un bond et se rapprocha du bureau. Elle n'arrivait pas à quitter cette enveloppe des yeux, elle était comme hypnotisée. Puis, alors qu'elle rassemblait tout son courage, elle tendit doucement sa main vers l'objet de son désir. Tout semblait se passer au ralentit pour elle, et au fur à mesure qu'elle se rapprochait dangereusement de l'enveloppe, la jeune femme avait du mal à respirer. Elle était tellement absorbée par ce qu'elle faisait, que Lilie n'avait pas remarqué que le professeur Rogue se tenait maintenant juste derrière elle.

Alors que la jeune femme tenait maintenant l'enveloppe dans ses mains, tous ses membres étaient en train de trembler, comme pour lui crier de ne pas l'ouvrir. Mais faisant fi de cela, Lilie inspira d'un coup, et ouvrit brusquement l'enveloppe. Elle fronça les sourcils en voyant ce qu'elle contenait. Juste une photo. La jeune femme l'examina attentivement, il ne s'agissait pas que d'une simple photo. Une femme, était assise dans un fauteuil décrépit, elle était blonde et n'était pas d'une réelle beauté, mais ce qui frappa Lilie à cet instant, était ce que la jeune femme tenait dans ses bras. Un bébé. Un petit bébé s'agitait dans ses bras, il était un peu potelé, son visage était rond et parsemé de tache de rousseurs. Lilie regarda plus attentivement ce bébé, elle l'avait déjà vu quelques part. Et c'est là qu'elle l'aperçut. Le bébé avait une petite tâche marron, sur la joue droite, juste à côté de son nez. Ce n'était pas une tache de rousseur, et cela se voyait. Instinctivement, Lilie posa sa main sur son propre visage, à l'endroit où la tâche apparaissait sur le bébé. Mais il n'y avait que ses taches de rousseur.

« Lilie. Tu vas bien ? » Demanda le vieux sorcier. Il voyait à quel point la jeune femme semblait perdue.

« Ça ne peut pas être vrai » Murmura-t-elle alors que des larmes coulaient à présent sur ses joues.

« Tu connais les gens qui sont sur cette photo ? »

« J'étais exactement comme ça, quand j'étais bébé » Elle posa une nouvelle fois sa main sur sa joue droite. « J'avais une petite tâche comme celle que le bébé porte quand j'étais petite. Les médecins disaient que si elle ne disparaissait pas, il faudrait m'opérer. Puis j'ai grandi, et elle a disparu. » Lilie sembla se réveiller d'un coup, elle fronça de nouveau les sourcils et brandit la photo vers le vieux sorcier « Mais ça ne veut rien dire ! Beaucoup de bébés auraient pu avoir cette même tâche ! De plus, les dates ne correspondent pas, je suis née en 1986 ! » S'exclama-t-elle avec un sourire victorieux en pensant qu'elle avait réussi à clouer Dumbledore.

« Il y a toujours une explication. » Expliqua le vieux sorcier en plongeant son regard dans celui de la jeune femme, il semblait toujours aussi sérieux. « Mais je n'en ai hélas aucune. Je sais juste que la jeune femme sur cette photo était la compagne de Morfin Gaunt, et ce bébé, était le sien. »

« Balivernes ! Aux dernières nouvelles Morfin Gaunt n'a jamais eu de compagne ! Les Gaunt descendaient tous de Salazar Serpentard, ils se mariaient entre eux. Cette famille était cent pour cent consanguine. »

« D'où tiens-tu tes renseignements Lilie ? » Demanda soudainement le directeur « Ce n'est pas la première fois que tu me parles de la famille Gaunt, et je me demande toujours comment tu peux savoir autant de choses. »

« Ça ne vous regarde pas » Répondit la jeune femme sèchement en se dirigeant vers la porte, mais elle fut arrêtée par une poigne de fer qui venait d'encercler son poignet. Elle tourna brusquement la tête et rencontra les yeux noirs du professeur Rogue. « Veuillez me lâcher. Je voudrais retourner à mes appartements » Son ton était froid, et elle semblait vraiment en colère.

« Laissez-là Severus » Dumbledore approcha lentement de la jeune femme que le professeur Rogue continuait de fixer et lui tendit la photo « Prend la Lilie »

Voyant que Dumbledore insistait, la jeune femme prit brusquement la photo et sortit précipitamment du bureau. Alors qu'elle se dirigeait vers ses appartements, elle n'arrêtait pas de ruminer. Comment avait-elle pu croire un seul instant qu'elle était le bébé de la photo ?! Ça ne devait pas tourner rond dans sa tête pour qu'elle puisse croire qu'elle était la fille de Morfin Gaunt. Elle ne lui ressemblait pas, ni même à la jeune femme blonde de la photo. La seule chose qu'elle avait en commun avec lui était le fait de parler Fourchelang. Elle devait se ressaisir ! Alors qu'elle était arrivée devant ses appartements, elle donna le mot de passe et entra sans répondre au tableau qui lui demandait si elle allait bien. Non, elle n'allait pas bien. Elle enrageait de ne pas savoir quoi faire. Elle pestait contre le directeur qui n'avait pas su lui dire pourquoi elle parlait elle aussi Fourchelang. Des suppositions, voilà ce qu'il avait répondu.

La jeune femme s'était jetée sur son lit en poussant un cri de colère. La seule personne vivante qui semblait savoir ce qu'elle était venue faire dans ce monde était la dernière personne qu'elle voulait revoir. Lord Voldemort. Jamais elle ne pourrait lui faire dire quoi que ce soit. Pourtant, une idée lui vient alors. C'était de la folie, mais après tout qu'avait-elle à perdre ? Lord Voldemort la voulait, alors peut être qu'elle pouvait se rendre en échange d'informations ? La jeune femme secoua frénétiquement la tête quand elle se rendit compte de sa bêtise. Le Seigneur des Ténèbres pouvait rentrer dans sa tête, et surement qu'il ne se générait pas pour violer son intimité. Lilie était une source d'information concernant les évènements à venir, et elle ne pouvait se permettre de lui révéler quoi que ce soit. Elle était dans une impasse.

Puis soudain, elle se releva brutalement de son lit. Elle savait quoi faire. La jeune femme se précipita hors de ses appartements et se rua vers le tableau qui conduisait à ceux du professeur Rogue. Elle tambourina sur le tableau mais il n'y avait aucune réponse. Lilie se mit alors à réfléchir, peut-être était-il encore dans le bureau du directeur ? La jeune femme grogna intérieurement en pensant qu'elle ne voulait pas y retourner. Elle se mit donc à rebrousser chemin et se retrouva à arpenter les couloirs en espérant tomber sur le professeur Rogue. Puis elle repensa à la dernière fois qu'elle s'était retrouvée seule avec lui, et ses joues se mirent à rosir. Avec tout ça, elle avait complètement oublié qu'ils s'étaient embrassés aujourd'hui. Et lui aussi, semblait l'avoir oublié. La jeune femme soupira, bizarrement, le comportement du professeur Rogue ne l'étonnait pas. Alors qu'elle était toujours en pleine réflexion, une voix stoppa net ses pas. Elle se retourna doucement et se retrouva nez à nez avec la personne qu'elle cherchait.

« Je vous croyais dans vos appartements » Lui dit-il assez sèchement

« J'aurai besoin de votre aide Severus » La jeune femme ne tint même pas compte du ton avec lequel il lui avait parlé, elle avait un but, et un seul en tête et rien ne pourra la faire changer d'avis « Voulez-vous m'enseigner l'Occlumancie ? »