Tout d'abord, veuillez me pardonner pour le retard dans la publication de ce chapitre, mais étant donné que j'écris une autre fanfiction en parallèle et que je dessine aussi beaucoup, il m'a été difficile d'écrire ce chapitre :p ! Pourtant...le voici !

Je remercie Marabeilla et Melfique pour leurs reviews qui me font chaud au cœur !

Tout l'univers d'Harry Potter appartient à J.K Rowling, sauf Lilie qui sort tout droit de ma tête :p !


Chapitre 10 : Les désagréments de l'Occlumancie

« Pourquoi voudriez-vous que je vous enseigne l'Occlumancie ? demanda Rogue en plissant les yeux.

— Imaginez que je retombe nez à nez avec Voldemort. Il pourrait facilement rentrer dans ma tête et voir tout ce que je sais. Votre position serait alors comprise », expliqua rapidement Lilie.

Elle n'avait trouvé que cela à dire et espérait fortement qu'il la croit. La jeune femme était nerveuse à l'idée qu'il découvre que ce n'était pas pour cette raison qu'elle voulait des cours d'Occlumancie.

« En effet, ma couverture serait fichu. Passez me voir dans mon bureau ce soir, après le repas. »

Sur ces mots, il se retourna et repartit dans les cachots en laissant Lilie dans le couloir. La jeune femme soupira en posant une main sur son front ; fort heureusement il n'avait pas posé d'autre question. Mentir n'était pas un problème pour elle, mais Lilie savait que face à lui elle n'y arriverait sans doute pas. La jeune femme décida de poursuivre son chemin ; elle ne savait pas quoi faire et commençait à s'ennuyer. Au détour d'un couloir Lilie aperçue Harry, Ron et Hermione qui marchaient devant elle. La jeune femme essaya tant bien que mal de se rappeler ce moment, mais plus le temps passait et plus elle avait du mal à se souvenir de tous les détails du livre. C'était assez normal, Lilie n'avait pas la mémoire d'Hermione. La jeune femme décida de les interpeller car après tout elle n'avait rien à faire ; elle n'avait encore jamais vraiment passé de temps avec eux.

« Que faites-vous de beau ? demanda Lilie avec un grand sourire.

— On retournait dans notre salle commune », répondit Harry qui refermait le livre qu'il avait dans les mains.

Ce geste ne passa pas inaperçu à Lilie et elle se mit à regarder le manuel du garçon avec un grand intérêt.

« Oh mais c'est le livre de potions du Prince ! s'écria-t-elle, puis se rendant compte de son erreur elle se mit les deux mains sur sa bouche.

— Vous connaissez le Prince ? Vous savez qui il est ?

— Il vaut mieux ne pas en parler dans le couloir, fit Hermione en regardant tout autour d'eux. Vous pouvez venir dans notre salle commune.

— Je ne préfère pas Hermione. Je me connais, je pourrai vous divulguer accidentellement des choses comme l'identité du Prince.

— Mais justement, je voudrai savoir ! s'exclama Harry en fronçant les sourcils. Vous êtes franchement énervante à ne vouloir jamais rien dire ! Ça ne va pas vous tuer de dire son nom !

— Je ne te permets pas de me parler sur ce ton Harry, tu… »

Mais la jeune femme s'interrompit en voyant le visage des trois Gryffondors ; elle allait ouvrir la bouche pour demander ce qu'ils avaient quand une voix retentit derrière elle.

« Je peux savoir ce qu'il se passe ici ? demanda Severus Rogue en s'arrêtant à côté de Lilie. Est-ce que tout va bien ?

— Oui tout va bien Severus, répondit la jeune femme d'une petite voix. Je ne me sens pas bien, je pense que je vais retourner dans mes appartements.

— Dites-moi qui est le Prince de Sang-Mêlé avant ! » insista Harry.

Celui-ci fit un pas vers la jeune femme, mais il recula vite en voyant Rogue le regarder plus froidement que d'habitude.

« Je n'ai pas à te le dire, tu le découvriras toi-même. »

Lilie n'attendit pas que le Gryffondor réplique et partit presque en courant vers ses appartements. Si Harry s'y mettait lui aussi, elle n'allait bientôt plus pouvoir s'empêcher de divulguer certaines choses. Maudit Harry Potter ! C'était la première fois qu'elle le trouvait énervant, égoïste, odieux ; dans son esprit la jeune femme ne cessait de lui trouver des défauts. Puis elle s'arrêta de courir et recommença à marcher en pensant que tout était sa faute, à elle. Ce n'est pas Harry qui avait parlé du Prince, mais bien elle. Lilie qui était arrivée dans ses appartements, se laissa tomber sur son lit en soupirant longuement. Comment allait-elle pouvoir survivre aux cours d'Occlumancie ? Rogue allait se faire une joie d'inspecter ses souvenirs, elle en était sûre. Il lui avait posé des tas de questions sur les événements à venir, mais jamais la jeune femme n'avait répondu. Là au moins il aurait ses réponses ; voilà surtout pourquoi il avait accepté, Lilie en était certaine. La jeune femme continua de ressasser ses pensées pendant plusieurs minutes et au bout d'un moment elle finit par s'endormir.

« Ouvrez la porte ! Lilie ! »

La jeune femme ouvrit péniblement les yeux alors qu'elle posait sa main contre son front. Puis elle regarda autour d'elle et remarqua avec étonnement qu'elle était couchée sur son lit. Avec un grognement, elle se leva et se dirigea d'un pas traînant vers la porte qu'elle ouvrit d'un coup sec.

« Quoi ? aboya Lilie avec une voix rauque. Qu'est-ce qu'il se passe Severus ?

— Vous me le demandez ? Vous avez vu l'heure ?

— Non, répondit-elle en haussant les épaules. Je me suis assoupie sans m'en rendre compte. Pourquoi ?

— J'ai accepté de vous donner des cours d'Occlumancie alors que j'avais surement mieux à faire, vous pourriez quand même faire l'effort de venir jusqu'à mon bureau ! »

Rogue n'attendit pas de réponse de la jeune femme et entra dans ses appartements alors que celle-ci protestait.

« Nous allons commencer les cours ici. Vous n'y voyiez pas d'inconvénients ?

— Parce que j'ai mon mot à dire ? »

La jeune femme ne se risqua pas à en dire d'avantage ; elle avait remarqué l'air sombre du professeur Rogue. Celui-ci décida qu'il était temps pour tous les deux de commencer les cours d'Occlumancie : plus vite la jeune femme pourrait fermer son esprit au Seigneur des Ténèbres, plus vite il pourrait vaquer à ses occupations. Rogue sortit alors sa baguette de sa robe et la pointa vers la jeune femme qui semblait tout d'un coup très anxieuse. Cette dernière pensait que finalement ce n'était peut-être pas une si bonne idée que ça. Elle maudit son incapacité à prendre une décision et à s'y tenir. Avec elle c'était toujours un pas en avant et trois pas en arrière. La jeune femme essaya de se concentrer et s'imagina un mur invisible dans son esprit, mais elle ne savait pas si ça allait suffire à repousser Rogue.

Au même moment, celui-ci remua les lèvres et le décor tout autour d'eux se mit à changer. Un épais brouillard blanc apparu un bref instant et juste après des images commençaient à défiler. Une petite fille d'une dizaine d'années avec des cheveux roux attachés en demi-couette était assise sur un banc. Elle tenait dans ses mains un livre qu'elle dévorait du regard avec un immense sourire. Un garçon qui devait avoir le même âge que la petite fille se dirigea vers elle.

« Hé Lilie ! Tu lis Harry Potter ! s'exclama le garçon en pointant du doigt le livre. C'est qui ton personnage préféré ? Moi j'adore Hermione ! Elle est trop intelligente !

— Severus Rogue, répondit la petite fille en levant les yeux vers le garçon.

— Mais il est horrible ! Comment tu peux aimer une chauve-souris pareille ? »

La petite fille bondit hors du banc en refermant brusquement le livre.

« Je t'interdit de dire du mal de lui ! Je suis certaine qu'il n'est pas réellement méchant ! »

Le décor changea de nouveau, à la place il y avait maintenant une pièce dans laquelle traînait beaucoup d'objets ainsi qu'un grand lit. Deux personnes se trouvaient dans le lit. Un jeune homme aux cheveux noirs embrassait les cheveux roux de la jeune femme qui était couchée contre lui ; ils étaient tous les deux recouvert par un drap bleu. Lilie poussa un cri en se rendant compte qu'il s'agissait d'un souvenir assez privé ; la jeune femme n'avait aucune envie que Rogue voit ça, ni aucune autre personne. Elle essaya une fois de plus d'imaginer un mur invisible mais rien n'y fit, le souvenir était toujours présent.

Lilie pensa donc à un autre souvenir ; cela sembla marcher car l'instant d'après le décor changea une nouvelle fois, laissant place cette fois-ci à une école. Plusieurs enfants jouaient ensemble dans une grande cour, mais à l'écart d'eux il y avait une jeune fille. Lilie ne devait pas avoir plus de quatorze ans, ses cheveux étaient bouclés et s'arrêtaient à ses épaules ; elle portait également des lunettes rondes. Ses yeux étaient rouges, signe qu'elle avait beaucoup trop pleuré. Deux jeunes filles qui n'arrêtaient pas de jauger Lilie du regard s'avancèrent vers elle avec un sourire mauvais.

« Hé chemin de fer ! s'exclama une des jeunes filles. Si j'étais toi je me tuerai pour être aussi laide !

— C'est clair ! renchérit son amie. Comment tu fais pour te regarder dans le miroir ? T'as ce truc affreux sur les dents, des lunettes, des boutons, t'es rousse ! »

Severus Rogue fit une grimace de dégoût et mit fin de sa propre initiative à la séance d'Occlumancie ; d'un coup de baguette le dernier souvenir se dissipa brusquement dans le même brouillard blanc qui était apparu au tout début. Lilie s'accrocha au rebord du canapé de son salon pour s'empêcher de tomber ; elle risqua un coup d'œil à Rogue, mais le regretta aussitôt. Le visage du professeur était livide et son regard semblait perdu dans le vide. Visiblement, il n'avait pas aimé ce qu'il avait vu ou alors s'était-il attendu à voir d'autres souvenirs ? Lilie n'aurait pu le dire. La jeune femme était déconcertée par ce qu'elle avait ressenti lors de cette séance. Elle pensait s'être débarrassée de cette solitude, de ce chagrin qu'elle avait toujours éprouvé, mais en revoyant ses souvenirs, tous ses sentiments qui étaient alors enfouis au plus profond d'elle étaient revenus à la surface.

« Je vous laisse à présent, fit Severus Rogue en s'approchant de la porte. Tachez de vous reposer un peu. »

Il n'en dit pas plus et partit sans avoir remarqué que le visage de Lilie affichait à présent une mine triste. Rogue ne rejoignit pas ses appartements, ni son bureau. Il se hâta dans les couloirs sans prendre la peine de sanctionner les quelques élèves qui se chamaillaient. Jamais on n'avait vu le professeur Rogue perdre une occasion d'enlever des points à la maison Gryffondor, car c'était bien des élèves de cette maison qui se bagarraient presque devant lui. Non, le professeur était bien trop songeur et pressé pour faire attention à eux. Il arriva devant la gargouille qui gardait l'entrée du bureau d'Albus Dumbledore, lui donna le mot de passe et monta les escaliers de pierre en colimaçon. Rogue tapa légèrement à la porte mais n'attendit pas la réponse du directeur ; il n'avait pas le temps pour des politesses.

« Severus ? Vous m'avez l'air soucieux, que se passe-t-il ? demanda le vieux sorcier en paraissant étonné par l'air sombre qu'affichait Rogue.

— Je viens de donner son premier cours d'Occlumancie à Lilie, expliqua Severus en s'approchant du bureau. Je ne m'attendais pas à ça.

— Qu'avez-vous ? Est-ce grave ?

— J'en ai bien peur Monsieur. »

Severus Rogue resta silencieux quelques instants et plongea ses yeux noirs dans ceux du vieux sorcier avant de continuer.

« Je peux vous certifier que les souvenirs de Lilie sont faux », lança-t-il en scrutant la réaction d'Albus Dumbledore.