Je ne suis pas Charlaine Harris, et ces merveilleux personnages ne m'appartiennent pas, damnit!

Chapitre 3

"Nous avons besoin que vous nous fournissiez en énergie pour le siècle et demi à venir. C'est pour cela que vous vous retrouvez à travers le temps, pour que nous –le monde surnaturel- continuions à exister." Expliqua-t-elle d'un ton maintenant maussade.

"Dépêchez-vous minuit approche." Les encouragea-t-elle.

"Hein?" fut tout ce que Sookie réussit à dire, son désir s'évanouissant comme celui d'Eric.

"Et si nous n'avons pas envie de "produire" de l'énergie pour vous?" Répondit Eric sur le ton du défi après avoir marqué une longue pause incertaine.

"Eric, tu brules de désir pour cette femme plus que tout, comme elle. Vous êtes prédestinés, c'est ainsi." Callisto indiqua.

"OK, au moins avez-vous une chambre? Nous ne sommes pas des animaux après tout, un endroit privé semble adéquat." Dit Eric amer.

"Vos préférences varient d'un siècle à l'autre, il y a des fois où vous n'êtes pas si timides, vous pouvez me croire. Bon, suivez-moi." Les informa Longue-Ombre.

Sookie et Eric se levèrent de leur position intriquée et le suivirent laissant les autres derrière eux.

Cette fois, le brouillard disparu presque, alors qu'ils approchèrent d'une vaste demeure sur une colline dans un champ de citrouilles.

"Allez-y, je ne peux pas aller plus loin. Claudine vous attend." Il leur fit un signe de tête et resta pour vérifier qu'ils se dirigeaient bien dans la bonne direction.

Ils montèrent la colline côte à côte et frappèrent à la porte sous leurs gardes.

« Entrez mes chatons ; » leur répondit une voix jeune et féminine. Éric appuya sur la poignée et ils pénétrèrent bientôt dans une salle illuminée par des chandelles et des photophores en citrouilles sculptées

"Comment allez-vous? Cela fait si longtemps." Demanda la sus nommée Claudine tout sourire, une femme superbe, brune et élancée vêtue d'une combinaison orange moulante, "Éric, tu es d'un drôle avec tes oreilles pointues. Tu essayes de nous imiter?" Continua-t-elle en leur montrant ses oreilles pointues.

"Claudine, pouvez-vous nous expliquer pourquoi nous sommes ici?" demanda Sookie éberluée.

"Certainement, suivez-moi."

Claudine les conduisit à l'étage supérieur dans une chambre aux larges dimensions avec un lit à baldaquin, toujours éclairée aux chandelles et aux citrouilles creusées et chauffée par la cheminée. "Vous avez votre intimité, vous avez un lit et vous devez procéder après je vous expliquerai tout. De toutes les manières, vous n'allez pas tarder à retrouver vos véritables personnalités."

"Nous ne sommes pas des bêtes en chaleur! Ni un étalon et une jument, ou des lapins et encore moins des chats. Vous savez ! Et toi Éric?" S'exclama Sookie très en colère maintenant par rapport à cette injonction constante.

"Je le suis Sookie, mais pas pour toi." Répondit Eric complètement égaré par sa propre déclaration.

"OK, OK, je dois vous quitter, Éric sent l'odeur de fée, ne lui en veux pas. C'est normal. Son côté vampire le pousse vers moi mais dès mon départ, il te sautera dessus. Je vous laisse, mais avant…" elle ouvrit la porte, commença à sortir, claqua des doigts en même temps et ils se retrouvèrent nus comme des vers.

Elle partit au plus vite pour les laisser seuls.

Éric se sentit bizarre, il était si froid tout d'un coup, il se mit à entendre le sang de Sookie qui voyageait dans ses veines grâce aux pulsations rythmiques de son cœur, il vit rouge, un écarlate explosif l'aveugla. De l'autre côté de la pièce, Sookie ne se sentait pas mieux, elle tremblait, non, elle brulait de fièvre, des perles de sueur couvrait son corps. Celui ci se transformait aussi: ses traits s'affinèrent et ses oreilles s'étirèrent. Son odeur était enivrante ; elle essayait de se frayer un chemin vers lui malgré ses mouvements peu coordonnés. Il alla plus vite et l'épingla au mur en un mouvement trop rapide pour être perçu sentant des crocs descendre à la place de ses canines.

« Prends-moi Eric, fais-moi tienne. » dit Sookie dans une voix désespérée qu'Eric ne reconnaissait pas. Il la pénétra sauvagement, incapable de maitriser plus avant son corps. Il restait assez humain pour lui murmurer dans le cou : « Je suis désolé, Sookie, désolé. » Pendant que son corps gardait le même rythme en s'enfonçant durement, elle cria comme en transe : « Plus vite Éric, encore. » elle était déchainée. Ils continuèrent de la même façon jusqu'à ce que leur orgasme les submerge, Éric sentit le vagin de Sookie se contracter autour de son membre, le pressurant jusqu'à l'expulsion de sa semence.

Elle semblait moins fiévreuse entre ses mains, ses gémissements moins forts. Il se pencha pour prendre un téton dans sa bouche, plongeant ses crocs et suçant le sang le plus riche, le plus enivrant de toute son existence, le sang de la fée pour laquelle il avait accepter de mourir régulièrement pour des millénaires. Son visage lui apparaissait si beau dans l'extase alors qu'elle continuait à le fixer.

« Éric, mon amour, heureuse de te revoir. » Elle lui sourit toujours sous l'emprise des secousses secondaires de son orgasme. Elle fit courir sa langue sur sa bouche sanglante et il l'invita à partager un baiser langoureux toujours contre le mur.

"Amante, pourquoi n'utilise-t-on pas ce lit que ta cousine a été assez aimable de nous fournir?"

"Quelques fois, pour un vampire, tu es intelligent." Maugréa-t-elle.

"Vous êtes trop bonne, votre infime Majesté." Lui répondit-il du tac au tac, "Je n'en ai pas encore fini avec toi." continua-t-il d'un ton plus prédateur.

"Moi non plus, combien nous reste-t-il?" Éric garda ses mains sous ses fesses pour l'étendre sur le lit gigantesque.

"Jamais assez, une nuit tous les siècles et demi ne sera jamais assez, ils ont bien choisi notre punition, ton peuple et le mien quand ils nous ont condamné à ce destin. Nous faire renouveler leur énergie par ce biais était des plus astucieux." Elle le poussa sur le dos et commença à explorer sa poitrine, l'embrassant et le mordant tout du long.

"Nous ne pouvons pas résister l'un à l'autre, c'est sûr. As-tu remarqué cette fois-ci, je ne suis plus bergère ou une servante de rien du tout ? Pas comme toi !" S'esclaffa-t-elle. "J'aime ce siècle!"

"Désolé de te décevoir, je suis l'homme le plus riche de Suède mais cela n'a aucune importance pour le moment, la seule chose qui m'importe est que je suis complètement surexcité ! Viens ici ma déesse, il est temps que je te vénère comme il se doit."

Il l'attrapa par les hanches et suça son clitoris avidement avant d'introduire un et deux et trois doigts, atteignant son point favori. "Eric, le temps…passe…mais...pas ton…savoir-faire." Réussit-elle à articuler dans un discours haché. Éric continua ses actions jusqu'à ce qu'elle soit au comble de son excitation.

"Jouis pour moi, amour."

"Éric, je te veux maintenant!"

"J'aime quand tu prends les choses en main, ma douce." Il la positionna au dessus de lui et la laissa descendre sur son sexe tendu avec délice savourant chaque friction procurée par la sensation de leur peau l'une contre l'autre, profitant de cette position pour caresser ses seins et pincer ses mamelons, la laissant impulser son propre rythme. Ce qu'elle fit sans que cela lui procure les sensations qu'elle recherche. « Prends moi par derrière, j'ai trop envie. »

« Ce soir je suis ton bon génie, mon amante, demande et tu seras exaucée ! »

Il les fit pivoter en un instant et effectivement il accomplit son vœu pour la combler. Après avoir crié de tout leur saoul ils s'écroulèrent sur le lit et commencèrent à se câliner, le dos de Sookie contre la poitrine d'Éric, enfin rassasiés…pour le moment.

"J'aimerais que nous puissions être dans la capacité d'influer sur nos personnalités humaines, que nous ayons plus de temps à nous à chaque réincarnation. Pas toi?" Demanda Sookie d'une voix rêveuse.

"Nous sommes là, quelque part dans ces êtres, ils sont une possible extension de nos personnalités d'origine, nous gardons quand même les souvenirs de nos vies passées." Essaya-t-il de la consoler. "Pour ma part, je ne regrette rien, je n'aurais pas pu continuer sans toi, ils nous ont fait un beau cadeau avec leur supplice. Un jour ou l'autre nous nous serions retrouvés sur un champ de bataille. Cela nous est maintenant épargné."

"Tu as raison, rien n'a vraiment eu d'importance avant que je te rencontre." avoua-t-elle en soupirant.

Pour alléger l'atmosphère, il enchaina: "Par contre, je ne comprends pas pourquoi ma réincarnation actuelle n'a jamais trouvé l'occasion d'explorer les mystères de l'autre sexe."

"Non, tu veux dire qu'il est...vierge?"

"Techniquement, plus maintenant même s'il ne s'en souviendra pas demain." rigola-t-il.

Quelqu'un frappa à la porte et la voix de Claudine se fit entendre de derrière la porte: "Sookie, Éric, je voudrais vous parler un moment. J'ai une bonne nouvelle."

"Nous t'écoutons Claudine." lui répondit Sookie curieuse.

"J'ai réussi à altérer votre sentence un peu. Durant la nuit entre minuit et quatre heures vous pourrez être vous même pendant cette vie."

"Reste là," lui ordonna Sookie tout sourire en se levant, "je veux la remercier."

"Remercie-la pour moi aussi et reviens vite." Il la laissa partir après lui avoir donné un baiser rapide.

A son retour, elle baignait dans une forte odeur féérique et leurs ébats recommencèrent sans discontinuer jusqu'à l'aube.

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